GEORGE R
ATTENDU que Nous avons accordé Notre considération royale aux riches et considérables acquisitions d'Amérique assurées à Notre couronne par le deraier traité de paix finitif, conelu à Paris, le 10 février dernier et désirant faire bénéticier avec tout l'empressement désirable Nos sujets bien-aimés, aussi bien ceux du royaume que ceux de Nos colonies en Amérique,? des grands projets et avantages qu'ils peuvent en retirer pour le commerce, les manufactures et la navigation, Nous avons cru opportun, de lPavis de Notre Conseil privé, de publier Notre présente proclamation royale pour annoncer et déclarer à tous Nos sujets que Nous avions, de l'avis de Notre dit Consil privé, par Nos lettres patentes sous le grand sceau de la Grande-Bretagne, établi dans les contrées et les iles qui Nous ont été cédées et assurées par le dit traité, quatre gouvernements séparés et distincts, savoir : ceux de Québec, de la Floride Orientale, de la Floride Occidentale et de C‘renade, dout les bornes sont données ci-après,
! Copie con æ au texte consigné dans ‘* Documents relatifs à la province de Québec,” 1791, dans le Public Rec Office ” Provenant des archives canadiennes,‘ Q, 62 À, pt. Ep. 114."
. ? L'attitude ,n gouvernement britannique à cette époque, au sujet de l'émigration, de la catégorie d'émigrés qui devait être favorisée, et de la nécessité d'ouvrir un débouché au surplus de population de quelques anciennes colonies d'Amerique peut être appréciée au moyen d'un rapport des lords du commerce, du D novembre 1761, au sujet du projet de transporter un certain nombre d'Allemands dans les colonies américaines aprés Ja paix. Les lords font remarquer que la population des colonies possédées avant la guerre est telle que dans quelques-unes il est difficile d'y introduire d'autres habitants et que les avantages et les recommodations offerts par les colonies du sud moins peuplées, sont de nature à encourager une émigration raisonnable de ce côté, laquelle pourrait s'effectuer sans trop de dépenses. Les soldats et les marins hcenciés devraient être à ce sujet l'objet d'une attention particulière, car ils feront de meilleurs colons que les étrangers, dont l'ignorance de la langue anglaise, de nos lois et de la constitution, ne tanquera pas d'aggraver dans nos gouvernements, les désordres et la confusion que la trop grande émigration de sujets d'Allemagne a déjà causé dans quelques-unes de nos meilleure nossessions, Ceudar of Home, Office Papers of the reign of George 111, 160-1768, No, #59,
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