BAT ADRIAN IDD D GC
(1) Il n’est pas rare, à la fin des fièvres aiguës, qu’on voie, comme effet en quelque sorte excité par ces fièvres , l’ancienne gale existante dans le corps reparaître sous la forme d’une éruption psorique , que les médecins attribuent à une nouvelle production de la maladie dans un corps supposé par eux rempli d’humeurs viciées, parce qu’ils n’ont aucune idée de la gale chronique qui sommeille souvent dans l’intérieur de l’organisme. Mais la maladie psorique ne peut plus aujourd’hui s’engendrer d'elle-même chez nul individu de l'espèce humaine, de même que la petite vérole, la vaccine, la rougeole, la maladie vénérienne chancreuse , etc. , ne sauraient non plus éclater chez aucun homme sans infection préalable,
Ja variole, la rougeole, la coqueluche, la fièvre scarlatine, le pourpre, etc., par une grave lésion extérieure, un coup, une chute, une blessure, une brülure considérable, une fracture de la jambe ou du bras, un accouchement laborieux, ou par le séjour dés le lit que nécessitent ces vo accidens ; “lorsque l'habitude d'une vie sédentaire, dans un logement humide et obscur, affaiblit la force vitale, que la mort de personnes chéries plonge le moral dans une tristesse accablante, que des soucis journaliers abreuvent la vie d'amertume, que le dénuement, la misère, le manque des choses nécessaires aux premiers besoins, abattent le courage et les forces, alors la gale sort de l'état de léthargie dans lequel elle était demeurée plongée jusqu'alors (1), et.elle an-
(x) La maladie psorique interne a cela de ‘singulier dans sa nature, comme je l’ai dit, qu’au milieu de circonstances extérieures tres-favorables , elle peut pendant long-temps rester en quelque sorte enchaînée et cachée , de sorte que l’observateur super ficiel juge le sujet bien portant durant des années entières , sou vent même pendant une longue suite d’années, jusqu’à ce que des circonstances physiques ou morales, seules ou réunies , fassent sortir le mal de son état de repos , et en déterminent le germe endormi à se développer ; alors les parens, le médecin, le malade lui-même ne peüvent concevoir pourquoi sa santé éprouve tout à coup une si rude atteinte. Pour citer ici quelques exemples qui m’ont été fournis par ma propre expérience, on voit en pareil cas , après une fracture simple qui a retenu le sujet au lit pendant cinq ou six semaines, survenir des états morbides d’une autre espèce, dont la source ne peut être découverte, états qui, bien que réduits à un degré supportable par les traitemens qu’on leur oppose , ne s’en reproduisent pas moins au bout de quelque temps, même sans aucun écart de régime , chaque fois reparaissent avec plus de gravité qu'auparavant, surtout en automne, en hiver et
92 DOCTRINE HOMOEOPATIHIQUE.
nonce, par l'apparition des symptômes dont je parlerai plus loin, qu'elle va donner lieu à la manifestation d’ ae graves; l’une ou l’autre des innombrables maladies ChEmiquee ee ) (psoriques) éclate et s’ agrave
au DO RPARE, et dégénèrent en une affection ont croissant d’année en année, contre laquelle on cherche vainement dans les conseils des médecins et dans l’usage des eaux minérales des secours durables , dont l'application ne soit pas suivie d’un autre. mal plus fächeux encore. Ces secousses dans la vie, ces circonstances défavorables, qui réveillent la gale at endormie jusqu'alors , et peut-être depuis long-temps déjà , qui en déterminent le germe à se développer, sont innombrables ; elles sont souvent de nature telle qu’il n’y a pas le moindre rapport entre elles et les grands maux qu’elles traînent peu à peu à leur suite, : de sorte que, ne pouvant les considérer comme une cause suffisante des maladies chroniques, fréquemment énormes, qui leur succèdent , on se voit forcé d’attribuer à celles-ci une cause plus profonde, qui ne fait alors qu'être appelée à se développer, à se manifester.
- (1) Ainsi, par exemple , une jeune 7e qu’on jugeait Do portante en raisonnant d’après les idées ordinaires, et qui avait été atteinte de la gale dans son enfance , eut le malheur, au troisième mois de sa grossesse , d’être renversée par une voiture ; elle éprouva une vive frayeur, reçut une blessure assez légère, ac coucha avant terme , et eut une forte perte de sang , qui l’affaiblit beaucoup. Cependant elle se remit en quelques semaines, et l’on pouvait croire qu’elle allait renaître à une santé durable, lorsque la nouvelle d’une maladie dangereuse dont était atteinte une sœur chérie , éloignée d’eile , la replongea dans l’état d’où elle venait de sortir, et y ajouta une multitude d’accidens nerveux et de spasmes, qui la rendirent sérieusement malade. Elle ne tarda . cependant pas à être rassurée sur le compte de sa sœur, -qui vint même la voir après son rétablissement. Mais la jeune femme n’en resta pas moins malade , et quoiqu’elle parût reprendre la santé pendant huit ou quinze jours, les affections dont elle était atteinte reparaissaient toujours sans cause appréciable. Chaque couche ,
de temps en temps, sans presque aucune rémission, jusqu'à ce qu'elle soit arrivée au desré le plus redou-
même heureuse, chaque hiver rigoureux, ajoutait de nouvelles souffrances aux anciennes, ou bien celles-ci semblaient faire place à d’autres, mais plus graves encore, sans qu’on pût concevoir comment la force de la jeunesse , aidée de toutes les circonstances extérieures favorables, ne parvenait point à triompher des suites d’un seul accouchement avant terme, et moins encore comment l’impression fâcheuse d’une triste nouvelle n’avait point été effacée par celle de la guérison de sa sœur, par la visite même de cette dernière.
Si la cause doit toujours être proportionnée à ses effets, ce qui est de règle générale dans la nature, personne ne conçoit comment ici, après la cessation des influences fâcheuses sur la santé, les maux qui en avaient été la conséquence pouvaient, nonseulement persisier, mais même s’accroitre d’année en année, à moins qu’ils ne dépendissent de quelqu’autre cause d’un ordre plus élevé, en sorte que l'avortement et la nouvelle aflligeante, dans lesquels il était impossible de voir la raison suffisante de la maladie chronique, puisque ces événemens avaient disparu d’euxmêmes , ne se présentaient plus que comme une impulsion donnée au développement d’une puissance morbifique déjà existante dans l'organisme , mais jusqu'alors retenue dans une sorte de sommeil.
Ainsi un marchand robuste , et qui paraît bien portant, à cela près seulement de quelques traces de gale interne appréciables pour un œil exercé, vient à être atteint d’incommodités de toutes espèces, et finit par tomber gravement malade , lorsque des revers multipliés compromettent sa fortune et l’exposent à faire banquéroute. La mort d'un parent riche, ou un gros gain à la loterie, rétablit ses affaires ; il redevient riche, maïs sa maladie n’en dure pas moins, et augmente même d’année en année, malgré toutes les recettes des médecins, malgré des voyages répétés aux eaux minérales le plus en réputation.
Une jeune fille dé bonnes mœurs , et qui passe pour bien portante , parce qu’on n’a point égard aux signes d’une gale interne, est contrainte à un mariage qui accable son moral de tristesse; sa
84 DOCTRINE IOMOEOPATITIQUE.
table, à moins qu'il ne survienne bientôt pour le inalade de nouveaux événemens extérieurs favorables,
santé décroit aussi dans la même proportion, sans nulle trace d'infection vénérienne. Aucun médicament ne soulage ses maux, qui deviennent plus graves de jour en jour. Après une année de souffrances , la mort la délivre d’un époux détesté , et elle se persuade que , n’ayant plus aucan sujet d’aflliction, elle va recouvrer la santé; tous ses amis partagent cet espoir. En effet, son état s'améliore promptement ; mais, ce qu’on n’avait pas prévu , elle ne se rétablit point d’une manière complète, malgré sa jeunesse ; les accidens qu’elle éprouve la quittent rarement , pour se renouveler de temps en temps sans cause extérieure , et ils vont même en s’agravant chaque année pendant la mauvaise saison.
Une personne sur laquelle plane un injuste soupcon qui l’implique dans un procès criminel grave, jouissait auparavant d’une santé en apparence bonne, à part les signes d’une gale latente : pendant les mois que durent ses angoisses morales, elle est prise d’affections morbides diverses. Enfin son innocence est reconnue, elle recouvre l'honneur et la liberté. On devrait croire que cet événement heureux va lui rendre la santé. Mais il n’en est rien : sa maladie paraît toujours par intervalles , elle renaît après des interruptions plus ou moins longues, et s’agrave chaque année, surtout pendant l'hiver.
Si l'événement désagréable avait été la cause suffisante des accidens morbides, l’effet n’aurait-il pas dû cesser entièrement après
la suppression de la cause? Mais les maux ne discontinuent point ; ils s’agravent même peu à peu avec ïe temps, et il devient évident que les événemens désagréables n’ont point pu être la cause suffisante de la maladie actuellement existante; on conçoit qu’ils n’ont été que l’occasion du développement d’un mal jusqu'alors latent dans l’intérieur.
La connaissance de cet ancien ennemi interne, qui est si fréquent, et l’art de le vaincre démontrent que, la plupart du temps, une maladie psorique intérieure est la cause de tous ces maux, dont les forces de la nature la mieux constituée ne sauraient triompher, et qui ne cèdent qu’à la puissance de l’art,
qui déterminent la maladie à suivre une marche plus lente et plus modérée dans ses progrès. |
Cependant, lors même qu’une amélioration dans les circonstances extérieures tempère les progrès du mal déchainé, aucun des modes de traitement usités jusqu'à ce jour ne parvient à rétablir véritablement la santé d’une maniere durable, et les méthodes allopathiques ordinaires, avec les moyens énergiques et inconvenans qu’elles emploient, tels que bains, mercure, acide hydrocyanique, privation des alimens, ou autres remèdes préconisés par la mode du jour, ne font que hâter la mort, ce terme de tous les maux que les médecins ne peuvent guérir (1).
Quand des circonstances extérieures défavorabies dont je viens de tracer le tableau, tirent la gale de son état latent, l’éveillent, la font éclater, et que le malade s’abandonne aux conseils nuisibles des médecins allopathistes ordinaires, quelqu'heureux changemens qui surviennent dans sa situation ou dans ses affaires, la maladie dont il est atteint n'en continue pas moins toujours à devenir de plus en plus fâcheuse.
L'éveil de la gale interne, jusqu alors latente et en
(1) Celles-ci ou celles-là , suivant que la constitution primitive du corps, le genre de vie, la disposition particulière de l’esprit , ou la susceptibilité, la débilité spéciale d’une partie du corps donne la direction, et détermine la maladie psorique à produire tel ou tel accident. Un caractère morose, enclin à la colère , favorise DE-OUE le développement de 1a se interne, comme aussi des épuisemens antérieurs par des grossesses diltibliées. l’allaitement d’un grand nombre d’enfans, de grandes fatigues , des traitemens énergiques , et les excès de tout genre. *
86 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
quelque sorte enchainée par la force de la constitution et l’influence des circonstances extérieures, sa manifestation sous la forme de maladies sérieuses, se trahit par l’exaltation des symptômes annonçant sa présence à l’état de sommeil, et par une foule d’autres signes, qui varient suivant la constitution du sujet, sa disposition héréditaire, les différens vices qu il présente dans son éducation, ses habi- ‘tudes, son genre de vie, son régime, ses ocCcüpations, dk direction de son esprit, sa moralité, etc.
Lorsque la maladie psorique se développe sous la forme de maladies secondaires manifestes, on aperçoit les symptômes suivans , dont j'emprunte l’énumération aux cas dans lesquels j'ai appliqué moimême ma méthode de traitement avec succès, et ou, de l’aveu des malades, il y avait eu infection psorique, sans aucun mélange, soit de syphilis, soit de sycose. Je n'hésite pas à avouer que d’autres pourront, d’après leur propre expérience, en accroitre beaucoup le nombre.
Je me bornerai seulement à rappeler que si, dans t nombre des symptômes rapportés, il s’en trouve qui sont tout-à-fait contradictoires, il faut chercher la cause de ce phénomène dans la différence des constitutions chez lesquelles la gale interne éclate. Cependant l’un de ces symptômes se rencontre plus rarement que l’autre, et il ne naît de BR aucun obstacle particulier à la guérison. |
Vertige; demarche chancelante.
Vertige; quand le sujet ferme les yeux, tout tourne autour lui ; il éprouve des envies de vomir.
Vertige; en se retournant brusquement , il tombe presque à la renverse. |
Vertige; comme s’il recevait un coup dans la tête, ce qui le prive de ses sens pendant un instant.
Vertige en regardant de haut en bas, quelquefois même sur un sol plan , ou en levant les yeux.
Vertige en marchant dans un chemin qui ne soit pas bordé des deux côtés, dans une plaine libre.
Vertige; il se croit lui-même tantôt trop grand, tantôt trop petit ; ou bien d’autres objets s’offrent à lui sous cette apparence.
Vertige simulant la syncope.
Vertige dégénérant en perte de connaissance. |
und incapacité de penser et d'exécuter des travaux d'esprit.
Il n’est pas maitre de ses pensées. |
Dans certains momens il reste tout-à-fait sans ; penser (il reste assis comme enseveli dans ses réflexions). |
Le grand air l'étourdit, et jui rend la tête comme étonnée.
Il lui arrive quelquefois d’avoir la vue obscurcie; ou de ne plus voir du tout, lorsqu'il marche, ou se baisse , ou se redresse après s'être baissé. |
Afflux du sang vers la tête (1).
Chaleur à la tête (et au visage) (2).
Sentiment de pression froide sur le sommet de la
tête (3).
Mal de tête sourd le matin en s'éveillant ou l'aprés-midi, soit après avoir marché long-temps, soit en part haut.
(1) Pendant la durée duquel l'esprit est dérangé, avec inquiétudes et horreur du travail.
(2) Assez souvent avec froid des mains et des pieds.
(2) Ordinairement avec de l’anxiété,
Mal de tête d’un seul côté, à certaines époques (au bout de vingt-huit, de quatorze, ou d’un moindre nombre de jours), plus prononcé pendant la pleine lune ou la nouvelle lune, ou après des excitations morales, des refroidissemens, etc.; pression ou autre douleur sur le sommet, ou dans l'intérieur de la tête, ou bien douleur térébrante au-dessus d’un œil (1).
Mal de tête journellement à certaines heures ; par exemple, des élancemens dans les tempes (2).
Accès de céphalalgie pulsative (par exemple, au front), avec des nausées assez fortes pour faire tomber à terre, ou pour déterminer le vomissement, depuis le matin jusqu’au soir, tous les quinze jours, ou
(1) En même temps le sujet éprouve souvent beaucoup d’agitalion et d’anxicté à l’intérieur, surtout dans le bas-ventre ; il ne va point à la selle, ou il a des selles fréquentes, peu abondantes , accompagnées d’anxiété ; il ressent de la pesanteur dans les membres, des tremblemens dans tout le corps, une sorte de tension dans tous les nerfs, avec exaltation de l’irritabilité et de la sensibilité ; l’œil ne peut supporter aucune lumière , il larmoie et parfois se gonfle; les pieds sont froids; il y a quelquefois un corsyza sec, souvent du froid , bientôt suivi d’une chaleur passagère ; mal de cœur continuel, scrrement de gorge et vomissement ; le malade reste étendu comme s’il était frappé de stupeur, ou s’agite avec anxiété sur sa couche. Ces accès durent douze, vingtquatre heures, ou davantage. Lorsqu'ils sont passés, on éprouve beaucoup d’abattement , avec de la tristesse, ou’ un sentiment de tension dans tout le corps. Avant les accès on ressent souvent des secousses dans les membres pendant le sommeil , avec réveil en sursaut , songes effrayaus, grincement de dents durant le sommeil, et grande disposition à s’effrayer au moindre bruit.
(2) Qui quelquefois se gonflent , avec larmoiement d’un œil.
à des Spoquess: soit plus rapprochées , soit plus éloignées. |
Mal de tête, comme si le crâne s’ouvrait.
Mal de tête tiraillant (1).
Céphalalgie ; palpitations dans la tête, aboutissant aux oreilles (2).
Cephalalgie; élancemens dans la tête, aboutissant aux oreilles (3). er
Cuir chevelu rempli d'écailles, avec ou sans prurit,
Éruptions cutanées à la tête; teigneavec des croûtes plus ou moins épaisses; élancemens douloureux lorsqu'un point va devenir humide; démangeaisons insupportables quand il shumecte; tout le synciput douloureusement affecté par le contact de l'air; en même temps, gonflemens glandulaires durs à la nuque.
Cheveux comme torréfiés.
Cheveux tombant fréquemment, surtout sur le devant et au sommet de la tête, ou calvitie par places.
Des tubercules douloureux dans le cuir chevelu,
qui paraissent et disparaissent , et ressemblent à des
tumeurs arrondies (4).
Sentiment de constriction dans la peau de la tête et du visage. |
(1) Dans quelques cas , une douleur tiraillante, remontant de la nuque à l’occiput, ou même à toute la tête et à la face, qui en devient souvent bouflie; en même temps la tête est douloureuse au toucher, etil y a souvent des nausées. |
(2) Ordinairement en marchant, surtout lorsqu'on marche ct se remue aprés avoir mangé.
(3) Quelquefois la vue se couvre alors d’un voile tout noir.
(4) Qui, dans des cas rares , passent même à la suppuration.
90 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
- Päleur de la face dans le premier sommeil , avec un cercle bleu autour des yeux.
Fréquentes rougeur et chaleur de la face (1).
Couleur jaunâtre, jaune de la face.
Couleur jaunâtre, livide de la face.
Érysipèle à la face (2).
- Douleur COMPTESANE au dessus des yeux, surtout tard dans la soirée ; le malade est obligé par elle à appuyer ses mains sur la partie.
Il ne peut rien fixer pendant long-temps, autrement tout tremble autour de lui; les objets paraissent se mouvoir. |
” Paupières comme fermées, surtout le matin : il est des minutes, quelquefois même des heures, sans pouvoir les ouvrir ; elles sont pesantes, comme paralysées, ou fige spasmodiquement.
Yeux extrêmement sensibles à la lumière du jour, qui leur cause une impression douloureuse, et les oblige à se fermer involontairement (3). | Sentiment de froid dans les yeux.
Angles des yeux pleins de mucus purulent {chassie). Bords des paupières couverts d’écailles sèches.
. (x) Le sujet devient alors très-faible et comme épuisé , ou accablé d’anxiété, et le haut de son corps se couvre de sueur : les yeux se troublent , ils se couvrent d’un voile noirs; l’esprit devient triste, la tête semble être trop pleine , avec chaleur brûlante aux tempes. sh
(2) Dans certains cas, avec beaucoup de fièvre, parfois aussi avec des ampoules pleines de sérosité à la face, qui causent du prurit, de l’ardeur, des picotemens , et qui se convertissent en ‘croûtes (érysipèle pustuleux ).
(3) Ordinairement avec plus où moins d’inflammation.
Inflammation d’une (orgeolet) ou de plusieurs glandes de Meibomius, au bord des paupières.
Ophthalmies d’un grand nombre d'espèces (7).
Cercle jaune autour des yeux.
Couleur jaune autour des yeux (2).
Tache trouble, opaque, à la cornée (3).
Obscurcissement du cristallin; cataracte.
Strabisme. Sete
Presbytie. Le sujet voit de loin, mais il ne distingue pas nettement les petits objets qu’il regarde de près.
Myopie. Il distingue fort bien, même les trèspetits objets, quand il les tient rapprochés de l'œil; mais il les aperçoit d'autant moins nettement qu’ils sont plus éloignés, et il ne les voit plus du tout à une grande distance.
Vue fausse. On aperçoit les objets doubles ou dut tiples.
Il passe comme des mouches, des points noirs, des bandelettes obscures ou des réseaux devant les yeux, surtout quand on regarde au grand jour.
Les objets sont vus comme à travers une gaze ou un nuage ; la vue se trouble en certains temps.
Héméralopie. Or voit bien pendant le jour, mais on ne distingue plus rien au crépuscule.
Nyctalopie. On ne voit bien que pendant le crépuscule.
(1) Ilest probable que la fistule lacrymale na jamais d’autre ‘ origine qu’une affection psorique.
(2) Sans couleur grise de la membrane.
(3) Même sans qu’il y ait eu d’ophthalmie auparavant.
92 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
Amaurose. Trouble permanent de la vue, qui s’agrave enfin jusqu’au degré de la cécité complète.
Sensibilité douloureuse de plusieurs points de la face, des joues, des os de la pommette, de la mächoire inférieure , elc., lorsqu’ on y touche, qu on parle ou qu’on mâche; il semble qu'une suppuration intérieure a lieu dans ces points, ou qu'on y éprouve des élancemens, une sorte de soulèvement ; la tension, le tiraillement, les élancemens, sont surtout si forts pendant la mastication, qu'ils empêchent de manger (1).
Ouie excessivement irritable et sensible; on ne peut point entendre sonner les cloches sans tressaillir ; le bruit du tambour donne des convulsions, etc. ; certains sons causent de la douleur dans l'oreille.
Il y a des élancemens dans l'oreille (2).
Fourmillement et prurit dans l'oreille.
Sécheresse et crouûtes sèches dans les oreilles, sans cérumen.
Écoulement par l'oreille d’un pus tenu, ordinairement fétide. rte
Pulsations dans l'oreille.
. Bruits et sons divers dans l’oreille (3).
Surdité à différens degrés, jusqu’à celle qui est ab-
(1) On éprouve souvent aussi, en mangeant, en parlant, des türaillement semblables sur les parties latérales de la tête, où fréquemment alors surviennent des saillies douloureuses. Lorsque la
douleur est plus"insupportable encore, et même accompagnée d’ardeur brülante , on l’appelle tic douloureux de la face. |
(2) Principalement en marchant à l’air libre.
(3) Comme tintement, bruissement , bouillonnement, ébrouement, bourdonnement , trémoussement, etc.
NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. 99 solue , avec ou sans bruit intérieur; symptôme dont l'intensité varie aussi suivant le temps.
Gonflement des parotides (1).
Saignement de nez plus ou moins COPIES plus ou moins fréquent.
Narines comme bouchées (2).
Sentiment pénible de sécheresse dans le nez,même quand l'air y passe librement.
Diminution, perte de l'odorat, ”
Perversion de l'odorat (3). *
Exaltation excessive de l’odorat, sensibilité extrème pour les odeurs, même les moins prononcées.
Dans l'intérieur du nez, des croûtes, des écoule- : mens de pus, ou des masses endurcies de mucus (4).
Narines souvent ulcérées, parsemées de rougeurs et de croutes. |
Gonflement et rougeur du nez entier, ou du bout du nez, souvent ou toujours.
Sous le nez ou sur la lèvre supérieure, des croûtes qui durent long-temps, sans rougeur pruriteuse.
La partie rouge des lèvres est toute pâle.
Elle est sèche , écailleuse , fendillée.
Gonflement des lèvres, surtout dela supérieure (5).
(1) Souvent avec des élancemens dans ces glandes. |
(2) Ou l’une des deux, ou toutes deux à la fois, ou alternativement l’une et l’autre; souvent il n’y a qu’un sentiment d’obturation , quoique l'air passe bien.
(3) Par exemple, odeur de fumier ou autre, surtout dans le nez.
(4) Quelquefois aussi écoulement d’un mucus âcre par le nez,
(5) Parfois avec douleur brûlante, mordicante,
04 DOETRINE HOMOBOPATHIQUE.
L'intérieur des lèvres est parsemé de Li ulcères ou de vésicules (1). |
Éruptions cutanées dans la barbe ou à la racine de la barbe, avec prurit.
Glandes sous-maxillaires tuméfiées , et quelquefois aussi passant à la suppuration chronique.
Gonflemens glandulaires sur les parties latérales du cou, en descendant.
Gencitét saignantes au moindre contact.
Le côté interne ou externe des gencives excorié et douloureux.
Prurit rongeant aux gencives.
Gencives blanchâtres, gonflées, douloureuses au tériehér.
Gencives disparaissant, laissant : à nu les dents de devant et leurs racines.
Grincement de dents pendant le sommeil.
Le mal de dents ne permet pas de garder le lit pendant fa nuit.
Vésicules douloureuses et plaies excoriées à la langue. :
Langue blanche, couverte d’un enduit blanc, ou chargée d’aspérités blanches.
no. pâle, d’un blanc bleuâtre.
Langue pleine de sillons profonds disséiminés à sa surface , comme si elle avait été déchirée en dessus.
Languë sèche.
Sentiment de sécheresse à la langue, quoiqu elle soit humectée.
(1) Ce symptôme, souvent très-douloureux, paraît et dis-
paraît.
NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. Où
Bredouillement , bégayement, ou même accès inopinés d’impossibilité de parler.
Vésicules ou ulcérations douloureuses à l'intérieur des joues.
Écoulement de sang , in abondant, par A bouche. |
Sentiment de sécheresse dans tout l’intérieur de la bouche, ou seulement dans quelques unes de ses parties, ou profondément dans la gorge (1).
Chaleur brülante dans la gorge.
Afflux continuel de salive, surtout en parlant, et principalement le matin. À
Crachotement ue |
Accumulation fréquente de mucosités dans le Li de la gorge, qu’on est obligé d” arracher et d’e expuer souvent dans la] journée, et surtout le matin.
F r équentes inflammations de gorge et gonflement des parties qui servent à la déglutition.
Goût muqueux dans la bouche.
Goût sucré insupportable et presque continuel dans la bouche.
Goût amer dans la bouche, pis PArfienRes ement le matin (2). 4 ue
Goût acide ou acidule dans la Ho surtout
(1) Principalement lorsqu'on s’éveille dans la nuit, ou le matin, avec ou sans soif; lorsque la sécheresse dans la gorge est portée à un haut degré , il y a souvent des douleurs picotantes en avalant.
(2) Ce symptôme n’est pas rare : on l’observe même tou- Jours.
96 = DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
aprés le repas, quoique 1.3 saveur des alimens soit bien percue (1).
Goût fétide et ‘putride dans F, bouche.
Mauvaise odeur de la bouche, rappelant quelquefois celle du moisi, dans d’autres cas, celle d’un corps en putréfaction, comme du vieux fromage, ou celle de la sueur fétide des PIERS ou celle \de la choucroûte pourrie.
Rapports ayant le goût des alimens, deux heures après | le | repas.
Rapports d'air seulement, PR Pine souvent des heures entieres , et ayant seu: assez fréquemmient, même la nuit.
Rapports incomplets, qui n'occasionent que des secousses spasmodiques dans le pharynx, sans rien faire sortir de la bouche.
Rapports acides, soit à jeun, soit “après avoir mangé, surtout du lait.
Rapber qui excitent au vomissement.
. Rapports ayant un gout rance ms avoir mangé des corps gras). |
Se Ca un EN putride ou de moisi, le matin.
Rapports. Rutb: avañt de se mettre à table, ‘avec une sorte de boulimie.
Soda plus ou moins fréquent ; on sent de l ardeur le long de la poitrine, surtout après le déjeuner, ou pere on se remue.
Affluence à la bouche d'un courant de liquide salivaire remontant de l'estomac, après des douleurs
à LA « (1) Dans des cas rares, saveur douce répugnante, hors des temps ôù l'on mange et boit. | ”
tortillantes autour de ce dernier organe, nausées causant presque la syncope, et afflux de la salive à la bouche , même pendant la nuit (x).
Excitation des maux dominans dans une partie quelconque du corps, après l'usage des fruits, notamment de ceux qui sont aigrelets, et après celui du vinaigre (dans les salades, etc.)
Nausées le matin (2).
Nausées allant parfois jusqu’au vomissement, le matin, aussitôt après la sortie du lit, et diminuant par le mouvement.
Nausées chaque fois qu'on a mangé des corps gras ou du lait.
Vomissement de sang.
Hoquet après avoir mangé ou bu.
Fréquente sensation de vacuité dans l'estomac (ou le bas-ventre), assez souvent avec flux abondant de salive à la bouche. #2
Faim dévorante (boulimie), surtout le matin. Le sujet est obligé de manger sur-le-champ, sans quoi il se trouve mal, devient faible et tremblant, et, s’il se trouve en plein champ, il est obligé de s'étendre sur la terre.
Boulimie, avec borborygmes dans le ventre.
Appétit sans faim; le malade a envie d’avaler précipitamment toutes sortes de choses , sans en éprouver le besoin dans lestomac.
(1) Ge symptôme dégénere souvent en vomissement d’eau, de . A L { 4 mucus ou d'acide âcre : on l’observe surtout après l’usage des farineux , des alimens venteux, des pruneaux, ete. (2) Survenant souvent d’une manière inopinée.
98 DOCTRINE HOMOEOPA THIQUE.
Une sorte de faim; mais, pour peu qu'on mange alors, on est rassasié sur-le-champ.
Lorsque le sujet veut manger, il éprouve un sentiment de plénitude dans la poitrine, et il a la gorge remplie de mucosités.
Défaut d'appétit. Il n’y a qu'un sentiment de torsion et de tortillement dans l'estomac qui l’oblige à manger. |
Répugnance pour les alimens chauds, surtout pour la viande; le malade ne demande presque que du pain et du beurre ou des pommes de terre (1).
Soif dès le matin. |
La fossette du cœur comme tuméfiée et douloureuse au toucher. |
Sentiment de froid à la région précordiale.
Pression à l’estomac, ou à la région précordiale, semblable à celle que produirait application d’une pierre où une Crampe (2).
Battemens et pulsations dans l’estomac, même à jeun. :
Spasme d'estomac; douleur à la région précordiale, comme si elle était resserrée (3).
Douleur à l'estomac (4), qui semble comme arraché, surtout après l’usage d’une boisson froide. Douleur à l'estomac, comme s’il était ulcéré, apres l'usage des alimens même les plus innocens.
(1) Surtout dans la jeunesse et l’enfance.
(2) Dans quelques cas aussi à jeun, et même la nuit, en s’éveillant ; la respiration aussi est gênée.
(3) Ordinairement peu de temps après avoir mangé. (4) Assez souvent avec un vomissement de mucus et d’eau ; sans lequel la douleur de l'estomac ne se calme point dans ce cas.
Pression à l'estomac, même à jeun, mais plus encore apres l'usage de tous les alimens, ou de certains d'entre eux, des fruits, des légumes verts, du pain noir, des salades, etc. Gi ) |
Vertiges ina que le sujet mange; il est sur le point de tomber de côté.
Apres lé moindre souper, chaleur la nuit dans es lit, et, le matin suivant, constipation avec abatte= ment extrême.
Après avoir mangé, anxiété et sueurs occasionées par elle. (2)
Sueur, aussitôt après avoir mangé.
Vomissement, aussitôt après avoir mangé.
Aprés le D pression et chaleur à l’estomac où à la partie supérieure de l'abdomen, presque comme dans le soda.
Après le repas, ardeur remontant le 16508 du pharynx. |
Après le repas, gonflément du ventre (3).
(1) On voit aussi survenir, même après le moindre usage de
ces choses, des coliques, des douleurs ou de l’engourdissement dans les mâchoires , des élancemens dans les dents, un amas abondant de mucosités dans la gorge, etc.
(2) Souvent aussi des douleurs qui se renouvellent cà et là; par exemple , des élancemens dans les lèvres, des coliques et des .remuemens dans le bas-ventre , des pressions dans la poitrine, de la pesanteur dans le dos et au sacrum , portée jusqu’à la nausée ; car il sl à alors que l’excitation du vomissement qui soulage. Chez quelques personnes , l’anxiété croît après le repas, jusqu’ à les pousser à se détruire par la strangulation,
(3) Quelquefois 1l y a en même temps lassitude dans les bras et les jambes.
100 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
Après le repas, beaucoup de lassitude et de la somnolence (1). re
Après le repas, état apte à celui de l'ivresse.
Après le repas, mal de tête.
Soulagement de plusieurs maux, même éloignés, par le repas.
Les vents ne sortent pas, changent de place à chaque instant, et occasionent une multitude de désordres dans le physique (2) et le moral.
Les vents gonflent le ventre (3); l'abdomen est comme rempli, surtout aprés le repas.
Les vents semblent remonter. Il survient des rapports, puis souvent de l’ardeur dans la gorge, ou des vomissemens, le jour et la nuit.
Douleurs dans les hypocondres quand on y touche, ou qu'on se remue, ou même aussi en restant tranquille.
£treinte douloureuse dans le bas-ventre, immédiatement au-dessous des côtes.
Tranchées comme causées par des vents qui se déplacent; le bas-ventre est alors toujours comme plein, et les vents remontent.
Tranchées presque tous les jours, surtout chez
(1) La somnolence est souvent poussée jusqu’au point que le malade se couche et s'endort.
(2) Quelquefois des tiraillemens dans les membres , surtout les inférieurs , ou des élancemens soit à la région précordiale, soit au bas-ventre, etc.
(3) Les vents remontent souvent ; dans des cas plus rares, il en sort, surtout le matin, une énorme quantité, qui n’ont pas d’odeur, et dont l’expulsion soulage les autres accidens; dans d’autres cas , le malade rend une grande quantité de vents, d’une fétidité extrème,
les enfans, le matin plus souvent qu’à aucune autre époque de la journée, et, dans quelques cas, nuit et jour, sans diarrhée. ;
Tranchées, surtout dans un côté du ventre, ou dans une aine (1).
Sentiment désagréable de vacuité dans le $asventre {2); lors même que le malade sort de table, il lui semble n'avoir pas mangé.
Tout autour du bas-ventre, à partir du sacrum, mais surtout au-dessous de l'estomac, sentiment d’étreinte, comme par une ligature, lorsque le sujet n'a point été à la selle depuis quelques jours.
Douleur au foie lorsqu'on palpe le côté droit du ventre.
Douleur au foie, sentiment de pression et de tension sous les côtes droites. |
Sous les fausses côtes (dans les hypocondres), tension et pression qui gênent la respiration, tourmentent l'esprit du malade et l’inquiètent.
Douleur au foie, picotement, surtout lorsqu'on se baisse brusquement.
Inflammation du foie.
Pression dans le bas-ventre, comme par une pierre (3).
Dureté du bas-ventre.
Colique spasmodique, crampe des intestins.
(1) Les douleurs descendent souvent jusque dans le rectum et Ja cuisse.
(2) Dans quelques cas, il alterne avec des étreintes douloureuses au bas-ventre.
(3) Pression qui remonte souvent à la région précordiale , où elle excite le vomissement.
102 DOCTRINE HOMOFOPATHIQUE.
# Dans la colique, froid d’un des côtés du ventre.
Gargouillemens sensibles à l'oreille dans le basventre (1).
Spasmes dits hystériques, simulant les douleurs de l'accouchement, obligeant souvent à se coucher, et dans our de cas gonflant tout à coup le ventre, sans flatuosités.
Das le bas-ventre, sensation de quelque chose qui pousse vers les parties génitales (2).
Hernies inguinales, souvent douloureuses en parlant et chantant (3).
Gonflemens glandulaires dans laine, qui passent quelquefois à la suppuration.
Constipation; rétention des selles souvent pendant plusieurs jours, et dans beaucoup de cas avec fréquentes et inutiles envies de s’en débarrasser.
Selles dures, comme brülées, en petites boules, souvent entourées de mucosités, et parfois aussi de stries de sang.
Selles dont la première partie est ordinairement fort dure et difficile à expulser, tandis que le reste est diarrhéique.
(1) Quelquefois seulement au côté gauche du ventre, remontant dans l'inspiration et descendant dans l’expiration.
(2) La pression s'exerce de haut en bas, comme s’il voulait survenir un prolapsus ; après qu’elle est passée, tous les mem bres s’engourdissent , et la femme est forcée de les étendre.
(3) Les hernies inguinales ne dépendent en général que de la gale interne , les cas peu nombreux exceptés où les parties qui en sont le siége ont éprouvé une grande violence extérieure , et ceux où la hernie provient d’un effort trop considérable pour soulever ou tirer un fardeau. |
Matières fécales tres-pâles, blanchâtres.
Matières fécales grises.
Matières fécales vertes.
Selles de couleur d'argile.
Selles d'odeur putride aigre.
Tranchées dans le rectum, en allant à la seile.
Selles diarrhéiques' semi des semaines , des mois, des années (1).
Diarrhée de plusieurs jours, avec tranchées , qui se reproduit souvent.
Grand épuisement après avoir été à la selle, surtout après en avoir rendu une molle et copieuse (2).
Diarrhée qui affaiblit rapidement à tel point que le sujet ne peut marcher seul.
Tumeurs hémorrhoïdales indolores et douloureuses (3) à l'anus, dans le rectum.
Hémorrhoïdes fluentes à l'anus ou dans le rectum (4), coulant surtout pendant les selles, après quoi les tumeurs restent souvent douloureuses pendant long-temps. |
Pendant que le sang coule par l'anus, bouillonne-
(1) Ordinairement précédées de borborygmes ou de fermentation dans le bas-ventre, et survenant de préférence le matin, +
(2). On observe surtout un sentiment d’épuisement à la région précordiale, de l'anxiété, de l’agitation , parfois aussi du froid au bas-ventre ou au sacrum , etc.
(3) Qui assez souvent exsudent un liquide muqueux.
(4) Les fistules à l’anus ne dépendent presque jamais d’une autre cause que de l'affection psorique, surtout lorsqu’à celle-ci se joignent un régime fort irritant, l’usage abondant des boissons alcooliques, l'abus des purgatifs et celui des jouissances de l'amour.
304 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
ment de ce liquide dans tout le corps et respiration courte.
Pendant l'écoulement de l'urine, anxiété, malaise et parfois aussi épuisement.
Quelquefois il sort trop d'urine, et alors le malade éprouve un accablement subit (1).
Rétention d'urine douloureuse (chez les enfans et les sujets avancés en âge),
Quand le sujet a froid (qu’il est transi), il ne peut point uriner.
Quelquefois il ne peut point uriner, parce qu’il est gonflé.
L'urètre est retréci sur plusieurs points, particulièrement le matin (2).
Pression sur la vessie, qui semble obliger à uriner immédiatement après avoir bu.
Le sujet ne peut pas retenir long-temps son urine; elle sort quand il marche, éternue, tousse ou rie.
Envies fréquentes d’uriner pendant la nuit; le malade est obligé de se relever plusieurs fois pour lâcher de l’eau.
(1) Les diabétes qui sont si ordinairement mortels sous l’in- -fluence des moyens allopathiques, ne reconnaissent guère jamais d’autre cause que la gale interne.
(2) Le jet d'urine est souvent alors aussi mince qu’un fil; il se partage en deux ; l’urine ne sort plus que par saccades , séparées souvent par de longs intervalles, dernier phénomène qui cependant tient fréquemment" à un spasme du col de la vessie, provenant de la même cause. De même aussi la eystite par rétrécissement de l’urètre, et les fistules urinaires qui en sont la suite, n’ont jamais qu’une origine psorique, quoique, dans des cas rares, la sycose puisse être compliquée avec la gale.
L’urine séchappe involontairement tandis qu’il dort. |
Elle coule encore long-temps goutte à goutte après qu’il a lâché de l'eau.
Une urine blanchâtre , d’odeur et de saveur douceâtres , coule en quantité énorme , avec chute des forces, amaigrissement etsoifinextinguible(diabétes).
Douleurs brülantes et quelquefois déchirantes, en urinant, dans l’uretre et dans le col de la vessie.
Urine d’une odeur âcre et pénétrante.
L’urine dépose promptement un sédiment.
Elle est trouble comme du petit lait en sortant. .
Un sable rouge (gravelle ) sort de temps en temps avec l'urine.
L’urine est d’un jaune foncé.
Urine brune.
Urine noirûtre. ,
Urine avec des parcelles de sang, ou même hématurie complete.
Sortie de la liqueur prostatique après que le sujet a uriné, mais surtout après qu'il a poussé une selle un peu dure (et aussi suintement presque continuel de cette humeur ). . |
Trop fréquentes éjaculations nocturnes, une,
deux, trois fois par semaine, ou même toutes les nuits (1).
(1) Chez les jeunes gens bien portans et chastes, elles n’arrivent naturellement que tous les douze ou quinze jours, sans
inconvénient, et en procurant un sentiment de force, de bienêtre.
106 __ DOCTRINE HOMOEOPATIIIQUE.
Pollutions nocturnes, sinon fréquentes, du moins entrainant immédiatement des suites fâcheuses (1).
Le sperme sort presque involontairement pendant le jour, à la moindre excitation , et même sans rigidité de la verge.
Érections très-fréquentes, prolongées, fort douloureuses, sans pollution.
La semence ne sort pas même dans un coit prolongé, et malgré l’état d’érection de la verge (2), mais elle s'échappe énsuite en pollutions nocturnes.
Amas de sérosité dans la tunique vaBinale des testicules (hydrocèle ).
* La verge n'entre jamais complètement en érection, malgré même les titillations les plus voluptueuses.
Convulsions douloureuses dans les muscles de la verge. |
Prurit au scrotum, qui souvent aussi est parsemé de rougeurs et de croûtes.
Gonflement ou endurcissement d’un testicule ou des deux.
Rapetissement, atrophie, disparition d’un testicule ou des deux.
Endurcissement et tuméfaction de la prostate.
Tiraillemens dans le testicule et le cordon spermatique.
Douleurs contusives dans le testicule.
(1) Mélancolie, engourdissement de la pensée, diminution de l'imagination, perte de la mémoire , abattement de l’esprit; la vue s’affaiblit , ainsi que la digestion et l’appétit; les selles deviennent moins fréquentes, le sang se porte à la tête , à l’anus, etc.
(2) Les testicules ne sont point alors remontés vers l'abdomen, et appliqués au ventre, mais ils pendent plus ou moins.
Absence des désirs vénériens chez les deux sexes, souvent ou toujours (1).
Lasciveté effrénée, insatiable (2), avec teint plombé et complexion maladive. *
Stérilité, impuissance, sans légion organique primitive dE parties génitales (3).
Désordres dans l'écoulement menstruel. Il ne reparait pas réguliérement vingt-huit jours après le précédent, ne s'établit jamais sans que la femme éprouve quelque incommodité, ne continue pas sans interruption pendant trois ou quatre jours, en donnant une quantité médiocre de sang doux et d’une bonne couleur , jusqu’à ce qu’enfin il atteigne insensiblement son terme vers le quatrième jour, sans que le physique ou le moral s'en ressente ; sa durée ne se prolonge pas non plus jusqu'à la quarsnteshuitième ou cinquantième année de la vie, époque à la-
(1) Souvent pendant des années , et même de longues années: Alors rien ne peut exciter le sentiment de volupté dans les organes génitaux de l’homme et de la femme : le verge est flasque et pendante, plus mince que le gland, qui est froid au toucher, et bleuâtre ou blanc ; chez la femme , Les lèvres de la vulve sont flasques et petites, le vagin presque insensible.
(2) La nymphomanie et la fureur utérine ont la même source.
(3) L'abus du coït, avec émission trop précipitée d’une semence aqueuse, non élaborée, le défaut d’érection , d’éjaculation , ou de désirs vénériens, des règles trop abondantes, continuelles , aqueuses, ou trop peu abondantes, ou nulles, un écoulement copieux de mucus par le vagin (flucurs blanches), des squirrhes de l'ovaire , l’atrophie ou le gonflement des glandes du sein , l’insensibilité, ou la sensibilité seulement douloureuse des parties génitales, ne sont que les causes prochaines ordinaires dans l’un et l'autre sexe,
108 DOCTRINE HOMOEOPATITIQUE.
quelle il doit cesser peu à peu et sans incommodités.
Les règles tardent à paraître jusqu’après la quinzième année, ou même davantage, et, après s'être montrées une ou plusieurs fois, elles restent des mois ou des années sans couler de nouveau (1).'
L’écoulement ne s’astreint pas d’une manière rigoureuse à ses époques ; il avance de plusieurs jours, et reparait souvent toutes les trois semaines, ou même tous les quinze jours (2).
Il ne dure qu'un seul jour, que quelques heures, ou se réduit presque à rien.
Il dure cinq, six, huit jours, ou davantage ; mais ne se montre qu’à peu près toutes les six, douze ou vingt-quatre heures, et s'arrête ainsi un demi-jour ou un jour entier, avant de reparaître.
Il coule en trop grande abondance, pendant des semainesentières,ourevientpresque tous les jours(3).
(1) De là pâleur terreuse et bouffissure de la face , pesanteur des jambes, gonflemñent des pieds, frissonnemens, accablement, asthme, etc. |
(2) Rarement il retarde de quelques jours, et alors il est trop abondant, ce qui entraîne de l’épuisement et beaucoup d’autres accidens.
(3) Ensuite, fréquemment , bouffissure de la face,’ des mains et des pieds ,: spasmes douloureux dans la poitrine et le ventre, symptômes innombrables de faiblesse nerveuse, d’excès de sensibilité, tant générale qu’appartenant seulement à quelque organe des sens , etc., et, avant l’apparition de l’écoulement sanguin, songes fatigans , réveil fréquent par des bouillonnemens de sang, battemens de cœur, agitation, etc. Dans le cas d’écoulement sanguin plus abondant, souvent des douleurs lancinantes dans un côté du ventre et dans l’aine; la douleur descend parfois aussi vers le rectum et la cuisse ; ensuite il arrive souvent que la ma—
Le sang qu'il fournit est aqueux , où mélé de caillots bruns. |
Le sang menstruel a une très-mauvaise odeur.
Les regles sont accompagnées d’incommodités . nombreuses, de syncopes, de céphalalgies (la plupart du temps d’élancemens dans la tête), ou de tranchées, ou de douleurs dans le sacrum; la femme est obligée de se coucher; elle vomit, etc.
Écoulement blanc par le vagin, quelques jours ou plusieurs jours avant le flux menstruel, plus souvent immédiatement après, ou pendant tout le temps compris d’une période à l’autre , avec diminution de l'écoulement sanguin, qu’il remplace même quelquefois tout-à-fait ; flux semblable à du lait, à du mucus, blanc ou jaune, ou à de l’eau âcre, et parfois même
fétide (1).
lade ne peut pas uriner, ou que la douleur empêche de s’asseoir ; après cette douleur le ventre fait mal, comme s’il était ulcéré en dedans.
(1) Une innombrable quantité de maux accompagnent la leucorrhée , surtout celle de la plus fâcheuse espèce, sans parler des incommodités légères, savoir, du prurit au pubis et dans le vagin , avec excoriation des parties génitales externes et des ré— gions avoisinantes de la cuisse, surtout pendant la marche. Cette affection portée à un haut degré détermine assez souvent des accidens hystériques de toute espèce, des dérangemens d’esprit, la mélancolie, l’aliénation mentale, l’épilepsie, ete. Souvent la leucorrhée vient par accès, et alors elle est fréquemment précédée de remuemens dans un côté du ventre, ou d’ardeur dans l’estomac, le bas-ventre, le vagin, ou d’élancemens dans le vagin et le museau de tanche, ou d’une douleur compressive dans la matrice et de pesanteur dans le vagin, comme si l’utérus allait sortir, accidens que précèdent parfois les douleurs les plus aiguës au sacrum. Les vents se déplacent d’une manière douloureuse, etc. Ce qu’on
TI10 DOCTRINE HOMOEOPATTHIQUE.
Accouchement avant terme.
Pendant les grossesses, beaucoup d’abattement, des nausées, des vomissemens fréquens, des syncopes, des gonflemens douloureux des veines, des accidens hystériques divers, etc.
Coryza dès que le sujet s'expose au grand air ; ensuite ordinairement coryza sec dans la chambre.
Coryza sec et obstruction du nez, souvent ou presque toujours; ou aussi par intervalles. @
Coryza humide au moindre refroidissement; par conséquent de préférence dans la saison froide et par un temps humide.
Coryza humide, très-souvent, ou presque toujours, ou aussi par intervalles.
Impossibilité de contracter un coryza, malgré des signes précurseurs très-prononcés de cette affection, avec d’autres maux graves dépendans de la maladie psorique interne.
Raucité de la voix pour peu que le malade Are : il est obligé de tussiculer pour que sa voix redevienne nette.
Raucité de la voix, ou même aphonie, qui ne permet pas au malade de parler haut, après le moindre refroidissement.
… Raucitéet aphonie continuelles durant des années entières ; le sujet ne peut articuler hautement aucun moi.
Raucité de la voix et catarrhe très-souvent, où presque toujours; le catarrhe affecte toujours la poitrine.
appelle le cancer utérin a-t-il bien une autre origine que la ‘sale interne ?
NATURE DES MALADIES CHRONIQUES. 1]ïi
Toux; souvent de l’irritation et un fourmillement dans le larynx; la toux tourmente le malade jusqu’à ce que la sueur lui inonde le visage (et les mains).
Toux qui ne désempare pas, qui va jusqu’à causer des nausées et des vomissemens, et qui survient surtout le matin ou le soir.
Toux qui se termine toujours par l'éternuement.
Toux la plupart du temps le soir, après s'être mis au lit, et toutes les fois qu on est couché la tête basse.
Toux apres le premier sommeil, qui réveille bientôt le malade.
Toux principalement la nuït.
Toux le matin, fatigante surtout après le réveil.
Toux après avoir mangé, la plupart du temps.
Toux aussitôt apres avoir fait une inspiration profonde,
__ Toux qui produit comme une sensation d’excoriation dans la poitrine, ou parfois des élancemens dans un côté de la poitrine ou du ventre.
Toux sèche. ;
Toux avec expectoration purulente jaune, avec ou sans crachement de sang (x).
Toux avec expectoration muqueuse extrémement abondante et perte des forces ( phthisie muqueuse ).
Accès de toux spasmodique (2).
(1) Les phthisies pulmonaires ulcéreuses ont rarement une autre cause que cette affection, même lorsqu'elles paraïssent avoir été déterminées par les vapeurs du mercure ou de l’arsenie,
(2) Le malade est pris subitement d’envie de tousser, mais il ‘ne le peut pas , parce que Ja respiration lui manque tout à coup, jusqu’au point d’amener la suffocation, avec rougeur violacée et
112 DOCTRINE HOMOËPATHIQUE.
Élancemens violens, parfois insupportables, dans la poitrine, à chaque inspiration; toux rendue impossible par la douleur, sans fièvre inflammatoire (fausse fluxion de poitrine ).
Douleur dans la poitrine en marchant, comme si elle allait s'ouvrir.
Douleur compressive dans la poitrine en respirant profondément et en éternuant.
Souvent une légère douleur anxieuse à l'extérieur de la poitrine, qui, lorsqu'elle ne se dissipe pas promptement, dégénère en mélancolie profonde (x).
Douleur brülante dans la poitrine.
Elancemens fréquens dans la poitrine, avec ou sans toux.
Point de côté aigu; le corps étant très-chaud, impossibilité presque complète de respirer, à cause des élancemens dans la poitrine, avec expectoration de sang et mal de tête; le sujet est obligé de s’aliter.
Cauchemar; le sujet est reveillé la nuit, ordinairement par un rêve pénible; mais il ne peut ni se mouvoir, ni appeler à son secours, ni parler,et quand il cherche à se toucher, il ressent des douleurs aussi intolérables que s’il allait se déchirer (2).
Dérangement de la respiration, avec élancemens
bouffissure de la face. Ordinairement alors le gosier est fermé aussi, de sorte que le sujet ne peut point avaler une goutte d’eau ; au bout de huit à dix minutes, il survient communément un rapport de l’estomac, et le spasme cesse.
(1) Ordinairement par accès du soir au matin , pendant toute la nuit.
(2) Ces accès se répètent plusieurs fois dans une même nuit, surtout lorsque le sujet n’a pas pris l’air pendant la journée,
dans la poitrine à la moindre marche (1); le malade ne peut faire un pas (angine de poitrine ).
Asthme seulement dans les rouvemens des bras, non en marchant.
Acces d'étouffement, surtout pendant les nuits; le malade est obligé de se relever, quelquefois même de sortir du lit, de se tenir debout; le corps ployé en deux et appuyé sur les mains, d'ouvrir la fenêtre, ou d'aller au grand air, etc. ; le cœur lui bat, il survient ensuite des rapports ou des Lalanlètesr et le spasme se dissipe..
Battemens de cœur,avec anxiété, surtout pendant les nuits.
Asthme, respiration bruyante, difficile, parlois même sifflatie:
Respiration courte.
Asthme pendant les mouvemens, avec où sans toux.
Asthme, surtout étant assis.
Asthme spasmodique; lorsqu'il survient en plein air, il suspend la respiration.
Asthme par accès qui durent plusieurs semaines.
Disparition des seins.
Erysipèle à l’un des seins (surtout chez les femmes qui alaitent). |
Une glande dure, qui grossit et durcit toujours, avec des élancemens dans l’un des séins (2).
(1) Principalement en gravissant un endroit escarpé. (2) Les diverses variétés de ce qu’on appelle cancer au sein ontelles bien une autre origine que la gale interne ?
114 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
Eruptions pruriteuses, où même humides et croûteuses, autour du mamelon. »
Douleurs tiraillantes, tensives (déchirantes), dans Je sacrum, le dos, la nuque.
Raideur douloureuse, tiraillante, lancinante, à la nuque, au sacrum. |
Pression entre les omoplates.
Sehtiment d’un poids qui pèse sur les épaules.
Douleurs tiraillantes, tensives (déchirantes), dans les membres, soit dans les muscles, soit dans les articulations (rhumatisme). ù
Douleurs tiraillantes et compressives çà et là dans le périoste des os, surtout des os longs.(1). : ,
Élancemens dans les doigts ou les orteils(2).
Elancemens dans le talon et la plante du Pr en se redressant. .
Ardeur aux plantes des pieds (3).
Douleur dans les articulations comme si on râclait los, avec gonflemient rouge et chaud, qui est excessivement sensible au toucher et au contact de l'air; irritabilité extrême du moral et morosité du carac: tère (goütte, podagre, chiragre, gonagre, etc.) (4).
(1) Alors les parties sont douloureuses au toucher, comme si elles étaient brisées ou excoriées. :
(2) Qui, dans les cas graves et invétérés, s’exaspèrent beaucoup. ù
(3) Surtout la nuit, dans le lit.
(4) Les douleurs sont plus vives ou le jour ou la nuit. Après chaque accès, et quand l’inflammation est passée, les articulations de la main, du gencu , du pied , du GLos orteil, causent des douleurs en dt: énée Sont % siége d’un insupportable
engourdissement quand le sujet se Raosse et le membre est Ne, #
Lesarticulations des doigts gonflées, douloureuses quand on y touche et qu’on les ploie.
Les articulations se tuméfient, restent dures et gonflées, et causent de la douleur at on les ploie.
Articulations comme raides, avec mouvemens difficiles et douloureux; les ligamens articulaires semblent être trop courts (1).
Articulationsdouloureuses dan le mouvement (2).
Les articulations crient ou craquent quand le sujet se meut.
Les articulations se disloquent tres-facilement (3).
Disposition toujours croissante à se donner des tours de reins, ou, comme on dit, à se blesser par le moindre effort Po en exécutant de petits travaux avec les mains, en s’allongeant pour atteindre à quelque chose de haut, en soulevant des objets"qui ne sont pas lourds, en se tournant brusquement, etc. Cette distension, souvent peu considérable, des muscles produit alors, dans beaucoup de cas, les accidens les plus graves, des syncopes, tousles degrés de l'affection hystérique(4), la fièvre, le crachement
os DS GS ECOUTER: uen gun dé
(1) Parexemple, le tendon d'Achille en se redressant ; raideur de l'articulation du pied, du genou, soil passagère (après être demeuré assis, ou en se levant), soit permanente,
(2) Par exemple, l'articulation huméro-cubitale , quand on lève le bras, et celle du pied (contracture), quand on se dresse, sont tn , comme si elles allaient se rompre.
(3) Par exemple, les articulations du pied, de la main , du pouce. M
(4) Souvent aussi ilse déclare sur-le-champ une forte douleur au vertex , qui est même douloureux quand on y touche, ou des douleurs soit dans le sacrum, soit dans la matrice, assez souvent des élancemens dans le eôté de la poitrine ou entre les deux épaules,
116 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
de sang, etc., tandis qu'une personne non atteinte de la gale soulève des fardeaux en rapport avec son énergie musculaire sans en éprouver le moindre inconvénient (1).
Les articulations se dérangent très-facilement dans les mouvemens à faux (2).
Douleur dans l'articulation du pied, quand on se redresse, comme si elle allait se briser. |
Ramollissement des os, courbure de l’épine du dos (obliquité, gibbosité); courbure des os longs du bras ou de la jambe (rachitisme).
Sensibilité douloureuse de la peau, des muscles et du périoste, sous une pression modérée (3).
ce qui arrête Ja respiration ; ou bien une raideur douloureuse de la nuque ou de l’épine du dos; fréquens rapports bruyans, etc.
(1) Le vulgaire, surtout l’homme de la campagne, cherche alors à se soulager par une sorte de frottement mesmérique, dont il obtient quelquefois du succès , mais passagèrement. Il arrive souvent, dans ce cas, qu’une commère promène les extrémités de ses pouces sur les omoplates, en allant vers les aisselles , ou le long de l’épine du dos, ou enfin depuis la région précordiale jusque sous les côtes; seulement presque toujours on emploie une pression trop forte.
(2) Par exemple, l’articulation du pied dans un faux pas, ou aussi celle de l’épaule. 11 faut également ranger ici la luxation lente et graduelle de l'articulation coxo-fémorale, la sortie de la tête du fémur hors de la cavité cotyloïde, avec allongement ou raccourcissement du membre et claudication.
(3) Un choc léger contre un corps étranger cause une douleur violente et très-prolongée : les points sur ane le corps appuie dans le lit sont très-sensibles : de là vient que le sujet se retourne souvent pendant la nuit; les muscles fessiers et l’os ischion sont le siége d’une sensation douloureuse ; il suffit d’un petit coup donné avec la main sur la cuisse pour causer une grande douleur.
Douleur insupportable (1) dans la peau (les muscles ou le périoste) d’une partie du corps, au moindre mouvement de cette partie ou d’une autre éloignée ; par exemple, en écrivant, douleur dans l’aisselle ou le côté du cou, etc., tandis que l'action de scier avec la même main ne cause point de douleur; douleur semblable dans les parties voisines, causée par lac. tion de parler et par le mouvement de la bouche; douleur aux lèvres etaux joues, par l'effet d'un contact léger.
Engourdissement de la peau ou des muscles de certaines parties de certains membres (2).
Quelques doigs, ou les mains, ou les pieds, paraissent comme morts (3). |
Fourmillement où même picotement semblable à celui qui succède aux crampes, dans les bras, les jambes et autres parties (mème au bout des doigts).
Agitation fourmillante ou tournoyante, ou inté-
(1) Cette douleur varie à un point incroyable. Souvent brûlante , convulsive , lancinante, souvent aussi indescriptible , elle exalte à un degré insupportable la susceptibilité morale ; on l'observe surtout à la partie supérieure du corps, à la face, à la peau du cou, etc., par l’effet d’un léger contact , de l’action de parler où de mâcher, dans l'épaule par suite d’une faible pression ou du mouvement des doigts.
(2) 11 y a absence du toucher : les muscles sont comme raides ou comme débandés , soit par accès, soit d’une manière permanente.
(3) Le membre est alors blanc , exsangue , insensible et tout froid , souvent pendant des heures entières , surtout lorsque l’air est frais (le frottement avec un morceau de zinc en descendant vers le bout des doigts ou des orteils, dissipe ordinairement ce symptôme avec Érén tie , mais n’agit cependant que d’une manière palliative ).
118 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
. rieurement pruriteuse, surtout dans les membres inférieurs (le soir dans le lit, ou le matin en s’éveillant); le sujet est obligé de changer de place à tout moment.
Froid douloureux dans quelques parties du corps.
Ardeur douloureuse dans certaines parties (souvent sans changement de la chaleur extérieure ordinaire du corps). |
Froid fréquent ou continuel du corps entier ou d’un côté du corps, quelquefois’ aussi d’une seule partie; froid aux mains, aux pieds, que le sujet ne peut échauffer la nuit ls le lit.
Frissonnement continuel, et aussi sans changement extérieur de chaleur à la peau.
Fréquentes bouffées passagères de chaleur, surtout à la face, plus souvent avec que sans rougeur; manifestation rapide d’une vive chaleur pendant le repos ou au moindre mouvement, souvent même déjà en parlant, avec ou sans sueur.
Toute chaleur de l'air dans la chambre est extrémement désagréable, cause de l'agitation, oblige le malade à cheat. sans cesse de position éarael qhi fois avec pression dans la tête, au-dessus des yeux, sensation que soulage assez souvent un saignement de nez).
Bouillonnement de sang, ou même sentiment de pulsation dans tous les vaisseaux (pendant lequel le malade est souvent tout päle,et éprouve comme une sorte de détente dans le corps entier).
*Afflux du sang vers la tête.
Afflux du sang vers la poitrine.
Varices aux membres inférieurs (aux parties génitales), parfois aussi aux bras (même chez les hom-
mes), souvent avec douleur déchirante (surtout par les temps orageux), ou prurit dans ces tumeurs (1).
Erysipele, soit à la face (avec fièvre), soit auxmembres, soit au sein, chez les femmes qui alaitent, et: surtout dans. un point déja blessé (avec élancemens semblables à des coups d'épingle, et ardeur brülante). |
Panaris, mal d'aventure.
Engelures (mème en d’autres saisons que l'hiver) aux doigts et aux orteils, causant du prurit, de lar- : deuret dés élancemens. |
Cors, qui déterminent une douleur brälante et lancinante, même lorsque rien ne les comprime. P
Furonéles reparaissant de temps en temps, surtout aux fesses, aux cuisses, aux bras et au tronc. L'action du toucher y occasione de petits élancemens.
Ulcères aux jambes, surtout aux chevilles et audessus, ainsi qu’à la partie inférieure des mollets, avec chatouillement et sentiment de corrosion sur les bords ét mordication comme causée par la présence d'un sel dans le fond; les alentours sont bruns ou bleuâtres, parsemés de varices qui, dans les temps d'orage et de pluie, causent des douleurs déchirantes, surtout la nuit; souvent il y à en même OUPS | érysipète après le Aisto ou la peur.
Gonflement et suppuration des os longs du bras,de la cuisse, dela jambe, même des phalanges des der et des orteils (spina ventosa). A
Tüuméfaction et raideur des articulations.
LA Fi (1) Les anevrysmes paraissent n’avoir pas d'autre source que la galez
120 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
Eruptions cutanées consistant soit en boutons purulens isolés, accompagnés d’un prurit voluptueux, qui apparaissent et disparaissent de temps en temps, surtout aux doigts ou à d'autres parties, qui causent de l’ardeur brülante après avoir été écorchés, et qui ont la plus grande analogie avec l’exanthème psorique primitif;
Soit en un exanthème ortié ayant l'apparence de papules blanches .et de vésicules pleines d’eau, la plupart du temps avec une douleur brülante;
Soit en rougeurs, sans douleur, à la face, à la poitrine, au dos, aux bras et aux cuisses ;
Soit en dartres ayant la forme de petits grains, de taches rondes et serrées, plus ou moins larges, la plupart du temps rougeûtres, tantôt sèches, tantôt humides, avec un prurit semblable à celui que cause l'énipison psorique, et une chaleur brülante aprés qu'on s’est gratté; ;
Soit en croûtes élevées au-dessus du niveau de la peau, ayant une forme ronde, d’un rouge intense aux alentours, et non douloureuses, avec de fréquens élancemens vifs dans les portions de la peau qui en sont encore exemptes;
Soit en écailles sèches, furfuracées, qui couvrent de petites plaques A ae des tégumens, se détachent et se reproduisent souvent, sans être accompagnées d'aucune sensation particulière;
Soit enfin en rougeurs sèches au toucher, accompagnées d'une douleur brûlante, et dépassant un peu le niveau de la peau.
Taches de rousseur, petites et rondes; taches brunes où brunâtres à Ja face, aux mains et sur la poitrine, non douloureuses.
Taches hépatiques, grandes taches brunâtres qui couvrent souvent les membres entiers, les bras, le col, la poitrine, etc. , et ne causent ni douleur ni prurit. |
Teinte jaune de la peau, taches jaunes, de même nature, autour des yeux, autour de la bouche, au co}, etc., sans douleurs (1).
Verrues à la face,aux avant-bras, aux mains, etc. (si
Tumeurs enkystées dans la peau, le tissu cellulaire sous-jacent, ou les gaines des tendons (ganglions), de forme et de grosseur diverses, froides, sans douleurs (3).
Gonflemens glandulaires au col, à laine, dans le pli des articulations, au pli du Hias: dans lé jarret, sous l’aisselle (4), et aussi dans les seins.
Aridité de l épiderme , Soit par tout le corps , avec ‘impossibilité de-suer ou de transpirer sensiblement par l'exercice et la chaleur, soit seulement sur quel-
que parties (SE
(1) Après l’exercice en voiture, la couleur jaune de la peau se manifeste surtout lorsque la voiture est sur le point de s’arrêter, sans être encore en repos.
{2) Surtout dans la jeunesse. Beaucoup de ces verrues ne durent pas long-temps , et disparaissent pour faire place à d’autres symptômes psoriques.
(3) Le fongus hématode, devenu si terrible dans ces derniers temps, n’a pas d’autre origine que la gale , comme je crois devoir le conclure de quelques faits.
(4) Quelquefois après des douleurs lancinantes , ils dégénèrent en une espèce d’ulcération chronique, qui, au lieu de pus, ne secrète qu’un mucus incolore. k (5) Prineipalement aux mains, au côté externe des bras et
122 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
Ë bontimbnt insolite de sécheresse par tout le corps (même à la face, dans la bouche, dans la gorge ou dans le nez, quoique l'air inspiré passe librement).
Propension extrême à suer au moindre mouvement, même par accés en restant assis, ou seulement de quelques parties du corps; par exemple, sueur continuelle des mains et des pieds (1) ; sueur abondante sous les aisselles (2) et autour des parties génitales.
Tous les jours le matin des sueurs coulent souvent à flots, pendant des années, fréquemment d’odeur acide où Mordicante (3). |
Sueur d’un seul côté du corps, ou seulement soit dans sa moitié supérieure, soit aux extrémités inférieures. | |
Propension tou Jours croissante à se refroidir, soit le corps entier {parfois), seulement après: s'être mouillé les mains avec de l’eau chaude ou froide, (comme en lavant du linge), soit seulement quelque partie, la tête, le col, la poitrine, le bas-ventre, les pieds, etc., dans un courant d’air médiocre ou faible, ou après s'être mouillé légèrement cette partie (4) ;
des jambes ,,:et même à la face ; la peau est sèche, âpre, Rprute) b souvent aussi couverte d’écailles furfuracées. ; Lust (1) D’une odeur ordinairement très-fétide, et anis SE + abondante qu’elle inonde et excorie les ibn des pieds, les talons et les orteils, au moindre exercice. r” (2) Assez souvent . couleur rouge , «et dedeur hircine , alliacée. | | (3) Lei se rangent aussi les sueurs que les enfans galeux éprouvent à la tête , le soir, après s’être endormis. | (4) Les accidens qui surviennent immédiatement après sont
il suffit même pour cela que la chambre soit fraîche, J'air chargé d'humidité, ou le baromètre bas.
Le sujet ressemble à un almanach vivant, c’est-àdire qu’à l'approche d’un grand changement de temps, d'un froid vif, d’un ouragan, d’un orage, il ressent des douleurs vives dans des parties du corps, actuellement guéries et cicatrisées, qui ont été autrefois lésées, blessées, fracturées.
Gonflement aqueux soit des pieds seulement ou d’un seul pied, soit des mains, de la face , du ventre ou du scrotum, etc. seulement; quelquefois œdé= matie générale (hydropisies },
Accès de pesanteur soudaine des bras ou des jambes.
Accès de faiblesse comme paralytique d'un bras, d'une main, d’une jambe, sans douleurs, tantôt survenant d’une maniere subite et passant rapidement, tantôt commençant peu à peu et allant toujours en augmentant. |
Craquement des genoux.
Propension des enfans à tomber sans cause visible. On observe aussi chez les adultes de ces accès de faiblesse dans les jambes, de sorte qu'en marchañt un pied glisse par-ci, et l'autre par-là , etc.
graves et variés; douleurs dans les membres, maux de tête,
coryza , mal de gorge et angine , catarrbe, gonflement des glandes
du cou , raucité de la voix, toux , gêne de la respiration , picote-
mens dans la poitrine , fève , troubles-de la digestion, coliques,
vomissement , diarrhée , mal d’estomac, parfois même convulsions
à la face etdans d’autresparties, couleur ictérique de la peau , etc.
Nul individu non galeux n’éprouve la moindre incommodité de. causes pareilles.
12/4 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
Accès soudains de faiblesse, surtout dans les jambes, en marchant à l’air libre (x).
En s'asseyant le malade ressent une insupportable faiblesse ; il devient plus fort en marchant.
La propension des articulations à se luxer dans les faux pas augmente toujours , et arrive jusqu’à la production d’une luxation complète, par exemple du pied, de l’épaule , etc.
Le craquement des articulations au moindre mouvement du membre va en augmentant, avec une sensation désagréable. :
L’engourdissement des membres augmente à la moindre occasion, par exemple en s'appuyant la tête sur le bras, en croisant les jambes étant assis, etc.
Les crampes douloureuses dans plusieurs parties musculeuses augmentent et se reproduisent sans cause appréciable.
Rétraction lente, spasmodique, des muscles fléchisseurs des membres. |
Convulsions rapides de certains muscles, de certains membres, même pendant l’état de veille, par exemple, de la langue, des lèvres, des muscles de la face, de ceux du pharynx ; de l'œil, des mâchoires, des mains et des pieds.
Raccourcissement tonique des muscles fléchisseurs.
Tournoiement ou torsion involontaire du corps
(1) Quelquefois le sentiment de faiblesse paraît remonter alors jusqu’à la région précordiale, où il dégénère en une boulimie,
qui brise soudainement les forces du malade; celui-ci devient
tremblant , et il est obligé de se coucher sans délai pour quelque temps.
ou des membres, en pleine connaissance (danse de Saint-Gui).
Accès subits d'asthme et chute des foretds avec perte de connaissance.
Acces de tremblement des membres, sans anxiété. Tremblement continuel ; battement même avec les mains, les bras, les jambes. ;
Accès de perte de connaissance durant un instant ou une minute, avec la tête renversée de côté sur une épaules, avec ou sans convulsion dans l’une ou l'autre partie du corps.
Épilepsie de diverses espèces.
Bâillemens et pandiculations presque continuels.
Somnolence pendant le jour, souvent aussitôt après s'être assis, surtout à la suite des repas.
Difficulté à s'endormir le soir, dans le lit, souvent pendant plusieurs heures.
Le malade ne fait que sommeiller durant la nuit.
Insomnie chaque nuït, à cause d’une chaleur accablante, causant une anxiété qui oblige souvent à quitter le lit et à se promener dans la chambre.
Plus de sommeil, ou du moins de sommeil profond , après trois heures du matin.
Perception de toutes sortes d'images fantastiques par le seul fait de l’abaissement des paupières.
Idées bizarres, inquiétantes, qui affligent l'esprit au moment de s'endormir, et obligent à se lever, à se promener long-temps.
Rêves très-vifs, simulant l’état de veille, ou songes tristes, effrayans, accablans.
Habitude de parler haut, de crier ën dormant.
Somnabulisme. Le malade se relève la nuit, les
126 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
yeux fermés, et accomplit ainsi toutes sortes de choses, même dangereuses, sans en conserver le souvenir quand il est éveillé...
Acces de suffocation pendant le sommeil (cauchemar ).
Douleurs diverses et insupportables la nuit, ou soif nocturne, sécheresse de la gorge, de la Hotiètié, ou fréquentes envies d’uriner la nuit.
Le matin, en s’éveillant, le malade est triste, engourdi, accablé, et plus fatigué que quand il s'est couché; il lui faut des heures entières pour se remettre, et la fatigue ne se dissipe qu'après qu’il s’est levé.
Après une nuit fort agitée, il a souvent plus de force le matin qu'après un sommeil calme et profond.
Fièvre intermittente très-variée, quant au type, à la durée, à la forme, quotidienne, tierce, quarte, quintane, lorsqu'il n’en règne aucune ni sporadiquement, ni épidémiquement, ni endémiquement, dans la contrée.
Tous les soirs un accès de froid fébrile , ayec couleur bleue des ongles.
Tous les soirs quelques frissonnemens.
Tous les soirs de la chaleur, avec afflux du sang vers la tête et rougeur des joues; cette chaleur est souvent mêlée de froid.
Fièvre intermittente de quelques jours de durée, à laquelle succède, durant quelques semaines, une éruption pruriteuse humide, qui guérit au bout de la même époque, et ainsi de suite alternativement, pendant des années.
Toutes sortes de dérangemens du moral et de l'esprit (1).
Mélancolie seule, ou alternant soit avec la démence, soit même avec la fureur.
Anxiétés le matin, en sortant du sommeil.
Anxiétés le soir, après s'être mis au lit (2).
Anxiétés plusieurs fois dans la journée (avec ou sans douleurs), ou à certaines heures, soit du jour, soit de la nuit ; ordinairement alors is personne ne goûte jamais de repos; elle est obligée de courir çà et là, et souvent aussi elle tombe en sueur.
Mélancolie, battemens de cœur et anxiétés qui éveillent la nuit le malade (la plupart du temps immédiatement avant l'apparition des règles).
Monomanie-suicide (3) (spleen? ). du
(1) Je n’ai jamais vu, ni dans ma pratique, ni dans aucune maison d’aliénés, un mélancolique, un homme en démence , ou un fou furieux, dont la maladie n’eût point pour cause la gale, quoique cependant celle-ei fût parfois, mais rarement, compliquée avec la syphilis.
(2) Qui provoquent des sueurs abondantes chez quelques personnes. D’autres n’éprouvent ensuite que des bouillonnemens de sang et des pulsations dans tous les vaisseaux; chez certaine, l'anxiété va jusqu’à resserrere larynx , en sorte qu’elles paraissent être sur le point de suffoquer ; chez d’autres le sang semble s’arrêter dans tous les vaisseaux, ce qui est la cause de l’anxiété qu’elles éprouvent. L’anxiété est parfois accompagnée d’images et de pen- sées désagréables , qui paraissent Ja causer, mais cet effet n’a pas lieu toujours. £ |
(3) On paraît n’avoir pas fait attention à cette espèce d’aliéna= tion mentale, qui également est purement psorique. Sans éprouver d’anxiété , sans avoir d’idées qui les tourmentent, et jouissant en apparence de leur pleine raison , les personnes qui en sont atteintes se trouvent poussées par un certain sentiment de nécessité
Caractère pleureur. Le malade pleure souvent des heures entières sans savoir pourquoi (1).
Accès de frayeur. Le malade craint par exemple le feu; il redoute de rester seul, d’être atteint d’apoplexie, de délire , etc.
Accès de propension à la Tan avoisinant l’alié-
nation mentale.
Frayeur souvent à la moindre cause; les malades sont fréquemment alors pris de sueur et de tremblement.
Horreur du travail chez les personnes d’ailleurs les plus plus actives; nulle envie de travailler; au
à se donner la mort. On ne les guérit qu’en les débarrassant de la gale, lorsqu'on reconnaît à temps les symptômes par lesquels celle-ci se manifeste chez elles. Je dis à Lemps , parce quand cette aliénation est portée au dernier degré , elle a pour caractère parti culier que le malade ne communique à personne son inébranlable résolution. Elle ne revient que par accès durant une demi-heure ou quelques heures, ordinairement tous les jours sur la fin, et sou— vent à des époques fixes de la journée. Cependant, outre leurs accès de monomanie-suicide, les malades en ont communément encore d’anxiélé, qui paraissent cependant indépendans des autres, se montrent à d’autres heures, et sont la plupart du temps accompagnés de pulsations à la région précordiale , mais pendant la durée desquels le désir de la mort ne se fait pas sentir. Ces accès d’anxiété, qui semblent être plus corporels et ne pas se rattacher à des pensées désagréables, peuvent cependant manquer, tandis que ceux d'envie de se suicider règnent au plus haut degré ; parfois aussi ils reviennent plus fréquemment , après que ceux-ci ont été guéris en grande partie par les remèdes antipsoriques , de sorte que les uns et les autres paraissent être indépendans, quoiqu’ils sa pour source le même mal fondamental.
(1) Symptôme que la nature malade paraît cependant , surtout chez les femmes , produire pour réduire au silence plusieurs affections nerveuses plus graves.
# s œ LA (de
contraire, répugnance prononcée pour toute espèce d occupation (a).
Sensibilité excessive.
Irritabilité par faiblesse (2).
Changemens d'humeur fréquens. Le sujet est souvent fort gai et d'une gaité immodérée, souvent aussi soudainement abattu par l'idée de sa maladie, ou par d’autres objets sans importance. Passage rapide de la gaïté à la tristesse, ou afiliction sans cause.
(1) Une femme, dans ce cas, était atteinte d’anxiété, toutes les fois qu’elle voulait se livrer aux occupations de son ménage ; les membres lui tremblaient, et elle devenait tout à COUP Si ACCA= blée, qu’elle était obligée de se coucher.
(2) Toutes les impressions physiques et morales, même les plus faibles, déterminent une irritation maladive, portée souvent à un haut degré. Les événemens non sélient tristes, mais même heureux , causent souvent des maux et des souffrances extraordinaires ; des récits touchans, et même seulement des idées qui s’y rapportent, ou, leur simple souvenir, agitent les nerfs, troublent Ja tête, etc. Il suffit de lire pendant quelque temps des choses même indifférentes , de regarder un objet avec attention, par exemple en cousant, d'écouter attentivement des choses même qui n’ont aucun atirait, d’une lumière trop vive, d’une conversation
à voix haute entre plusieurs personnes , mémie des sons isolés d’un
instrument de musique, du bruit des cloches, etc., pour produire des impressions fâcheuses , du tremblement , de l'abattement, des
maux de tête, du froid , ete. Il est même, dans beaucoup Le Cas, nuisible de se livrer à un exercice modéré, de parler, de se trouver à une chaleur ou à un froid même médiocre, d’aller en plein air, de se mouiller la peau avec de l’eau, etc. Beaucoup de personnes ressentent les changemens subits de temps jusque dans leur cham— bre, où la plupart se plaignent quand le temps est orageux et bide un plus petit nombre quand il est sec et le ciel screin. La
r pleine lune, chez les uns, et la nouvelle lune, chez d’autres,
exercent aussi une impressiin défavorable,
À Fr. 17 Le # TE |
130 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
Tels sont quelques uns des principaux symptômes
observés par moi, qui, lorsqu'ils se répétent souvent ou deviennent continus , annoncent que la gale sort de son état latent. Ce sont en même temps les élémens dont le miasme psorique, développé par des circonstances extérieures défavorables, se compose , quand il s'exprime par une foule innomblable de maladies chroniques, auxquelles la constitution individuelle, les habitudes, le genre de vie, les influences du dehors et les impressions physiques ou morales apportent tant de modifications, qu'elles sont bien loin d’être épuisées par la longue série des espèces nominales que la pathologie ordinaire donne faussement pour autant de maladies particulières et distinctes (1).
{1) Sous les noms de scrofulés, rachitisme, spina ventosa, atrophie, marasme, phthisie, pulmonie, asthme, phthisie muqueuse, phthisie laryngée, catarrhe chronique , coryza habituel, dentition difficile , maladies vermineuses, dyspepsie , spasmes du bas-ventre , hypocondrie, hystérie, œdématie, aseite, hydropisie des ovaires, hydromètre, hydrocèle, hydrocéphale, aménorrhée et dysménorrhée, métrorrhagie, hématémèse , hémoptysie et autres hémorrhagies , flueurs blanches, dysurie, ischurie, énuresis, diabètes, catarrhe de la vessie, hémorroïdes vésicales, néphralgie, gravelle, rétrécissemens de l’urètre, rétrécissement des intestins, hémorroïdes borgnes et fluentes, fistule à lPanus, constipation , diarrhée chronique, induration du foie , jaunisse, cyanose, maladies du cœur, battemens de cœur, spasmes de poi- Mrine, hydropisie de poitrine, avortement, stérilité, nympho-
manie, Impuissance , induration du testicule, atrophie du testi-
cule , prolapsus de la matrice, hystéroloxie, hernies inguinales,
crurales et.ombilicales, Huxations spontanées, déviations de la
colonne vertébrale, ophthalmics chroniques, fistule lacrymale, myopie et presbyopie, nyctalopie et héméralopie, obscurcissc-
Ce sont là les symptômes secondaires caractéristiques du mal miasmatique primitif devenu manifeste au dehors, de ce monstre à mille têtes, qu'on a si semis méconnu. | es
Nous passons maintenant au traitement des maladieschroniques, en nombre incalculable, dont la guérison devient, d'après ce qui a été dit précédemment sur Ja nature de leur triple origine, sinon facile, du moins possible, chose qui avait été absolument impraticable avant qu’on en connüt la source. Cette notion permet, en effet, de les guérir depuis que des remèdes homæopathiques spécifiques contre les trois miasmes différens ont été en grande partie découverts. | à
Les deux premiers miasmes desquels dépendent les moins nombreuses d’entre les affections chroni-
ques, savoir, la syphilis, ou la maladie vénérienne
chancreuse, et la sycose, ou la maladie des fics, avec leurs suites, seront celles dont nous nous occuperons d'abord, afin de nous ouvrir un champ libre pour
ment de la cornée, cataracte , glaucome , amaurose, surdité, absence de l’odorat et du goût, mal de tête chronique unilatéral, tic douloureux de la face, teigne, croûtes laiteuses, dartres , rougeurs, urtication , tumeurs enkystées, goître, varices , ané— vrysme, érysipèle, ulcères, carie, squirrhes, cancer aux lèvres et aux joues, cancer au sein, cancer de matrice, fongus hématode , rhumatisme, ischiagre , goutte noueuse, podagre, apo— plexie, syncopes, vertiges , paralysies, contractures, tétanos convulsions, épilepsie, chorée, mélancolie, manie, démence,
fai nG2< ny" & t; faiblesse nerveuse, cte. CL s , ” € € . RAA |