EDOUARD VII, A
tion particulière aux ilici. rs et aux soldats qui ont servi si fidèlement et si courageusement durant la dernière guerre et qui auraient aujourd'hui l’'intention d'entreprendre la formation de nouveaux établissements à des con ditions raisonnables,
Il est évident que le nouveau gouvernement du Canada, renfermé dans les bornes ci-dessus, contiendra conformément aux rapports des généraux Gage, Murray et Burton, un grand nombre d'habitants et d'établissements français.
Le nombre d2s habitants français excédere vendant longtemps celui des sujets britanniques et des autres sujets de votre Majesté, qui pourraient tenter d'y former des établissements, en dépit des efforts de ces dernier à créer de nouveaux établissements soit par le défrichement ou par l'achat des terres en culture des anciens habitants. Ces considérations nous portent à croire que quelle que soit la forine nouvelle de gouvernement établie dans ce pays, il faudra s'occuper particulièrement de conserver aux anciens habitants tous les titres, les droits et les Privilèges qui leur ont été accordés par les traités et d'augmenter autant que possible le nombre de sujets britanniques et autres nouveaux colons protestants ; et nous croyons que le meilleur moyen d'obtenir ces résultats, est de nommer un gouverneur et un conseil qui recevront leurs commissions et leurs instructions directement de Votre Majesté. Quant aux mesures et aux lispositions particulières qui devront être prises à l'égard du Canada et des autres acquisitions de Votre Majesté, conformément aux circonstances et à la situation différentes de chaque endroit, ii sera plus facile et plus à pre pos de les soumettre clairement à la considération de Votre Majesté dans les projets de commission et d'instructions qui devront être préjarés pour les gouverneurs, que dans un premier rapport général,
Afin de s'assurer de l’obéissance et de la fidélité des anciens habitants français, de protéger les nouveaux colons britanniques et de leur accorder la tranquillité, il sera néces aire de maintenir une force militaire considérable, jusqu'à ce que le nombre des habitants anglais et des nouveaux colons se soit accru considérablement.
Sous l'administration française, le Canada était divisé en trois gouvernements : ceux de Québec, de Montréal et de Trois-Rivières. La résidence du gouverneur en chef était à Québec et les deux autres gouvernements avaient à leur tête un lieutenant-gouverneur subordonné au gouverneur en chef. Et nous proposerions humblement que cette méthode soit conservée Sous le nouveau gouvernement et ce non seulement pour rendre l’administration de la justice et du commerce plus facile, mais pour maintenir une moindre proportion de force militaire qui pourra être utilisée pour réprimer les troubles à l'intérieur et à l'extérieur.
Eu égard à l'étendue de leur territoire et au nombre de tribus sauvages avec lesquelles elles ont des relations actuellement, la Floride et la partie de la Louisiane située à l'est du Mississipi, cédées à Votre Majesté par le dernier traité, peuvent être comparées au Canada, mais sous les autres rapports il existe une différence bien tranchée. Nous croyons que le nombre d'habitants français et espagnols qui se sont établis dans ces endroits, n'a jamais été considérable et qu'une fois les dernières formalités des cessions remplies, ils profiteront des facilités de transport qu'ils ont à leur disposition, pour s’en aller : aussi, en considération de leur nombre restreint et de l'opportunité de l'établissement immédiat de ces contrées, nous pensons qu’il serait à propos de prendre tous les moyens possibles d'en retenir un aussi grand nombre qu’il se pourra.
IL existe des renseignements de source authentique qui font connaître suftisamment les produits du Canada, son commerce et les communications de la rivière Saint-Laurent avec les grands lacs de l'Amérique du Nord : mais nous regrettons de ne pouvoir ni compter sur les matériaux à notre dispo-
À. 1907 ent et si DOC. PARLEMENTAIRE No 18 hui l'in- sition ni sur d’autres informations sûres pour transmettre à Votre Majesté des con les renseignements que nous serions heureux de Jui fournir concernant la côte, les ports, les rivières de la Floride et la variété de produits qu'il est 1é dans probablement possible d'obtenir dans cette immense contrée. En constinéraux quence, nous nous bornerons pour le momsnt à faire remarquer, qu'après vements avoir établi un gouvernement dans cette colonie, il sera opportun de f£ire exécuter avec toute la précision possible, l'arpentage des côtes et des endroits » celui propres à l'installation des ports, de même que l’arpentage de l'intérieur du i pour- pays, des rivières et surtout de cette partie qui s'étend entre les grandes ces der- montagnes et le Mississipi, dont il n'existe encore aucune carte et à l'égard ou par de laquelle nous n'avons aucun rens. ‘#nement pour nous guider, C'est pour- ‘rations quoi il sera nécessaire de nommer un nombre sufisant d'arpenteurs comnement pétents et habiles pour exécuter ce travail. ‘er aux L'immense côte qui longe ja mer depuis Saint-Augustin et qui, après avoir ont été contourné le cap Floride, s'étend le long du golfe du Mexique jusqu’à l’embre de bouchure du Mississipi, rend absolument nécessaire, à notre sens, la division ‘royons de cette colonie en deux gouvernements distincts. Pour le moment, la résizou ver- dence principale de l'un des youverneurs devrait être fixée à Saint-Augustin et ictions le gouverneur installé à cet endroit devrait recevoir l’ordre de donner une sitions attention spéciale au cap Floride (car ce cap commande toute la navigation autres depuis la baie du Mexique). La résidence de l’autre gouverneur devra étre 6 à la fixée à Pensicola et celui ci devra être munie d'instructions particulières propos concernant 12 Mississipi dont la navigation libre devrait être plus correctens les ment définie, car cette rivière servira non seulement de frontière entre our les les possessions de Votre Majesté et celles des Français, mais par ces communications avec l'Ohio, l'Illinois, ete., elle est de la plus grande imporitants tance à cause des relations qu’elle permet avec les nations sauvages et parce corder qu’elle constitue le seul débouché au commerce intérieur avec ces dernières. msidé- S'il est trouvé à propos de diviser la Floride Orientale en deux gouverneveaux ments, ceux-ci pourraient être appelés Florides Orientale et Occidentale et être bornés de la manière suivante :
ouver- La Floride Orientale serait bornée à l’est par la côte «le l'océan Atlantique dence depuis le cap Floride jusqu'à l'entrée nord de la rivière Saint-Jean ; au nord, ments par une ligne se prolongeant dans la direction de l’ouest depuis l'entrée ‘ur en nord dela rivière Saint-Jean, jusqu'aux rivières Catahawche ou Flint ; à l’ouest servée et au sud-ouest, par cette partie de la côte du golfe du Mexique qui s'étend minis- du cap Floride jusqu'à l'embouchure de la rivière Catahawche et de là se r une dirige en suivant le cours des dites rivières, jusqu’à l'endroit où se termine rimer la ligne du nord. ° La Floride Occidentale comprendrait toute la côte du golfe du Mexique vages qui s'étend à l’ouest de la rivière Catahawche ou Flint vers le Mississipi, artie jusqu’à l'extrémité des territoires de Votre Majesté, et de là dans ar le l'intérieur jusqu'au 31° degré de latitude nord. Nous ne croyons pas pouvoir raAp- permettre la formation d'établissements plus au nord que ce dernier point mbre s” .s empiéter sur les terres réclamées ou occupées par les sauvages. s, n'a ‘e plan de démarcation, préparé en vue de rendre les deux colonies aussi sions sistinctes que possible, en établissant une ligne de séparation naturelle sposi- entre elles afin de donner à chacune une proportion équitable des avantages t de naturels et des commodités du commerce et de la navigation, laisse une qu'il large étendue de terre située entre la frontière du nord de la Floride Orien. aussi tale et la rivière Alatahama qui forme présentement la frontière sud de la Georgie. Cette étendue de terre que ni les sujets de Votre Majesté ni les aître Espagnols ont entrepris de coloniser d’une manivre permanente, reste encore tions à être constitué en un établissement quelconque, et nous croyons que pour mais == plusieurs raisons ce territoire ne peut être mieux placé que sous la juridicispo- È tion de la Georgie et sous l'autorité du gouvernement de cet endroit. Cette
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