‹ Documents concernant l'histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791 [microforme]Chapitre 370 sur 517 · LETTRE DE MARCHANDS DE MONTREAL · texte numérisé non relu

LETTRE DE MARCHANDS DE MONTREAL

Textuelle MoxrréaL, 2 novembre 1785.

MessiEuRrs,— Nous avons eu la satisfaction de recevoir le 30 de juillet dernier l'hon neur de votre lettre du 26 may à laquelle nous aurions repondu plus tot si l’assiduit. requise a nos affaires personelles pendant la saison de l'été, et le desir de nous procurv: la cooperation des loyalistes, en vous transmettant une requete de leur part n'eût occa sionné ce delai.

Pour nous conformer à votre recommandation, et par égard pour le corps nombreux des nouveaux habitants dans le haut de la province, nous avons reduit la substance de nos requetes en une forme plus générale et concise, que nous leur avons envoyée poui qu'ils en prissent connaissance et ajoutassent leur (sic) suffrages aux notres. Mais ce: nouveaux habitants ayant l'hyver dernier présenté une requete au roi,? ils sont d'avis (sans cependant etre le moin du monde contraire a nos requet®s), qu’il sera pius à »ropos pour eux d'attendre l'issue de leur demande, que de se joindre a d’autres. era gnant que de telle demande pouroient etre nuisible à leur mesures ou à celles qu: 1 agents en Engleterre pouroient avoir prise.

Voici copie de l'avis qu’un des plus éclairé et respectable parmi les loyalistes à receu de Londre à ce sujet.

La lettre est dattée du 15° juin 1785 et poursuit :

“ Les messieurs du Canada qui sont actuellement ici et qui se proposent de s'établit “ dans le haut de la province (l'écrivain est du nombre) ont presenté requete au rer “ pour demander un changemeut dans la forme du gouvernement actuel, et pour là “ pocession de leur terres en ce que cette partie de la province qui comprend tous le: “ nouveaux établissements d'en haut soient erigés en une nouvelle province, avec “ gouvernement semblable à ceux qui existoient ci-devant dans l'Amérique. M ‘aucune reponce na été donnée, on suppose que cette requete sera mise devant les deux ‘# chambres pour y etre considérées.

De ce passage vous pouvé inferer que leur vues tendent au même but que les notre et nous serions d'avis qu’en s'unissant a leurs agens, les mesures les plus eflicaces fusser: prises pour obtenir une chambre d’assemblée.

Quelqu'indifferens que puissent etre le plus grand nombre de Canadiens, au sui"! des formes de gouvernement, ou qu'on puisse les suposer els, ils ne verront pas sa ressentir vivement une partie de l province dont ils sonts (sic) habitans, erigéé en un nouveau gouvernement et libre, pendant qu'ilsen seroient exclus eux mêmes, ainsy que de toute la participation a la legislation.

1 Archives canadiennes, ©. 26 -1, p. 42. Les textes anglais et français de cette lettre se trouvent ou colonnes parallèles, la version anglaise est signée par les marchands anglais et la version française jar ies marchands français.

2 Voir p. 500.

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DOCUMENTS CONSTITUTIONNELS DOC. PARLEMENTAIRE No 18

Nous nous etions flatté par les diverses conversations que vous avé eu avec le Lord Sydney touchant ces affaires, qu'il auroit eté adopté quelques moyens pour procurer les libres suffrages du peuple. Mais ies demarches de rapeller notre lieutenant gouverneur Hamilton et d'avancer et de deleguer le pouvoir du gouverneur et commandant en chef de la province et des troupes a un officier militaire, demontre très fortement que les ministres paroissent eloignés de faire usage de tels moyens ce qui ne nous laisse aucune esperances (sic) que la voye du peuple puisse etre connue franchement et librement, en effet quels seroient les hommes les plus instruits et les moin independants qui voudroient donner leurs opinions en contradiction a un gouverneur revetu du pouvoir de les commander a son gré, de fixer sans controlle la duréé de leur servitude,

et de les recompenser de leur peines avec une force militaire sous sa propre direction ?

Vous observeré donc sans peine qu'il y auroit des difficultés insurmontables a obte-

nir de nouvelles signatures dans le moment present, cependant nous ne perdons nulle. ment de vue l’objet de nos souhaits.

Nous ne demandons que les droits qui appartiennent a tous sujets anglois et nous esperons que sous peu ils nous seront accordez car nous ne pouvons pas croire que le Senat de la Grande-Bretagne continue a perpetuer la distinction deshonorante manifestée envers cette province seule de toutes celles qui restent a la nation britannique.

Nous tirons la plus grande satisfaction de vos assurances, que vos opinions sont a ce sujet comme les notres. Et que vous etes resolus de souteni

r ce que nous demandons dans nos requetes avec fermeté et moderation.

Nous sommes très heureux de remarquer que vous consideré le bien etre de cette pruvince souffrante intimement liée avec vos interests et que les votre et les notre réunis sont des objets auxquels vous voulé bien porter votre attention particuliere, nous avons la plus grande confiance dans les moyens que vous employeré pour faire accomplir nos vœux. Nous avons l'honneur d'etre bien sincerement

Messieurs Vos tres humble et très obeissant serviteurs

James McGill Bouthillier Simon MecTavish J' De Lisle Benj" Frobisher P® Guy Rich! Dobie Dumas James Finlay S Martin Nicholas Bayard M° Blondeau Perinault P" Foretier Jf. Perrault Jh. papinsau

A Messieurs Phyn à Ellice Robert Rashleigh & Co 3 Strachan J MeKenzie & Co Dyer Allan & Co Rob! Hunter John Strettell John Paterson Londres

ENDOSséE : Dans la lettre du comité des marchands de Québee, datée du S février 1786.

! Le brigadier général Heury Hope. Voir note 1, p. 514.

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