‹ Documents authentiques et inédits pour servir à l'histoire de la marine normande et du commerce rouennais pendant les XVIe et XVIIe siè cles [microforme]Chapitre 18 sur 24 · PT · texte numérisé non relu

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Sallezard et François de Bézard, marchands à Rouen, ont fait venir cent balles de gingembre; ils en expédient à Lyon douze touneaux, pesant chacun 600livres.

Guillaume Bocheronavait chargé sur son navire la Marie, pour un sieur Dupont de Rouen, douze muids de vin frais, quatre pipes vin d'Espagne, 407 morues, 5 barils de maquereaux. deux ponchons pleins d'œufs, pour porter au camp du Roi en passant par Abbeville.

Jehan Bocquet et Robert Michel, marchands de Rouen, paroisse Saint-Jean, fournissent 2,000 barils de chair de bœuf pour l’avitaillement des navires du Roi et en reçoivent le prix qui est de 15,850 livres.

Jacques Ragois, officier de cuisine de Madame la

Dauphine, s’oblige envers Jean Goursault, verdurier :

de ladite dame, de quérir, fournir et trouver tuutes les herbes, verdures et autres choses requises et nécessaires, que ledit Goursault est tenu fournir en la maison de ladite dame, à cause de son état de verdurier, et ce, pour le temps de deux ans, à corne mencer du mois de mai 4544. Le tout moyennant la somme de 40 solz tournois par chaque jour (1).

En 1544, Guillaume Labrière, de Rouen, vend quinze balles de voide de pastel par le prix de 67 livres 10 solz et soixante muids de sel pour 1,650 livres.

Thibaut Darré vend 105 livres de laine par 31 livres tournois.

Vendu pour servir en la galère quadryrames de la marine du Roi en Normandie, 1,212 aunes de canevas à raison de seize livres les cent aunes.

(1) Tabellionage, 26, 28 avril, 13 août 1544, 14 janvier, 1°" avrii

Pierre Labaratte vend au sieur Pierre Deaux, capitaine général des galères du roi en Normandie, 4,000 aunes de toile cotonyne (1).

Jacques Neovallet, forgeur de garnitures d'espées, se loue pendant un an à Jacques Monnepveu, apoticaire, pour forger, au profit de ce dernier, autant de garnitures d'espées qu’il en pourra faire; Monnepveu fournira la forge, le logis, le fer, le charbon et tout ce qui sera nécessaire et même un homme pour aideforgeron. Mais bien entendu il ne fournira quoi que ce soit à la dépense ‘de Neovallet. Il lui paiera seulement la somme de dix solz pour chaque douzaine de garniture d’espées qu'il produira (2).

Voici un industriel d’un autre genre : c'est Balthazar Sanches, de la ville de Séville, en Espagne ; il vient à Rouen pour y travailler de son état de sucrier raffineur de sucre, et, pour cela, « il se met et alloue « pour demeurer avec et en la maison de honorable « homme Pierre Dubosc, bourgeois marchand apothi- « caire, demeurant à Rouen, paroisse St-Martin du

pont, où pend pour enseigne Le Mortier d'or (celui-la

même avec lequel traita, vers la même époque,

Marréot Abaquesne, potier émailler, dont il sera

parlé plus loin), pour I: temps et espace de deux

ans, pendant les quels le dit Sanches sera tenu et

a promis servir bien et dûment et loyaument le

dit Dubosc, tant de son dit estat de sucrier et rafi-

neur de sucre que en toutes ses affaires licites et honnestes. Et sera tenu et a promis montrer et

(1) Tabellionage, 28 novembre, 14° décembre 1544, 2, 10, 14 et 19 janvier 1545.

(2) Tabolliunage, à décembre 1544.

UX , Canandie,

pées, se pticaire, > garninepveu tout ce r aideuoi que ra seu” saine de

Balthagne ; il sucrier t alloue norable apothiartin du celui-la époque, il sera de deux tenu et ment le et rafiites et trer et

10, 14 et

apprendre au dit Dubosc le dit estat de sucrier et rafineur de sucre et à faire confitures au mieux « qu'il saura.

« Le dit Dubosc sera tenu et a promis fournir au dit Sanches le boire, manger, feu, lit, hostel bien « honnestement et lui paiera pour la première année « 27 livres et pour la seconde 40 livres (1). »

En 1548, le 4 janvier, Nicolas David, marchand à Rouen, vepdit 500 livres de laine blanche des environs de Fécamp pour 157 livres.

Le onze janvier Hugues Gaugain, de Caen, vendit à Thomas Bachelet de Rouen, 1500 livres de beurre sallé en pots, livrables le jour St Jean prochain, moyennant la somme de 84 livres 7 solz 6 deniers.

Du ?6 janvier, Nicolas Massieu, marchand de bois à Magny, vendit à Noel Belais, marchand à Rouen, vingt milliers de bois à merrier à compter 104 pour cent, de dix pieds à toise de longueur, cinq pouces en un sens et six pouces en l’autre, pour la somme de ?3 livres 10 solz chacun cent.

Du 19 février même année, Thomas Morin cet Toussaint Guiliochet, de Rouen, attestent par scrment que depuis un mois, ils ont acheté des marchands flamants le charbon de terre du pays d'Angleterre et Newcastle au prix de 85 et de 87 livres le cent, et celui de Liege au prix de 63 livres 10 solz et de 65 livres le cent, et ce à la mesure accoustumée en cette ville de Rouen (2).

Un arrêt du Parlement du 27 mai 1547 fournit de

(1) Tabellionage, 18 avril 1548, (2) Tabellionage, 19 février 1548.

mn 00

bons détails sur l'importance du commerce des prunes sèches, des figues, des raisins, des oranges, citrons et limons. Il fut vendu par les marchands forains aux marchands de Rouen, du 80 avril 1544 jusqu'au 4 janvier 1546, savoir :

De prunes sèches, pour 46,991 livres.

Les marchands forains en vendirent aux autres marchands forains pour 53,835 livres.

Les figues et raisins apportés à Rouentpar mer ct vendus à raison 20 solz le cabas, se montent à 34,020 livres.

Enfin la vente des oranges, citrons et limons atteignit le. chiffre de 4,330 livres.

Cet arrêt contient en outre les noms des cinq cents et quelques bourgeois marchands de Rouen qui se livraient au commerce des prunes seiches, des figues et raisins, des oranges, citrons cet limons (1).

Nicolas Bazire, maître de la nef la Trinité, de 140 tonneaux, part pour le cap de Foy. Il emprunte à la grosse aventure 100 livres.

À cette époque ces départs et ces emprunts sont extrèmement nombreux; on en trouve souvent trois ou quatre pour un seul jour, la moyenne est d'au moins un par jour (2).

Les capitaines Pierre de St Martin et André de Marsay, commandant chacun une des galères du Roi, ont pris en mer deux navires de Hambourg, le Griph et la Meuve; mais le Parlement déclare ces prises nulles. 15 juillet 1547.

(1) Arrèt du Parlement, 27 mai 1547.

(2) Tabellionage, 12 décembre 1548,

ce des ranges, chands il 1544

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Abraham Dingouville, maître du navirel’'Adriane, du port de 60 tonneaux, affrette ce navire à Jacques Leseigneur, de Rouen, pour aller à Lisbonne, y décharger et recharger, puis à Madère et à la côte d’Andalousie; aux quels lieux il sera tenu de séjourner 60 jours pour faire retour aux quais de Rouen. Le fret est fixé à 14 livres par chaque tonneau de marchandises portées et rapportées ; plus, 45 livres. pour les chausses du capitaine, lequel sera tenu d'équiper le navire de toutes choses nécessaires, avec 21 hommes d'équipage, armé d’un bon passevolant, d'un gros pierrier et de 14 berches garnies de leurs boites, lances à feu, poudre et autres munitions de guerre (1).

Bastien Néel, maitre maréchal à Rouen. s’oblige envers Cristophe du Refuge, général de l'artillerie du Roi, lieutenant de M. de Brissac, à faire les pièces d'artillerie ci-après :

4 couleuvrines, autrement appelées batardes, tenant boulets de batarde, du. poids de 1200 livres ou environ, y compris les deux boulets et ferrure d'affût.

Plus 4 passevolants à grands boulets de moyenne, du poids de 800livres ou environ, y compris les deux boulets pour chaque pièce et ferrure d'affûts.

Plus 56 Berches, tirant boulets, du poids chaque Berche de 160 livres.

Plus 10 petites Berches pour hunes, pesant de 100 à 120 livres avec les deux bouettes.

Le tout rendu tout prèt, dûment agréé et appa-

{1) Tabellionage, 19 juillet 1549.

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