EDOUARD VII, A
s'est appuyé sur le même prin Jpe pour confiant cette rivière et ce pays à l’administration du comité africain. Nous présumons qu'il en sera de même du territoire de l'Amérique du Nord, que Votre Majesté animée d'un esprit de justice et de charité et éclairée par de sages prévisions politiques, a l'intention d'abandonner comme terrain de chasse aux tribus sauvages sous la protection immédiate de Votre Majesté. Comme il n'est pas question présentement d'y former d'établissements en vue d'y installer des plaatations et qu'il n'y a pas lieu d'y établir une forme particulière de gouvernement civil, nous croyons devoir proposer à l'éxard de ce territoire, d'accorder le pri.ilège de commerce libre à tontes les colonies et à tous les sujets de Votre Majesté, sous la protection des règlements requis à cet effet et d’une force militaire maintenue aux postes etaux forts situés dans le pays des sauvages, suflisante pour assurer la protestion du commerce et le traitement équitable des sauvages, en même temps que le maintien de la souveraineté de Votre Majesté et la défense générale de l'Amérique du Nord.
Nous remettons à plus tard la tâche de mentionner le nombre de troupes qu'il faudra maintenir à ces endroits, le nombre et la situation des postes et ues forts et la nécessité d'adopter des mesures à l'égard du commerce libre avec le pays des sauvages que nous conseillons d'accorder à toutes les colonies de Votre Majesté, en attendant que des renseignements supplémentaires du commandant en chef de Votre Majesté en Amérique et des agents de Votre Majesté chargés de la gestion des affaires des sauvages, nous permettent de produire un rapport plus complet concernant cet intéressant et important sujet. Nous ne croyons pas d'ailleurs, que ce retard puisse avoir des suites sérieuses, dès que Votre Majesté acceptera la proposition de réserver une vaste étendue de terrain autour des grands lacs, pour former une réserve Sauvage ouverte au commerce, mais interdite aux concessions et aux établissements. Les limites de cette contrée <e trouveront suffisamment déterminées par Je Mississipi à l'ouest, et au nord et au sud par les frontières qui seront indiquées aux gouverneurs du Canada et de la Floride : en même temps des instructions sévères seront transmises aux gouver neurs de vos anciennes colonies, leur enjoignant de ne faire aucune concession de terre au-delà de certaines limites indiquées par ces instructions, Nous avons raison de croire que dans l'intervalle, les forts quiexistent à ces endroits et les garnisons que votre commandant en chef y enverra à discrétion, sufliront à protéger le commerce.
Pour compléter d’une manière définitive et sans perdre de temps les arrangements importants concernant le territoire des sauvages, il est absolument nécessaire d'envoyer immédiatement à votre commandant en chef en Amérique et à vos agents chargés de la gestion des affaires des sauvages, l'ordre de transmettre sans délai tous les renseignements qu'il peuvent fournir à ce sujet et de correspondre directement avec le conseil dn commerce de Votre Majesté.
Le Canada, la Floride et les îles nouvellement acquises dans les Indes Occidentales, nous paraissent des endroits où les plantations et la colonisation et la culture perpétuelies doivent être encouragées eë où il faut par vonséquent, établir immédiatement des formes rézuliéres de gouvernement,
Le Canada, lorsqu'il appartenait aux F rançais, consistait suivant les prétentions de ceux-ci, en une immense étendue de territoire, comprenant toutes les terres qui s'étend ‘ndéfiniment à l’ouest où ils faisaient leur commerce avec les sauvag. ct tout le terrain à partir de la rive sud du Saint-Laurent qui fut le théâtre des violations dontils se rendirent coup bles.
Il n’est pas nécessaire de chercher à indiquer avec précision les frontières et les limites de ce grand pays, car nous proposons humblement à Votre Majesté de restreindre le gouvernement du Canada de manière à attacher au territoire sauvages toutes les terres situces aux environs des grands lacs et au-delà des sources des rivitres qui coulent du nord, dans lu
907 DOC. PARLEMENTAIRE No 18 ad- rivière Saint-Laurent et à -. - à la Nouvelle-Ecosse et à la Nouvelledu Angleterre, toutes les terres .. dent du cap Rozière jusqu’au lac Cham de plain, le long des hauteurs : : trouvent les sources des rivicres qui se en- jettent dans la baie de Fun’,y ou tans l'Océan Atlantique, conformément aux rO- mesures qui seront adorices après qu'un arpentage précis en aura été fait, en- Si notre proposition est acceptée, les bornes futures de la nouvelle colonie et du Canada seront à l'avenir comme suit :— il, Au sud-est, par les terres hautes qui s'étendent à travers le continent, du "i- Cap Rozière sur le golfe Saint-Laurent jusqu’à ce point du lac Champlain sitre tuée au-dessus de Saint-Jean, à 45 degrés de latitude nord, lesquelles ‘erres rce hautes séparent les sources des rivières qui se jettent dans le Saint-L. nt es, - des sources de celles qui se jettent dans l'Océan Atlantique ou dans i: Laie ple de Fundy ; au nord-ouest, par une ligne s'étendant au sud de la rivière Sainttre Jean ; au Labrador, par les sources des rivières qui se jettent dans le fleuve Saint-Laurent jusqu’à l'extrémité est du lac Nipissin sur la riviere Ottowa es et au sud-ouest par une ligne s'étendant à l’ouest Jusqu'au fleuve Saint-Lau- Les rent et partant d’un point sur le lac Champlain directement opposé à l’ence droit où vient se terminer la ligne du sud ; après avoir traversé le Saint- : les Laurent, cette ligne devra se diriger vers le nord-ouest enlongeant les hauteurs n- où se trouvent les sources des rivières quise jettent dansla rivière Ottawa pour its urse continuer jusqu’à l'extrémité est du lac Nipissin où se termine la ligne du Je nord.
et Cependant, pour permettre à Votre Majesté de juger avec plus de préciir sion les bornes du Canada telles que décrites ci-dessus et celles que nous r- allons proposer pour la Floride et pour le territoire que nous croyons à ne propos d'abandonner aux sauvages, nous croyons devoir conseiller humble- 3g- ; ment a Votre Majesté de consulter la carte ci-incluse (!), sur laquelle ces if- bornes sont indiquées avec soin. L'examen de cette carte renseignera mieux ar : Votre Majesté que toutes les explications que nous pourrions lui transmettre o- Le fait de restreindre la colonie du Canada dans des bornes convenables r et naturelles, permettra d'empêcher les anciens habitants français et les n autres de se déplacer et d'aller s'établir dans des endroits éloignés où il serait 18 plus diflicile de les astreindre à la juridiction des colomes et de les faire conts tribuer au trafic et au commerce de ce royaume, à cause des communicaf- tions difficiles avec la grande rivière Saint-Laurent et ses environs. La ligne de démarcation indiquée par les hauteurs au sud de la rivière Saint. Laurent, ï renfermera tous les sujets français de Votre Majesté dans les limites du at gouvernement que Votre Majesté croira devoir leur accorder en vue de leur é- laisser la jouissance des droits et des coutumes qui leur sont dejà assurés ou
qui pourraient leur être accordés, En outre, la ‘union à la Nouvelle-Eccsse de toute l'étendue de terrain, à partir du cap Roziere sur le golfe Saint-Laurent
le ainsi que toute la côte de la baie de Fundy jusqu’à la rivière Penobscot ou
jusqu’à la rivière Sainte-Croix, nous procurera le remarquableavantagedefaire " coloniser par des sujets britanniques une aussi grande étendue de côtes, sans È compter qu'il sera plus facile de placer les colons installés sur cette étendue 2 de terre, sous la juridiction de la Nouvelle-Ecosse ; pour la mâme raison, il
sera aussi nécessaire de réunir de nouveau l'ile du Cap-Breton et celle de Saint-Jean à la Nouvelle-Ecosse (2)
Fr: d A ce sujet, nous sentons le besoin de faire connaître que dans notre huim- = ble opinion, il est urgent de s'occuper tout particulièrement de la colonisation n de cette étendue de terrain et de préparer à cette fin des instructions pour e le gouverneur de Votre Majesté, dans lesquelles il faudra donner une atten- : LS: Le rappors était accompagné d'une carte imprimée de en de du Nord préparée par Enan ; » Béographe de Sa Majesté, gravée par John Gibson et sur laquelle les frontières étaient indiquées.
“ (7. ON réMiarquera que la Nouvelle-Écosse ou Acadie, comprenait aussi le territoire érigé ensuite en | sr 2 où distincte du Nouveait-Brunswick, L'ile Saint-Jean, ici mentionnée est maintenant l'île du Prince. \ uouarcd,
IRCHIVES CANADIENNES