TRADITION HUMAINE
pié et transformé par l’homme immortel.
Mais cette tradition secrète, celte science du Dieu séparé du monde , Celle théologie orthodoxe et fixe, que nul regard et nulle pensée profane ne devait altérer, n’était pas la même chose que le polythéisme : science des dieux secondaires, gouverneurs des phénomènes naturels, astronomiques et météorologiques, directeurs des saisons, habitants de l’air et de la terre, du feu et de l'eau, protecteurs des hommes dans la guerre, dans ragrieulliire, dans la fabrication et dans le commerce. C’était la forme primitive donnée h la loi harmonique de ces phénomènes, parla pensée humaine, sentant une activité supérieure à elle qui dirigeait ces mouvements de la nature qui lui étaient propices ou nuisibles dans ses travaux.
C'était donc bien évidemment le commencement de la science humaine, la première théorie qui devait la conduire à la pratique : conséquence de cette pensée , qu’il fallait étudier les actions de ces dieux favorables et les prier de continuer leur secours, d’aider l’homme dans sa lutte con-
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tre les divinilés qui voulaient le détruire.
Mais on voit qu’au dessus de ce culte extérieur, né de la pensée humaine et de la science que formait sa raison, était le mystère sacré de la tradition, science théologique qui s’inspirait du texte de la révélation pour communiquer ses oracles à ceux qu’elle dirigeait dans leur activité divine.
Partout dans les populations antiques de la terre, s’est gardée, à l’abri de la plus profonde obscurité des sanctuaires, cette tradition de l’unité d’un Dieu, séparé du monde, supérieur à lui et commandant aux ho:nmes le sacrifice que doit lui offrir ce monde. Particulièrement on peut retrouver ce mystère sacré, dans l lnde; en Egypte; chez les Chaldéens ; chez les Parsis ; dans l’Asie-Mineure ; en Arménie; et depuis les llesd îs Atlantes, dont les temples sont récemment retrouvés; depuis les Pélasges, ces Grecs primitifs et les Etrusques, les maîtres religieux des Romains; jusqu’aux peuplades du nord de l'Europe , dont les traditions se sont conservées dans l’Islande :
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