CHAPITRE V
GHAPim V
soaéris modedres.
Rctif«-Ui| SalAfit eiff 3 tat écrit : ta adoreras le Seigneor ton * Dieu, ci tu ne serriras «pic lui seul. BfATT.C. IV. V. 10.
Ne BMM indnisex pas en tenta* tiop. Mais déliTrex*noos du mal.
(S* MATT. C. Yl. V. 13).
Les sociétés modernes n^ont pas manqué à cette grande et universelle loi de la natui^ humaine. Leur hiérarchie générale est toujours la même, aujourd'hui comme dans le passé. Une dans le but, et diverse en se modifiant suivant les conditions in^
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telligcntes de la nation , elle tend à donner aux hommes associés les moyens de réaliser le but national que le pouvoir temporel impose, sous l’inspiration du pouvoir spirituel.
Ces moyens sont : — L’enseignement religieux et la consécration que donne le clergé à tous. — L'éducation de l'enfant pour la famille naturelle et la famille spirituelle. — L'enseignement ët l’élection que distribue l üniversité à chaque jeune être, dans la fonction sociale qu’il choisit, qu'il doit et veut exercer. — L’inspiration de l’art dans la famille et dans la nation, pour diriger la vie spirituelle, intellectuelle et pratique des hommes de tous les âges vers le but national et divin. — La répartition, la direction et la rétribution du travail social, répandues par le pouvoir temporel sur tous ceux qui apportent leur bonne volonté à concourir à l'œuvre commune de la société.
. Cette unité spirituelle et éternelle de l’ameetdu corps dans l'humanité, et cette division des facultés qui fait choisir aux esprits libres des fonctions diOerentes^ sont
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si bien la véritable base des sociétés de tous les temps, qu*elles se trouvent da^ns les deux révélations , qui ne sont qu'une même parole donnée par Dieu. Ainsi l’Adam créé (Bara, i. 27 Genèse) par Dieu, et qui reçoit de lui la domination de tout ce qui a vie dans le monde, en même temps que la faculté de propager sa race spirituelle sur la terre : et l’Adam formé {lüzer, ii, i. Ge^ nè5<?) par le Verbe, pour recevoir la consécration particulière du souffle divin, la connaissance du bien et du mal et le don de la parole qui doit transmettre cette loi ainsi que le devoir de travailler et de surveiller la terre sacrée : ces deux Adams sont de même nature ; mais ils ont deux fonctions différentes dans le même but:
Il en est de même de la parole de Jésus- Christ, le Verbe incarné, qni dit : Rendez à César ce qui est de César, et à Dieu cequi est de Dieu. (S. Matthieu, xxii.- 21). Il entendait, expliquer par là, cette double fonction qui domine, spiritualise et transforme temporëllement les choses de la terre représentées par la monnaie, ce signe.
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uniyersel du salaire dû au trayaü libroi et le dogme, de la volonté éternelle de Dieu dans la parole sacrée qui impose à tous une même loi morale, dans leur immortelle responsabilité.
Cette double division a toujours été pra-
tiquée dans le christianisme. Le clergé est, dans la société chrétienne et catholique, le représentant le plus élevé de la vie spirU tuelle. Il est chargé d'enseigner à tous la loi morale^ immuable et universelle, qui refr" sort de la parole du Verbe i ce signe de la pensée éternelle de Dieu, créatrice du monde* Il est le conseiller, le recours et le médiateur de tous dans la voie immortelle qui mène au but céleste de la vie terrestre.
Il est l’administrateur des sacrements qui donnent le caractère divin aux œuvres réalisatrices de la loi morale révélée et soignée.
Dans la doctrine sociale catholique, le pouvoir spirituel, c'est le pape, chef absolu du clergé, et chef reconnu de la commu-* nion universelle des fldèlea appelée l’Ë^
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Le pouvoir temporel , est le souverain ; lè airecteur ^e tout peuple, de toute nation chrétienne- il représente la loi et la hiérarchie politiques, modifiées, suivant le temps, par l’intelligence humaine pour accomplir la partie de la loi morale applicable à la société, afin de la mener, par ia voie progressive, au but de perfection qui doit réaliser la transformation du monde. La communauté d'actions qu’il dirige s’appelle la partie laïque de la société-
Ces bases religieuses et politiques étant posées comme celles des sociétés modernes et particuliérement des sociétés chrétiennes catholiques , nous pouvons les appliquer aux corps hiérarchiques qui sont les instruments de l’activité morale des nations. Nous aurons le moyen de juger chacun d’eux, dans leurs œuvres actuelles, en suivant celte doctrine morale, religieuse et soeiale, qui leur est enseignée comme leur devoir et leur droit , et qui doit les diriger dans tous les actes de leur vie temporelle et spituelle.
Nous reprendrons donc la hiérarchie que
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nous venons d’énoncer; nous parlerons d’a* bord du sacerdoce^ de la famille naturelle et de la famille spirituelle, ainsi que de runiversité. Tous, comme moyens puissants de réducation des êtres sociaux , pourront alors être appréciés à leur véritable valeur.
Ceux qui pratiquent l’art, la science, et l’économie politique, ces agents énergiques et prévoyants de lünspiration, de la conservation et de la direction de l’activité sociale, viendront ensuite.
Le pouvoir politique, sous le nom de gouvernement représentatif, viendra payer sa dette à sa mission, qui est de diriger Tac-' tivité de la nation et de mettre en accord de progression la loi sociale avec le passé et l’avenir.
Enfin le peuple souverain apparaîtra dans toute sa puissance.
SOâtiiâ MODERNES.