PREMIERS PARTIE
Les observations cliniques que Floret a jugé mériter une mention spéciale se rapportent, les unes à quelques maladies chirurgicales externes, les autres aux maladies du canal de l'urètre et de la matrice. Comme si ces observations eussent dû former la matière de deux publications séparées, elles ont été consignées en deux cahiers distincts. La première série a pour titre : Observations sur remploi des caustiques pour suppléer à V insuffisance des autres agents thérapeutiques . .1^?^. seconde : Observations sur les maladies de futérus, recueillies par le docteur Floret, et traite-
ment par les caustiques de quelques affectio7is fongueuses, carcinomaleuses, cliancres rongeurs de la peau^ lupus^ etc. ; caustiques et cautérisation^ tnodifi-cation^ sahstitution et éli7ni?ia[ion. Voici l'éiiLiméralion des observaîions contenues dans la première série :
1° Ulcère rongeant de la paupière; 2° Tumeurs fibreuses de folécrane ; 3° Fongus hémalode à l'épaule ; 4° Tumeur hémalode à la lèvre inférieure; 5° Loupe sléalomateuse de l'aisselle; 6° Ulcères calleux des deux jambes; 70 Fongus hémalode de la jambe ; 8° Kéloïde du sternum ; 9° Loupe stéatomateuse enkistée de l'aisselle; 10° Ulcère rongeant de la paupière supérieure, du nez et de la joue ; H° Verrue de la joue dégénérée; 12° Kiste de la tyroïde; 13° Chancre induré; 14° Parotide squirrheuse; 15° Varices et ulcère variqueux; 16° Pustules vénériennes ;
17" Chancre iirétral reparaissant sur la couronne du glancl.
Ce serait faire de la besogne peut-être fort peu utile que de transcrire l'histoire détaillée de toutes les maladies guéries au moyen de Tapplication méthodique des caustiques chimiques , car tout le monde peut parfaitement se faire une idée de quelle manière on doit procéder dès que Ton sait comment Floret a procédé lui-même dans toutes ces circonstances. Parmi ces observations, cependant, il nous paraît convenable d'en choisir quelques-unes de plus marquantes, ayant trait à des maladies fort graves soit par leur nature, soit par le siège qu'elles occupaient. Nous croyons que ces observations méritent d'être rapportées, car outre qu'elles serviront à démontrer la difficulté de l'opération, elles témoignent incontestablement de la bonté de la méthode, puisque le traitement a été couronné de succès, circonstance que l'on ne saurait assez apprécier lorsqu'il sagit de méthodes curatives insolites et d'une application aussi chanceuse.
Je laisse parler Floret.