‹ Documents concernant l'histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791 [microforme]Chapitre 157 sur 517 · Livre des Plantations, 1767-1771, cabinet du Conseil privé · texte numérisé non relu

Livre des Plantations, 1767-1771, cabinet du Conseil privé

Québec.—Instructions générales, gouverneur Carleton ; approuvées par Sa Majesté en Conseil, le jour de 1768.

910 DOC. PAPLEMENTAIRE No 18 2 la : HILLSBOROUGH À CARLETON.

OU ‘4 be ; WuHiTEnALL, 12 oct. 1768.

FE Gouv. CARLETON.

le MONSIEUR, gale #* + * + * Lorsque les règlements généraux concernant la colonie de Québec seront considérés, “ju- le support et l’encouragement qu’il faut donner à l'Eglise d'Angleterre et la tolérance iCun qu'il faut accorder aux nouveaux sujets à l'égard de la pratique de 1a religion catholi- Gtre que romaine, exigeront une attention sérieuse, J'ai raison de croire que cette impor- 7 en tante question est sur le point d'être résolue de quelque manière. F3 En attendant, Sa Majesté ne doute pas que vous accorderez aux nouveaux sujets ri - EE É-tohief ane gr Rte .

la protection nécessaire quant à l'exercice de leur religion ; et je dois ajouter qu'il lui plait de vous recommander particulièrement de soutenir l’église établie et de vous applidve. quer à faire observer dans la célébration des oflices la décence que requiert la pureté de nts- ses principes.

pro. * à à Æ * ki e de È Je suis, etc., e ou HILLSBOROUGH.

s les à du . ; Po CARTETUN A HILLSBOKOUGH.: ; or- ; atre a hé Q ‘BEC, 20 nov. 1768.

lue Currespondance secrète.

ne MicorD,— Depuis mon arrivée dans cette province, je n'ai pu rien découvrir de oins nature à me faire ajouter foi à la communication que vous m'avez transmise par votre dit lettre du 14 mai dernier.* Il ne me paraît pas probable que les chefs osent de leur propre Nos 3 mouvement, se rassembler en grand nombre en temps de paix, se consulter et décider de

rs se révolter ; et je ne puis croire, après ce qui s’est passé en 1759, que des militaires soient ous ignorants au point de s’imaginer qu’ils peuvent se défendre avec quelques brûlots uw à nd quelq ï contre les attaques futures de la Grande-Bretagne. En dépit de cela et de leur soumission respectueuse au gouvernement de Sa Majesté jusqu'à présent, je suis convaincu d jusqua p »J

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> au de leur attachement secret à la France, et je crois que ce sentiment persistera aussi Ë ‘ser- longtemps qu’ils seront exclus de toute charge sous le gouvernément britannique st chef qu'ils resteront convaincus que sous la domination française, ils seraient réintégrés dans È erez leurs anciennes fonctions qui constituaient pour eux et pour leurs familles, à peu près & leur unique moyen de subsistance. ?

Lorsque je cousidère que les affections de ce peuple, se portent naturellement vers la Ê France'et que sans faire mention des honoraires des fonctionnaires et des vexations de la loi, $ nous n'avons rien fait pour gagner un homme dans la province en faisant consister son î intérêt à demeurer sujet du roi ; lorsque je tiens compte aussi qu'une révolution favori- i serait grandement les intérêts de plusieurs, j'avoue que le fait de n'avoir pas découvert de ë correspondance échangée en vue de trahison, ne m'a jamais paru une preuve suffisante Ë ans. PS Pour me convaincre qu’il ne se machinait pas quelque chose ; mais je suis porté à croire î ro D UE Si un tel message a été expédié, bien peu ont été mis au courant de ce secret. Peut- +

D ‘tre que la cour de France avertie depuis plus d’une année par M. de Chatelet, que le

rol se proposait de former un régiment parmi ses nouveaux sujets, a ébruiter la chose

igæ D dans le dessein d’exciter la jalousie contre les Canadiens et d'empêcher l'exécution d’un eur BSS projet qui aurait pu gagner l'attachement de ceux-ci au gouvernement britannique et

‘ Archives canadiennes, (, 5-2, p. 756. Les parties omises ont trait à la nomination de deux ministres de l'Eglise d'Angleterre pour prendre charge des paroisses de Québec et de Trois-Rivières et aux esté Æ cbjections de Carleton contre l’un d'eux, autrefois un jésuite français.

S : : Archives canadiennes, Q, 5-2, p. 890

* Cette lettre ne se trouve pas parm’ piers d'Etat qui font partie des archives canadiennes.

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probablement la confinnce des sauvages qui ont toujours été de leur côté. Quoi qu'il en soit, lorsque cette nouvelle cst arrivée de France le printemps dernier, presque tous les gentilshommes dans la province se sont adressés à moi et m'ont demandé leur admission dans le service du roi ; ils m'assuraient en même temps qu'ils profiteraient de toutes les occasions pour témoigner de leur zèle et de leur reconnaissance en retour d’une si grande marque de bienveillance et de tendresse donnée non seulement à eux mais à leur postérité,

En outre, lorsque je considère que la domination du roi n’est maintenue ici que jar quelques troupes qui n’ont aucun endroit sûr pour leurs magasins, pour leurs armes et pour elles-mêmes, et qui se trouvent nécessairement dispersées au milieu d’une nombreuse population militaire, dont les gentilshommes sont des officiers expérimentés et pauvres, qui ne peuvent espérer que ni eux ni leurs descendants seront admis dans le service de leur souverain actuel, je ne puis douter que la France, aussitôt qu’e.le se sera décidée à commencer la guerre, fasse un effort pour recouvrer le Canada, ne serait-ce qu'en vue d'opérer une diversion ; car une telle tentative, si elle devait échouer, ne pourrait avoir de sérieuses conséquences, tandis qu’elle produirait d'excellents résultats si elle réusissait. Or, si la France, après avoir commencé la guerre avec l'espoir que les colonies britanniques en profiteront pour se porter aux extrémités, se décide à supporter celles-ci dans leurs idées d'indépendance, il est probable que le Canada deviendra le principal théâtre sur lequel se décidera le sort de l'Amérique. Au point où en sont les choses, le Canada tombé x mains de la France, au lieu de rester un ennemi des colonies britanuiques, deviendrait pour celles-ci un allié, un ami et un protecteur de leur indépendance. Votre Seigneur. doit entrevoir immédiatement que si une telle guerre éclatait, la Grande-Bretagne aurait à lutter contre de nombreux inconvénients ; en outre, Votre Seizneurie doit également entrevoir quel parti l'on peut tirer du Canada pour la protection des intérêts britanniques sur ce continent, si l’on considère que ce pays ne se trouve attaché par aucun motif commun d'intérêt ou d’ambition aux autres provinces opposées au siège suprêu e du gouvernement et qu'il suflirait pour y fortitier la domination du roi, d’ériger une citadelle que quelques troupe: nationales pourraient défendre, et de nous attirer l'attachement des natifs en les engageant par des motifs d'intérêt à rester sujets du roi.

J'ai eu l’occasion d'exprimer dans mes lettres au comte de She!burne, portant les n°* 20, 23, 24, 25 et 26,' mon avis d’un: manière plus complète à l'égard des mesures à prendie en vue d'obtenir les résultats que je viens de mentionner, car je suis convaincu que nous devons nous assurer de l'affection des Canadiens ou avoir recours à des forces considérables pour défendre cette province en cas de guerre, du moins jusqu'a ce que la marine française soit mise hors d'état de nuire. Votre Seigneurie trouvera dans ces lettres des renseignements plus complets.

Je suis avec un profond respect, de Votre Seigneurie le plus humble et le pius obéissant serviteur,

GUY CARLETON

Au comte d'Hillsborough.

PROJET d'uu rapport préparé par l'honorable gouverneur en chef et le Conseil de la province de Québec, pour être présenté à Sa Très-Excellente Majesté le roi en son Conseil, au sujet des lois et de l'administration de la justice de cette province.”

Qu'il plaise à Votre Majesté.

Conformément au decret du Conseil de Votre Majesté, du 28ème jour du mois d'août 1767° par lequel il a plu à Votre Majesté de nous ordonner de lui faire connaître :

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