‹ Documents concernant l'histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791 [microforme]Chapitre 209 sur 517 · FAN: LV · texte numérisé non relu

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DOC. PARLEMENTAIRE No 18

chargé de représenter toute la colonie. Néanmoins cette observation n'est pas faite dans l'intention de parler pour ou contre le projet de convoquer une Assemblée, I] peut être très opportun d'étabiir quelque organisation lésislative jouissant d'une certaine indépendance, mais Votre Majesté devra au préalable dans son Conseil privé ou par l'intermédiaire du parlement, esquisser les grandes lignes d'une législation. De la sorte, une Assemblée pourrait être utile : eile Soccuperait de lexécution des détails et s'appuierait sur des bases tracés par un pouvoir politique supérieure. Un Conseil lésislatif et électif dans lequel le gouverneur aurait droit de veto, serait probablement l'organisation la plus utile, à condition que Îles lois rendues par ce Conseil ne soient que povisionnelles méme dans les cas où elles seraient adoptées sans que le gouverneur y interpose Son veto, que ces lois ne soient pas mises en Vigueur avant d'avoir été formelle ment confirmées par Votre Majesté et que même après avoir reçu l'approbation de Votre Majesté, elles puissent par la suite être révoqués selon le plaisir de Votre Macsté, Je suis porté à préférer un Conseil législatif parce qu'il parait pour des raisons politiques, plus propre à tenir compte des différences sensibles qui existent entre le peuple de cette contrée et celui des auties colonies de Votre Majesté ; cependant ilest en mème temps nécessaire de faire oublier aux Canadiens qu'ils étaient tiancais et de les familiariser davantage comme Cana liens anglais avec un gouvernement anglais grâce à un systeme mitoyen, afin d'obtenir ce que le juge en chef appelle, l'heureuse conciliation des lois ancirunes et nouvelles, de concilier les engagements de la couronne envers les deux catégories de sujets et de répondre aux vues d'un gouvernement politique ; et cela sans vouloir réaliser cette sorte d'uniformité de lois et de religion qui n'existe nulle part ailleurs qu'au sein de petites tribus sauvages, et qui ne se trouve pas même dans les Etats les plus despotiques, car ane uniformité parfaite ne pourrait Sobtenir que par la disparition d'une partie des sujet , moyen qui finit par affaiblir où anéantir le pou voir souverain lui inême,.

Les grandes lignes de l'union du Canada au royaume € la Grande-Bretagne sont tracées dès maintenant en vertu de la conquête. L'assimil on da l'administration de cette colonie au gouvernement de la métropole, quant aux tribunaux, est déjà un fait accompli, tandis que l’asshailation des coutumes suivra lentement et s'opérera néces Sarement comme une conséquence naturelle de la conquête, L'esprit militaire des habitants porté au plus haut degré durant la dernière guerre disparait graduellement et il est important pour l'Angleterre qu'il en soit ainsi. L'on cultive les terres avec plus de soin et le zoût pour le commerce (inconnu auparavant) s'accentue de jour en jour. Les établissements reculés se développent et les habitants de New-York et du Canada se rapprochent de plus en plus. Quelques familles français: qui n'aimaient pas la manière d'agir des Anglais et un grand nombre des premiers colons anglais établis à Québec ont quitté la colonie, Plusieurs de ces colons nétaient que des aventuriers sortis d'Angleterre d'Evosse où d'frlande pour des fins de spéculations, ou des commissionnaires pour 4es marchands importants de Londres où d'ailleurs, qui après avoir encombré le marché

trouverent que leur commerce ne répondait pas aux espérances hardies que ces premiers arrivés avaient conçues ou S'apperçurent qu'un gouvernement militaire ‘léployait trop de vigueur pour l'avantage et la sécurité du commerce, [ls sont remplacés tous les jours Par une autre catégorie de sujets : savoir, par des otliciers anglais de l'armée et de la

Marine et des marchands véritables. Une fonderie de fer considérable * a été établie, ! des entrepôts sont érigés, l'installation d'une distillerie a coûté seule cinq cent louis et une t-lle quantité de propriétés foncières a été achetée des Canadiens pur des Anglais que quelques-unes des principales seigneuries sont aujourd'hui en la possession de ces * Histoire philosophique, tom. 6. p. 152 Une veine plus sûre encore S'otfroit à l'industrie. C'étoit éXpivitation des mines de fer si communes lans ces contrées, La seule qui ait jamaistixé l'attention des Europeens est prés des Trois Rivières. On l'a découverte à la superficie de la terre, 1 n'en est nulle part e plus abondantes, & les meilleures de l'Espagne ne sont pas si douces, Un maitre de for arrive d'Eupe en 1739, augmenta, perfec:ionna les travaux de cette nine Sqalors foible et mia s. La colonie ne connut plus d'autre fer : on en exporta même quelques exsa ; us la Fr > ne it pas voir que Ce îer étoit le plus propre à la fabrique de ses js à fau, le ! if ix dl ployer De Doiltique si sage s'occordoit merveilleuse-nent avec le des n qu'on avoit pris, aprés bien d'incertitude de former un établissement de Marine en Canada. ! I s'agit des forges de St-M aurice, prés de Trois-Riviéres, établies en 1763. Il eat à remarquer que Marriott cite souvent l'ouvrage de l'abbé Raynal, qui venait d'être publié sous le titre de * Histoire philosophique et px litiques des établissements : du commerce des Européens dans les deux Indes.” Paris 1770

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