‹ Doctrine politique du christianismeChapitre 7 sur 32 · CHAPITRE PJipnER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PJipnER

HÉ\^ÉLATlON ET MirLOSOPHIE.

Je (ipis le bon Pâitem- i la boipt pastour lionne son àmc pour scs brebis. (^. Jfaw, <J. 6> ▼. ¥H*)

Donnez-nous aujoiir<rbui notre pain supersubstantiel et notre pain conservateur lie chaque joxiT. (S.

Matthieo cl s. Luc.)

Nous venons d indiquor les lénioignageç sucras de la parole prophétique, que le Vi rhe incarné a donnée à tons les hommes, pour les Taire marcher librement vers l’ave iiir de perTection du règne de H nous reste à chercher par la science de l’bis-

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toire , qael est le bien à faire, quel est le mal à détruire ou à éviter, dans le temps , pour l’établissement de la loi politique du christianisme.

Cette prophétie, signe de perfection, mise en avant de l'humanilé comme un phare brillant d'avenir et attirant les sociétés humaines vers sa lumière , rayonne en effet delà généralité dogmatique, morale et universelle, révélée deux fois à l’homme par le Verbe de Dieu, à l'époque de la création et à celle de la rédemption-

Là , l’homme libre, responsable et solidaire est chargé de la mission de dominer et de s’assnjetir le monde par sa puissance spirituelle, en accomplissant la loi de perfection divine dont la volonté de Dieu a mis la tendance dans la création. L'homme doit donc transformer spirituellement ce monde, dans un travail perfectible, en enseignant à scs associés, libres comme lui,labonne volonté obéissante à Dieu. Il doit ensuite diriger ces libertés dans l’organisation sociale hiérarchique, nécessaire pour atteindre le but du travail commun. Enfin tous

RÉVÉUTION ET PHILOSOPHIE. in

ces hommes associés doivent tendre à rendre ce monde un type de perfection d ns lo plan éternel delà pensée divine, digne d étre offert à Dieu par i’hum^té libre, responsable et solidaire.

Cette liberté laisse aux hommes la faculté de choisir le bien ou le mal, la vérité ou l’erreur, la parole de Dieu ou leur propre pensée, pour réaliser l'œuvre de leur activité dans le temps. C'est la responsabilité envers le Créateur.

Elle leur laisse aussi le choix de la forme à donner à leur œuvre même pour faire le bien. C'est la solidarité entre les associés qui doit les porter tous à ce bien.

Telle est la loi universelle, immuable, éternelle, suivant laquelle l’homme sera jugé, et qui a été révélée deux fois seulement, ainsi que nous venons de le dire dans son unité, dans son entité et dans sa toute-puissance pour donner à l'homme les moyens spirituels, intellectuels et physiques nécessaires à la réalisation de sa mission.

La liberté de l’homme est donc bien limi-

Ili SECONDE PARTIE.

léc et bien instruite dans le sens de la parole révélée de Dieu par son Verbe. Il n’y a ni falalUé, ni obstacles indonaptables. Il n*y a qu tin mystère divin auquel son esprit doit croire sans le pénétrer; et sa puissance spirttuelie de domination, de connaissance et de transformation sur le monde, que sa force doit réaliser. L'homme a donc le choix de sa bonne volonté ou de sa mauvaise volonté , de son obéissance ou de sa révolte. .

Nous allons étudier ce qu’il a fait et ce' qu’il doit faire aujourd'hui de ces dons divins, en suivant la philosophie de l histoire dans la réalisation de la mission humaine.

Mais d'abord, nous devons expliquer ce que nous venons de dire sur ces deux seules révélations reçues du Verbe, seules cornf)Ièlos , seules universelles , seules destinées à toute l'espèce humaine.

Il faut bien se garder de confondre ces révélations divines, complètes, avec les communications célestes ou spirituelles^ qti'onl reçues et que peuvent recevoir des peuples, des nations, on des Individus. Ces dernières sont relatives à des élus de Dieui

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