PRÉCIS CHRONOLOGIQUE
Jean-Francois Reubell est né à Colmar, le6 octobre 1747. IL était le sixième enfant (sur onze) de Jean Reubell de Schélestadt, avocat secrétaire interprète, puis notaire royal au Conseil souverain d'Alsace, et de Domilille Simottel, fille d'un procureur. La famille était anciennement établie dans le pays, puisque Reubell devenu Directeur citait commeayant vécu en Alsace une quadrisaïeule de son aïeul !. On ne sait rien de sa jeunesse. Il passe pour avoir étudié le droit public à Strasbourg, où son père avait suivi déjà les cours de l’Université. Il fut reçu au barreau de Colmar en 1776, avocat de son ordre en 1775, syndic de 1776 à 1778, bâtonnier en 1782-88 et en 1789 ?. Sauf une courte période où il essaya du notariat (1772-74), il ne cessa d'exercer la profession d'avocat jusqu’à la Révolution, et partagea vivement les ressentiments de ses confrères contre les magistrats de la cour souveraine. [Il plaida une importante affaire qui établit sa réputation : le procès des communautés du comté de Horbourg etde Riquewihr contre le ducde Wurtemberg, leur seigneur, qui avait voulu augmenter le nombre des corvées dues par ses vassaux selon l’usageet les titres. La conte$tation dura de 1769 à 1785; elle fut résolue au profit des communautés par arrêt du Conseil du 13 janvier : 1786 ?. Reubell se maria le 16 octobre 1775 avec Marie
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Anne Moubat, fille d’un procureur au Conseil, nièce du curé de Delle, belle-sœur et cousine d'avocats. Elle. lui donna deux fils, Jean-Jacques, né en 1777, et François- Xavier, né en 1789. Jean-François Reubell n'avait que très peu de fortune en se mariant, de même que sa femme. A la veille de la Révolution, ils semblent avoir joui de quelque aisance!.
Aux élections de 1789 pour les états généraux, il fut élu, le 2 avril, au second rang, député du tiers état des bailliages réunis de Colmar et de Schélestadt. L'élection n’était pas très régulière, car les officiers non nobles du Conseil Souverain auraient dû prendre part à l'assemblée électorale des dix villes ci-devant impériales (dont Colmar faisait partie), et non à celle des districts réunis ; mais le roi passa condamnation sur cette irrégularité. Reubell emporta à Versailles les cahiers de la plupart des paroisses de son ressort. Il logea rue de Montboron, 19, dans la même maison que ses collègues alsaciens, Hermann, Pflieger, Lavie et Guittard?.
A l'assemblée *, il compta parmi les patriotes avancés, et dès le 8 mai annonçait que ie tiers-état serait peutêtre obligé de se passer du clergé et de la noblesse. C’est lui qui obtint, le 25 juillet 1789, la formation du comité des recherches, et il en fut nommé membre“. 11 applaudit aux décrets du 4 août”, et fut l'adversaire du pouvoir royal en toute circonstance ; proposa des mesures sévères contre les parlements qui résistaient à l’Assemblée f, voulut faire refuser au roi le droit de paix et de guerre, parla souvent contre les émigrés et les prêtres réfractaires, proposa des impôts somptuaires et un emprunt forcé. Président de l’Assemblée le 25 avril 1791, rl fut
AN 28 7a3 0,252 1071683, 16, 461, 4. N°s 114 et 130 à 140. 463 et 466. DÉRN CON
DAINSNS 818002; CIN M1