‹ Documents biographiques sur P.C.F. DaunouChapitre 109 sur 136 · CHAPITRE XII. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. a

adressa la lettre suivante aux électeurs du 8^ arrondissement :

a Messieurs, je suis très-reconnaissant de la bienveillance dont vous continuez de m'honorer, mais je ne dois ni demander ni accepter des fonctions qu'il ne me serait plus possible de remplir avec l'assiduité qu'elles exigent. Vos suffrages auront, à tous égards, un plus heureux résultat., s'ils se portent sur mon confrère à l'Institut , M. David , célèbre artiste , excellent citoyen, à l'élection duquel applaudirait la France entière. Il vous appartient par ses sentiments patriotiques, par la loyauté de son caractère , et par les rapports de son art avec les industries qui distinguent si honorablement le huitième arrondissement de la capitale. A tous ces titres, ce choix sera digne de vous : en joignant mon suffrage aux vôtres, je répondrai, autant qu'il est encore en mon pouvoir, à la confiance dont vous avez bien voulu m'ojfrir qn nouveau témoignage.

« Je suis , etc. Votre dévoué concitoyen ,

Cependant, vers la fin de iSSg, M. Villemain, alors ministre de l'instruction publique, le pressa vivement d'accepter la pairie. Il hésita beaucoup ; mais la pensée qu'il pouvait encore être de quelque utilité, malgré son âge avancé , dans une assemblée qui demande des efforts moins pénibles que la Chambre des députés, le détermina à se ren-

a64 DOCUBtËMTS BIOGRAPHIQUES.

dre,etiirut créé pairdeFrancepar TordonnaDcedu 9 dovembre 1839. li assista aux principales discussions qui eurent lieu, dans cette chambre, depuis l'ouverture de la session jusqu'au 17 avril 1840, jour où il fut atteint de la douloureuse maladie qui l'a conduit au tombeau.

Nous n'avons pas voulu interrompre le récit des travaux politiques de M. Daunou , depuis son entrée à la Chambre des députés en 1819; nous devons maintenant nous occuper de sa vie littéraire pendant la même période.

On peut dire que les vingt-cinq dernières années de la vie de M; Daunou ont été principalement consacrées à son Cours d'histoire au collège de France, et aux grandes collections scientifiques commencées par les Bénédictins, et continuées par l'Institut.

Le gouvernement ayant chargé la classe d'histoire et de littérature ancienne de l'Institut de reprendre V Histoire littéraire de la France^ de Dom Rivet et de ses savants collaborateurs, qui était composée déjà de douze volumes in-4^, et qui s'arrêtait au commencement du douzième siècle, une commission, composée de MM. Pastoret, Brial,Ginguené et. Daunou, fut nommée^ dans le sein de cette classe, pour s'occuper de ce grand travail. M. Daunou devint, en quelque sorte, l'âme de cette commission. Il se chargea spécialement des articles relatifs à l'histoire ecclésiastique et politique dans ses rapports avec l'histoire littéraire. Depuis le treizième volume jusqu'au vingtième inclusivement, le dernier qui ait paru , il y a fait

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