EDOUARD VII, À
A cause de l'immense étendue de ce territoire, situé le long d'une voie de commu cation trés nnportante, lequel next pa seulement le canal du commerce des pellet mais le pays d'habitation des nations sauvages qui prirent partie en faveur de ln « royale, ilest d'une primordinle importance de proteger, de developper et d étendre ce Llissements non seulement parce qu'ils protégeront et fuvoriseront au plus haut deg commerce, mais parce qu'ils conserveront Votre Majssté l'alliance des sauvages
Les Etats-Unis, bien penétrés de cette idée, ont déja manifesté leur «h de nous supplanter dans l'amitié des sauvages et 4 Moins qu oi Dé réagisse, les inter anglais avec ces nations dininueront tres t ipidement Nous croyons humblement que ne contrib servait plus à contrecarrer les projets amérienins que l'établissement d'un sy libéral de tenure, de loi et de gouvernement dans le nouveau distriet : ce serait le mn leur facteur de son progrès et de son agrandissement ; tandis qu il inciterait les à turiers eux-mémes aux plus vigoureux efforts il engagerait et encouragerait Prnniigrat a se diriger de ce côté. De fait, à l'exemple des habitants actuels qui demeuri principalement avant la révolution dans le pays appelé aujourd'hui les Etats! es nombreux parents qu'y comptent ces habitants, par leur attachement à Votre Ma este, leur ancienne prédilection envers le gouvet nement britannique, leur AVEPS ON Cl gime républicain sous lequel ils vivent, aussi bien que par leurs aftectionsou liens de fat seraient fortement poussés à émigrer vers cette nouvelle colonie, Au cas où Votre M
jesté daignerait gracieusement donner sa protection rovale à ce district, nous avt confiance que, dans la lutte pour gagner la faveur des sauvages Votre Majesté aurait certainement l'avantage, non seulement à cause de l'influence que lon sait exercée pri sieurs de vos requérants sur Ceux ci, mais pares qu'une foule de colons actueis ont tons temps vécu en amitié et dans l'échange de bons procédés avec eux, partisennt les mien dangers et combattant pou la méme cause, et dont l'amitié premiére serait USE | moyen de relations familicres et constantes avec Les tideles sujets de Votre Majest mieux conservee el rendu: permanente, Somme toute, que nous eXAmINE NS l'assistance et la prospérité des colon: 4 Ë souffert pour la cause de leur roi et de leur patrie envers laquelle Votre Majesté set tou jours montrée si bien disposee, où les progres de la colonie comme contribuant au | | la nation, Fune ou l'antre de ces considérations et, à plus forte raison les deux r nous portent à croire € 1e le projet que nous soumettons ln aintenant est tel qu'il ment
: et recevra votre attention et votre auguste appui.
Pour notre part, nous nous considérons liés par les plus fortes obligations d tous les efforts possibles alin de seconder les désirs de cette population. C'est par! exemple que beaucoup d'entre eux ont été induits à délaisser leurs anciennes habit et à prendre les armes, ce qui leur a valu la perte de leurs propriétes et le banniss: de leur pays; et c'est dans l'espoir de voir notre démarche auprès de leur souverain os ronnée de suceës qu'ils ont entrepris lat “due de fonder une colonie dans un trée sauvage et inhospitaliere. Connaiss ien les sentiments de ces citovens et hi coutumes dans lesquelles ils ont ete élevés, nous croyons de notri devoir de déclarer tr respectueusement qu'à notre AVIS, à moins d'atteindre le but auquel ils tendent, pris 9 découragement, ils abandonneront leur présente entreprise et préféreront quelque anti partie des possessions de Votre Majesté, où ils goûteront les bienfaits de ia constituti britannique, mais où peut être ils ne rendront pas autant de service que dans ieur a tuelle condition, si l’on les couvre de la protection sollicitée.
Vos pétitionnaires, en conséquence, MuSs par des motifs d'humanité envers que qu ; familles afHigées, par un sentiment d'honneur et de justice envers un groupe d'honmm i méritants qui ont placé leur confiance en eux, se considérant jusqu'à un certain pot : responsables de la perte éventuelle de biens et des revers de fortune essuyës Fi © wens, mus enfin par l'assurance de l'utilité publique de la mesure, inplorent tres l mb ment Votre Majesté de gratitier les colonies en question des avantages dérivant 1 jois et du gouvernement britanniques et de l'exemption des tenures
Londres, le 11 avril 1785.
(Signé) Gav Johnson, col. des six nations #1 Su dant de leurs affaires
PARLEMENTAIRE No 18 À
Rob Leake, ei devant mujer du ‘ John Butler, bataillon, reg. K. K,, New. Yort des ancien John Munre, ex capitaine l bataillor Eben Jessup, ancien lieuteriu reg. KR, New-York nel conmandant des # King PF, Daly, ex capitaine EF bataillon il Atnericans reg. N°. R, New-York James Gray, ei devant tiajor reg. Thos, Gummersal, capitaine de lan R, New-York cien | batuillon, res K, R,, New Edw. J: sup, Hiajot, Cotnthatihant «di
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Dans une précédente lettre à Votre Seigneurie, Lavouais san dissimulation mon
re ignorance de plusieurs affures concernant l'état de cette province qu'une } ne de ma position devait técessairement connaitre Bien
a at: que Je me renseigne inellement de plus en plus, je crains, cep ndant que mes longues lettres ne nt trop peu de matieres pour offrir de lintérét
les 1 ‘ 4 Les
conter:
s ont proces verbaux du Conseil exposeront certainement Îles efforts de
quelque visant àtaire décréter des mesures salutaires,
à amelorer Les lois défectueuses rendre aussi desirable que digne de spect une constitution anglais Il sera constats qu'ees efforts ont été commbattus et contrecurres
ti tube
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séneralement par memes personnes dent les tentatives, cependant, ne parviennent pas
quelquefois à is fins
Cela peut paraitre une opinion risquee que d'avancer qu'il ÿ a certaines gens dans
province désireux, semble:t il, de laisser les Canadiens subir sous ut gouverne unglais des contraintes et supporter des fardeuux tels qu'ils gardent une impres
favorable de leur premiere situation sous les lois francaises et un gouvernement arbi
mis (1 re. Dans quel autre dessein : npécherait-on la substitution de movens k AUX AUX t par! à eux et injustes services par corvées ! Pourquoi les services n'ont ils pas ete regles et
habitations 4 üstribués également !
nniss L
verain
LA question principale à cons + par la législacure est Pariv
cette pro ince d'un bon nombre d'Anglais où te descendants d Auglas
i doivent detester leur As ui
4 ë hives canadiennes, Q 42, pe 291. Quand Haldimand retourna f'ÉLERE I, le heutenant-gouverneur lents Hamilton assumua les for t Leger reçut Le commandement militaire, Hope tCotimaissatre ont, pris s ducbec, Hamilton avait éte not , par Dartmiouth. Eeutenant tuba la penible tâche de se servir dés sai «
éclar Î Kener crneur pour harceler les tere, des colons anglus de la Pensylvanie et de la N irginie, pendant la révoluti
‘onst } ter gouverneur de la province Ge Quebec et president du Conseil légistatié
etabiitss
Jque autre
€ lq s conte il 'encourut, e où de À leur 4 ù tense de Pintroduction au Canada des institutions britanniques, Finimitié du gouverne ans !€
ur Ho! inand ans, particulierement du colonel Henry Hope, qui lui sue eda an poste de lieutenant ; mas Townshend, par la suite vicomte de Sydney, fut un des secrétaires d'Etat en 1782 rs queques % tuplace par Fox pendant l'adiministrat on Shelburne. Il devint de nouveau secrétaire d'Eti au Hiinistere ; d'hommes 4 Î bntenieur le 23 décewibre IS, Il fut créé baron de Sydney en inars 1783 et Vicomte de Sydney en ITR à La lettre mentionnée ici est évidemment celle du 2 décembre 174, dans laquelle 1 parle de son imex € des détails du gouvernement, à cause du manque de renseignements, Voir Q. 241 p.24, fl uyés pr Ces | sur le sujet dans sa lettre du 23 janvier 1785, Q. 2-1, p. Hamilton avait plusieurs fois d ëg humble ; aide 4 Haldimand, avant le départ de celui-ci, des renseignements et des instrüetions relatives au gou res nut à ‘érnement de la province, Comme elles furent différées jusqu'ou dernier moment. il s'était adresse a Sydney pour les papiers et instructions nécessaires. Voir Hamilton à Haldimand, @. 24, p. 292: Hamilton Sydney, 0, 923, p. 389 ; et J'inlay à Nepean, Q. 25, p. 488. Lés Cuñadiens-Françnis, à l'exception bien entendu des seigneurs, protesteient Vigoureusement con Le l'application des corvées et autres exactions feodales de l'ancien regime, telle que faite par Carleton et Haldimand et ensuite par Hope, ces matières étant du ressort du quartier-maître general. Entre autres nombreux documents sur ce sujet, l'on peut en consulter une série contenant les griefs des Francais ct la
éponse de Hop . Voir Q. 25, p. 438.
Ko cneur H'avat ete
ertain point
lérivant des
54 IRCHIVES CANADIENNEN
Ê 6-7 EDOUARD VII, À, 1007 sujetion à une autorite À laquelle ils ne sont pas habitués et à des hommes dont le tuimes et .« langue leur sont encore étrange rs. [! faudrait légiférer à l'effet de conci ces populations et, si possible, de prévenir toute récrimination en allant au-devant griefs,
Jusqu'a ce jour, l'ordonnance relative à la milice est demeurée non amendée, quoique défauts soient visibles et admis même par ceux qui pourraient les modifier, Ces derni prétendent que le temps est inopportun mais, si une période de paix n'est pas le mon: le plus propice de soulager un peuple des charges qu'il devra nécessairement support: en temps de guerre, ces messieurs ne voient pas le meilleur moyen de eontenter les Cana diens ou, volontairement, ils sont des aveugles,
La facon genérale dont j'exposii cette affaire, a l'ouverture de la session, hayant pas produit l'effet désiré, je saisis une occasion, au Conseil privé, a'appuyer plus partieu rement sur le sujet souhaitant en méme temps que les Canadiens participassent corn les anciens sujets aux avantages de la constitution anglaise, mentionnant les diver-es considérations et mesures qui guidérent la législature britannique dans l'adoption dd: loi concernant la milice.
Un des membres, natif de ce pays, aitirmu que les nouveaux sujets de cette | vince préfereraient univet element leur gouvernement antérieur et le retour a la d nation de leurs maitres précédents. Cela avant été dit avec véhémence déchaina effervescence que j'interrompis en m'adressent à ce membre qui,—Je crois —comprit propre imprudence, disant : * Monsieur, si ves gens croient par là montrer leur bon -en du moins ils ne démontrent point ce que demande leur devoir.” Ce qui eut ensuitt i deva, t presque certainement produire de lacrimonie et des personnalités, je jugeui d'y mettre tin par eus mots: Brisons la dessus et d'exiger qu'on en revint à Pet
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des questions en discussion.
Je ne puis, nilord, m'empecher de rappeler le marquis de La Fayette, su visit sauvages, amour naturel des Français pour tout ce qui est français, la possibilité d reprise des préjugés de race advenant une guerre continentale en Europe st le ze tigable des ennemis de la Grande-Bretagne à lui créer des difficultés et des emburra maximes désordonnées de la politique de ceux-ci dont tout l'univers a fait l'exper et qu'ils croient justifi ibles pourvu qu'elles servent leur ambition démésurée
Je najoute pas foi, milord, à l'assertion d: ce monsieur, mais je mie per
i d'avancer que #14 elque chose peut effectivement hâter la désaffection des Canadr
| vis t-vis du gouvernement anglais, ce scra bien l'opinion professée par quelques-un semble gouverne tous leurs actes et leurs raisonnements, à savoir que seul uni militaire avec l'adhérence aux principes d'un gouvernement militaire retiendra le pr de cette colonie daus l'allégeance, Une enquite sur la réputation, l'influence et le di «sement exempt de prévention de ces personnes que je pourrais compter sur tes dois avainerait Votre Seigneurie qu'elles ne sauraient mériter la contiance du pul:
seneéral, vu qu'elles n'ont ni fortun’, ni connaissances, ni activité ni veritabl publ
Votre Seigneurie nignore pas que le Canuda n'est plus ce qu il etait lors de qui | 4 1 A il s est opt re—çcotntme jai raison] de le croire beaucoup de changement {ti ia proclamation de 1 indépendance américaine,
\ part l'afluence des sens dégoités du gouvernement de la république, le ta 1 les droits imposés à ceux encore SOUS à celui-ci devrait démontrer aux Canadien sont dans une situation plus avantageuse que ces derniers auxquels ils refusérent joindre quand les émissaires anéricains, pendant la derniere rébellion, les leurrai déployant le pompeux étalage des bienfaits de la liberté américaine,
Ces personnages qui, par leur opposition perpétuelle aux questions mises des ë j Conseil arrêtent ou prolongent les délibérations, n’ont aucun argument pour justifier eur simples votes et s'appuient sur la foi, les informations et les suggestions d'un pet vroupe dont l'argumentation est plus subtile et spécieuse que valable,
: L'administration militaire de la province était confiée à St. Léger et à Hope. On lira une critique eur de l'administration de Hamilton apres le départ de Haldimand, dans Hope à Haldimand, 26 mia n à. 242, p. 36.
4 Allusion à la visite de LaFayette et des commissaires americains à diverses tribus sauvages de } Eiuest : fort Stanwix. ils rencontrerent les députés des six nations, Voir collection Haldimand, P aussi OÙ 24 1, pu 17 et 43.
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DOCUMENTS CONSTITETIONNELR tœ
PARLEMENTAIRE No 18
Les proces verbaux prouveront vetle assestion, ts, nulord, je compte sur votre lulgence pour avoir traité ce sujet si ouvertement et peut etre avec trop d'ardeur
ant ch J'ai entendu dire que j'encouragrais les pétitionnaires où ceux qui adressent des ri prestations — On peut penser ainsi parce que, à la dernière session du Conseil k gislatif, que uù vote pour faire ouvrir au public les port le la chambre du Conseil. ! erni toutes le4 demandes, qu'elles viennent du plus eleve où du pus humble ; je veux rendre Done tit ustice à toux. Ni les suppliques ne sont pas reçues, comment redresser ton les abus ? pporter 3 Si le publie en général ne place pas su confiance en moi, je serai étranger
s \ tenteiment jusqu in ce qu'és late leur ressentinment et 1! sern peut etre pliquer un remide
J'entends
à leur mecon trop tard alors d'aps
Huy
Les documents qui seront transmis de temps à autre défendront, rtiou
position, En attendant, Votre Seigneurie voudra bien me justitier, d
con! : ai pu encore tirer profit des avis et instructions que je compte à diverses : Ÿ
je lespere, cette autant plus que je recevoir de Votre Ne i
gneurie pour m'aider pendant la courte période de l'absence d'un supérieur. ? Vai l'honneur d'être, milord, avec une profonde deférence et bien respectuen
tent,
Votre tres obéicsant
et fide à serviteur,