‹ Documents concernant l'histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791 [microforme]Chapitre 223 sur 517 · EDOUARD VII, A · texte numérisé non relu

EDOUARD VII, A

et de telle manivre que toute la population puisse continuer de s'assembler dus Le, dglises et de fréquenter les sacrements comme la chose s'est pratiquée jusqu'anjourd hu; sans étre molestée en aucune facon directement ni indirectenent.1 Je crois done (ace p tant ce qui précède comme le sens réel du traité quant à l'intention de ceux qui de vaienten bénéficier conformément à leur pétition) qu'un acte du parlement anglais peut dicter les termes par lesquels seront définis le degré et la forme de tolérance du cut sans violation des lois fondamentales de la constitution. Or, le fait de déclarer que parties contractantes ont observé la stipulation absolument telle que demandée, «1 autrement, est une réponse qui suffira au monde entier.

Néanmoins, lorsqu'une semblable question est à l'étude, avant de pouvoir avancer que tous le système de l'Eglise de Rome, non seulement ses cérémonies mais aussi es doctrines, peut être toléré par les lois d'Angleterre antérieures à la conquête et au trait qui en fait mention, il est nécessaire de se rendre compte de ce système tel qu'il ext aujourd'hui, non seulement quant à le manière dont il est contrôlé en France par verain et le pouvoir civil mais en sa qualité de grand système politique de ln von Rome avec toutes ses prétentions.

Quant au rituel, rédigé dans une langue inconnue il a pour objet de captiver le yeux et les oreilles d’une multitude ignorante sans rien dire à ‘intelligence ni au cour. Aussi l'exercice de ce culte dans son état actuel ne saurait avoir de conséquences pli tiques sérieuses de même que la tolérance de ce genre d'adoration au sein d’un: telle population ne saurait faire de mal. Le tout est fort simple et il serait cruel et iniucte de priver ces gens du plaisir et de la consolation qu'ils trouvent dans l'exercice de leur culte suivant leur habitude.

Puisque au point de vue politique le culte pratiqué par l'Eglise de Rome peut tre toléré au Canada, est il à propos aussi de tolérer toutes les doctrines de cette église on les établissements ecclésiastiques et les pouvoirs nécessaires pour le soutien de ces doctrines ? Je dois répondre que non, pour la bonne raison que la religion romaine elle-mére to ce sujet, la France a fourni des exemples coneluants à l'égard de places conquises, à différentes époques de ! histoire) ne peut ni tolérer ni étre tolérée. Quelques-ans des articles de son système, relatifs à la présomption émise qu’elle constitue l'organisation predomi nante parmi tous les différents Etats de l’Europe professant le christianisme, inuii juent qu'elle n'accordera pas de quartier et que par conséquent elle ne peut elle-même en rece voir sans qu'il en résulte la destruction de celui qui l’accordera.

Pour juger politiquement de l'opportunité de tolérer la religion romaine com religion reconnue par l Etat dans quelque partie des possessions de Votre Majesté, cetti religion (je veux parler de ses doctrines et non de ses cérémonies) devrait être partuite ment comprise. ? : is . is -

1 Voir les article de la capitulation de Montréal p. 10.

? Tel qu'indiqué à la page 2S9, note 1, la suite de ce rapport à été omise,

DOC. PARLEMENTAIRE No 18

CRAMAHE À DARTMOUTH.!

QUÉBEC, 22 juin 1773.

Micorb,— Votre Seigneurie a daigné m'informer par sa dépêche n° 4, # constitution civile et les autres mesures nécessaires concernant cette présentement soumises à l'étude du Conseil privé de Sa Majesté, ment pour le bien du service du roi et le bonheur du peuple tôt réglée d'une manière finale J'avoue que j'ai toujours pensé que le moyen le plus sûr et le plus eflicace de gagner l'affection des sujets canadiens de Sa Majesté à l'égard de sa royale personne et du souvernement, était de leur accorder toute la liberté et toute l'indulgence possibles eoncer nant l'exercice de leur religion à laquelle ils sont extrêmement attachés et que toute entrave qui leur serait imposée à ce sujet ne ferait que retarder au lieu de hâter le changement de leurs idées en matière religieuse,

que la province étaient Je souhaite sincèreque cette question soit bien-

Les vieux prêtres disparaissent graduelle ment et dans quelques années la province sera entierement pourvue d’un clergé canadien ; ce résultat ne pourrait être obtenu sans une personne remplissant iei des fonctions épiscopales, outre que l'approbation d'un coadjuteur fera di-paraître la nécessité pour l'évéque d'aller se faire consacrer au-delà des mers et d’avoir ceux qui n'entretiennent peut-être pas des dispositions très ar britanniques,

Je suis flatté d'apprendre que ma conduite à l'égard d’un moine franciseain a été approuvée et la manière donc il a plu à Votre Seigneurie de s'exprimer à ce sujet me fait un devoir de vous transmettre mes plus sincères remereiments,. 3

J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect ble et le plus obéissant serviteur,

des rapports personnels avec nicales à l'endroit des intérêts

, de Votre Seigneurie le plus hum-

H. T. CRAMAHÉ

Au comte de Dartmouth,

l'un des principaux secrétaires d'Etat de Sa Majesté.

DARTMOUTH À CRAMAHE. :

WauiTEuALL, L décembre 1773.

Lieur.-Gouv. Cramar.

MONSIEUR, —J’ai reçu vos dépêches comprenant le n° 4 jusqu'au n°10 inel. et je les ai transmises au roi. Je suis heureux de vous apprendre que les serviteurs de Sa

Majesté s'occupent activement à l'heure présente des affaires du Canada, comme des

mesures nécessaires à l'égard du gouvernement civil de cetts colonie, etil est probable que

le tout sera réglé bientôt.

Archives canadiennes, Q 9, p. 51. William, comte de Dartmouth fut nommé secretaire d'Etat pour les colonies, à la place de lord Hillsborough, au mois d'août 1772. D'après la pièce officielle, * lord Hillsborough fit la remise des sceaux le 13 août 17 et le comte de Dartmouth en prit possession le jour suiant . Q, 1%, À, p. 105, I exerça cette charge jusqu'à 1776. Ilest l’auteur de Ja fameuse collection de manuscrits, connue sous le nom de * ( follection Dartmouth ” dans laquelle sont conservés un grand nombre de documents importants, concernant les colonies américaines, y compris le Canada. Iiportantes reproduites dans ce volume proviennent de cette collection.

© Il Sagit de la dépêche de Dartmouth, du 9 décembre 1772. Voir archive Es In inoine franciscain d'origine irlandaies L } * Sa recherche d'un emploi qui Jui fut refusé par ( celui-ci pr Voir lettre de Cramahé à Dartmouth, 11 nov. 1772 ; Q. 9, p 4 Voir Dartniouth à Q. 9 p. 7,

* Archives canadiennes, Q. 9, p. 157.

Plusieurs pièces

), ce-E il pour V «Urope.

aussi l'approbation de

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ARCHIVES CANADIENN

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