‹ Documens historiques ou Discours de M. ... de Dreux-Brézé, précédé d'un avertissement et d'une introduction sur les constitutionsChapitre 24 sur 46 · AU · texte numérisé non relu

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|M»là mi laonieiit de révésement, mais que la sol&ts M*èiit ea k combattre que des brigands, des chouans , qui se défendaient avae un acbarnement déplorable.

M. dé LaseofOrér repousse le mépris dont on teut couvrir le 85* régiment de ligne: il prétend que c'est à cause de son dévouement au roi de juillet , mais il espère que son exemple sera suivi par tous les régiments de Paris.

M. liB HARQins DE DttEDx-BRÉzÉ. — <x Je demanderai à M. le ministre de la guerre combien il y avait d'insurgés y le 149 et comlMeD il y avait de troupes pour les réprimer? Le nombre des révoltés était comparativement si minime, que c'était le cas drémptoyér îa plus grande modération. On a déployé plus de quarante mille bommes de troupes ; avec des forces aussi imposantes y on n^avait pas besoin d'avoir recours à des violences. »

M. is MABéCHÀL LoBAtJ , commandant de fa garde nationale.— On a tiré des fenêtres , et j'ai fût enfoncer les portes. 11 y avait beaucoup plus d'insurgés que ne le croit M. de Brésé; et s'il peqse qu'on a employé trop de troupes pour rétablir ]*ordre , la première fois, j*en mettrai cent mille t

M. m Bniizé. — « Mettess^en dem oem miUé et épargnez le sang français !»

M. d'Aboout , ministre de Tintérteur, répète qu'en avril ce sont les troupes qui ont eu af&ire à des assassins , à des brigands, et que le Gouvernement a tout fait pour éviter des événements déplorables, mais inévitables ; c'était une victoire nécessaire.

M. GuizoT, ministre de rinstruction publique , déclare qu'il n'a pas voulu la révolution de juillet, mais qu'elle a été commencée par le pafjure, et qu'il a bien fallu la subir. Elle nous coûte cher, dit-îl. toutes les révolutions sont déplorables ; mais 11 n'y en a pas qui

vfA coûté plus eber que la réTolotîon de joiHfll. Et, d'aiUean , elle a donné en dédommagement des concessions ou extensions qui étonnent tout le monde. Ten appelle aux étrangers; ils sont frappés du grand nombre de nos libertés. La révolution a doiiaé beaucoup plus qu'elle n*avait promis.

Malgré des printipes de liberté aosd étendus que possible, la GouYcmement n'a pas perdu de vue que Tordre est le prenier besoin d*un état , et il a travaillé de tout son pouvoir au rétablissement de Tordre, car, c'est de Tordre qu'il faut, avant tout, à la France , et le Gouvernement a réussi à le lui donner.

L'honorable orateur, qui descend de cette tribune t a parlé im désordre qui régnait dans nos finances; mais quoique la révolatioa ait coûté fort cher, elle coûte encore moins que la Aestauratioo^ avec l'argent donné aux étrangiors et le milliard d'il

• M. LE vAUQuis x>B DaBOx-BBAut. — - « Je demande la parole. »

M. Gtnzor. ^ Je sais que Thonorable orateur va me dire que ces dépenses étaient néceiMires ; mais il n'est pas moins vrai qu^Mlee ont été faites.

Quant à la révolution , elle a réduit les Impôts sur les boissons de 40 millions, et je trouve qu'elle a eu tort; c'est une &nte impardon* nable.

On ne cesse de répéter anss! que nous avons une armée de quatre cent mille hommes pour ne rien faire, pour rester l'arme an bras devant les étrangers ; le foit n'est pas exact ; l'armée est réduite à deux cent quatre-vingt mille hommes de quatre cent douce mille, qu'elle avait il y a deux ans.

Il est évident que Ton attaque les actes du gouvernement dans le but de le détruire et non de Téciairer. Par exemple, il existe ta France une coterie qui demande la réforme parlementaire et le suf* frage universel.

Croyez-vous, Messieurs, que ce soit dans l'Intérêt du peuple qa*oa réclame la réforme parlementaire? Non, cem qui la demandent sont des hommes de désordre ( ce sont des révolutionnures qui font de la politique de démolition; ils savent que c'est avec le vote universel qu'on a démoli en 1789, et ils demandent le vote univer* sel afin de démolir encore , et c*est pour cela aussi que nous n'en voulons pas, nous qu'on accuse, nous que l'on poursuit avec cette

politique menflQ&gète; la réforme parlementaire esl abeuide pov le philosophe et impraticable pour Thomme politique.

M. ]>El)HEiJX-BRÉzÉy d!^jàpi!0ce •----« Le Vote tiniversel produisit les cahiers de 89^ qui sont un monument de* sagesse, et c'est Finsurrectton de la Bastille, que vous glorifiez, qui a produit la chute du trône. »

V. QmÈCttî — Et le erofra-t-on. Messieurs t ceux qui ont adopté eélte manœuvre de démolitkm sont les hommes de raocien régime qiri ont toujours touIu fe contraire.

Le parti de Fandea régime a done renié ses principes d^ordre pour dmnander la réforme parlemenUure; nous sommes obligés do te dire,: il 7 a honte de sa ^rt k abjurer lef ponetpes qui ftisidttot sa loroe.

M. LE MAHQUis DJB DRBUXTBBil£]i.— « M. le ministre a <fi€ que la réforme électorale était un mensonge politique. J'aurai occasion de revenir sur cette im* portante questiixi. En attendant, je dois dire qae le vote universel n'est que le grand mouvement de 1789. Nous ne demandons qu'une chose, c'est que la France soit sincèrement consultée. Et ici , Mes* sieurs , il ne s^agit pas de l'ancien régime auquel je n'appartiens ni par mon âge ni par mes principes politiques.

« Mais, M. le le ministre a dit que la Restauration avait coûté plus cher que la révolution, et il a cité à ce propos ce qu'a coûté l'invasion et l'indemnité d'un milliard. D'abord , ce ne sont pas les Bourbons qui ont amené l'invasion ; nous la déplorons comme hommes, comme Français ; ce qui a amené Finva-

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