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lancées contre lui, un article de l’Ami des lois (il y a erreur sur le titre) où le journaliste, rapprochant les noms de Reubell, de Rapinat, et de deux agents de ce dernier nommés Forfait et Grugeon, ajoute . « Forfait sera le positif, Rapinat ou Grugeon le comparatif, et Reubell le superlatif » (cf. les Mémoires de Barras, 1, 392). La fin de l’article rappelle que Napoléon voulut gagner Reubell sans y réussir, et qu'il ne lui offrit pas la seule place que Reubell aurait acceptée, celle de premier président de la Gour d’appel de Colmar; que Reubell mourut sans fortune, « las de la politique, du barreau et des affaires », dans une maison rue Saint-Nicolas, louée à Mme Veuve Hosemann, et qu'il ne voulut avoir pour épitaphe que son nom, sans aucun titre. V. n° 494.
5. — Biographie universelle et portative des contemporains, cu dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts, depuis 1188 jusqu'à nos jours... publié sous la direction de Rasse, Vigizn DE BoïsJOLIN ET SAINTE-PREUVE.
Paris, 4836, 5 vol. in-8° dont 1 vol. de Supplément (1®% tirage en 1830 sans supplément).
Article Rewbell (Jean).
Article assez sévère, écrit d’après le Moniteur, la Réponse à Baileut de Carnot (v. n° 305) et inspiré de l’article de la Biographie nouvelle d'Arnault et Jay. Pour la période antérieure au Directoire, l’article est fait de citations ou analyses du Moniteur (l’auteur fait naître Reubell en 1746), choisies de manière à prouver l'hostilité de Reubell contre Louis XVI et la monarchie. Les accusations de dilapidation à Mayence sont signalées, « Reubell se défendit avec l'assurance d’un patriote calomnié, et parvint à se faire donner de nouvelles missions. Après la chute de Robespierre, il plaîtaux thermidoriens par ses attaques contre les Jacobins; l’article ne signale pas son entrée aux Comités de gouvernement. Au Directoire, dont il est « nommé président », il « apporta dans l'exercice de la suprême magistrature la grossièreté, la violence est la cupidité qui le caractérisaient ». Seul Barras «ne subissait pas l’ascendant qu'il s'était arrogé ». Il prit part au 18 fructidor pour se venger « des mépris que son immoralité avait inspirés à Carnot ». L'auteur représente la sortie de Reubell du Directoire (qui eut-lieu par le sort) comme une « expulsion » concertée entre Barras, Merlin et La Revellière, que Reubell voulait faire exclure. La date indiquée pour sa mort est 1810. Une courte allusion est faite aux accusations de concussion; « on assure qu'il à laissé assez peu de fortune pour faire croire à l'exagération de ses accusateurs ».