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« M. le président du Conseil s'étant appliqué à rechercher les causes du malaise profond qui tourmente la société, c^est de même à Texamen de ces causes que je m'attacherai loyalement. H importe, en eflfet, pour être sûr de refficacité du remède, de ne pas se tromper sur la nature du mal ; mais qu'on ne croie pas qu'en signalant le désordre moral qui nous afflige, il puisse entrer dans ma pensée de sacrifier les intérêts de Tordre ; je ne les séparerai jamais de ceux de la liberté.
« Je ne nierai donc point le désordre moral. Oui, je le reconnais : la France, sous le rapport de l'esprit
ne Toiif demande pu (remarquec-le bien) d'une manière temporaire » mai» qui ait destinée à rester à janais.dani nos oodes ?
m JS» Mm» le diinmukma pa» > Meiaieurs; en ce mooMnt y il y a dans iei abrite nn entfainement qu'il eût été de la lagesie du Goufcmement do* medérer ; t*il ne l'a pas compricy notre devoifj à nous » est de ne pas nons laisser dominer par des périls dont il est impossible de nier la gravité y mais <pM des lois imprudentes ne peuvent qu'accroître.
m J'oubliais, Messieurs , une obsenration importante qui doit avoir ém l'enfira aar voa esprils » car die est puisée dans la dignité de la Chambre : c^att rimpossibiltté où vous ailes vous trouver de discater ce projet en pleins lilMrléi^ au moment où je parle, MM. les députés des départements ont torn regagné leurs foyers : il vous sera donc impossible de proposer aucun ansiH demanlA la loi, alors même que voua le jugeriez le plus indispensablsv
• Je vous la demande, est-il possible de délibérer dans une-teHe ntnatkm P
• La Chambra das Pairs , quoi qu'on en ait pu dira , a été , à routes les> éppqnca» la pins sûre gaidicnna des Ubevtéa publiques. »
M. -LM, PaistBBirr. **- « La proposition est-elle appuyée ? » (OnifoniO
M. LM PaisiDENT. — • V ordre du jour a la priorité. Je vais le mettre aux voix. »
La chambre passe à Vordre du Jour.
Séaftee dtt S septembre, — M. lr PaisiDant. « La parole est s M. le
public et de la morale, est dans l'état le plus déplorable : la religion n'y est pas respectée ; le pouvoir y est livré au mépris et à la dérision ; la révolte est partout ; le crime et le suicide se multiplient chaque jour sous nos yeux ; de funestes pensées, des théories désorganisatrices, des projets de haine * et de vengeance couvent dans les cœurs. J'en conviens hautement; mais 'quelle est la cause.de ces maux? C'est ce qu'il est nécessaire de rechercher pour porter un jugement éclairé sur les lois qui nous sont demanciees*
rapporteur de U oommûtion chargée de TexaiDen du projet de loi sur U
M. ui nAAQuxa DsDi^xvz-BBizâ. — « Je demande à faire use obiervalion avant le rapport* •
M. LE Pftisu>ssT« — • Est*oe contre Tordre du jour ? »
M. LE mIbquxs di Baizi. — « Cest relatif k l'ordre du jour. Le rapport qaî Ta être lu a été fiiit par une commisâon qui, je crois le savoir , n'était pas complèle. M. ViOemain, qui avait été mis au nombre des membres de cette oommission , n'a pas assisté à ses délibératioqs. M. Villemain est un des hommes les plus éclairés de cette assemblée ; il eût le mieux exposé son opinion { il est notoire aussi qu'il est engagé, en ce moment, dans une opposition lans doute convenable , ou enfin , si on l'aime mieux , qu'il n'est pas dans les Toief nunistérielles. Par conséquent, je m*étonne, je l'avooe, que M. Villemain n'ait pas été remplacé par un de nos collègues de la même nuance {mmi9êÊnemt)f ou au moins qui eût pu discuter les intérêts de la piwM avee ayantage.
« Pluaiem» pétitions ont été adressées à la Chambre contre la loi dont on va vous faire le rapport. J'ai reçu, moi-même , ce matin , une lettre de Lilky dans laquelle on me parle de pétitions adressées au président de la Chambre. La personne qui m'écrit est excessivement mesurée dans sa conduite, dans sa manière d'èlre; eUe me dit que la pétition est conçue dans les termes les ploa convenables. Je crois, par conséquent, qu*on aurait bien fait, si U Chambre ne croit pas devoir en entendre le rapport avant la discusaloa de la
« Le désordre moral consiste dans le désaccord des faits et des idées : il y a désordre quand ^ pendant quinze ans, on a entraîné les idées dans le sens de la liberté absolue et quand , aujourd'bur, on entraine la législation dans l'exagération du pouvoir.
« Il y a désordre, quand on proclame en théories tous les principesd'une liberté républicaine et quand le pouvoir gravite^ en maintenant ces théories, vers la monarchie absolue.
« n y a désordre , quand, voulant relever la ma-
loi, de renvoyer ces diverses pétitions à la commission, pour qu'elle les exà« mioàt. »
M. Ls MARQUES DE Laplacs. <-> « CoDune membre du comité des pétilionsy Je do» dire qoe les pétitions sur la presse ont été renvoyées à la oommissîon nommée poiu* examiner le projet de loi. •
M. LM PaasiDurr. — « Le président n*a besoin, pour se disculper, que de rappder les faits. Le président proposa de nommer une <^mniisston de neuf membres, à cause de la gravité de la matière et, aussi, pour pourvoir à ce que, si un membre désigné venait à maoquer, la commission fût dans on nombre assez considérable, et je dirai, assez respectable pour donner tonte créance à ses travaux. Ce que l'on sjjgnale en ce moment est arrivé à presque toutes, je dirai à toutes les commissions. Quand un membre a man* que à une commission, et que ce membre en a averti le président, ce dernier lui a donné un remplaçant. Or, M. Villemain ne m'a rien fait savoir, je n'ai donc pas été à même de le remplacer. »
H. tM iSAaQim ni Daxvx-Baizt. — • « Je seraii Aché que M. le dent eât rien vu ^ans mes paroles qui lui fût personnel ; s'il en était ainsi,' je m'enprenerais de les rétracter. Je n'en dirai pas moins que quand une com- ■iisiîon est composée de huit membres , il peut se trouver quatre voix pour Tadoption, quatre voix pour le rejet. Il faut , pour amener uécessairenent une solution, qu'une commission soit en nombre impair.
PLUssauas voix. — « L'ordre du jour l l'ordre du jour I » On pMse à Vordre du jour.