H. SÉBASTIANI
krmre \w liens qut pouvaient noua assurer, avec cette puissance , une alliance durable et de nous mettre ainsi à découvert contre l'invasion des emr .pires du Nord, qui, favorisés par les secours de la Grande-Bretagne, ont pénétré deux fois par ces {irovÎDCes jusque dans la capitale. D'un autre côté, le même désir d'empêcher à tout prix, dans un avenir plus ou moins éloigné, la réunion de la JBdgique à la France, animait les grandes puis^nces <le TEurope lorsque , en r832, elles reconnurent , à certaines conditions , son indépendance. Il importa peu alcnv aux cabinets do Nord de saiisfai re aux j ustes griefs des catholiques ; il s'agissait encore moins , dans leurs prétentions récentes contre la Belgi* que, de soutenir une question de principes; -— des prisées aussi hautes et aussi hardies n'animent pas, aujourd'hui, la diplomatie ;^— elle n'avait qu'un but, c'étaitde se servir du roiLéopold comme d'un instrument docile pour soutenir les intérêts généraux de la Conférence.
« Cette mission de commissaire des cabinets est cruelle, j'en conviens, pour le prince qu'une révolution a placé sur le trône de Belgique. Aussi, s'estil débattu contre de telles exigences et a-t-il tout fiait pour s'en affranchir. Cependant , telle était sa malheureuse situation, qu'au dernier moment, oubliant ses promesses antérieures, il a dû user son courage à comprimer celui qu'il rencontrait dans le parlement et dans la nation.
« Certes, il en a coâté k ce prince d'être réduit à