‹ Doctrine et traitement homoeopathique des maladies chroniques (volume 4)Chapitre 7 sur 211 · HE · texte numérisé non relu

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34 DOCTRINE HOMOEOPATITIQUE.

Des Éiouffemens asthmatiques ; Jean : Philippe Brendel, Consilia med. Francfort, 1615, cons. 73. = Ephem. Nat. Cur., ann. Il, obs. 313. — Guill. Fabrice de Hilden , Oôsers. cbr, III, obs. 39 (11).— Ph.-R. Vicat, Obiére. pract. ob8 35 {12}: 13.27,

Waldéchnide, Opera, p. 244 (+3).

L’asthme avecintumescence générale; Waldschmidt, loc. cit. — Hoæœchstetter, Observ. déc. TIL, 6bs. 7. Francfort et Léipzick, 1674, p. 248.— Pélargus, loc. cit. Jahre. 1723, p. 5o4 (14). — Küedlin, le pere, loc. cit. obs. 9. (15).

paravant, délivré de la gale par une pommade de plomb et de mercure, fut sujet depuis lors à une violente toux spasmodiqué, accompagnée d’une grande anxiété.

(1 à Le resserrement de poitriie qu’un jeune homme de virigt ans éprouva à la suite d'une gale rentrée était si grand, qu’il ne pouvait humer l'air, et que son pouls était à peine sensible. La mort eut lieu par suffocation.

(12) Une darire humide au bras gauche d’un jeune homme de dix-neuf ans avait fini par disparaître après l’emploi d’une multitude de topiques; mais bientôt après survint un asthme pério— dique, F. long voyage à pied, pendant les chaleurs de l'été, accrut jusqu’ au ‘point de rendre là suffocation imminente, avec gonflement et couleur bleuâtre de la face, vitesse, faiblesse ct héhé du pouls.

(13) L’oppression de poitrine produite pag la gale rentrée angmenta au point d’ étouffer le malade.

(14) Une jeune fille de quinze ans avait eu pendant quelque temps aux mains ne gale abôndahté, qui se dessécha d’elle-même Peu après elle fut prise de somnolence et de faiblesse; sa respiration devint courte ; le lendemain l’asthme existait encore, et le ventre se tumélia.

(15) Un paysan âgé de cinquante ans, qui avait gardé la gale peudant fiber,” s'en débarrassa enfin par un topique, pen-

L'asthme et l'hydropisie ; Storch, dans Act. Nat, Cur. tom. V, obs. 147. — Morgagni, De séd. ét causis morb. XVI, art. 34 (16). Richard, Recueil d'obs. de méd. tom. IE, p.308. Paris, 1779. — Hagendorn, loc. cit. cent. IT, hist. 15 (17).

La pleurésie et l’inflammation de poitrine; Pelargus, loc. cit. p. 10 (18). — Haigendorn, loc. cit. cent. IE, hist. 58. Giseke, Hamb. Abhandl.

p. 310. — Richard, Loc. cit. — Pelärgus, loc. cit. Jahrg. 1921, p. 25 et 114 (19); et Jahrg. 1553,

dant l’action duquel il fut Pris d’une grande difficulté de respirer, avec perte d’appétit et tuméfaction du corps entier.

(16) Une jeune fille se guérit de la gale avec un onguent , et se trouva sur-lé-champ en proie à un asthme des plus violens, sans fièvre. Après deux saignées, ses forces baissèrent tellement , et l’asthme augmenta à tel point, qu’elle mourut le jour même. Toute la poitrine était pleine d’une sérosité bleuâtre, ainsi que le péricarde. e ;

(17) La suppression de la teigne chez une fille de neuf ans dé= termina une fièvre lente, avec tuméfaction générale et difficulté de respirer, qui ne guérit qu’à la réapparition de la teigne.

(18) Où fit disparaître, à l’aide d’une pommadé soufrée, une gale dont un homme de quarante-six ans était affecté depuis long-temps. Cet homme éprouva sur-le-champ des erachemens de sang et uñe grande gêne de la respiration, qui dévint très-courte. Le lendemain, la chaleur et l’anxiété étaient presque insupportables, et, le troisième jour, les douleurs de poitrine avaient aug ménté. Alors s'établit un sueur abondante. Au bout de quinze jours la gale avait reparu , et le malade $e trouvait mieux. Cependant il eut une récidive : sa gale se essécha , et il mourut treize jours après ée nouvel accès.

(19) Un homme maigre périt d’inflammiation de poitrine et d’aûtres accidens vingt jours après la répercussion d’une gale dont ilétait atteint.

p. 29 (20); et Jahrg. 1722, p. 459 (21). —Sennert, Prazxis med. lib. il , P. TT, cap. 6, p. 380. — Jerzembski, Diss. Scabies salubris in. hydrope. Halle, 1777 (22).

Le point de côté et la toux ; Pelargus, loc. cit.

Jahrg. 1722, p. 79 (23).

Une toux violente; Richard, loc. cit. — Juncker, Conspectus med. theor. et pract. tab. 76.

Le crachement de sang; Phil.-Georges Schræœder, Opusc. II, p. 322. — Richard, loc. cit. — Binninser, Observ. cent V, obs. 88.

Le crachement de sang et la phthisie pulmonaire ; Chrét.-Max. Spener, Diss. des ægro febri maligna, phthisi complicata laborante. Giessen , 1699 (24).—

on

(20) Un garçon de sept ans, chez lequel la teigne et la gale se dessécherent, périt en quatre jours d’une fièvre aiguë, avec asthme humide.

(21) Un jeune homme qui se débarrassa de la gale avec un onguent dans lequel il entrait du plomb, mourut quatre jours après, d une maladie de poitrine.

(22) Une hydropisie générale fut rapidement guérie par la réapparition de la gale; celle-ci ayant été supprimée par un grand refroidissement ; la mort survint trois jours après, à la suite d’un point de côté.

(23) Un enfant de treize ans, qu’on traita de la gale par des dessicatifs, fut atteint de toux et d’élancemens dans ‘la poitrine ; qui disparurent lorsque Ja gale revint à la peau. |

(24) Un jeune homme de dix-huit ans avait la gale, dont il se délivra enfin à l’aide d’une lotion de couleur noirâtre. Quelques jours après il fut pris de éroid et de chaleur, d’abattement , d’anxiété précor diale, de céphalalgie , de nausées, d’une soif vive, de toux, de gène ds a respiration ; il cracha du sang et tomba dans le délire ; sa face devint livide , et ses traits se décomposèrent, L’urine acquit une couleur rouge foncée, sans sédiment.

Baglivi, Opera, p. 215. — Sicelius, Praxis casual. Exerc. IIT, cas. I. Francfortet Léipzick, 1943 (25).— Morgagni, loc. cit. XXI, art. 32 (26). — Unzer, Arzt. CCC, p. 508 (27).

Des collections de pus dans la poitrine; F.-A. Waitz, Medec.-chirurg. Aufsætze, P. 1, p. 114, 115 (28). — Préval, dans Journal de méd. XXI, P- 491. | |

Des collections purulentes dans le mésentère; Krause. Schubert, Diss. de scabie humana. Léipzick, 1779» P+ 25 (29).

Des altérations considérables d'un grand nombre

(25) Les accidens furent déterminés , chez un jeune homme de dix-huit ans, par une gale qu’on fit disparaître avee une M gl mercurielle, |

(26) Une gale, qui avait disparu d'elié dinéme: occasiona une fièvre lente et un crachement de pus mortel. On trouva dans le

cadavre le poumon gauche plein de pus. |

: (27) Ün jeune homme , en apparence robuste, qui devait prècher sous peu, et qui, pour cette raison , désirait de se débarrasser d’une ancienne gale, se frotta un beau matin avec de l’onguent antipsorique. Au bout de quelques héurés, après son diner, il mourut, ayant éprouvé des anxiétés, de la gène dans la respiraton et du ténesme. L'ouverture du corps fit Voir r que le poumon entier était plein de pus liquide. ,

(28) Il s’agit d’un empyèmé dû à üne gale qui s’était D nat quelques années auparavant, et dont le sujet avait obtenu la disparition au moyen de remèdes internes.

(29) Un jeune homme , que son médecin détournait d'employer la pommade soufrée contre une gale récidivée , ne tint pas compte de ce conseil; il fit des frictions, et mourut ensuite de constipation, À l’ouverture du corps on trouva plusieurs collections purulentes dans le mésentère. |

38 DOCTRINE HOMOFOPATHIQUE.

de viscères ; J.-H. Schulze, dans Act. Nat. Cur. tom. 1, obs. 231 (30). ;

Des altérations du cerveau ; Diemerbroek, Obs. et curat. med. obs. 60. — Bonet, Sepulchrel. anat. sect, IV, obs. 7, S 1 (31) et 2 (32).—J.-H. Schulze, doc. cit.

L'hydrocéphale; Acta Helvet P, p: 190.

Des ulcères à lestomac; L.-C. Juncker, Diss. de scabie repulsa. Halle , 1750, p, 16 (33).

Le sphacèle de l'estomac et du duodénum ; Hun-

dértmark, loc. cit. p. 29 (34). | #

(30) Chez ce sujet aussi le diaphragme et le foie étaient malades.

(31) Un enfant de deux ans périt d’une teigne répercutée. A l'ouverture du FER on trouva beaucoup de sérosité sanguinolente sous le crâne.

(82) Une femme périt après s’être débarrassée de la teigne par des lotions. Une moitié du cerveau fut trouvée putréfée et pleine d’un ichor jaune.

{ (33) Un homme de moyen âge et d’un tempérament biliososanguin , était atteint de douleurs goutteuses dans le bas-ventre, et souffrait en outre de la pierre. Après que la goutte eut été chasse par des moyens divers, la gale éclata, mais elle fut com battue par un bain dessicatif 4. tan; alors il survint un ulcère à l'estomac, qui accéléra la mort du malade, ainsi quel on s’en Ççonvainquit à l'ouverture du. corps.

(34) Un garçon de sept semaines et ui jeune homme de dix-huit ans périrent très-promptement d’une gale répereutée PA la pommade soufrée. On trouva chez le premier la partie supérieure de l'estomac, immédiatement au dessous du cardia, et chez l’autre la portion du duodénum dans laquelle s’ouvrent les canaux cholédoque et pancréatique , détruites par la gangrène.

Une inflammation pareille: de l’estomac, qui se. termina par Ja mort chez un homme de peine, avait été RARE A par une gale rentrée. QUE Morgagni, loc. cit, LV, art, 11.)

Une ædématie générale (35).

L'ascite; Richard, loc. cit. — Et dans plusieurs RS | | :

\ L'hydrocèle (che des g | Fr. Hdaaan Med. rat. syst. TU, p. 179.

Un gonflement rouge de tout le corps; Dont À Misc. med. pract. ton. TI, p.176.

La jaunisse; Baldinger, Krgnkheïten einer Armee, p. 226. — J.-R, Camerarius, Mernorab. cent. X. S 65.

Des gonflemens des parotides: Barette , dans Journ, de méd. XVXX, p. 169.

Des gonflemens des glandes du cou; Pelargus,

later. FAT 27, P- de (36). — Unzer , Arat , P. VL:908 (99)

syrrA

” RE ur

(35) On en trouve se CPS Re exemples d ans une foule d'auteurs, parmi lesquels ; je citerai seulement J, D. Fick (Exercitatio med. de scabie retropulsa. Halle, 1710, K 6). Ce médecin parle d’une gale qui, ayant été combattue par des mercuriaux, Jaissa à sa suite une hydropisie générale, dont le sujet ne fut débarrassé qu’à la réapparition de l’exanthème. |

L'auteur d’un livre qui porte le nom d’Hippocrate (FE pidemion, lib. 5, n° 4) a parlé le premier de cette fâcheuse terminaison. Un Aithénien était atteint d’un ,exanthème considérable, pruriteux, assez semblable à la lèpre : € paru sur tout le corps, er dar sur les, parties génitales. Jl s’en délivra en faisant usage des bains chauds de Pl Île de Mélos, mais fut frappé ensuite d’une hydropisic, à laquelle il succomba.

(36) Un garçon de huit à neuf ans, qui venait d’être traité de croûtes laiteuses, portait un grand nombre de glandes engorgées au cou, qui en paraissait tout déformé et raide.

(37) Un jeune homme de quatorze ans avait légale, qu'il fit passer en se frottant avec un onguent gris. Quelque temps après

4o DOCTRINE HOMOEOPATIHIQUE.

L'obscurcissement de la vue et la presbyopie; Fr.

Hoffmann, Consult. med. T, cas bo (38).

L'ophthalmie; G.-W. Wedel.—Snetter, Diss. de

ophthalmia. Jena, 1713.— Hallmann, dans Konigl. Fetes han hand. fe À. X. 1796, p. 210 (39). —

se manifestèrent derrière les deux oreilles des gonflemens glandulaires , dont le gauche s’effaça de lui-même, mais dont le droit acquit un volume énorme dans l’espace de cinq mois, et commenca de bonne heure à être douloureux. Toutes les glandes du col étaient tuméfiées. À l’extérieur, la grosse tumeur était dure et insensible, mais le malade y éprouvait des douleurs sourdes à l’intérieur, surtout pendant la nuit. En outre, il respirait et avalait difficilement. Tous les moyens mis en usage pour amener cette tumeur à suppuration furent inutiles; elle était si grosse , qu’elle étouffa le malade six mois après son‘apparition.

(88) Üne jeune fille de treize ans avait la putes surtout aux membres , à la figure et aux parties génitales. On l’en débarrassa enfin par des ue avec le zinc et le soufre. Immédiatement après, sa vue s’affaiblit peu à peu. Il lui passait devant les yeux des corpuscules opaques, qu’on voyait du dehors flotter dans l’humeur aqueuse de la chambre antérieure. Dans le même temps, la jeune personne ne pouvait distinguer les petits objets qu'avec le secours de lunettes. Les pupilles étaient dilatées. |

(39) Une jeune fille avait une éruption psorique abondante aux jambes , avec de grands ulcères sous le jarret. La petite-vérole, dont elle vint à être atteinte, la délivra de cet exanthème. Il s’ensuivit pendant deux ans upe inflammation humide du blanc de l’œil et des paupières, avec pruritet ulcération, et perception de corps obscurs voltigeant devant les yeux. La malade chaussa pendant trois jours les pie de laine d’un enfant galeux. Le dernier jour, il éclata. chez elle une fièvre, avec toux sèche, tension dans la poitrine et envies de vomir. Le lendemain, la fire ét le mal de poitrine diminuèrent à l’apparition d’une sueur pendant | laquelle se mänifesta aux deux jambes un érysipèle qui. dégénéra dès le jour suivant en véritable gale. La vue s'améliora.

NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. 4x GC. Schiller, De scabie humida, p. 2. Erford,

La cataracte : C.-T. Ludwig, Advers, med. t. U ;

* L’amaurose; Northof, Diss. de scabie, Gœttingue, 1792, p. 10 (41).—C.-G. Ludwig, be. cit. (42). — Sennert, Prax. lib. TT, sect. 2, cap. 44.—Trecourt, Chirurg. Wahrnehmungen, p.173, Léipzick, Pose — Fabrice de Hilden, cent. IT, obs. 39 (43).

La surdité ; Thore, dans Capelle, Journ. de Santé, tom. I. — Daniel, Syst. ægritud. \, p.228, — Ludwig, loc. cit. |

L'inflammation des viscères ; Hundertmark, Déss. de scabie artificiali, Léipzick , 1958, p. 20.

Des hémorrhoides, un flux de sang par le rectum ; Acta Helv. V, p. 192 (44). — Daniel, Syst. ægritud. IL, 245 (45).

De affections du nd ; Fr. Hoffmann, Med.

rat. Syst. IT, Ds 277 QD

(40) Un homme chez lequei on avait fait disparaître l’éruption psorique , et qui du reste était robuste, fut atteint de la cataracte,

(41) Une gale répercutée provoqua une amaurose qui cessa à la réapparition de l’exanthème.

(42) Un homme robuste, à qui l’on avait traité une gale par des répercussifs , fut atteint d’une goutte sereine, et demeura aveugle jusqu’à sa mort, qui eut lieu dans un âge fort avancé.

(43) Amaurose produite par la même cause, et accompagnée d’affreux maux de tête. | :

(44) Le flux de sang par l’anus reparaissait tous les mois.

(45) A la suppression d’une gale externe succédèrent un écoulement de huit Évres de sang en quelques heures, des douleurs dans le ventre, de la fièvre, etc.

(46) La répercussion de la gale produisit les plus violentes co-

42 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.

Le diabetes ; Comm. Lips. XIV, p. 365. — ÆEph. Nat. Cur. Dec. Il, ann. 10, p. 162. — C. Weber, Obs. f. I, p. O2.

La suppression d' tines Sennert, Praxis, lib. 5, p. 8. —Morgagni, loc. cit. XLL, art. 2 (47).

L'érysipèle, Unzer, Arat, P. Y, p. 307 (48).

Des écoulemens äcres, ichoreux, Fr. Hoffmann.

Des RE Done er P. V,p. 501 (49). — Pelargus, oc. cit. Jahrg., HE p.073 (bo). .—

liques , des douleurs dans la région des fausses côtes gauches , de

l'agitation, une fièvre lente, de l'anxiété et une PAR PR opiniâtre.

TN

(47) Un jeune paysan s’était délivré de la gale au moyen d’un onguent, Peu après il eut une suppression d’urine, des vomissemens, et quelquefois une douleur dans l’hypocondre gauche, Cependant il urina plusieurs fois, mais peu, et en rendant avec douleur une urine de couleur très-foncée. On essaya en vain de vider la vessie avec le cathéter. Tout le corps finit par se tuméfier, la respiration devint lente et pénible, et le malade mourut le vingt-et-unième jour après la disparition de la gale. La vessie contenait deux livres d’une urine très-foncée, et le bas-ventre une sérosité qui, après avoir été mise quelque temps sur le feu, $’épaissit en une sorte de blanc d’œuf,

(48) Un homme atteint de la gale se frotta avec un onguent mercuriel ; il Tui survint à la nuque une inflammation ér er JApéla— teuse qui le fit périr au bout de cinq semaines. |

(49) Une femme, après avoir fait usage d’un onguent mercuriel contre la gale, fut atteinte d’une lèpre putride sur tout le corps, dont il se détachait des lambeaux entiers en putréfaction.. Elle mourut en quelques jours, au milieu des plus vives douleurs.

(6o) Un. jeune homme de seize ans avait ef la gale pendant

quelque temps; elle se dissipa, et alors survinrent des ulcères aux jambes.

Breslauer Samml. 1727, p. 107 (1). — Muzell, Wahrnehm. WU, cas. 6. (b2). — Riedhn fils, Cent, obs. 38(53).—Alberti.— Gorn, Diss. de scabie, Halle, 1718; p. 24. .

La carie ; Richard, loc. cit.

Une Po osseuse au genou; Valsalva, dans Mor:

gagni, De sed. et caus. morb. I, art. 13.

Des douleurs ostéocopes ; Hamburg. Magar.

XVII, p. 3, 253.

Le rachitisme et latrophie chez les enfans ; Fr. Hoffmann , Kindérkrankh. Léipzick, 174r, p. 132.

La fièvre; B. V. Faventinüs, Medicina LEA Ge p- 260. — Ramazzini, Constit. epid. urbis , H, 4e,

1691 (54).— J.-C. Carl, dans ct Nat, Chr, L'A

(5r) À des frictions employées contre la gale succédèrent, chez un homme de cinquante ans , des douleurs crueltés dans Paisselle gauche, qui durèrent Hénälint cinq semaines, au bout desquelles flusiglts ulcèrés parurent dans Paisselle.

(52) Un charlatan donna un onguent psorique à un jeune étudiant ; la gale de celui-ci disparut bien, mais il se manifesta un ulcère dans la bouche, dont on ne put obtenir la guérison.

(53) Un étudiant, qui avait gardé long-temps la gale, s’en débarrassa au moyen d’un onguent, et fut atteint alors d’ulcères aux bras et aux jambes, avec LS des glandes axillaires, Les ulcères sé cicatrisèrent enfin sous HOME de remèdes externes , mais le malade fut frappé d'asthme, puis d’ une hydropisie, dont il mourut.

64) On trouve là beaucoup AURA NA dans lesquelles ] a

vale, ayant été repoussée par des onguens, entraîna la fièvre, avec des urines noirâtres, ct ‘où, lorsque l” exanthème reparut à Ja peau, la fièyre cessa, et l'urine reprit son aspect ordinaire,

A4 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.

obs. 16 (55).—Reil, Memorab. Fasc. ITT ,p. 169 (56). — Pelargus, loc. cit. Jahrg. 1721, p. 276 (57). — et 16. Jahrg. 1723 (58).—Amatus Lusitanus, Cent. IT, cur. 33. + Schiller, Déss. de scabie hummida. Erford, 1747, p. 44 (59). — J.-J. Fick, Exercit. med. de scabie retropulsa, Halle. 1710, $ 2 (60). — Pelargus, loc. cit., Jahrg. 17922, p. 122 (61), et Jahrg. 1723,

(65) Un homme et une femme avaient depuis long-temps aux mains la gale, dont la dessication était suivie chaque fois d’une fièvre qui ne cessait qu’à la réapparition de l’exanthème. Cependant, la gale était bornée à une petite.partie du corps ,:et aucun des deux malades ne la combattit par des moyens externes.

(56) S'cabies et febre suborta supprimitur, remota febre redit.

(57) La mère d’un enfant de neuf ans, atteint de la teigne, avait fait des onctions à ce petit malade; la teigne disparut , mais il s’ensuivit une fièvre violente.

(58) Un enfant d’un an avait eu pendant quelque temps la teigne et une éruption à Ja face, qui toutes deux étaient desséchées depuis peu; il fut pris: fa de chaleur, de toux et de diarrhée. La pres de l’exanthème à Ja tête rétablit sa santé.

(59) Une femme de quarante-trois ans, long-temps tourmentée par une gale sèche, se frotta les articulations avec une pommade de soufre et de mercure; la gale disparut, mais il se manifesta ensuite des douleurs sous les côtes droites, de la lassitude ‘dans tous les membres, de la chaleur et des mouvemens de fièvre. A près seize jours d'emploi de quelques sudorifiques , des pustules psoriques volumineuses éclatèrent sur tout le corps. |

(60) Deux jeunes frères se débarrassèrent de la gale par le même moyen; mais ils perdirent entièrement lappétit, furent pris d’une toux sèche et de fièvre lente, maigrirent beaucoup, et tombèrent dans la somnolence et la stupeur. Ils allaient périr, | lorsque heureusement l’exanthème se reproduisit à la peau.

(61) La teigne ayant disparu d’elle-même" chez un enfant de trois ans, il s’ensuivit une forte fièvre catarrhale, avec toux et

NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. 45 p.10,p.14(62)etp.291.—C.-G. Ludwig, 4dyers.med. IT, p. 157 à 160 (63). — Morgagni, loc. cit. X, art. 9 (64), XXI, art. 31 (65), XXXVIIL, art. 22 (66),

lassitude, et l’enfant ne guérit qu’aumoment où l’exanthème reparut. :

(62) Un ouvrier en bourses, qui devait faire un travail brodé, employa une pommade saturnine pour se délivrer d’une gale abondante ; à peine l’exanthème était-il sec, qu'il se manifesta des frissons , de la chaleur, de la gêne dans la respiration et une toux bruyante, Le malade périt suffoqué le quatrième jour.

(63) Un homme de trente ans, vigoureux et bien portant, contracta la gale , et la répercuta. Il fut pris ensuite d’une fièvre catarrhale, avec des sueurs excessives ; mais il se rétablit lentement à l’apparition d’une autre fièvre survenue sans cause connue. Les accès débutaient par de l’anxiété et des maux de tête, et croissaiéentavec la chaleur, la vitesse du pouls et les sueurs matinales. Il s’y joignit une perte extrême des forces et du délire , une agitation extrême et une respiration suspirieuse, avec des étouffemens , maladie qui se termina” par la mort, malgré les remèdes qu’on put mettre en usage. i

(64) La gale se dissipa d’elle-même chez un jeune garcon. De Ja fièvre se déclara ensuite. La gale‘reparut alors avec plus d’intensité, et la fièvre cessa; mais l’enfant maigrit, et l’éruption s’étant desséchée de nouveau , il survint de la diarrhée et des convulsions, qui furent bientôt suivies de la mort. 2e

(65) Une gale disparut d’elle-même à la peau ; il s’ensuivit une fièvre lente, des crachats purulens , et enfin la mort, Dans le cadavre on trouva le poumon gauche plein de pus.

(66) Une femme de trente ans avait cu pendant long-temps des douleurs dans les membres et une éruption psorique abondante, dont elle se débarrassa au moyen d’une pommade ; aussitôt après survint une fièvre , avec chaleur intense , soif et céphalalgie intolérable, accidens duxquels se joignirent le délire, un asthme cruel, l’œdématie du corps entier, et la tuméfaction extrême du bas- ventre, La femme succomba le sixième jour. Le

46 DOCTRINE HOMOROPATHIQUE.

IV, art. 3 (67). Lanzoni, dans Zph. Nat. Cur. dec. TT, ann. o et 10, obs. 16 et 113. — Hoechstetter, Obs. med. Dec. VII, cas. 8 (68). — Triller.—Wehle, Diss. nullam medicinam interdum esse optimam.

Wittenberg, 1754 (69). — Fick, loc. cit. $ 1 (go).

ventre ne contenait que de l’air, et l’estomac, surtout, distendu par des gaz, en remplissait la moitié.

(67) Un homme à qui un froid violent avait fait supprimer la teigne, fut pris, huit jours après, d’une fièvre de mauvais caracière, avec vomissement, et à laquelle se joignirent enfin des hoquets. Il mourut le neuvième jour de cette maladie.

atteint de croûtes psoriques aux membres et sur d’autres parties du corps , qui se débarrassa presque entièrement de cet exanthème en portant une chemise soufrée, mais qui fut pris sur-le-champ de douleurs tiraillantes dans tout le corps, avec fièvre, de sorte qu'il ne pouvait ni reposer la nuit, ni remuer de place pendant le jour; la langue et le pharynx eux-mêmes participaient à l’affection. On eut beaucoup de peine à rappeler l’exanthème au dehors, et la santé se trouva rétablie par-là.

Dans le même article, Morgagni rapporte le cas d’un homme

(68) Une fièvre de mauvais caractère , avec épisthotonos, fut occasionée par la répereussion de la gale.

(69) Un jeune marchand s'était délivre de la gale au moyen d’un onguent ; tout à coup il fut pris d’une telle raucité de voix , qu il ne pouvait plus parler. Survint ensuite un asthme sec, du dégoût pour tous les alimens , une toux violente et PHGE surtout pendant la nuit, qui se passait sans sommeil, des sueurs noeturnes abondantes et fétides, et enfin la mort , malgré tous les efforts des médecins.

(70) Un homme de soixante ans contuacta la gale, qui le faisait souffrir beaucoup pendant la nuit ; il employa en vain une foule de médicamens , et finit par faire usage, sur l’avis d’un mendiant , d’un remède prétendu spécifique, composé d’huile de laurier, de fleur de soufre ct d’axonge. Quelques frictions le débarrassèrent de sa gale, mais bientôt après il se déclara un froid fébrile violent,

NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. 47 = Waldschmid, Opera, pag. 241. — Gerbizius, dans Zph. Nat. Cur. Dec. I, ann. 2, obs. 167. — Amätus Lusitanus, Cent. Il, curat. 33 (71). — Fr. Hoffmann, Med. rat. syst. &. IX, p. 175 (75).

La ai tierce ; Pelargus, loc. cit., Jahirg. 1922, p. 103; compar. avec p. 79 (73). — : Jütéte loc. cit. tab. 50. — Eph. Nat. Cur. dec. T1, ann. 4. — Welsch, Obs. 15. — Sauvages, Spec. IL. — Hautesierk, Obs. t. II, p. 300. — Comm. Lips. XIX , LAE CFO | |

La fièvre quarte; T. Bartholin , cap. 4, hist, 3b. Sennert, Paralip. p. 116.—Fr. Hs lise Med. ration. syst. IIT, p. 195 (74). |

Le vertige et une perte totale des forces; Gabel: chover, Obs. med. Cent. IT, obs. 42.

suivi d’une excessive chaleur par tout le corps, d’une soif inextinguible, d’une respiration courte et sifflante, d’insomnie , d’un tremblement violent par tout le corps, et d’une grande faiblesse, de manière que le malade rendit l’âme au quatrieme jour. #

(ju) Fièvre, avec aliénation mentale, due à la même cause , et qui causa rapidement la mort.

(72) « Après la rétropulsion de la gale, Îles cet les plus » fréquens sont des fièvres violentes, avec affaissement considé-

» rable des forces. Dans un de ces cas, la fièvre dura sept jours, » au bout desquels la réapparition de la gale à la peau le fit | » CESSET. »

(73) Chez un jeune garcon de quinze ans, qui avait depuis long-temps la teigne, ponr laquelle Pelargus prescrivit un fort purgatif, il ne tarda pas à survenir des douleurs dans le dos et en urinant, qui furent suivies d’une fièvre tierce.

(74) « Les personnes âgées ont de préférence la gale sèche, et

» quand on combat cètte maladie par des moyens externes, il » s'ensuit ordinairement une fièvre quarte, qui cesse aussitôt que » la gale revient à la peau. »

48 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.

Un vertige épileptiforme ; Fr. Hoffmann , Consult. med. 1. cas. 12 (75).

Une épilepsie en forme de vertige; Fr. Hoffmann, loc. cit. p. 30 (76).

Des convulsions ; Juncker, loc. cit. tab. 53. — Hoechstetter, Æph. Nat. Cur. Dec. 8, cas, 3.— Eph. Nat. Cur. Dec.XL, ann. 1, obs. 35 et ann. 5, obs. 224. — Triller. — Welle, Diss. nullam medicinam inter-

(95) Un homme de soixante-quinze ans avait depuis trois années une gale sèche. 11 s’en débarrassa , et jouit en apparence d’une santé parfaite pendant deux ans, dans le cours desquels il éprouva seulement deux accès de vertige, qui augmentèrent peu à peu à tel point qu’une fois, en sortant de table, le malade serait tombé par terre si on ne l’avait souténu. Son corps était tout couvert d’une sueur glaciale, ses membres tremblaient, toutes les parties étaient comme mortes , et il y eut de fréquens vomissemens acides. Un accès pareil revint six semaines après, puis il en reparut un tous les mois, pendant un trimestre. Tant qu’ils duraient, le malade ne perdait pas connaissance; mais, à la suite de chacun , il éprouvait des pesanteurs de tête et un état d’hébétude semblable à celui que cause l'ivresse. Léaccès finit par reparaître tous les jours, quoique moins fort. Le malade ne pouvait ni lire, ni réfléchir, ni se retourner brusquement, ni se courber le corps en avant; en même temps il éprouvait de la tristesse, des pensées sinistres l’occupaient sans cesse, et il soupirait à chaque instant.

(96) Chez une femme de trente-six ans, qui s’était débarrassée de la gale, quelques années auparavant , à l’aide des mercuriaux , les règles étaient fort irrégulières , et retardaient souvent de dix à quinze semaines : il y avait en même temps une constipation habituelle. Quatre années auparavant, dans le cours d’une grossesse , cette femme fut saisie de vertiges ; elle tombait tout à coup à la renverse quand elle était debout ou qu’elle marchait. Assise, elle ne perdait pas connaissance, malgré le vertige , qui me l’em— pêchait ni de parler, ni de boire et de manger. Au début de l'accès , il lui prenait d’abord dans le pied gauche une sorte de

NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. 49 dum esse optimam, Wittenberg, 1754. $ 13, 14(97). +— Siceliuüs, Decas casuum 1, cas. 5 (78). — Pelar-

gus, loc. cit, Jahrg:. 1725 > P: 545 (79).

fourmillement, qui dégénérait en mouvemens brusques d’élévation et d’abaissement du pied. Avec le temps, les accès finirent par la priver de toute connaissance, et dans un voyage qu’elle fit en voiture , elle fut atteinte be véritable épilepsie, qui revint ensuite trois fois dans le cours de l'hiver. Elle ne po#vait point alors parler, et quoiqu’elle ne renversât pas les pouces en dedans , elle avait eependant l’écume à la bouche. Le fourmillement dans le pied gauche annonçait l’accès, qui éclatait tout à coup quand la sensation élait arrivée jusqu’à la région précordiale. Cette épilepsie fut supprimée par cinq prises d’une poudre; mais le vertige reparut, quoique beaucoup moins fort que par le passé. IL s’annonçait de même par un fourmillement dans le pied gauche, qui remontait jusqu'au cœur; la malade éprouvait alors beaucoup d’anxiété et de frayeur, comme si elle tombait de haut, et, en croyant faire cette chute, elle perdait le sentiment et la parole ; ses membres étaient agités de mouvemens convulsifs. Même hors des accès , le moindre contact du pied lui causait une douleur extrêmement vive. Elle ressentait en même temps des douleurs violentes et de la chaleur dans la tête, et elle avait perdu la

mémoire.

(57) Après avoir supprimé la gale dont elle était atteinte, par le moyen d’un onguent, une jeune fille tomba dans une syncope des plus nude qui fut bientôt suivie de A ef frayantes et de la mort. "

(78) Un jeune file de dix-sept ans, après la disparition spon-, tanée de la teigne, fut atteinte d’une chaleur continuelle à la tête et d’accès de céphalalgie ; elle se levait quelquefois brusquement, comme si elle eût éprouvé une frayeur ; elle éprouvait , étant éveillée ; des mouvemens spasmodiques dans les membres, notamment les bras et les mains, ainsi que des anxiétés précordiales, comme si on lui serrait la poitrine.

(79) La teigne se dessécha chez un adulte qui avait déjà eu pendant quelques années des tremblemens dans les mains. Le ma-

S@ DOCTRINE IHOMOEOPATHIQUE.

Des cofvulsions épileptiques et l’épilepsie ; J.-C. Carl, dans Act. Nat. Cur., VE, obs. 16 (80).— E. Hagendorn, loc. cit. hist. 9 (81).—Fr. Hoffmann, Cons. med. 1, cas. 31 (82). — Id. Medic. rat. syst. t. IV, P. IT, cap. I; et dans Kinderkrankheiter, p. 108. — Sauvages, No! spec. IL. — Hautesierk, Obs. t. IT, p.300.—Sennert, Prax.I, cap. 44.—Æph. Nat. Cur. Dec, IT, ann. 2, obs. 29. — Gruling, Obs. med. cent, Hi*obs, 73. — Th. Bartholin, cent.IIf, obs. ro (83).—Riedlin, Lin. med. ann. 1696, maj. obs. 1. (84). = Lentilius, Wiscell. med. pr. P. 1, p. 52: — G.- W.Wedel, Diss. de LEE epilectico, ét, 1673 F 5).

lade idkibs alors dans une faiblesse extrême, et il lui vint des taches rouges sur le corps , sans chaleur. Le tremblement dégé— néra en secousses convulsives ; il sortit une matière sanguinolente par le nez et les oreilles; le malade en expectora aussi par la toux , et il mourut le vingt-traisième jour, dans les convulsions. sale

k 5 à des retours fréquens de laquelle il était sujet, tomba dans des

(80) Un homme qui avait refoulé avec un onguent une

convulsions épileptiques, qui cessérent lorsque l’éxanthème re parut.

(81) Un jeune homme de dix-huit ans s£ délivra de Ja gale avec une pommade mercurielle; deux mois après il fut pris ino— pinément de spasme affectant tous les membres, tantôt l’un, tantôt l’autre, avec ün resserrement douloureux de la poitrine et de la gorge , freid des extrémités, et grande faiblesse. Le quatrième jour, survint l” épilepsie ; avec écume à la bouche ; pendant les accès de laquelle les membres sniper des contorsions singulières. Cette épilepsie ne cessa qu’au retour de la gale.

(82) Chez un jeune garçon à qui l’on avait supprimé la teigne par des frictions avec l’huile d'amandes douces.

(83) Chez des enfans , accompagnée de coqueluche.

(84) Après deux frictions antipsoriques, l’épilepsie éclata chez une jeune fille.

(85) Un jeune homme de dix-huit ans, ayant fait des frictions

NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. hr

— H. Grube, De Arcanis medicorum non arcants, Copenhague, 10673, p. 165 (86). — Tulpius, Obs. lib. TL, cap. 8 (87). — TE. Thomson, Hed. Rathpftege, Mébaidh 17793 P: 107, 108 (88). — Hundertmgrk, loc. cit. p. 32 (89). — Fr. Hoffmann, Consulr. med. L, cas. 28, p. 141 (90).

avec des préparations mercurielles, contre la gale, fut atteint quelques semaines ensuite d’une épilepsie, qui revint un mois après, à l’époque de la nouvelle lune.

(86) Un garçon de sept mois fut atteint d’épilepsie, sans que les parens prétendissent être informés de la répereussion d’aucun exanthême. En prenant des informations exactes, la mère avoua que cet enfant n’avait eu que quelques boutons de gale à la plante des pieds, dont une pommade saturnine avait promptement procuré la disparition, que du reste il n’avait eu aucun vestige de gale sur le corps. Le médecin vit avec raison, dans cette circonstance , l'unique cause de l’épilepsie. .

(87) Deux enfans furent délivrés, par la manifestation de: la teigne muqueuse, d’une épilepsie, qui reparaissait chaque fois qu’on cherchait imprudemment à guérir la teigne.

(88) Une gale qui existait depuis cinq ans disparut de la peau, et produisit l’épilepsie plusieurs années après.

(89) La gale fut supprimée, chez un jeune homme de vingt ans, par un purgatif, qui le fit aller abondamment à la selle pendant plusieurs jours; après quoi il demeura, pendant plus de deux ans, sujet tous les jours aux plus violentes convulsions, | jusqu” à ce qu'enfin la gale fût rappelée à la peau par le suc de bouleau. | (90) Un jeune homme de dix-sept ans, d’une constitution robuste , et doué d’un esprit sain , éprouva, après un gale répercutée, des crachemens de sang, puis des attaques d’épilepsie, que les remèdes aggravèrent au point qu’elle revenait deux fois par heure. Des saignées répétées et des médicamens en abondance l’amenérent au point d’être débarrassé de de ur Eee un mois’; Mais ue de temps après, ectie affection reparulau milieu du sommeil, dans l’après-midi, et le malade en avait deux ou trois

ba DOCTRINE HOMOFOPATITIQUE.

L’apoplexie ; Cummius, dans £ph. Nat. Cur. Dec. I, ann. 1, obs. 58. — Moebius, /nstit. med. p. 65. — J.-J. Wepifer, Histor. apopl. Amsterd., 1724,

LE

us paralysie ; Hoechstetter, Obs. med. Dec. VIT, obs. 8, p. 245. — Journ. de méd. 1760, sept.

p- 211. — Unzer, Arzt, VI, p. 301 (9r).— Hundertmark, loc. cit. p. 33 (92). — Krause. — Schubert, Dissert. de scabie humani corp. Léipzick, 1779,

accès chaque nuit; en outre il éprouyait une toux considérable, surtout pendant la nuit, et expectorait un liquide très-fétide. Il fut obligé de garder le lit. Les médicamens exaltèrent tellement son mal, que les accès se renouvelaient dix fois la nuit, et huit le jour. Cependant l’écume ne venait jamais à la bouche. La mémoire était affaiblie. Les accès paraissaient à l’approche des repas, mais plus souvent après, Pendant ceux de la nuit, le malade restait plongé dans le plus profond sommeil, sans s’éveiller ; mais le matin , il était comme brisé. Aucun indice n’annonçait les attaques du mal, sinon qu’il se frottait le nez, en retirant le pied gauche , après quoi il tombait tout à coup...

(91) Une femme fut paralysée d’une jambe, à la suite d’une gale répercutée, et resta paralytique.

(92) Après avoir traité la gale par la pommade soufrée, un homme de cinquante-huit ans fut attaqué d’une hémiplégie.

(93) Un homme Li pendant long-temps avait employé inutilement des remèdes internes contre la gale, se lassa enfin, et eut recours aux frictions ; quelque temps après, il fut pris pic paralysie des nrembres supérieurs; la peau des paumes de ses mains devint dure, épaisse, et pleine de gerçures saignantes ; elle lui causait un prurit insupportable. |

L’auteur parle encore, au même endroit, d’une femme qui, après la répereussfôn de Ja LL , éprouva une contracture des doigts ; dont elle demeura PAT afiligée.

NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. as

La mélancolie; Reïl, Memorab. fascicul. VIT, p- 177» (94).

L’aliénation mentale; Landais, dans Journ. de méd. tom. XLI. — Amatus Lusitanus, Cur. med.

cent. Il, cur. 74. — J.-H. Schulze. — Brune, Diss. casus aliquot mente alienatorum, Halle, 1707, cas. x, p. 2 (95). — F.-HeWirtz, Medic.-chirg. Aufszaetze. P. I, p. 130, Altenbourg, 1791 (06).

Qui pourrait, après avoir réfléchi sur ce petit nombre d'exemples, auxquels il me serait facile d’en ajouter bien d’autres empruntés aux écrits des médecins de tous les temps et tirés de ma propre expérience, qui pourrait, dis-je, être assez aveugle pour y méconnaitre la maladie cachée dans l'intérieur, la gale , dont l’éruption psorique et ses autres formes, la teigne, les croûtes de lait, les dartres, etc., ne sont que des signes indicateurs, maladie immense de l'organisme entier, dont ces symptômes locaux ne

(94) Reil a vu l’idiotisme succéder à la suppression de la gale, et disparaître lorsque l’exanthème se rétablissait.

(95) Un jeune homme de vingt ans avait les mains tellement chargées d’une gale humide, qu "] ne pouvait se livrer à ses oc— cupations. Une pommade soufrée l’en délivra ; mais peu de temps après on reconnut quelle atteinte profonde la santé avait reçu de là. Le jeune homme fut pris d’aliénation mentale : il riait et chantait sans motif, et courait jusqu’à ce qu'il tombât de lassitude. De * jour en jour il devenait plus malade de corps et d'esprit, lorsqu’enfin une hémiplégie le fit périr. On trouva les viscères du bas-ventre tous réunis les uns avec les autres en une seule masse, qui était couverte de petits ulcères, et pleine de nœuds , en partie de la grosseur d’une noisette, dans lesquels se trouvait une matière visqueuse , gypseuse.

(96) C’est la même histoire,

54 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.

sont que les remplaçans, par la présence desquels elle est réduite au repos et au silence ? Après avoir lu les cas, si peu nombreux pourtant, qui viennent d’être cités, qui pourrait encore hésiter à convenir que la gale , comme je lai déjà dit, est le plus funeste de tous les miasmes chroniques? Qui aurait la hardiesse de prétendre, avec les médecins allopathistes modernes , que l’exanthème psorique, la teigne et les dartres ne sont que des affections superficielles de la peau, que, par conséquent, on peut et l'on doit les attaquer sans crainte par des moyens externes. puisque l'intérieur du corps n’y prend aucune part et demeure sain malgré leur existence?

De tous les méfaits qu’on peut reprocher aux médecins modernes de l’ancienne école, c’est là réellement le plus nuisible, le plus impardonnable.

Celui qui, d’après ces exemples et une innombrable quantité d’autres du même genre , n’aperçoit pas le contraire précisément des assertions qu'us mettent en avant, s’aveugle à plaisir, et agit avec intentiom au détsiiéht du genre htitiain,

Ou bien connaîtrait-on si peu la nature des maladies miasmatiques accompagnées de lésions cutanées, qu'on ignorât qu’elles suivent toutes la même marche à leur origine, et qu'on ne sûüt pas que tous ces miasmes commencent par devenir des maladies internes de l'organisme entier, avant que le sÿmpiôme extériéur qui les réduit au silence apparaisse ?

Nous allons étudier ceite marche d'un‘peu plus près, et nous verrons d’après cela que toutes les maladies miasmatiques qui font apparaitre des affections locales particulières à Ja peau, existent dans le corps,

comme maladies internes, avant que leurs symptômes locaux se prononcent à l'extérieur; que les aiguës sont les seules dans lesquelles, leur marche étant liée à un nombre déterminé de jours, les symptomes locaux ont coutume de disparaitre en même temps que la maladie interne, de sorte que le corps soit simultanément débarrassé des uns et de l’autre, mais que, dans Îles miasmes chroniques, les symptômes locaux extérieurs ME Sie. ou être effacés par l'art, ou disparaitre d'eux-mêmes à la peau, sans que jamais la maladie interne quitte organisme, ni en totalité, ni même en partie, tant que dure la vie, et que loin de là cette dernière ne cesse de croitre avec les années, quand on nen procure point la guérison. é |

Il est d'autant plus nécessaire d’insister ici sur cette marche de la nature, que les médecins ordinaires, surtout ceux de l’époque actuelle, quoiqu'ils pussent prendre la nature en quelque sorte sur le fait dans l'origine et la formation des exanthèmes miasmatis ques aigus, ont eu la vue assez courte pour ne pas reconnaître ni même soupçonner qu'il $e passe quelque chose de semblable dans les affections exanthématiques chroniques, ce qui les a conduits à prétendre que leurs symptômes locaux sont purement et simplement des anomalies extérieures d’organisation, des souillures externes de la peau, sans maladie qui en forme la base, et par suite à n’opposer aux chancres, aux fics, à l'éruption psorique, dont ils ne voyaient point où niaient hardiment la cause interne, que des moyens externes, méthode de traitement d’ou il est résulté tant de maux pour l'humanité souffrante.

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