‹ Documens historiques ou Discours de M. ... de Dreux-Brézé, précédé d'un avertissement et d'une introduction sur les constitutionsChapitre 23 sur 46 · SM · texte numérisé non relu

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le trotsiéiiie qm prépare titie nouvelle i^Volutîon , laquelle commence par des fhassacreâ.

ff Que ferons-nous , cependant , nous qui , pour assurer ce résultat, avons immolé les gi*ands intérêts qui se rattachaient, pour la France , à Tûeuvre de Louis XrV et dont Napoléon avait si bien compris toute l'importance qu'il s'était efforcé de 'la rehouvder au profit de sa iamille.

ff Je ne demande pas à M. le ministre des affaires étrangères le secret du Gouvernement ; mais je veut présenter ici la situation difficile qui est résultée de la politique qu'on a suiv ie.

«Le Gouvernement français abandonnehi'-t-il FEspagne aux convulsions et aux déchirements dont fl a été la véritable cause en admettant le testament de Ferdinand? Fera-tJl comme pour la Pologne qu^3 a laissé écraser , après avoir proclamé devant les deux Chambres que la cause polonaise ne périrait pas? Mais, alors, que dira la France, que dira le monde entier d'un aussi lâche abandon, et quel sera le jugement de l'inexorable histoire ?

« Interviendrons^nous , contre don Carlos , en faveur d'Isabelle et de la révolution? Mais , dans ce cas, on se demandé quel parti prendra TEurope , rEutx>pequl, en retirant ses ambassadeurs, a reconnu implicitement don Cariés et ne peut l'abandonner sans dédbionnieur ?

ce Interviendrons^nous , à la fois , contre dou Carlos et contre la révolution qui menace de boule-

verser TEspaprie ? Ceci est eocore plus difficile el, cepeDdant j les moments pressent si on ne veut pas se trouver, plus tard^ dans de plus grands embarras*

« Enfin, Messieurs, le Gouvernement se félicite, et c'*est là le point fondemental de sa politique, d'être intimement uni avec l'Angleterre. Je ne rappellerai ni la foi punique, ni Tincendie, en pleine. paix, des vaisseaux danois dans le port de Copenhague ; j'observerai , uniquement , que nous sommes la seule puissance maritime capdile de disputer aux Anglaift Tempire des mers , que notre industrie et notre commerpe sont les seuls rivaux de l'industrie el du commerce anglais, et, qu'en principe, une alliance entre rivaux naturels est une alliance contre nature et, par conséquent, éphémère.

. a II ne serait pas sans intérêt, peut-être, de redier* oher au prix de quels sacrifices nous obtenons , eo ce moment, la périlleuse amitié des Anglais ; mais je me bornerai à demander à M. le ministre des affaires étrangères si c'est par suite d'une convention ou par l'effet du hasard que , dans les escadres combinées des deux nations , les forces anglaises sont toujours supérieures aux nôtres , et le coflunandement tau* jours dévolu à un chef anglais? C'est un principe dont l'Angleterre, qui a sans cesse l'œil ouvert sur l'accroissement de toutes les marines, ne s'est jamais départie, je le sais ; mais cette intimé amitié dont le Gouvernement se vante , méritait qu'elle renonçât aujourd'hui à un orgueilleux usage, et la dignité de

la France hii faisaH , œ me aembley un deimr de Texiger*

a Je pourrais^ Messieuçs^ pous^rplua lom cet examen de notre situation ; mais je crains déjà d^ voir abuse des nomeuts que vous avez bien voulu m'accorder, et je m'arrête; seulement , avant de descendre de la tribune , j'adresserai encore «ine question à M* le ministre des afEadres étrangères.

a Voilà trois années qu'une année française a déli* vré la Belgique, envahie par les. Hollandais ', dix-huil mois se sont écoulés depuis qu'une autre armée française a assiégé et pris Anvers pour rempttve cette importante place au roi des Belges* Les frais de ces d|^x ^péditions ont été supportés^ en entier, par nos finances et la Belgique nous les doit.

« Comment se fait-il que, dans un temps où nous sommes accablés d'impôts énormes qui ne .suffisent pas même à couvrir nos dépenses, rien n'aît été stipulé pour faire rentrer une dette qui, après tout , est celle de la reconnaissance.

« Telle est. Messieurs, d'après les faits, au dedans eomme au, dehors, la politique du Gouverntment. Félicitez-vous, maintenant, si vous en disez le oeurage, des résultats qu'en recueille la France.

ce Je vote contre Tadresse^ » . *

Ce discours est suivi d'une grande agitation sur tous les bancs et 9e marques non équivoques d'approbation dans les tribunes pu-

Miques.

. M. DB LASGOuaSy qui a eu le commandement du quartier de la rue Transnonain , pendant les journées d'avril , demande à répondre à M. le marquis de DreoX'Bréïé. tt-^plique^qu'îl n'était

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