‹ Documents concernant l'histoire de Neufchâtel-en-Bray et des environs; publiés pour la première fois, d'après deux manuscrits, avec introduction, notes et appendicesChapitre 9 sur 28 · L HISTOIRE DE CETTE VILLE · texte numérisé non relu

L HISTOIRE DE CETTE VILLE

ET DES ENVIRONS depuis i5ao jusqu'en 1640.

Mémoire des mariages, naissances et déceds, et ensuite de ce qui s'est passé, digne de mémoirCy en la ville du Neu/chdtel, et ès-^environs, d* autant qu'il en serait venu à ma connaissance de moy Adrien Miton, président en r Election du Neu/chdtel, et dont j'ay reçu avis certain de mes devanciers, encore que depuis icelles écrites et insérées en ce présent Mémoire, il est venu à ma noterie » plusieurs choses que je naypu employer^ doutant confusion, et aussi de ce qui concernoit le pub lie ^ j*en ay fait Recueil, séparément , et à part dans un Inventaire de la France,

L'an 1 520, Pierre de Marbrier écuyer, grainetier* au magazin à sel du Neufcliâtel, faisant la recette de la distribution du sel, étant demeuré redevable au Roy d'une bonne somme,

1 Mot forgé par Tauteur dans le sens de « connaissance. »

2 Synonyme de h receveur, >• du temps de François Icr, et plus tard encore. Voirie Code de Henry III, liv. XIII, titre 44, p. 58 1.

et ne pouvant payer, à cause de sa femme, [qui] > à Tayde d'un commis qu'il avoit, Tavoit volé, et quitté, fut condamné à être décapité en ce lieu.

Ledit Marbrier faisoit sa demeure à TEcu de Normandie, et ses armes se voyent en une vitre au temple de Saint-Pierre dudit Nefufchâtel ^, à côté du chœur.

En ladite année i520^ fut achevé le château deMeinières', par le s^ de Boissay baron dudit lieu.

i53o. — M« Pierre le Bailly, s^ de Villy, vicomte du Neufchâtel 4.

1 « La copie est bien conforme au texte; mais le sens demande l'addition de qui, m — Note de M. Chéruel lors de la révision du manuscrit. Les autres notes dues à son obligeance seront suivies de la lettre C.

2 M L'église Saint-Pierre, la plus ancienne et la seule jusqu'au xiiie siècle, était située au bas de la ville, assez près de la rivière, dans la rue qui porte encore le nom de rue Saint-Pierre. Supprimée à la Révolution, elle a été en partie démolie au commencement de ce siècle, il en reste encore l'abside et un collatéral , qui remonte au xvie siècle. » Répertoire archéologique de la Seine-Inférieure, par M. l'abbé Cochet (1872), p. 248.

i Mesnières, à 4 kilom. N.-O. de Neufchâtel. La date est d'autant plus importante qu'on vient de dire : « Le château de Mesnières est une magnifique construction de la fin du xvie siècle. » Le seigneur qui l'acheta paraît être Charles de Boissay, successeur de Louis de Boissay, mort en 1 604, et non pas « François de Fautereau qui, ayant épousé la fille de la baronne de Mesnières, en 1 544, fit bâtir quelque temps après le château actuel. » M. P. de lu Mairie, Recherches sur le Bray nor^ mand, etc, II, 85.

4 « Le 25 septembre i568, Nicolas de Grouchy (le savant professeur de ce nom) figure comme témoin au bail de la sergenterie de Neufchâtel, consenti par un gentilhomme nommé Lebailly, seigneur de Villy, à un sieur Le Roy. >• Etude sur Nicolas de Grouc/i^(Nicolaus Gruchius rothomagensis) et son fils Timothée de Grouchy, sieur de la Rivière, 1878, in- 16 de 23o pages, intéressant et savant ouvrage, par MM. le vicomte de Grouchy et Emile Travers, p. 140. C'était en sa qualité de vicomte de Neufchâtel que ce bail était consenti par Pierre le Bailly.

— Me Jean de la Mothe, écuyer, procureur du Roy au

Neufchastel '.

— Jean de la Mothe, écuyer, s' de Vimont, vicomte d'Aumale et depuis lieutenant général des eaux et forêts de Normandie, et Picardie.

— Jacques le Carpentier, avocat du Roy* audit Neufchâtel.

— Construction du bâtiment et maison de Desclaucelles ) par le s' de Vimont, en Tan 1 545.

— Me Guillaume de OoQillé^, écuyer, lieutenant des eaux et forêts du Neufchâtel, en ladite année 1 545, qui mourut en Tannée i55i.

— Monde Me Jacques Le Carpentier, avocat du roy, qui fut tué par feu Me Pierre de Dedès J, avocat, sur le chemin de Saint-Oûen, allant aux Plaids, en Tan i556.

" — Audit an 1 556, la nef de Péglise de Neufchâtel commença à être bâtie ^.

— Nicolas le Porc, écuyer, s^ de Drauville, pourvu de l'état de lieutenant de bailliage de Saint-Pierre au Neufchâ-

1 €c On a suivi Torthographe du ms., qui porte tantôt « Neufchâtel » tantôt M Neuf Chastel. » C. — Nous Tavons respectée aussi, dans tout le cours de notre publication, sauf pour quelques suppressions de lettres doubles, et quelques modifications de ponctuation.

a Magistrat chargé du ministère public, Tun des h Gens du Roi >», comme on disait alors.

9 « Desclauelles » forme ancienne pour h d*Esclavelles », à 6 kilom. S.-O. de Neufchâtel.

4 « Doullé, >• nom qui reviendra plus loin. La présence de Yi résulte de la prononciation qui mouillait les deux //. La famille Doullé possédait la terre de Neuville-Ferrières dès la fin du zve siècle.

5 « Bédés n pour « Bédez », nom qu*on verra plus loin.

6 L'église de Notre-Dame, la seule des trois églises de Neufchâtel, qui existe aujourd'hui, fut rebâtie, en grande partie, après l'incendie allumé en 1472, par Charles-le-Téméraire. Plus loin il dira i554 au lieu de i556. —Voir p. 8.

tel, en fit résignation, en l'an 1 554, à ^^ Nicolas Bourgeois, son gendre.

— 1 5oo. — Il convient icy entendre, que je n'ay fait mention du bailliage de Saint-Pierre, oti il y avoit bailly vicotntal, procureur fiscal, greffier, et sergent, ayant délaissé > et jurisdiction de haute, basse, et moyenne justice, sous le pouvoir du curé de Saint-Pierre, qui pourvoyoit auxdits offices, commeitçant les justiciables à Tendroit de la Porte Robeque, et s^allant rendre de tout le bas de cette ville, au delà du Gaillon' et de la Fontaine fleurie^ étant les fonciers, en une terre au côté senestre sur le chemin tendant de la Porte de haut, qui mène à Saint- Antoine 4, en laquelle justice, fut le dernier exerçant l'état de bailly, feu M« Simon de la Place, avocat en ce dit lieu du Neufchâtel, et avoit été fait à divers tems de rigoureuses exécutions en ladite jurisdiction $, comme la roue, la potence, et décapité, comme il s'est témoigné par les

> Terme de droit, formé comme « référé, réméré, placité m etc., et qui paraît ici synonyme de « délais » ou « délaissement. » Voir le Dictionnaire de la coutume de Normandie, par Me Hoûard.

a Lieu dit le Gaillon, S.-O. de Neufchâtel, dépendant de la commune de Quèvrecourt, à i kilom. de cette ville.

) Lieu dit : h Fontaine-Fleury », sur la carte de Cassini, tout près de « Le Gaillon. >• Il y a, sur un monticule voisin, à gauche du chemin de Rouen à Neufchâtel, un gibet, signe conventionnel d*une haute justice, où Ton portait les corps de ceux qui avaient été suppliciés, devant les Halles de Neufchâtel, comme ceux de Rouen étaient portés au gibet voisin de la route de Neufchâtel, après avoir été pendus au Vieux- Marché.

4 Ferme au nord de Neufchâtel, dont elle dépend.

$ « Q>mme preuve matérielle de l'existence de ces privilèges, on montre encore dans Tancien dimage de « Saint-Vincent-de-Nogcnt *> un lieu qui s'appelle « la Justice de Saint-Pierre. » Cest là qu'étaient les fourches patibulaires de cette haute-justice. >• M. P. de la Mairie, Recherches sur le Bray normand, etc., 1, 241. — Celles dont nous venons de parler les avaient remplacées au xviii* siècle.

procès criminels, qui étoient demeurés ès-mains de M^ Sinfroy delà Place, avocat, fils dudit M^ Simon, et avoit outre le curé dudit S'-Pierre, le privilège de recevoir et donner la chaire aux prédicateurs qui se présentoient en ce lieu pour prêcher, lesquels privilèges se seroient perdus et prescrits à cause des guerres continuelles qui avoient été en ce royaume en divers tems entre les Bourguignons et la France, et qui avoient été continuées du depuis par l'Empereur Charles- Quint, et les roys François I^^ et Henry II, son fiJs '.

— M« Antoine Miton, avocat, pourvu à l'Etat de lieutenant des forêts au Neufchâtel vacant par le trépas de M« Guillaume de Vintelle, en Tan 1 55o.

— Audit an i55o, Adrian Bridou fut pourvu de Tétat de vicomte du Neufchâtel.

— Audit an M« Nicolas de Grouchy, s' de Mathonville *, fut pourvu à Pétat d'avocat du roy, vacant par le décès de M« Jacques le Carpentier.

— M^ Jean Vassagne, grenetierau magazin du Neufchâtel en Tan 1546.

' m L'église de Saint-Pierre, avoit, dit-on, anciennement haute, moienne, et basse Justice, avec un bailliage vicomtal^ dont les Officiers ^étoient nommez et instituez par le Curé : cela ne subsiste plus, et Ton ignore ce qui a donné lieu à ce changement. » Description de la Haute Normandie, par Dom Toussaint Duplessis, I, p. 147. 11 cite comme autorité : Mémoires de Neufchâtel. Ce passage sert à constater le fait de l'existence de ce bailliage supprimé, bien avant 1740, date de la publication de Touvrage de Duplessis, puisque Miton, qui écrivait plus d'un siècle auparavant, en parle comme d'une juridiction déjà supprimée de son temps et donne les motifs de la suppression.

3 Ne doit pas être confondu avec un autre Nicolas de Grouchy, son parent et contemporain, le savant auteur et professeur dont il est parlé plus haut. — Mathonville, arr. de Neufchâtel, cant. de Saint-Saens, 16 kil. S.-S.-O. de Neufchâtel. — A partir de i557, le professeur, Nicolas de Grouchy, s'intitula « sieur de la Rivière. » Étude sur Nicolas de Grouchy, p. 137.

— M^ Antoine Bavendel, > controlleur audit magazin, en Tan 1547.

— Il est icy a noter qu'en Tan i5i2 vinrent en ce lieu deux sœurs grises, qui s^étoient désunies, et absentées de la ville de Rue ' sur les frontières de la Bourgogne, à cause des guerres continuelles qui se faisoient entre les Bourguignons et les François?, lesquelles furent bien reçues des habitans, ou ayant fait séjour quelques années, et secouru de leur présence les habitans principaux en temps de peste, se multiplièrent, et augmentèrent en nombre 4, si bien que par succession de tems, ayant été bâties comme il se voit a présent par les aumônes des gens de bien s, en la fin contre leurs vœux de pauvreté, chasteté et obédience, avoient en toutes surprises obtenu don du Roy Charles IX^ du revenu du temporel, et maladrerie, et léproserie de S*-Jean, bâty au fauxbourg de la Porte des Fontaines de cedit lieu, dont n'ayant été rendu compte par ceux qui en avoient eu Padministration, nomément par un nommé M« Vincent de Fry,

I Plutôt « Darendel », nom qui reviendra fréquemment.

> « Rue n écrit d'après la prononciation^ comme tous les noms du Mémoire, est pour « Rupt », nom donné à sept localités dans les départements de la Haute-Marne, de la Haute-Saône, des Vosges et de la Meuse. « Rupt-auz-Nonains » (Meuse) paraît être le lieu d'où s'étaient éloignées toutes ces sœurs grises et pas seulement les deux qui vinrent à Neufchâtel.

) Les guerres entre la France et la Bourgogne avaient pris fin, sous Louis XI, en 1477, lors du démembrement des états de la maison de Bourgogne.

4 « Les Cordelières, religieuses du Tiers-Ordre, étaient venues de la ville de Hédin en Artois au nombre de sept : elles furent reçues en i5o7 à Neuf-chatel où elles se consacrèrent d'abord à assister les malades et à ensevelir les morts. » D. T. Duplessis, Ibid.y I, 1 5o.

f « Deux filles de la ville, dont le nom n'est point venu à notre connaissance, leur donnèrent la maison qu'elles occupent sur la paroisse de Notre-Dame. » Id. Ibid.

6 « Par lettres patentes du i5 août i563. » Id. Ibid.

qui en avoit eu Padministration dix à douze ans, avoient enfin lesdites sœurs grises obtenu don de tout le bien et revenu de ladite léprosarerie, par la poursuite qu'en avoit faite une nonnain, nommée Anne de Bergny, dite de la Moyenne ', femme accorte, secondée en cela de la faveur de M« Claude Groulart, premier président, et de M« Jean Thomas s"* de Verdun, avocat g^éral au parlement de Rolien, ce dont je puis parler certainement, moy qui ay écrit cedit mémoire, pour en avoir fait les poursuites au conseil, contre lesdites sœurs grises, et au parlement *, ou au lieu de la justice que j^en espérois, je n^en ay reçu que des injures et calomnies, a cette occasion, après ne pouvant rien espérer, les nonnains sont demeurées paisibles et jotiissantes de ladite léprosarerie, au grand préjudice desdits habitants. Ladite jotiissance est dès Tan 1564 ).

— 1 55 1 — La veille de la Madelainequi étoit le 2 1« juillet 1 55 1, je fus né et tenu sur les fonds baptismaux, par feu Me Adrien Bridou vicomte, Pierre-Marc 4 lieutenant dudit

I M Au point de jonction de Lucy, Ménouval et Fesques, il y a une construction en briques, appelée « la Moyenne, m M. l*abbé Decorde, Essai sur le canton de Neu/chatelf 99. Anne de Bergny en tirait peutêtre ce surnom de « La Afoyenne », qui figure sur la carte de TEtat- Major.

i « Les Religieuses obtinrent contre eux (les habitants de Neufchâtel) au mois de juillet i582 un arrêt du Parlement. » D. T. Duplessis, ibid,, i5o.

3 La donation avait eu lieu en 1 563. Voir plus haut, p. 6. note 6. — « Les Cordelières ou religieuses du Tiers-Ordre de Saint-François arrivèrent à Neufchâtel en i boj. Leur couvent, établi sur la paroisse de Notre- Dame, a disparu. Il ne reste d*elles qu'une liasse de titres aux archives de la Seine-lnf., » M. Vabbé Cochet, Répertoire de la Seine^Infér., ^bo.

A Sa mère était Catherine Bourgoise. D'après son acte de baptême il eut aussi deux marraines. 'Ce fut le Concile de Trente (i563) qui restreignit le nombre à deux parrains et une marraine, pour un garçon ; deux marraines et un parrain, pour une fille. Encore ses prescriptions

vicomte, et la damoiselle de Pommereval ', et nommé par ledit vicomte, Adrian.

— Audit an 1 5 5 1 , le jeudy 5« de novembre naquit Nicolas de la ViUe, fils de M« Jean de la ViUe.

— M« Pierre Marc pourvu en Tétatde lieutenant du vicomte, en Tan 1549.

— M« Antoine Mançpl, pourvu au prieuré de Thôpital de ' ce lieu *, dès Pan i55o, mourut subitement en sa chambre,

Tan 1 567, au mois de mars.

— Noces de M« Pierre Vassagne, avec Nicole Bridou fille de Pierre Bridou, en Tan i553.

— Audit an ledit Vassagne fut pourvu à Tétat dMlû subsidiaire du Neufchâtel.

— L^église de Notre-Dame du Neufchâtel fut augmentée et agrandie de la nef qui se voit à présent depuis l'image du crucifix, jusqu^à la tour oti les cloches sont pendues, en Tan 1554, et parachevée en iSSg, et la couverture faite en Tan i563î.

ne furent-elles pas toujours observées, comme on le verra pour les nombreux enfants de Miton.

I Ses deux marraines furent « Isabelle, femme du sieur Jacques du Mesnil et Nicolle, fille du sieur de Biville. » Acte de baptême, en latin, extrait des registres de l'église SWacques de Neufchâtel. Communication de M. Lefebvre, avoué à Neufchfttel-en-Bray. — Plus loin viendra un m sieur du Mesnil Pommereval. » Pommereval est dans Tarrt de Dieppe.

a « Saint Thomas de Cantorbéry ou S. Thomas-le-Martyr. — Ancien prieuré, Abbaîe et Hôpital royal. >• D. T. Duplessis, ibid,,l, 6ia. — Aujourd'hui, THôtel-de- Ville, la Gendarmerie, etc.

i Ces dates sont d'autant plus précieuses qu'on ne les rencontre pas chez les divers écrivains, qui ont parlé de cette portion de l'église. — MM. Guilmeth et Potin de la Mairie ont dit : « La nef et le portail furent reconstruits à neuf, vers i533. >• M. l'abbé Decorde : « Le principal portail de l'église de Neufchâtel doit être de la fin du xve siècle ou du commencement du xvie. » M. l'abbé Cochet :

— Le 5e jour de septembre i552, Catherine de la Ville, femme de Vincent Mouthard ', naquit.

— Naissance de Marguerite Engren, femme du président Miton ', le 2^ février 1 5 5 1 .

— Assassinat coifimis en la personne de Nicolas Casaut, s' de St-Germain, par André et Philippe de Casaut ses frères puinez, pour punition duquel, ledit André fut décapité à Rouen, et sa tête ra portée en cette ville du Neufchâtel, qui fat fichée sur un pieu, en la Porte du haut?, et ledit Philippe fugitif, condamné par contumace, par arrêt du parlement de Rouen, Tan iSSg.

— Eloy Hoqueton , chaussetier de cette ville, convaincu d'avoir adhéré à l'assassinat commis, au s' de Ricarville, commandant au château de Dieppe, en Tan 1 562 4, fut décapité à Rouen, par arrêt donné en Pan 1 566.

« La nef, avec ses deux collatéraux, peut appartenir pour le fond au xiiie siècle ; mais elle a été tellement modifiée au xvii*, qu'elle doit être considérée comme de ce temps. » Répertoire archéologique de la Seine~ Inférieure f 247. On voit que la vérité est tout autre. — « Comme bien d'autres, Tabside de Téglise Notre-Dame n*est pas exactement à l'orient. Elle est un peu plus tournée vers le N.-E. que vers TEst, et par suite le portail se trouve un peu plus au S.-O. qu'à l'Ouest. » Q>mmunication de M. Courtin, de Neufchfitel. — Quelquefois des églises étaient orientées à l'extrême orient d'été, d'autres à l'extrême orient d'hiver : de là une différence assez notable. « A Rouen, les églises sont pour la plupart dirigées vers l'orient d'hiver. » M. Paul Baudry, Du Symbolisme des Eglises de Rouen, Revue de Rouen, i85i, p. 488.

I Plus loin, « Mouchard », qui est le vrai nom.

3 Lui-même, l'auteur des Mémoires. L'année commençant à Pâques, qui tombait le ag mars, en i55i. Q>mme Miton naquit le 21 juillet i55i, sa femme avait donc six mois moins que lui, née le 2 février de l'année i55i, c'est-à-dire i552 après la réforme du calendrier.

I La Porte-de-Haut, l'une des six portes de Neufchâtel, démolie en 1 782, dans le voisinage du château.

4 Une conspiration avait été ourdie contre Florentin de Ricarville par les protestants, après le massacre de Vassy, pour se rendre maîtres

— Déceds de M^ Noël de Diville, prêtre à Escouie ', étant curé dudit lieu, de Quievrecourt >, du Caulle, et chanoine dudit Escouie, en Tan i562, âgé de 56 ans.

— Pierre, et Louis Dudois, frères demeurants à Présinval 5, et un surnommé le Hoste, de Grandcourt, convaincu de plusieurs voleries d'églises, furent exécutés en ce lieu, sçavoir lesdits Dudois frères décapitez, et ledit le Hoste pendu, ce fut au mois de juin de Tan 1 566, par jugement d^un surnommé la Caille, vice-bailly de Caux.

— En Pan 1567, M^ François de Pimont, seigneur dudit lieu, chevalier de Tordre du Roy, fut pourvu au gouvernement de la ville du Neufchâtel, auquel nul n'avoit été pourvu depuis le déceds du feu s^ de Piemer 4.

du château de Dieppe et de la personne de Ricarville. Le 2 1 décembre (i562), un dimanche matin, comme il rentrait dans le château de Dieppe, après une visite faite à ses chevaux, « voyant l'un des conjurés, quy vouloit mettre le feu à l'vn des cannons, il mit la main à Tespée et s^avança pour Ten empescher : mais Tvn des autres, nommé Jean Hocqueton, ayant empoigné vne hallebarde quy estoit à l'entrée de la dite plate forme, luy en donna au trauers du corps et les autres Tacheuerent à coups d'espée. >• Histoire de la Réformation à Dieppe, par Guillaume et Jean Daval, édition de M. E. Lesens, I, 43. Eloi Hocqueton était sans doute un parent de Jean Hocqueton.

I « Ce nom paraît altéré. Ne serait<e pas Escouis? » C. — Dans les anciens titres on trouve toujours « Escoes. m T. Duplessis, — c'est « Escouis M ou « Ecouis », paroisse du Vexin normand, où il y avait une collégiale fondée par Enguerrand de Marigny, et composée d'un doyen et de onze autres chanoines. Id. Ibid,, II, 525. — Biville?

3 « Quièvrecourt, aux portes de Neufchâtel et le Caule Sainte-Beuve, à 12 kilom. E.-N.-E. de cette ville.

) H Puisenval », à 18 kilom. N.-N.-E. de Neufchâtel.

4 Gouverneur de Neufchâtel de 1567 à iSyS, F. de Pimont se joindra, le 2 février 1569, à de Sigogne, gouverneur de Dieppe, pour sévir contre les protestants. Hist, de la Réformation à Dieppe, I, 100. Son prédécesseur était de la famille d'Hallewin de « Pienne » ou « Piennes », dont un membre, Florimond d'Hallewin de Pienne, marquis de Mené-

— Me Jacques Dumesnil, écuyer, pourvu à l'état de procureur du Roy, au siège du Neufchâtel, par la résignation qui lui en fut faite par M^ Christofie du Mesnil^on frère, en Tannée i558.

— Naissance dlsaac Vassagne, fils aine dudit Pierre Vassagne, eslû, au mois de septembre i56i, qui fut baptisé par un surnommé Bompar, ministre en une maison étant à la porte de Robergue ', et nommé Isaac, par Charles de la Mothe, écuyer, s' de Vimont.

Déceds de M« Guillaume de Diville ^, écuyer, lieutenant des forêts au Neufchâtel, en Tan 1 55 1 .

— Me Bertrand Bodin pourvu à Pétat de lieutenant du vicomte, par résignation de M^ Pierre Marc, en Tan 1557.

— Me Louis de la Vessiere, prêtre curé de l'église de N.-D. du Neufchâtel, en Tan i562.

— L'hérésie et opinion de Calvin, prit son origine en la ville du Neufchâtel, dès Tan i559 ', dont Me Nicolas Bourgeois 4, lieutenant du bailly de Caux, Me Adrien Bridou,

lay, sera laissé comme gouverneur de Gournay par le duc de Mayenne, lorsqu'il aura pris cette ville le 6 ou le 7 septembre 1 58g.

> Plus haut, « Porte Robeque », p. 4. Elle ne figure pas, sous ce nom, parmi les portes que donne M. Potin de la Mairie, dans ses Recherches sur le Bray normand ^ I, 276. Ce nom venait-il de la petite rivière qui prend sa source dans le village de Beaubec et se nommait encore « Robec » en 1 740 ?

a M Biville? » Comme plus loin, et i56i ? — « En i558 (Lucy, 21 nov.) noble hoe Louis de Biville de la paroisse de Vieu-Manoir print pour femme et épousa délie Du Glesquin de Boigny. — En 1 599, il y avait des de Biville à Aulage. » — Communication de Mr Lefebvre, avoué à Neufchâtel-en-Bray.

? A l'avènement de François II (10 juillet i559), les religionnaires, devenus plus nombreux, ne se contraignirent plus nulle part, en Normandie. Voir l'Histoire du Parlement de Normandie, par M. Floquct, II, 280 et suiv.

4 Dom Bodin, citant ce passage, l'appelle « Bourgoise » (c'est le vrai nom), et les mots : « seigneur de Pommereval » sont ajoutés en marge.

vicomte, M« Jacques du Mesnil, procureur du Roy, M« Pierre Vassagne, elû, M^ Jean Tricotte, Vincent de la Borde » grenetier et controlleur, les de Bedezet de la Ville, greffiers et autres avocats et Bourgeois, infectez d'icelle, appuyez qu'ils étoient des s^s de Senarpont », Dauviller ?, de Vimont, de la Forest, de Gravai, de S*-Germain, de S^^Agate, de Moulandrin, du Pont-Trémart i, et autres en bon nombre qui étoient de même, avec ce que le prince Portian quiétoit en la ville d'Eu, qui en étoit de même 5, voulurent se insur-

— Dans son Histoire-de^Neufchatel-en'Bray, encore manuscrite, Dom Bodin a consigné plusieurs extraits de Miton.

I Plus loin <c De la Boe », le vrai nom. Tricotté « Grenetier », et De la Boe <c Contrôleur. » Comme il a été dit, « Grenetier » était synonyme de « Receveur. »

a « Le premier jour de mars iSSg, furent receus à'faire abjuration

entre les mains du sieur Knox, M. de Senerpont, lieutenant pour le Roy au gouuernement de Picardye ; vn sien gendre et vne de ses filles nommée Madame de Monteraulier ; M. de Bacqueville et deux de ses fils avec plusieurs autres gentilshommes et demoiselles. » Histoire de la Réformation à Dieppe, par Daval, etc. I, 1 1 . ^ « Jean II de Mouchy, seigneur de Senarpont, marié à Claude de Goudeval-Harancourt, en eut Jeanne de Mouchy, qui épousa, en 1674, Paul de Briqueville, baron de Colombières, et Françoise de Mouchy qui avait épousé, en i558, François de Pevrel, chevalier, seigneur de Montérollier. » M. Lesens, ibid,i note, p. 229. — « M. de Bacquesrille est Charles I Martel et ses deux fils sont probablement Nicolas, qui lui succéda, et François Martel de Lindebœuf. » La Réformation, par M. Lesens, I, 229, et M. Hellot, Les Martel de Bacqueville , pages 164-165.

i Auvilliers, canton de Neufchfttel. Pierre de Montsures en était seigneur.

4 « Moulandrin », pour « Mont-Landin », près Wanchy, 16 kilom. N.-O. de Neufchâtel. — « Pont-Tremart », pour « Pont-Trencart » ou « Pont-Trancart », quart de fief, dans la paroisse d'Ancourt, arrt de Dieppe, possédé alors par la femille de Milleville.

5 Antoine de Croy, prince de Porcien, avait épousé Catherine de Clèves, à la quelle était échu le comté d'Eu, par suite de la mort du duc de Nevers (i566). Ce prince, « Tun des premiers chefs du- parti hugue-

ger, et de haute lutte prendre, et s'emparer de temples pour foire leurs prêches, si bien qu^il pensa, dès Tan iSSg, avoir sédition en cette dite ville.

— En Tan 1 56o, Thérésie fit son entrée au monastère de Bernosant >, où, en ladite année, il y avoit jusques à vingt religieux, entre lesquels estoient Dupré, Seré, Beauvemis et autres, quittèrent leurs habits, de sorte, dit le proverbe commun, qui n'enseigne que choses nouvelles, plaisent >. Il ne se passa guères de tems quMls reconnurent le malheur que cela leur avoit apporté, les uns étant exécutez et les autres contraints de finir leurs jours dans une extrême pauvreté.

— En iSjo, le s' de Péricard î, chanoine de N.-D. de Rotien, et conseiller au parlement, prieur de S*«-Radegonde lès Neufchâtel 4, qui le résigne à Dom Thomas du Bos, prêtre moine en Tabbaye de Bréanbet s.

— En i568. Régnant Baudouin, tanneur demeurant en la paroisse de S*-Pierre du Neufchâtel, convaincu d'avoir

not », avait ouvert un prêche à Roumare, près Rouen, et fait des scènes violentes, en plein parlement, pour soutenir ses coreligionnaires. M. Floquet, ibid., III, aS-ag.

I « Bernesaut » et mieux « Bernesault », terrain dépendant de Quièvrecourt, dont la paroisse s'étendait alors jusque sur Neufchâtel. C'était un couvent du Tiers-Ordre de S. François, dit Pénitens, dont le nom subsiste encore. Voir plus loin le poème de Salibema, — Les opinions nouvelles, dès i533, avaient séduit des prêtres et des religieux. « A Rouen, dans le seul couvent des Augustins, il s'était trouvé, en 1 549, jusqu'à trente-deux religieux suspects, w M. Floquet, ibid.y II, 228.

3 A ajouter à la liste des Proverbes, en mettant le singulier ou le pluriel partout.

\ Guillaume Péricard, conseiller au Parlement de Rouen, en iSyi.

4 Au hameau du Mesnil, dépendant de Neufchâtel, et porté encore sous le nom de Sainte-Radegonde, dans la carte de TEtat-Major. C'est aujourd'hui une ferme; l'ancienne chapelle y sert de cellier.

5 Ne serait-ce pas «< Beaubec ? n C. <» Oui ; ce nom sera encore défiguré plus loin. X

suborné des faux témoins, contre la veuve du nommé Talbot, pour un pré dont ils étoient en procès pardevant le vicomte Bridou, fiit parluy condamné à être pendu et étranglé, et les témoins fouettez, laquelle sentence fut confirmée par arrêt du parlement, et exécutée à RoQen en Tannée 1 568.

— Homicide commis en la personne de M^ Pierre de Bédé, avocat, devant le temple de Thôpital de ce lieu, par Charles de Biville, écuyer, en Pan i588.

— Noces de Charles Bodin, s' de Blargier », et Marguerite Beaudoin, le 3o« novembre 1584.

— En i562, furent prises es églises de S^Jacques, Notre- Dame, et St-Pierre de ce lieu, en chacune, une cloche, qui furent fondues en artillerie et pièces ' pour la garde de la ville, lesquelles furent prises, durant la Ligue, parTarmée du prince de Mayenne, s'acheminant à Dieppe 5.

— En 1 586, noces de M« Christofle Voilier, avecdamoiselle Gillette de Cassoent 4, le dernier jour de novembre audit an.

— Déceds de M* Antoine Mansel, prieur de Thôpital du Neufchâtel, âgé de 55 ans, au mois de mars 1567, auquel Pierre Jean Mauger succéda audit prieuré (.

1 Blargies, près de Formerie, Oise.

2 Dom Bodin donne « pierriers, » dans son Histoire de Neufchatelen^Bray,

? Quelque temps après la prise de la ville et du château de Goumay, qui eut lieu le 6 ou le 7 septembre i SSg, et avant la bataille d'Arqués, livrée le 21 septembre suivant. L'exemple fut suivi, presque partout, après la révolution de 1 789.

4 « Bougler » et « Casaut »? qu'on lit plus loin.

5 La place occupée par cette date, déjà donnée plus haut, p. 8, fait qu'on se demande comment elle vient après 1 586. — Aulieu de « Pierre >• Jean Mauger, l'article suivant donne : a Frère » etc., répété page 16. C'est ainsi qu'il désignera d'autres prieurs et sous-prieurs. L'habitude n'était guère alors d'avoir deux noms de baptême pour les gens de petite condition.

— Frère Jean Mauger, moine à Thôpital, pourvu du prieuré dudit lieu^ vacant par le déceds de M« Antoine Mansel, prieur dudit lieu, en Tan i588 '.

— L^exercice de la religion de Calvin^ libre au Neufchâtel, par le moyen de la noblesse, sans néantmoins entreprendre aucune chose, ny rien attenter sur les temples dudit lieu, ce qui dura depuis Tan 1 5 60 jusqu'en Tan 1 572.

— Noces de Vincent Mouchard, avec Catherine de la Ville, au mois de juillet iSjo, ayant auparavant épousé Collette Bougler, fille de Pierre.

— Noces de M« François de la Courbre », avocat, avec Françoise Vassagne, au mois d^aoust 1 570.

— Noces de moy Adrian Miton, avec Marguerite Engren, le i5« janvier iSyi K

* — Erection et établissement d'une élection, en chacune vicomte royale, composée d'un élu, d'un controlleur, d'un receveur des tailles, et d'un greffier, suivant lequel edit, je me fis pourvoir, moy qui écrit ces mémoires, de Tétat d'élu en ce lieu du Neufchâtel, en l'année 1 672 4.

— M« Guillaume le Mercier, dit Poteret, pourvu à la cure de S*-Pierre du Neufchâtel, en Tan 1 574.

— Frère Jean Bourgeois, sous-prieur à Thôpital de ce lieu, mourut en Tannée 1575.

— Messire Philippe du Chemin, chevalier de Tordre du Roy, seigneur du Quesnel, près de Beauvais, fut pourvu par

I Répétition de la fin du paragraphe précédent, qui prouve que i568 doit être substitué à 1 588.

> Mauvaise lecture pour « de la G>udre », mis plus loin.

) Il n'avait pas encore ao ans, quand il se maria, puisqu'il naquit le 21 juillet i55i. Voir plus haut, p. 7.

4 Miton fut donc le premier titulaire de cette Election, nouvellement créée, tribunal où se jugeait, en première instance, tout ce qui avait rapport aux tailles, aux aides et aux gabelles.

S. M. au gouvernement de cette ville du Neufchâtel, en Tannée iSjS.

— M« Antoine Marois, avocat, épousa Catherine Bougler, fille de Pierre Bougler, au mois de novembre i Syo.

— L'an 1572, Marguerite Engren, ma femme, accoucha d'un fils, qui fut tenu par frère Jean Mauger, prieur de l'hôpital, et M« Nicolas Gronsey » avocat du Roy, la fille du s^ de Villers, et la femme de Jean le Heurteur de S*- Vincent *, et naquit leg* février, et fut nommé Adrian, qui ne vécut que trente jours.

— Le 14 décembre, audit an 1572, mourut Françoise de Grouchy, femme de Jean le Heuneur de S*- Vincent.

— Audit an 1572, mourut à Esclamelles' Charlotte de Mouchy, fille de Senarpont i, femme de Charles de la Mothe, S' de Vimont.

I Nouvelle erreur dans l*orthographe de ce nom altéré de. bien des manières. Voir Touvrage de MM. le vicomte de Grouchy et Emile Travers, p. 216. Elle provient de ce que le copiste a mal lu la liaison finale, « ch, » dont il a fait u se. » Le nom de « Grouchy », se trouve sept ou huit fois, bien écrit, plus haut déjà et plus loin, dans le Mémoire de Miton.

a « Une partie de la ville de (Neufchâtel) est encore située dans rétendue des deux paroisses de Quevrecdîitt et de Nogent-en-Brai. » Toussaint Duplessis, ibid. 1, 612. Nogent-en-Brai ayant une église du nom de Saint- Vincent, « on dit aussi très communément S. Vincent de Nogent, ou même S. Vincent, sans ajouter le mot Nogent. » Id. Ibid.y 621. Cette paroisse se trouvait au N.-O. de Neufchâtel.

1 Esclavelles.

4 Jean II de Mouchy. Voir plus haut, p. 12. Cette dame ne figure pas dans le P. Anselme, et Moréri donne à Jean de Monchy une fille, M Charlotte, épouse de François de Boulainvilliers, seigneur de Saint- Cerè. >• Peut-être pour « Cère, » et mieux « Saint-Saire. » — Mais un « sieur de Vimont » se trouve parmi ceux qui abjurèrent à Dieppe, en 1359. Voir, plus haut, p. 12.

— M« Jean Saonnier », prêtre curé de St-Jacqucs, du Neufchâtel, en Tan iSSg.

— En Tan i SjS, jour de ma naissance, ledimanche 29^ de mars >, ma femme accoucha de deux fils, sur les huit heures du matin, et furent tenus sur les fonds par le s' de Vimont, et de Pommereval i, et dame de Meinieres, et fut nommé l'aîné, par le s^ de Vimont, Charles, et le puiné par feu M« Cbristofle Engren, grenetier, et M« Pierre Carpentier, procureur du Roy, et Françoise Carpentier, femme de M« Jean Drouet, avocat, et Françoise Vassagne femme de M< François de la Coudre, aussi avocat, nommé par ledit grenetier, François, qui ne vécut que 21 jours.

— Audit an 1 573, le 7« juin, arriva un si grand débordement d'eau, c'est-à-dire un petit déluge, par des pluies continuelles, que Teau monta jusques aux murs du temple de S^Pierre du Neufchâtel, de façon qu'on ne pouvoit y aller ny à pied, ny à cheval, et le monastère de Bermesault 4 pensa être submergé et emporté au courant de Teau, ce .qui dura depuis le matin jusques sur les quatre heures après midy.

1 On verra, plus loin, p. 79, une personne portant les mêmes nom et prénom.

2 Le 29 mars 1573 était bien un « dimanche », celui de la Quasimodo, Pâques tombant le 22 mars ; mais les mots : « Jour de « ma >• naissance », ne peuvent se justifier, ni pour le quantième, ni pour le jour delà semaine, puisqu*il est né « un mardi, le 21 juillet i55i. » Voir plus haut, p. 7. ^ En supposant même que le premier copiste ait substitué ma à sa^ c'est-à-dire « la naissance de sa femme m, il y aurait encore une petite erreur, car il a donné la date du « 2 février i55i », qui était bien un mardi, et non celle du « 29 mars. » — Ecrivant longtemps après les faits, la chronologie de Mi ton est souvent défectueuse, et les mauvaises lectures du premier copiste y ajoutent encore.

i II -iaut n les srs » les « sieurs » de etc. Il avait deux parrain.s, comme l'autre jumeau et deux marraines.

4 « Bemesault. » Voir plus haut, Introduction, XXXVI-LII.

— L'an 1575, le 19' de janvier, ma femme accoucha d'un fils sur les trois heures du matin, qui fut tenu sur les fonds par M< Percheval de Grouez ^ avocat du Roy, et M« Antoine Mercier, procureur du Roy, par Jeanne Miton, femme de Jean Bougler, et la femme du lieutenant Bougler, et nommé Percheval, par les avocats du Roy, lequel mourut le 1 3« février en suivant.

— Audit an iSjS, arriva une maladie chaude audit Neufchâtel, de laquelle ceux qui en furent surpris peu en échapoient; il mourut plus de cent personnes, entre lesquelles furent Nicolas Secousse, mercier, Thomas de Bos, procureur, M« Nicolas le Heurteur, enquesteur, Jacques Mensire brasseur, la première femme de M« Pierre Bougler, avocat, la femme de Jean Bernard, drapier, la femme de Pierre Bourdon, et plusieurs autres.

— En 1 574, vers la fête des Roys, fut tué Baptiste Callique; âls de M« Pierre Callique, avocat, par Adrian le Boullengier, fils de M<^ Nicolas le BouUengier, greffier du Pont de Mer >, et par Vincent Bernard, fils de Jean, sur les neuf heures du soir, près la halle de ce lieu, et ledit Adrian y reçut un coup d'épée au bas ventre dont il pensa mourir, par Jean Callique, frère dudit Baptiste.

— Noces de Jean Bougler, fils de Pierre, avec Jeanne Miton, fille de Jean Miton, ancien valet de chambre du Roy, le 1 1« juin 1575.

— Déceds de M« François de Fautejean 1, chevalier de

' Encore une mauvaise lecture pour de « Orouchy ». L'enUmt fut baptisé, le 20 janvier, à Notre-Dame. Communication de M. Ch. Lefebvre.

2 Pont-Audemer, « Pons AuJomari, » ou « Pons Aldemari. »

I Mauvaise, lecture du premier copiste pour de « Fautereau ». En 1 544, il avait épousé Françoise de Gouvys, qui lui porta la terre de Mesnière.si. . .

Tordre de S<-Michel, s^ de Villers, âgé de 70 ans, au mois de may iSji.

— Déceds de M< Jacques le Grand, avocat, au mois de juillet 1578.

— Au mois de mars 1 568, frère Pierre Noël, Desclavelles, fot reçu moine, à l'hôpital de ce lieu du Neufchâtel.

— En 1575, M« Percheval de Grouchy, avocat, épousa damoiselle Barbe Carpentin d'Abbeville, vers la S^Rémy » .

— Déceds de M« Robert de la Coudre, avocat, le 1 5« décembre 1575.

— Audit an, déceds de M« Nicolas de Grouchy, avocat du Roy, qui arriva subitement, le jour des S. S. Innocens'.

— Uan 15785, le dernier janvier, ma femme accoucha d^une fille, qui fut tenue sur les fonds de baptême, par M< Cbristofle Bougler^, lieutenant de M' le bailly de Caux, en ce lieu, M« Guillaume du Manoir, receveur des tailles, Nicole le Heurteur, femme du grenetier Engren, et la femme de Charles Bodin, s^ de Blargies, et fut nommée par ladite Nicole, Catherine. •

Audit an 1 578, commença la peste, audit Neufchâtel, dont mourut plus de soixante-dix personnes, entre lesquelles furent M^ Nicolas Darendel, procureur et tabellion en ce lieu, sa femme, sa nièce, Jean de Lormel et sa femme, le fils

t « Percheval de Grouchy, sgr de Mathonville, avocat du roi à Neufchâtel, épouse, vers 1 567, Barbe Carpentier, fille de Galois, esc. sgr de Cumont, Berlettes, etc., et de Jeanne Truffier; la dite Carpentin morte en i580, à 38 ans. » Communication de M. le vicomte de Grouchy. — D'après Miton, le mariage aurait eu lieu, en iSyS, vers le i*r octobre, huit ans plus tard. Les autres indications sont conformes.

> Le 28 décembre.

i Cette date est fausse, puisqu'il dit plus loin que, le 22 avril 1578, il eut un fils nommé Jacques. La date est 1 676 vraisemblablement.

4 « Il semble qu*il faut lire ici : « Bouglet. » L'orthographe de ce nom varie souvent dans le ms. » C. — Le vrai nom est « Bougler ».

— iode Nicolas Varnier, cbaussetier, la femme de Nicolas du Criol etc. Cette maladie fut apportée par un homme qui vint d^Abbeville^ en ce lieu.

— En Tannée 1 573, il 7 eut une grande cheretéde grains dans ce royaume, la mine de bled valloit 18 liv. et la mine d^orge 10 liv., quoyqu'il y eut beaucoup de grains cette année-là >•

— En 1576, mourut M. Pierre Le Carpentier, avocat du Roy, et est inhumé en l'église de S<-Jacques de Neufchâtel.

— En Tan 1 569, les huguenots, conduits par le prince de Condé et Pamiral de Châtillon, calvinistes, prirent les armes contre le Roy. Par arrêt du parlement de RoQen, ceux qui avoient embrassé cette nouvelle religion, furent privez de leurs charges et offices', suivant lequel arrest, sa Majesté députa le maréchal de Montmorency, pour vendre à Tencan lesdits offices, et à la place de ceux qui en étoient pourvus, entrèrent M< Jérôme Du Pont à Tétat de lieutenant de M' le bailly de Caux, audit Neufchâtel, à la place de M« Nicolas

I Le même finit est constaté, à Rouen, pour la même année iSyS. avec les mêmes détails. Voir Histoire de Rouen, par M. Periaux, 32 1- 32a.

a Dès i556, cinq conseillers du Parlement de Rouen avalent été exclus de la compagnie, pour cause de religion. M. Floquet, Histoire du Parlement de Rouen, II, 274. En ibyo, on malmena aussi les protestants, dans leurs personnes et dans leurs biens, à l'exemple de Sigogne, gouverneur de Dieppe. « La persécution estoit très grande en la ville ; mais eUe n*estoit pas moindre à la campagne, car diverses compagnies de gens de guerre, quy estoient au pais de Caux, pillèrent les maisons de ceux de la religion, rauissant tout : principalement la compagnie de Riberpré, gouuerneur d'Abbeuille, s'y faisant remarquer par dessus toutes ; laquelle ayant pris un ministre de Teuangile, près du Neufchastel, nommé M. Valence, quy fut mené à Rouan, où ayant souffert patienment et constament beaucoup de tourmens, y fut enfin exécuté à mort. On mettoit aussi garnison es maisons de gentilshommes, à leurs despens. » Histoire de la Réformation à Dieppe, par les Daval, édit. de M. Lesens, I, io5.

Bourgeois ; M« Nicolas Chérie i Daubrun, à Tétat de vicomte, à la place de M« Adrien Bridou ; M« Pierre Carpentier procureur du Roy, à la place de M« Jacques Dumesnil; à l'état de grenetier, M' Christofle Engren, au lieu et place de M^e Jean Tricotte»; à l'état de controUeur Jean le Roy, au lieu de M« Vincent de la Boc ', et M« Adrien Miton à Pétat d^eslû, à la place de M« Pierre Vassagne, lesquels en jouirent paisiblement deux ans, auquel temsla paix fiit faite avec lesdits huguenots 4, et les anciens officiers reprirent leurs offices^ et on remboursa aux nouveaux pourvus le prix de Tachât desdits offices.

— En Tan 1 577 , je commençay à faire une maison^ en la mazure que j'avois achetée de M^ Jacques Dumesnil, procureur du Roy, qui consistoit^ en une salle^ et cuisine^ deux chambres hautes, et une garderobe, plus une gallerie prenant dudit bâtiment, et alloit rendre au devant de la rue oîi il y avoit un pavillon élevé sur la porte qui sortoit dans la rQe, lequel bâtiment, sans comprendre les dons et commodités que j'avois reçu de mes amis, ne m'avoit coûté qu'environ mille écus, qui fut malheureusement brûlé en l'an 1 592 par Palcheul, étant assiégé par le duc de Parme, aussi bien que mon autre maison bâtie en la grande rue s, près de la maison de l'Estape, et -de celle qui fut à feu Jean le Roy, qui valoit 1200 liv. et plus, dont je n'ay eu aucune récompense.

1 En 1 5 56, on trouvait, à Aumale, un « Pierre Chery ». La famille de Chéry ou de Chérie y tenait un certain rang. Voir VHistoire d* Aumale, par M. E. Semichon, /MW^im.

2 Tricotti est le vrai nom qu'il faudrait substituer partout à l'autre. ) « Ou Bos ou Boe, » C. — Ce dernier plutôt. Miton, c'est-à-dire son

copiste, l'avait appelé « De la Borde », un peu plus haut, p. 1 a.

4 La troisième paix, 8 août 1 570. Plus favorable aux protestants que s'ils eussent été vainqueurs, la paix de Saint-Germain leur accordait, entre autres avantages, l'admission à tous les emplois.

f U sera question de Palcheul et de cette maison, en i Sga. Voir plus loin, p. 8a.

— En ladite année 1577, arrêt pour l'augmentation des espèces d^or et d'argent^ et toutes les autres monnoyes^ qui met les écusde 3 à 6 liv., le teston de i3s* 6 d. à 3as., le franc de 20 s. à 40 s., et les réalles au double de leur valeur, et les autres monnoyes à proportion. Mais le Roy y ayant pourvu I tout fut remis en son premier état, ce qui arriva par la malice des financiers qui payoient les gens de guerre, et leur donnoient les deniers à tel prix qu^ils vouloient, et par ce moyen les soldats étoient contraints de les donner de même, ce qui causa la ruine de beaucoup de marchands qui se trouvèrent chargés desdites monnoyes, lorsque la diminution arriva,

— Audit an 1577, ma femme accoucha d^une fille, le lundy 1 5^ février à 3 heures du matin, tenue sur les fonds de baptême par Nicolas de Fautereau s^ de Villers >, Louise Du Mesnily femme du vicomte Anisse ), et la demoiselle de Pommereval, et nommée Louise^ par la femme dudit Anisse, laquelle décéda le 1 5^ mars ensuivant.

— En Tan 1578, frère Guillaume Gremon» moine ayant jouy sept à huit ans, et desservy le prieuré de S<-Germain sur d^Aulne4, pour l'absence et fuite de frère Jean Vidor, prieur dudit lieu, qui s'étoit durant ledit tems enfuy, et enlevé la femme d^un sien paroissien, qu^il entretenoit en

I Par l'ordonnance de Poitiers^ en septembre 1577. Voir le' Code de Henri ///, p. 696 et aifivantes.

s Fils de François de Fautereau. Voir plus haut, p. 18.

} « A visse n, comme on lit plus loin, «c François Avisse, écujrer^ sieur de Songeons, fut lieutenant général de Gournay en 1564, et depuis vicomte de NeufchAteL » Hiei. dé Gournay, par M. Potin de la Mairie, II, a8a.

4 Mauvaise lecture pour « Eaulne ». Ce prieuré n'est pat indiqué par D. Toussaint Duplessis ni les autres hisioriensde NeufchftteL — Peutêtre faut-il lire « Gremont » et « VQdor », noms qu'on retrouve dans rhistoire de la Haute-Normandie.

Inbrinte % mourutpeii après son retour, audit lieu de Tbôpital, au mois de septembre >.

— Audit an 1578, le jour du lundy gras, qui étoiten féVrier i, la compagnie du capitaine Breton du régiment de Grillon 4 entra en garnison en cette ville du Neufchâtel par le commandement du s' de la Meillèrayes lieutenant pour le Roy, es bailliage de Caux et Gisors, et ce pour le ressentiment d^une émotion populaire, fait ôiire par Vincei^jde Fry, dit le cadet de Técu, autrement le gendre, cohtre le s*" de Riberpré^, parent et lieutenant de la compagnie tl'ordonnance dudit s' de la Meilleraye.. au Neufchâtel, étant ledit s' de Riberpré accompagné du capitaine la Trape^ du moine Robert 7, et autres au nombre de huit, qui pensèrent être tuez au sortir du l(^is dudit écu, par Jean Darendel, Michel Tricotté, Jean Morot, orfèvre, et autres mutins, amis dudit de Fry ; et tint ladite garnison en ladite ville, jusqu'au mois de may iSjq, qu'elle fut licentiée, de laquelle étoit lieutenant un Bourguignon, qui se faisoit appeler le capitaine Didier, et coûta ladite compagnie, tant en argent qui leur fut prêté par le

> Mauvaise lecture du premier copiste, pour k lubricité », mot qu*on retrouve dans le Mémoire^ un peu plus loin.

2 II est à penser que Miton, ou son premier copiste, a oublié de mettre après : « Moine », les mots : « de l*hôpital de Neufchâtel », comme on l'a vu déjà plus haut, p. i5.

? Le 10 février, parce que Pflques tombait le 3o mars, cette année-là.

4 On disait indifféremment, à cette époque, « Grillon » ou « Grillon ».

1 «c Messire Jean de Mouy, sr de la Mailleraye, cheualier de Tordre du Roy, vice amiral de France et lieutenant de sa Maiesté au Bailliage de Gauxet de Gisors sans compromission du 21 aoust i563. » TeM sont ses titres dans V Histoire de la Réfimnatian â Dieppe, par les Daval, 1,58.

6 En 1 58o, Nicolas de Moy, chevalier, était seigneur de Riberpfé.

7 Dom Bodin, citant ce passage, met : « du nommé Roberte. » H doit avoir mieux lu que le premier copiste.

commandement dudit s' de la Meilleraye, que pour leur nourriture, auxdits habitans, plus de i2,5ooliv., les soldats n'ayant point eu la paye du Roy pendant ce tems-là >.

*- En Tan 1 578, le mardy 22^ avril, ma femme accoucha d*un fils, sur les six heures du matin, qui fut tenu sur les fonds de baptême par M« Bertrand Bodin, lieutenant du vicomte, Jacques Engren, mon beau père, Catherine Bôugler, femme du premier mary', et la femme de M« Germain Baillard, eslû, et fut nommé, par ledit Engren, Jacques.

— Audit an 1578, passèrent dans ces quartiers plusieurs fois les troupes tant à cheval qu^à pied, et à chaque fois il y avoit au moins 6000 hommes, toutes ces troupes étoient levées dans le royaume, par le commandement de M^ d*Alençon ' frère du Roy, pour aller en Flandres, lesdites troupes conduites par les s'* de Combieller8 4, de Sernasquesf, le

1 A Dieppe, en iSôy, Jean de Mouy, à la tête de i,aoo hommes, avait déployé une grande rigueur contre les protestants de cette ville. Histoire de la Reformations etc. 1, passim.

a Ces mots sont dépourvus de sens. • l\s nous semblent remplacer ceux de « Procureur Marois », qui voht venir plus loin, p. 29. L'autre marraine fut Magdeleine Garin. — Le baptême eut lieu à St-Jacques, le 23 avril. Communication de M. Lefebvre, avoué à Neufchfttel, d*après les Registres de cette paroisse.

I S*il avait quitté officiellement le nom de duc d*Alençon, à Tavènement de Henri III (1574), pour prendre celui, de .duc d'Anjou, que son frère avait porté jusque-là, on voit qu'on lui donnait encore son ancien titre. Appelé par les révoltés des Pays-Bas contre l'Espagne, il leva sept mille hommes, et, malgré son frère, passa dans le Hainaut, assiégea et prit Binck, le 6 septembre iSyS. Pendant trois ou quatre ans, il secourut les révoltés, et fut proclamé et couronné duc de Brabant, dans Anvers, le 19 février i58s.

4 « Coulombières » ou « Colombières i » Paul de Bricqueville, baron de Colombières, fils aîné du fameux François de Bricqueville, baron de Colombières. Dict, de Moréri, Art. de Briqpsvillb, Brmnche de Colombières.

( « Ou Fernaqucs pour Fervaques r i» C. — > « Femaques » serait pour

Bâtard de Basqueville >, de Chamallon >, de Montiéraullier ^ si bien qu^en moins d'un an et demy lesdites troupes se trouvèrent monter à plus de 40,000 hommes, qui ruinèrent tout le pays de œs environs.

— Audit an 1 578, mourut à G)ndemières 4 le 28* janvier, Noël Miton, frère aîné de mon père.

— Audit an 1578, ma femme accoucha d^une fille, le pénultième d'avril, environ une heure après midy, qui fut tenue sur les fonds (sic)àt baptême par M« Archambault le Bon controUeur des tailles au Neufchâtel, Jean Bougler, la baillive Marois, Catherine Engren, sœur de madite femme, et fut nommée Catherine par ladite Engren, et ce le mardy penult (iéme) (.

« Feruaques » ; u ayant été pris pour n. Ce serait Guillaume de Hautemer, seigneur de Fervacques, comte de Grancey, depuis maréchal de France.

1 « Noble homme Jacques Martel, bastard de Basqueville, » comme il se qualifie fièrement lui-même. » Essai historique sur les Martel de Basqueville^ etc., par M. A. Hellot, 181. L'auteur le croit fils de Jacques Martel, qui fit souche de bâtard.

a « Il y a bien « Chamallon >• peut-être pour « Chanvalon. » C.

) Le seigneur de Montérollier, canton de S. Saens, était alors « François de Peverel, seigneur de Montiraulier, époux de Françoise de Monchy. » Dict, de Moréri. — Un an après, Jean de Pevrel prêtait, le 7 octobre iSyg, foi et hommage à Henri III, pour la seigneurie de Montérollier « à luy advenue, escheue et apartenant par le trespas et succession de feu François de Pevrel, son père. » Archives nationales, cité par M. Leroy, Histoire de la commune de Montérollier, 146.

4 Ne peut être que pour « Londinières, » bourg de l'àrrondt de Neufchâtel.

{ L'intervalle de huit l'ours (2 a avril. Voir plus haut^ p. 14, et 29 avril), qui sépare la naissance de ces deux enfants, dans un accouchement gémellaire, est un cas assez rare pour être remarqué. Cependant, aux portes de Rouen, à Croisset, en juillet i883, une dame Vignet accouchait, à cinq jours de distance, d'une fille et d'an garçon. Le Patriote de Normandie, ao juillet i883. — > C'est la seconde fois que Miton donne à l'une de ses filles le nom de baptême de « Catherine ». Voir

— Audit an iSjS, durant le mois d^aoust, le Roy étant averti que le s^ de la Rocheguion étoit à Rouen, par le capitaine Péricard, envoya Richelieu prévost de Thôtel pour le saisir, d'autant que sa Majesté avoit eue avis qu'il soUicitoit la noblesse normande pour l'insurger à cause des impôts excessifs qui se levoient sur la province, ce qui ne réussit pas, à cause de l'avis qui en fut donné audit s' de la Rocheguion.

— Audit an i Sj6, au mois de juin, fut brûlée une chambrière des religieuses de SWean en ce lieu, qui avoit fait périr son enfant.

— Audit an iSjS, au mois de novembre, Philippe Gallié, de la paroisse de Villy S pour Tassassinat par luy commis sur le chemin de Caudebec, en la personne du nommé Adam, fut pendu et étranglé.

— En l'an 1 579, le 1 3« aoust Estienne Chauvin», marchand de Dieppe, legrenetier Engren, le controlleur le Roy, le procureur Marois'^ M^ Antoine Picart, Vincent Mouchard, premier syndic de cette ville, furent, par arrêt de la cour des aydes de Rotien, condamnez, à sçavoir, lesdits Chauvin^ en 900 liv. d'amende 1 5o liv. c d'intérêt envers les habitans dudit Neufchâtel, et 400 liv. pour autre intérêt du sel vendu à un prix exorbitant, et 3o liv. pour la tapisserie;

plus haut, p. 19. n Dans un aveu du 3 janvier 1607, figure Catherine Miton, religieuse de Tabbaye de Bival. » G>mmunication de M. Lefebvre.

> Peut-être « Gallie » ou « Gallye », nom qu'on retrouve à Dieppe. Voir Histoire de la Réformatim^ etc. — Est-ce aussi Villr-le-Bas, arrt de Dieppe?

a « Le nom est surchargé; il semble qu'on a changé « Chauvin » en n Chamin. » C— -« Chauvin » est plus bas et la fitmtlle Chauvin figure dans Y Histoire de la Réfarmation à Dieppe, II, 18 et 187.

) Plus haut la « Bailive Marois » (p. i5). Id il y a le « Pr (procureur) Marois. » C.

4 « Ici Chauvin est bien écrit » C — Premier est pour Procureur,

( Les chiffres romains ont été remplacés par des chifircs arabes.

lesdits Engren et Marois eu chacun 3oo liv. d^amende, et 60 liv. d'intérêt, 3o liv. pour la tapisserie; ledit le Roy controlleur, 900 liv. d'amende, i5o liv. d'intérêt, et 3oliv. pour la tapisserie^ ledit Mouchaixi en 400 liv. d'amende, 1 20 liv. d'intérêt envers lesdits habitans, et 3o liv. pour la tapisserie ; ledit Picard greffier i5o liv. d'amende, 3o liv. d'intérêt, et i5 liv. à la tapisserie de la cour', pour lesquelles^ ils furent constitués prisonniers en la conciergerie de ladite cour des aydes, et outre condamnez aux espices dudit procès, et aux dépens desdits habitans, duquel procès furent les moti£s et poursuivans, M« Pierre Vassagne, et Leconnet ^ le Qerc, lequel procès ayant été revu au grand conseil, par requête civile, instance dudit Chauvin, avoit esté par arrest donnée en la ville de S. Diez, près Orléans ), ledit arrest cassé pour le regard du dit Chauvin, et lesdits habitans condamnés à la restitution desdites amendes et deniers, et condamnés à ses dépens, néanmoins que lesdits Vassagne, et le Qerc eussent reçu tous lesdits intérêts et dépens, desdits Chauvin, Engren, le Roy, Marois, Mouchard et Picard, et dont néantmoins du depuis les héritiers desdits Vassagne, et le Qerc avoient intenté action contre lesdits habitans, pour leur être fait raison des deniers par eux frayez 4 à la poursuite dudit procès et ce en la cour des aydes qui est encore indécis, dont j'ay laissé mémoire parmy mes papiers pour empêcher les poursuites, et que tant s'en faut^ sont condamnables à rendre compte de tous lesdits deniers qu'ils ont reçus des dessusdit, vu comme dit est que lesdits habitans n'ont jamais

> Ces amendes étaient infligées, suivant Thabitude, pour la décoration de U Cour des Aides.

> Il rappellera bientôt : « Leonnet, » diminutif de Léon, p. 34. } Saint-Dyé-sur-Loire (Loir^t-Cher.)

4 « Frayer », vieux mot qui signifiait : « Fournir aux frais et à la dépense de quelque chose. » Le simple a disparu, mais le composé « défrayer » subsiste encore.

rien reçu, et néantmoins avoient payé et restitué audit Chauvin lesdites amendes et interests que ledit Vassagne avoit reçus de luy.

— Nota >. Que feu M<^ Isaac Vassagne, depuis le déceds dudit M« Pierre Vassagne, son père, a reçu de M^ Antoine Picard, d^Aumalle, fils et héritier dudit M^ Antoine Picard, la somme à quoy se montoit l'intérêt pour ladite condamnation et en avoit composé avec luy, lesdits intérêts ont été reçus par ledit M^ Pierre, tant desdits Chauvin , le Roy, Engren, Marois, que dudit Mouchard, ce qui est à noter, afin qu'il ne tienne compte que des dépens, chacun pour sa part, en cas que leurs héritiers voulussent remuer le procès qui est pendant en la cour des aydes.

— Audit an 1 579, M'^ Antoine de Mascarel ' chevalier de Tordre, baron d^Hermanville, prit possession du gouvernement delà ville du Neufchâtel, vacant par le déceds du s' du Quesnel.

— En l'an i58o, le 8« avril, dernière feste de Pâques), environ sur les six heures après midy, il se fit un grand tremblement de terre qui dura fort peu, et qui étonna fort le peuple de cette ville du Neufchâtel, qui eut recours aux prières, chacun alla prier Dieu dans sa paroisse; le lendemain il se fit une procession générale oti le S*-Sacrementfut porté.

I Ce paragraphe était renvoyé à la page suivante, dans la copie, mais il a été placé ici, comme étant la suite nécessaire du précédent.

3 Antoine II de Masquarel ou plutôt de Masquerel, baron du Boscgeffroy, seigneur de Bailleul, etc. Hermanville est dans l'arrondt de Dieppe.

) Le mardi de Pâques, troisième jour de cette filte. — En iSSo, Pâques tombant le 3 avril, ce serait le 5 et non le S. On a le : « Discours merveilleux et effroyable du grand tremblement de terre advenu es villes de Rouen, Beauvais, Pontoiae, Mantes, Poissy, Saint-Germain en Laye, Calais et autres environs de ce royaume. » Paris, J. Coquerel, 1 58o. Brochure in-80.

et ensuite la prédication par le frère Michel Michel ^ Augustin.

— Audit an i58o, le 7^ avril, ma femme accoucha sur les 8 heures du matin d'une fiUe^ qui fut tenue sur les fonds de baptême par le s' de Creny de Vailly en Champagne ^, et par M^ Jacques Besoche, receveur des tailles audit Neufchâtel, par la fille du s' de Neuville-Ferrières, à présent femme du s*^ de Beromesnil ', et par la femme du lieutenant Bourgoise, et fut nommée Anne, par ladite Anne Douller 4.

— En Pan 1579, le 20« octobre, Pierre Bougler, s' du Cazier, mourut âgé de 68 ans.

— En i58o, le i3« avril, M« Adrien Bridou, naguères vicomte, décéda, étant de la nouvelle opinion.

— Il convient icy noter, que par la paix conclue par le Roy, avec les huguenots, en Tan 1570^, les officiers qui avoient été privés de leurs offices, étant rentrés en Pexercice d^îcelles, au même instant avoient résigné iceux offices, à sçavoir Me Nicolas Bourgoise de son état de lieutenant à M^ Christofie Bougler, M^ Adrien Bridou, de son office de vicomte, à M* François Avisse, M^ Jacques du Mesnil, à M« Antoine Marois, son état de procureur du Roy, M^JeanTricotté son état de grenetier à M^ Jean Lasnier, et pour les autres s'étoient rendus catholiques.

— Convient aussi noter, que avant à la place du château

1 Le second « Michel » paraît inutile.

2 Jean de Crény, seigneur de Bailly-en-Campagne, hameau de la commune de Fresnoy-Folny, cant. de Londinières. Une cloche de ce hameau portait : « Louis de Crény, seigneur de Bailly-en-Campagne. » Les Cloches du pays de Bray, par M. Dergny, I, 209.

) Baromesnil ou Bermesnil?

4 « Ou Doublet. »C. — La fille de Doullé, sieur de Neuville-Ferrières.

5 La paix de Saint-Germain conclue le 8 août 1570. * Voir plus haut, p. 21.

de ce lieu *, une maison royale bâtie de bols à trois étages, oti il y avoit neuf à dix chambres en haut, une salle, four et cuisines et offices fort commodes pour la maison, et £autc de couverture et d^entretien, étoit tombée en décadence et ruinée, et avoient été les matériaux vendus et aprofités au profit du Roy, par les trésoriers de France de Rouen jusques à 750 1. liv. Il y avoit aussi une belle chapelle fondée en l'honneur de S*-Louis ^, où il se célébroit jadis, chaque semaine, trois messes, et à présent rien, d^autant qu^il n*en est passé à la chambre, par an que 24 liv. 1, et a été depuis ladite chapelle démolie avec les murailles dudit château 4, laquelle vendue de bois s'est faite en ladite année 1 58o s,

— Audit an 1 58o, le 19® avril exécution fut fiaite de Jean le Long Daubin^, qui eut le poing coupé, et par après pendu et estranglé à Rouen, convaincu d*avoir assassiné le s' d^Arcelaine, près de Beaucamp le jeune?.

— Audit an i58o, durant le mois de juillet, le s' de

I Le mot « était » a été omis, et il est nécessaire.— Dans son Histoire de Neufchatel-en'Bray (manuscrite), Dom Bodin^ réfute Terreur que D. Toussaint Duplessis avait commise sur ce passage, écrit par Miton. après la destruction du château et des divers bâtiments qu'il renfermait.

s Cette chapelle n'est mentionnée ni par T. Duplessis, ni ailleurs. — Dédiée à S. Louis, elle était contemporaine de la maison, ou bâtiment intérieur.

) « Le texte est exactement copié. » C. — Mais que veut-il dire ?

4 La démolition des murailles du château, eut lieu, par deux fois» en iSgS, et en 161 5. Voir plus loin, p. 134.

5 La vente des matériaux provenant des bâtiments constniits à Tintérieur du château.

6 « Daubin » pour « d'Aubin », nom d'une ancienne commune de Tarrt de Rouen i

7 En Picardie, sur la rive droite de la Bresie, entre Aumale et Senarpont.

Hocourt t étant au siège mis devant Lafere^ en Picardie, fut tué d'une arquebusade étant aux tranchées.

— Audit an i58o, le 17* septembï'e, Pierre Petit Bourgeois de ce lieu, pour exécution des reniemens, et blasphèmes exécrables du nom de Dieu, par jugement donné en ce lieu, fit amende honorable au prétoire > de ce lieu, et devant le portail de Téglise de N. D., nud de pieds et de teste, tenant une torche ardente en ses mains, criant mercy à Dieu, au Roy et à la Justice.

— Audit an i58o, le ii« novembre M« Vincent de Fry qui avoit été le passé seigneur, mourut étant demeuré redevable de beaucoup de deniers pour les affaires de la ville, et du revenu de S^-Jean i, dont il avoit eu longtems le maniement.

— Audit an 1 58o, au commencement de décembre, la Chambre des comptes de Normandie fut établie à Rotlen 4, et tinrent leur bureau à S* Lô J.

— Au mois de janvier 1 58i , Messire François de Pimont deceda en son château de Bailly en Rivière ^.

I François de Mailly, seigneur d'Haucourt, canton de Forges, près de Gaillefontaine. U était dans l'armée du maréchal Matignon, pour reprendre La Fère, dont le prince de Condé, chef des protestants, s'était emparé par surprise, en novembre 1579.

3 Au « prétoire », parce que l'ancien siège de la justice avait été détruit.

) La maladrerie de Saint-Jean. a été déjà question de sa mauvaise administration. Voir, plus haut, p. 6.

4 La chambre des comptes, établie à Rouen, en 1 38o, supprimée par François I, en i543, avait été « rétablie » par l'édit de Henri IH, donné à Saint-Maur-les-Fossés, en juillet i58o.

i Elle se tint dans le logis prieural de Saint-Ld, de i58o à iSgi, époque où elle fut transférée dans la rue des Carmes.

6 II avait été gouverneur de la ville de Neufchfttel, en 1 567. Voir plus haut, p. 10. — Bailly-en-Rivière, arrondt de Dieppe. La majeure partie du château, propriété de M. Feuilloy, existe encore.

— Au mois de septembre i58o, Richard Tardieu, s' de Mouchy < deceda à Eu,

— Les lundy et mardy gras de ladite année i58i >, fut jouée la tragédie de^Romer et Jalliette ) au château du dit lieu, et ce par M« Robert Hallin, Louis Cosset (Collet?), Jacques Miton, Jean Vassagne dit Varengo, Archambault le Bon, Jacques Lasnier, Abel Cognain, Nicolas Cossard, Pierre le Carpentier, et Daniel de Monpelet4 et Vincent de Louvault, laquelle fut représentée et tenue la plus belle qui se soit vue de longtems, avec la musique et les instrumens, et y assista tous les deux jours, plus de trois mille personnes, chacun étant libre d^y entrer et de sortir; y joUa aussi M« Louis Collets fort bravement.

— Fondation à Eu, parles' duc de Guise, audit an i58î, d^un collège de jésuites ^, au lieu appelé L^hôpital le Nor-

1 Mouchy, aujourd'hui Mouchy-le-Preux, hameau de Campneuseville, arr. de N.

2 Les 7 et 8 février.

) Voilà comment le premier copiste lisait les noms propres. Il s'agit de « Roméo et Juliette », tragédie de CÔme de la Gambe dit Châteauvieux, valet de chambre de Henri III et du duc de Nemours. 11 l'avait tirée des Nouvelles du conteur italien, Mathieu Bandello, devançant Shakspeare, qui traita le même sujet, en i5gS, « Le dit lieu » est « Neufchfttel », et non « Eu », dont le chAteau ne fut construit qu'en i583. Voir plus loin, p. 45.

4 « Montpellé ». Cette famille possédait la terre de Martigny, et un « David de Montpellé était maire de la ville d'Eu, en i554 ». M. Dergny, Les Cloches du Pays de Bray, 1, 69. — Voir aussi La Réjormation à Dieppe. f etc. par M. Lesens, 141 et 248.

5 « Louis Collet » a Tair d'être le même que « Louis Cosset », ci-dessus.

6 « Par un acte passé avec le père Qaude*Mathieu, provincial de la compagnie en France, le mardi 9 jaqvier i58i (nouveau style), le duc (Henri de Guise, le Balafré) et Catherine deQèves, son épouse, fondèrent et dotèrent le collège d'Eu qui devait être confié à la direction de vingtcinq pères de la compagnie. » Histoire des comtes d'Eu, par L. Estancelin, 436. — Il le fit pour combattre les progrès du protestantisme, dont les adhérents avaient été expulsés d'Eu, et récompenser le P. Ma-

mandy auquel étoitdeux ou trois religieuses qui en sortirent, et leur fut bâty par ledit duc les bastimens qui s^y voyent à présenta

— - Le 28^ mars S audit an i58i^ jour de Pâques, survint un vent si horrible et impétueux, que plusieurs châteaux, temples et bâtimens furent ruinez et abatus, et plusieurs arbres arrachés» ce qui étonna fort le peuple pendant sept à huit heures que ce vent dura '.

— Audit an i58i, mourut Jean Marqués, teinturier, et icy convient noter qu^en ladite année, fut vitrée et pavée la nef de Téglise N. D. de ce lieu, ainsi qu^elle se voit à présent, laquelle nef aûroit été bâtie et édifiée comme il est cy devant dit dès Fan i3564.

— Audit an i58i, le 27 mars, M« Toussaint Tibout, docteur en théologie, abjura publiquement e n la chaire de S<-Otien, rhérésie de Calvin qu'il avoit préchée et enseignée longtemsen Gascogne (.

— Audit an i58i, le 9^ avril, ma femme accoucha d'un fils qui fut tenu sur les fonds de baptême par M« Guillau^ie

thieu, que la Ligue avait dépéché vers lui, quand il vint à Eu, pour la première fois, en 1578. Id., Ibid., i38, — Veuve du prince Porcien, le i5 mars iSôj, elle s'était remariée au duc de Guise.

I « U paraît que tous les bâtiments (du collège) qui existent aujourd'hui furent édifiés à cette époque. » Id., Ibid., 437. Il faut excepter la chapelle bâtie, de 1622 à 1624, parla même Catherine de Clèves.

3* Encore une mauvaise lecture, car, en 1 58 1, Pâques tombait le 26 mars.

? « Le jour de Pâques (26 mars), les vents soufflèrent avec violence, et causèrent de nombreux désastres à Rouen et dans les environs. » Histoire de la ville de Rouen, par Nicétas Periaux, 332.

4 Page 8, mais avec la date de 1 3 54-1559.

{ « L'an 1 58 1, le 3e jour de mars, M. le Cardinal de Bourbon, archevêque de Rouen, en son église de Notre-Dame, en présence de son clergé, du Parlement et de plusieurs gentilshommes, reçut l'abjuration d'hérésie que 6t publiquement M. Toussaint Tiboult, docteur en théo-

de Mussy, s'd'Aulage », Richard Miton, fils aîné du receveur Miton d^Eu, mon cousin, et par la femme du grenetier Miton, aussi mon cousin, et fut nommé Guillaume par ledit de Mussy.

— Le 7« may audit an i58i, Leonnet le Qeco^ étant à Paris contre Estienne Chauvin, de Dieppe, mourut?.

— En ladite année i58i, durant les mois de may et de juin, passèrent par ces quartiers les régiments de Chamois et de la Rochepot, et de Rambotiillet, qui revinrent tous 4.

— Noces de Jean le Heurteur, fils de Jean, et de Jeanne

logie de la faculté de Paris. » Chronique de Dieppe, par Tabbé Guibert. « Tiboult, autrefois ministre de Teaglise de Dieppe, où il auoit aporté beaucoup de mal, comme il a esté dit cy deuant, continua toujours depuis de brouiller et troubler les esglises, jusques à ce que par ses mauuais comportemens il fut suspendu des sacremens et de sa charge au colocque de la classe de Caux, en l*an i58o. Enfin ayant leué le masque, il retourna à son vomissement et se reuolta en mars i58i, et prescha le jour de Pasques, le 26 dudit mois, à RoQen, la première fois après sa reuolte ; jour signalé par vne eCFroyable tempeste qui abattit plusieurs edifisses, et entr'autre une muraille à St Remy ; après quoy estant reuenu à Dieppe, il ne suruequit que jusques au mois de décembre suiuant. » Histoire de la Réfarmaiion à Dieppe ^ etc. I, 124-125. — Miton place cette prédication, le 27 mars, le lendemain de Pâques. — Tiboult, appelé Giboult par Desmarquets, était de Criel prés Dieppe.

1 Aujourd'hui hameau dépendant de Mesnières.

2 « Probablement erreur de copie pour Le Clerc. » C. — Plus feaut, p. 27, il y a : « Leconnet Leclerc ». Il faut lire ici, et plus haut : « Leonnet Leclerc. »

? « Il s'agit du procès dont il était appelant auprès du Grand Conseil, et qu'il gagna. Voir, plus haut, p. 27.

4 Ces troupes se rendaient à l'armée du duc d^Alençon, qui devait marcher sur Cambrai, assiégé par le duc de Parme. Il entra dans cette ville, le 18 août, prit quelques autres places dans le même mois. Au lieu de « qui revinrent tous », Dom Bodin a lu : « qui ruinèrent tout. » Cette lecture doit être la bonne, car les mêmes mots se retrouvent plus haut, p. 25.

Mallet, fille du receveur Mallet d^Aumalle^ le 7^ aoust audit an i58r.

— Noces de Jacques de Boullainvillez, s' de Forges % avec la fille puinée du s' de Neufville Perrière, le 7* d^aoust, audit an i58i. '

^ — Déceds d^Anne de CamonvîUe », abesse de Vinal fsicj ?, le i7« d^aoust, audit an i58i.

— Déceds de M« Antoine Guellard, controUeur dçs tailles du Neufchâtel, étant à RoUen, le dimanche 5« septembre audit an i58i.

— Trépas de M« Antoine Miton mon père, âgé de 67 ans, lieutenant des eaux et forêts du Neufchâtel, qu'il avoit exercé trente ans et plus, et commandé en cette ville comme lieutenant qu'il avoit été des s" de Pimont, du Quesnel, et d^Hermanville, gouverneurs successivement de ladite ville, et est enterré en Téglise de SWacques dudit lieu, et qui arriva le jeudy 5c jour d'octobre, sur les dix heures et demie du soir, en Pan i58i, et succeday audit état de lieutenant des forêts, à raison de la supression qui s*étoit ensuivie Tannée précédente des élections érigées en Pan 1^72, à la requestedes états de Normandie 4, et que jMtois privé de Texercice de

1 Ce titre est donné bien gratuitement à François de Boulainvilliers, en 1 56o, et à Louis de Boulainvilliers, en i SjS, ailleurs que dans l'ouvrage de M. Dergny, II, p. 3^5 et 146 ; car Forges, franc-alleu, ne reconnaissait point de supérieur en féodalité. — Le père est Antoine Doullé.

2 II faut lire « Aimée de Canonville ». — « Amata de Canonville », daiîs la Gailia Christiana.

i Bival, aujourd'hui hameau de Nesles-en-Bray, était sur le territoire de Neuville-Ferrières, avant la révolution, comme le dit T. Duplessis. n y avait^ une ancienne abbaye de femmes, de Tordre de Citeaux. Il q'en reste plus que quelques bâtiments et les murs dans une ferme appelée Bival.

4 Les Etats de Normandie demanderont encore la suppression des • Elections, en trop grand nombre, en iSgS et iSgS. Voir les Cahiers des Etats de Normandie sous Henri IV y par M. Ch. de Beaurepaire, I, 78 et 110.

Testât d^eslû en cette élection par le moyen de ladite suppression, lequel état de lieutenant des forêts je resignay à Charles de DIville du Mont d^Aulage \ deux ans après.

— Déceds de la damoiselle veuve du s' de TrefForêt, en ce lieu, âgé de 78 ans, le 20<^ octobre 1 58i .

— Le 4« octobre audit an i58i, la veuve du contrôleur Darendel > décéda, âgée de 84 ans.

— Audit an i58i, le 7* décembre, Marion le Brumen, femme d'Alexis Rivier, décéda en ce lieu.

— Déceds de Marie Hérichon d'Oyscmont, première femme de M^ Jérôme le Roy, le 1 5« novembre 1 58 1 , lesquels s^toient mariez le lo^ juillet précédent.

— Déceds de noble seigneur François de Boullainvilliers, s' de S^-Serre, et de Besencourt ?, étant de la nouvelle opinion, le dimanche 7^ de janvier i582.

— Noces de M^ Jacques Besoche, receveur des tailles de cette élection du Neufcbâtel, avec Louise le Grand, veuve de M« Pierre le Caypentier, avocat du Roy, lesquelles furent célébrées le mardy 2o« de/évrier 1 582.

— Trépas de M« Christofle Dumesnil, s' de Berville, en son Manoir de la Haine 4, âgé de 70 ans ou environ, le samedy 24^ mars i582.

— Déceds de Jean Marginet, teinturier, âgé de 88 ans, le 2i« avril, audit an i582.

— Le 24c juin audit an i582, jour du S«-Sacrement, environ sur Its onze heures du matin, ma femme accoucha

I Hameau dépendant de la commune de Saint-Martin-rOrtier.

3 On cite un < Mathias d*Arundel, » nommé aussi « d*Arendel », seigneur de Guémicourt, vers 1623. M. Dergny, Ibid,, II, 1 18.

i Saint-Saire et Bezancourt, arrt de Neufchâtel. François de Boulainvilliers avait épousé Charlotte de Mouchy, d'après Moréri.

4 Le mot est difBcile à lire. Il peut y avoir « Hanie ». C. Est-ce « La Haie w ou « La Haye n, nom commun à plusieurs localités de la Haute- Normandie ?

d'un fils, qui fut tenu sur les fonds de baptême par M« Nicolas Larcher, conseiller en la cour desaydesà Rouen \ Louis Engren dudit Rouen, et la femme du s^ de Mussy ^ et d^Aulage, et fut nommé, par ledit conseiller, Nicolas.

— En Tannée i58i, la nef de N. D. de ce lieu étant achevée, et la tour et bien couverts, les paroissiens de cette église la firent paver et vitrer, comme on la voit à présent, puis furent rompus les séparations et entredeux, et Torgue placé près les cloches, et tiré du chœur de ladite église ^

— Sur la fin de juin, audit an i582, fut fustigée et fotiettée, par trois jours de marché, en ce lieu une chambrière qui fut trouvée avoir jette près le Gaillon 4 son enfant mon le long d^une haye.

— Audit an i582, le pénultième de juillet, M« Isaac Vassagne, fils de M^^ Pierre, épousa une fille de Rouen, nièce du s"" Cocheret j, conseiller aux requêtes.

— En Tan iSjS, fut érigé en chacune élection, un président, oti M« Jérôme le Roy se fit pourvoir, qui ne put être reçu ny à la cour des aydes, ny par les trésoriers, et jouit seulement de la chaire, jusqu^à ce quMl en fut privé par la suppression de ladite élection d'autant que ledit le Roy s'étoit fait recevoir par un maître des requestes.

— Les Etats généraux tenus à Blois, en Tan' 1 5 78 6, fut

' Nommé en iSjo.

2 Voir plus haut, p. 34, note i.

? Détails nouveaux sur Tétat ancien de N.-D. de Neufchâtel. — Voir plus haut, p. 8 et 33.

4 Dans la commune de Quiévrecourt, tout près des Pénitents et de Neufchâtel. U en a été déjà question, p. 4.

$ Jean Le Prévost, sieur de Cocherel, nommé conseiller au Parlement de Rouen, en i568. — Le premier copiste a souvent pris des / pour des t,

6 L'ouverture des premiers Etats-Généraux de Blois est du 6 décembre 1 576 et non 1 578.

trouvé qu'il n'y avoit en France que 27400 paroisses, comprenant la plus grande ville pour une paroisse.

— Le 14C aoust audit an i582, environ l'heure de midy. Ton vit au ciel une estoille fort grande, et un croissant qui paroissoient n'être qu'à deux pieds Tun de l'autre: tout le monde en fut surpris, parce qu'il étoit nouvelle lune pour lors, et cela dura environ un quart d'heure.

— Edit du Roy, publié au mois d'aoust de ladite année i582, par lequel pour éviter au mal qui arrive à cause de la vénalité des offices, à l'avenir vacation avenant, il seroit pourvu d'hommes capables qui seroient élus par les trois états, en chacune vicomte royale, et leur seroient, à cette fin, mis en leurs mains les provisions à ce requis, sans payer aucune finance.

— Audit an 1 582, depuis le commencement du mois de juin, jusqu'à la fin de décembre ensuivant, la peste travailla infiniment la France; en plusieurs endroits, elle fut presque universelle'.

— Audit an i582, le 3^ octobre, décéda M^ Robert Grelain, prêtre chapelain au temple de S^-Jacques du Neufchâtel, âgé de 90 ans. -

— Noces d'Adrian Bridou, s' de la Houperie^ fils du feu vicomte Bridou, avec Madeleine Soîer de Dieppe s en la presche de Palcheul 4, le lo^ septembre audit an i582.

1 Le 28 juillet et le 4 août de cette année, le Parlement de Rouen rendait des arrâts « pour obvier à Tinconvénient de la peste. »

2 Hameau de Neuville-Ferrières, à a kilom. S.-E. de Neufchâtel.

) Elle était fille d*Adrien Soyer, v d'Intraville, neveu du premier président Claude Groulart qui lui fera obtenir le poste important de lieutenant-général dubaillif de Caux, qu*il occupait en 1607. Voir La Réjbrmationà Dieppe, l, pages 173 et 254.

4 Le fief de PallecheuUe ou Paliecheuz dépendait de Martin-Eglise, arrt de Dieppe. « L'esglise de Dieppe rappela les sieurs Cartault et Paris, ses pasteurs, et rétablit Texercice sous l'autorité de Robert de Rocquigny, esculer, sieur de Pallecheul, viron à vne iieué de Dieppe, le ler de

— Déceds de Messire André de Bourbon, chevalier de l'ordre du Roy, s' de Rubempré, âgé de 70 ans, au mois de juin i58o'.

— En Tan i582, le 28« septembre, un jeune homme de Chartres, fils du procureur du Roy, faisant sa demeure en la maison de M^ Jean le Bailly, président en la chambre des comptes à Paris, abusa de la fille dudit président, et contracta mariage avec elle, ce qu'étant découvert, et qu'il couchoit secrètement avec elle, fut saisi et procédé extraordinairement contre eux par le parlement, à sçavoir, ledit clerc à être pendu et étranglé en la grève, et ladite fille à être voilée et enfermée durant sa vie au monastère de Montmartre, pour l'exécution duquel arrêt, fut ledit clerc, ledit jour et an, conduit par l'exécuteur en ladite place dedans un tombereau , où étant monté à Teschelle, et sur le point d'être jette, les escoliers, et une bonne panie des habitans qui étoient là présens, entendant le sujet de la condamnation dudit clerc, fut rescoûé ^ par eux et sauvé, et le prévost Tanchon qui y

décembre 1577, auquel fut donné de grands emi>eschement8 par les officiers de la vicomte d*Arques, pensant que le fief de Pallecheul ne

fust plus de haubert Le 19e d*auril en suiuant, ledit sieur ayant

obtenu arrest en sa faueur, et tout empeschement estant leué, l'exercice

s'y fit publiquement et librement pour tous venans 11 s*y fit depuis

Tcdit de i577 jusques à celui de i585. » La Réformation à Dieppe, etc. 123 et 144. — M. l'abbé Decorde a mal interprété ce passage, quand il a dit que « Palecheul avait en 1 582, un prêche à Neufchâtel. » Essai sur le canton de Neu/chatel, p. 3 1. Miton a parlé d'un lieu et non d'une personne et pas du tout de Neufchâtel, qui n'aura un prêche qu'en iSgo. V. p. 72.

1 « Fils de Jacques, bfttard de Vendosme et de Jeanne de Rubempré (Somme), fut capitaine de cinquante hommes d'armes, gouverneur d'Abbeville et capitaine de Beauquesne, en 1347. ^^ ^ trouva aux batailles de Cerizblles et de S. Quentin, où il porta la cornette blanche, n De Limiers, Histoire généalogique de France, 184. H ajoute : « H mourut après 1576. » Mitoo donne la date exacte.

2 Plus ordinaireoient : « rescou» » ou « recous », participe de « rescourer », venant de « recousse » ou « rescousse » : « Action par laquelle

estoit avec ses archers, contraints de se retirer hors de la presse.

— Faut icy noter que suivant les mémoires tombés en mes mains, fut la ville du Neufchâtel prise d'assaut le ^\^ septembre 1449, par Charles d^ Artois, comte d'Eu, et le comte de S^Paul', et quinze jours après le château de Hicourt^ par composition, et toutes les deux fois brûlée et arsée entièrement J.

Fut aussi ladite ville, continuant la guerre contre la France, reprise d^assaut par le duc de Bourgogne, en Tan 14724, et brûlée et arsée du règne de Lx)uis XI en

on rattrape, ou reprend ce qui avoit été enlevé, où Ton sauvé une partie de ce qui étoit en danger de se perdre. » Dict» de Trévoux. — En iSSg et en 1 56o, Protestants et Catholiques avaient déjà sauvé, à Rouen, quelques-uns des leurs par la rescousse. Voir M. Floquet, Hist, du Parlement, 11, 285, 3 3 9, etc.

I Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, décapité plus tard sous Louis XI, 1475, et qui aida puissamment Charles VU pour recouvrer la Normandie sur les Anglais. Cette prise de Neufchfttel sur les Anglais est antérieure d'un mois à rentrée de Charles VII dans Rouen, le 26 octobre 1449.

a Pour « Nicourt, » que le P. Daniel, relatant le même fait, appelle m Neufchâtel d*Elicourt. » La prise du chftteau serait donc du 1 1 octobre

? « Entièrement brûlée » se conçoit, après la prise d'assaut de la ville et du château ensuite, ce qui aura nécessité un double siège, et deux incendies successifs, d*où la ruine totale de Neufchfttel. Mais « toutes les deux fois entièrement » ne se comprend guère.

4 Charles-le-Téméraire venait de lever le siège de Beauvais, le 22 juillet. — Q.uand SuValery et Eu lui eurent été rendus, incapables de se défendre, il songea à Neufchfttel, dans le courant du mois d*août. « Et illec depuis y séiourna bien grant pièce sans riens conquérir, sinon le Neufchastel de Nicourt où ils se boutèrent, pour ce que dedens ny trouuerent aucun qui leur contredist, et y furent par l'espace de trois iours, puis s'en alerent, et au partir y boutèrent le feu et brûlèrent la viUe et chastel, qui fust un mouh grant et piteux dommaige, car c'estoit vne moult bolle ville de guerre et grande. » Les Chroniques du Roy

France, après «voir i fait par ledit duc la même chose aux villes de S^-Vallery sur Somme, Eu, Dieppe, AufFay, Cailly et autres villes et châteaux du pays de Caux '.

— Déceds de M« Louis dé la Vespiere % curé de N. D. de ce lieu, le 20® octobre i582, âgé de yô ans.

— En Tan i58o, les habitansde Blangis (sicj prétendant empêcher le logement des gens de guerre qui paroissoient 4 d'ordinaire par leur bourg, assistés de la dame de Guise, comtesse d^Eu t, il leur fut permis de se clore de murailles, comme il se voit à présent 6.

— Au mois de juillet, audit an 1 582, les Nonnains de ce lieu la donation à elles faite par le Roy du revenu de la maladrerie de S<-Jean de cette ville du Neufchâtel, leur fut

Louis XI, par Jean de Troyes. Neufchâtel fut donc livré et non pris d'assaut, en 1472.

1 « Il semble qu'il faudrait « avoir [été] fait. » C.

2 « Et en après fist mettre et bouter ledit Bourguignon le feu à Longueville, au Faley (Auffay de Fagus), et aultres plusieurs lieux et villaiges du Bailliage de Caulx, que pour tout son vaillant n'eust sceu reparer. Et plus ne aultre vaillance ne fist que de bouter les dits feux depuis son parlement de ses pays jusquésau premier Décembre 147a. » Jean de Troyes, Ibid, — Il échoua devant Dieppe, Arques et Rouen, et rebroussa vers Abbeville. Parmi les « autres villes et châteaux du pays de Caux » qu'il assiégea, pilla ou brûla, il fout citer Gaillefontaine, Haucourt, Gamaches, Blangy, Bellencombre et le château de Torcy.

i Pour « La Vessière ; » voir, plus haut, p. 1 1 .

4 «cil y a bien « paroissoient, » il semble qu'il foudroit « passoient. » C. — n fout aussi lire « Blangy. »

5 Catherine de Clèves, épouse de Henri de Guise le Balafré, voir plus haut, p. 3 a. Elle lui avait apporté le comté d'Eu en dot.

' é Blangy, détruit de fond en comble par Charles-le-Téméraire, en 1472, comme on vient de le voir, ^'avait pas relevé ses anciennes fortifications. La description s'en trouve, sous cette date, dans V Histoire de la ville de Blangy'Sur'Bresle, par M. De Lénie, 18 et 19.

accordée entièrement, par arrêt du parlement s faute par lesdits habitans d'avoir rendu compte de la gestion et memement dudit revenu '.

— Faut icy noter en passant qu'en i58i ' le siège étant devant la ville de Rotien, que Montgomery tenoit contre le Roy, Edme de Mailly, s"^ de Hocourt, ayant le commandement de 3oo hommes à pied, fut tué en un assaut qui se donna au fauxbourg S<«-Catherine ^, et la ville fut prise d^ass«it la veille de la Toussaint ^

— Le 2« octobre 1 564 {sic), Charles Bodin s' de Blangies 6, épousa Jacqueline Baudin, en ce lieu du Neufchâtel.

I « Il y avait, près de Neufchastel, au faubourg de la Porte des Fontaines, anciennement dite la Porte de la Chaussée, une Maladrerie sous le nom de S.-Jean Baptiste, laquelle après avoir été desservie sur la fin du xiiie siècle par un Maître, par des Frères, et par des Sœurs, et avoir acquis ensuite le droit de Paroisse, n*étoit plus, vers Tan i55o, qu'un bénéfice simple à la présentation des habitants. Le roi Charles IX la

donna aux Cordelières par lettres patentes du i3 août i563. » D. T.

Duplessis, Ibid.y I, i5o.

a «t En vain les habitants s'y opposèrent : les religieuses obtinrent contre eux au mois de juillet 1 582 un Arrêt du Parlement. » Id. Ibid.

— Le motif a déjà été signalé, pages 6 et 7.

) n faut lire i36i, vieux style, c'est-à-dire t562, nouveau style. Charles IX y vint en personne, le t8 septembre. « Monsieur d'Âumale l'auoit assiégée quelque temps auparauant accompagné de monsieur de ViUebon bailly de Rouen, le seigneur de Clere, le seigneur d'Âllaigre, d'Auzebosc, de Haucourt. » Chronique de Nagerel. — « Lesquels s'estoient campez près le fort Sainte Catherine, au mont de Rouen, le jour du S. Sacrement au dit an. » Id. Jbid, Ce fut le 28 mai i562.

4 « De rechef est venu ledit seigneur (d'Aumale),le 29 de luing auec

vnze grosses pièces d'artillerie, batre le dit fort et y eut plusieurs

vaillans capitaines tuez, entre autres le seigneur de Haucourt. » Id. Ibid.

— a n'y avait pas de faubourg, malt un fdrt Sainte Catheriiie, à Rouen. ^

5 Rouen fut pris, par François de Guise, le 26 octobre i562.

6 Blargiet ou Blargie.

— Le 4« novembre Pan 1 582, mourut en ce lieu Marie le Qerc femme de Vincent de Fry, grenetier de ce lieu.

— Le 8« novembre audit an i582, le s' de Sigognet', gouverneur de Dieppe, mourut s'étant précipité en une fondrière près de la mer, oti il fut suffoqué >.

— Audit an 1 582, sur la fin du mois de décembre, publication fut faite d^un calendrier par le commandement du pape ), par le moyen duquel furent retranchés dix jours du mois de décembre commençansdu 9^ au 244^ à cause que la révolution des astres qui se fait de vni siècles en vin siècles s, étoit accomplie, et devoit commencer en Tannée i583.

1 René de Beauxondes, sieur de Sigognes, le premier qui ait porté, en i564, ^^ titre de gouverneur de Dieppe.

2 « Sigongne venant de visiter sa nouuelle conqueste de Pouruille, qui n'est guère qu*à vn quart de lieué de la ville de Dieppe, accompagné de quelques gentilshommes et monté sur le cheual de bataille de feu M. de Linebœuf, qu'il auoit eu de la confiscation de ses meubles, lequel quoy que deia vieux estoit néanmoins vigoureux, passant la riuière, S3 mit en vne fondrière et le renuersa en Teau : le dit cheual se débattant pour s'en retirer, luy donna vn 'coup de pied dans l'estomac, dont estant retiré palpitant et presque déià mort, on le rapporta à Dieppe, où ayant vécu encore trois à quatre jours, enfin il expira, le 7 de nouembre i582. » La Réformation à DieppCy etc., I, 126-127. Desmarquets donne la date du 5 novembre, et Miton le 8. Les Daval, protestants ont vu, dans cette mort, « la justice de Dieu. »

? Des lettres patentes de Henri UI, 1 2 novembre 1 582, avaient ordonné l'observation du nouveau calendrier, d'après la réforme prescrite par le pape Grégoire XIU.

4 « Tel est bien le texte. » C. — Tout y est faux. « Le pape Grégoire XIII a réformé le calendrier la nuit du 4 d'octobre; et le lendemain au lieu du 5. on compta le i5. du même mois de l'année i58a, en retranchant dix jours qui s'etoient glissés de trop dans la supputation ordinaire, depuis le Concile de Nicée tenu en 325. » Dictionnaire de Trévoux, au mot : Calendrier.

5 Au lieu de VIII, nous pensons qu'il y avait IIII sur le manuscrit de Miton, altéré par son premier copiste. — Sosigène s'étant trompé d'un peu plus de 1 1 minutes, en fixant la durée de Tannée solaire, à 365

— D&eds d'Antoinette Normand, veuve de feu Pierre Normand, que le s" de Vimont entretenoit en lubricité, arrivé le 5* janvier i583.

— Le i5« janvier, audit an i583, frère Edmedela Mothe, moine à Thôpital, décéda.

— Noces de Roger le Blond, fils aîné de Nicolas, et de Catherine Engren, fille puînée de Jacques Engren^ le 14^ février i583.

— Contagion et peste violente audit Neufchâtel, en ladite année i583, et en moururent tous ceux qui en furent surpris'.

— Entrée magnifique du duc de Joyeuse, en la ville de Rotien, le 25^ mars, audit an i583^ étant gouverneur de Normandie ', moy étant présent.

— Déceds de Joachim Ruaut ', s^ de Gamaches, en son château de Beauchene, le i2« mars i583.

— Noces de Jacques Miton, fils de Jean Miton, valet-dechambre du Roy, et de la &lle de M« Jean Varin, avocat, le deux may audit an 1 583.

jours et 6 heures, « le pape Grégoire XIII ordonna que la looe année de chaque siècle seroit sans bissexte, excepté la loœ du nr* siècle j c'est-à-dire qu'on fait un retranchement de trois jours bissextes dans dans l'espace de quatre siècles, à cause des onze minutes qui manquent aux six heures dont on compose la bissexte. » Ibid.

I La peste sévit de même, à Dieppe et à Rouen, où les malades affluaient dans les hôpitaux. On fut obligé de prendre des mesures extraordinaires, en i583 et 1584.

3 Anne, duc de Joyeuse, amiral de France, nommé gouverneur de Normandie par lettres patentes du 21 mars i583, fit son entrée magnifique à Rouen, le 25 mars suivant, en remplacement du sieur de Carrouges, Tanneguy le Veneur, comte de Tillières, qui ne conserva que le gouvernement de la ville. Cette entrée a été publiée par M. C. de Beaurepaire, dans les MiscelUtnées de la Socittt db l'Histoire de Normandie.

1 En 1 562, on cite un « Nicolas Rouault, sieur de Gamaches. » Hist. du protestantisme f par M. Le Hardy, 109.

— Noces secondes de M^ Jérôme le Roy, avec une fille de Blois, le 26« avril i583.

— G)nstruction du château de la ville d^Eu, par le duc de Guise, en Tan i583 '.

— Ladite année 1 583, seiche et aride, à cause de quoy on fit une procession à S^Saen^ pour invoquer les prières de ce saint, afin d'avoir de la pluye; elle fut faite le i^ may 1 583 , oti il se trouva grand nombre de personnes.

— Processions continuelles en ladite année i583, par les paroisses de Saint-Saen, Saint-Martin-lerBlanc, Maucomble, Bonmesnil et Bresmontier , en la ville du NeufchâtePy le ii« juin i583, à cause de la seicheresse, après lesquelles Dieu fit pleuvoir.

— Incendie et brûlement du bourg de Foucarmont, le 8« septembre audit an 1 583 i, dont le commencement prit en la maison d'*un brasseur. Les mêmes jour et an, et à pareille heure, le feu prit aux bourgs de Criel et Ault 4, près d'Eu, où il y eut un grand nombre de maisons brûlées.

— Durant les mois de septembre et octobre de ladite année i583, les peuples des frontières d'Allemagne, qui avoit reconnu deux montagnes brûler du feu du ciel,

i En 1 578, le duc Henri de Guise visita le comté d'Eu, que sa femme, Catherine de Clèves, lui avait apporté en dot. « Il fut si content de la position et des habitants de la ville d'Eu, qu'il résolut d'y faire un château à la place du simple bâtiment de bois et fort commun, qui en tenait lieu. Les plans furent dressés; leur exécution commencée en 1578 par Claude Leroi, de Beauvais, fut suspendue et reprise en i58i, mais on n'acheva pas les travaux. » M. Vatout, Château d'Eu, p. 244. Le château actuel n'était qu'une aile du projet primitif.

2 Toutes ces paroisses sont dans l'arrondt de Neufchâtel, avoisincnt la route de Neufchâtel à Rouen. — « Bonmesnil » est pour « Boscmesnil, » à 12 kilom. S.-O. de Neufchâtel.

; Cet incendie n'est pas relaté dans les diverses notices sur l'arrondt de Neufchâtel.

4 Somme, arrt d'Abbeville. On dit aujourd'hui : « Bourg d'Ault. »

s^assembla ^, par troupes, jusqu'à trois à quatre mille personnes, tant hommes, femmes et enfants, étans vêtus de linge blanc et couvens entièrement, sMtoient acheminés un cierge à la main en divers endroits en processions, chantans hymnes et cantiques à la louange de Dieu, et vinrent jusques aux Ardennes^ portant le saint Sacrement à saint Hubert, saint Nicolas en Lorraine, et ailleurs, à l'imitation desquels dans le pays qui se sentoit infiniment affligé et menacé de l'ire de Dieu, chacun se mit en devoir d^en faire autant, de sorte que les habitans de la Picardie, la Champagne, la Haute-Normandie, passèrent Pété de ladite année en processions, vêtus comme j'aydéjà dit'.

— Déceds du s' de Tilly î, grand personnage, conseiller au parlement, au mois d^octobre i583.

— Noces de Nicolas Mouchard, drapier, fils puîné de Vincent Mouchard, et de ia fille aînée deM^JeanTricotté, étant dans le huguenotisme en 1 583.

— Secondes noces de M< Louis Collet, avocat, et de Françoise le Roy, fille puînée de M^ Jean le Roy, contrôleur, le 2 1« novembre audit an i583.

— Déceds de M« Emery Bigot 4, président au parlement de Rouen, le i3« octobre audit an i583, âgé de 58 ans.

— Déceds de Jean Miton, grenetier de Mers J , chantre et vallet-de-chambre du Roy, en sa maison à Eu, le 1 1« décembre 1 583.

— Déceds de M* Jean de Clery, prêtre doyen et curé de N. D. du Neufchâtel, le 14* novembre i583.

I « n y a bien : les « peuples » et « s*assembla n. » C.

a « En l'an i583, au mois de mars, le Roy institua une nouvelle con-.

frérie qu'il fît nommer des pénitents leurs accoutrements, étoient

de blanche toile de Hollande. » Mémoires de P. de l'EstoUe.

i Robert le Roux, sieur de Tilly, nommé en i554.

4 Emery Bigct, sieur de Tibermesnil, nommé en 1 578.

i Départemt de la Somme, arrt d*Abbenlle, canton d'Âult.

— Déceds de M« Nicolas Mallot », bailly d'Aumalle, le 7« janvier 1 584, âgé de 55 ans.

— Noces de Gieffroy Carpentîer, et de Marguerite de la Coudre, fille de feu M« Robert de la Coudre, avocat, le 23^ janvier 1584.

— Le Vendredi Saint, 3o« mars audit an 1 584, sur les trois heures du matin^ ma femme accoucha d^une fille, qui fut tenue sur les fonds baptismaux à Saint-Jacques du Neufchâtel, par le s^ de Claville, mon cousin, et par la femme de Jean le Heurteur le jeune, et Nicole Bougler, fille du lieutenant Bougler, et nommée, par ladite Nicole, Marguerite.

— Déceds de M« Pierre Beauvais, avocat en cette ville du Neufchâtel, le i8« avril T584, âgé de 74 ans.

— Construction d'une chapelle en Téglise d'Aullage ', par M« Guillaume de Mussy, seigneur dudit lieu d'Aullage, conseiller, notaire et secrétaire du Roy en la chancelerie de Rouen, en Pan i583 >, laquelle fut dédiée par feu Monseigneur de Rosse (sic)^, évêque suffragant de Rotlen et d'Amiens, le dernier jour d'avril 1384.

— En ladite année 1584, le 2i« may, lendemain de la Pentecôte, se firent des processions, tant du Neufchâtel, q[ue] des environs au bourg de Blangy, où il se trouva, selon l'opinion commune, plus de 2 5, 000 personnes.

I Mallet ? Un Robert Mallet était échevin d'Aumale en i556. Hist, d'Aumale, par M. Semichon, I, 77.

a Ancienne paroisse, à 3 kilom. N.-O. de Neufchâtel, réunie aujourd'hui à Saint-Martin-rOrtier ou THortier.

) Son nom ne figure pas parmi ceux que donne Farin, Histoire de Rouen, éditions de 1668 et 173 1.

4 Jean Lesley ramena Marie Stuart en Ecosse, en i56i, après la mort de François II, son mari, et fut nommé par elle évêque de Ross, dépendant de l'archevêché de St-André, en Ecosse. Il composa : Du droict et tiltre de la séréniss. princesse Marie, royne d'Ecosse, et de tr. illustre prince laques VI, roy d* Ecosse son fils, à la succession du royaume d'Angleterre. Ce plaidoyer, écrit d'abord en latin et en anglais, fut publié, à Rouen, chez G. Loyselet, en 1 587, et traduit en français par fauteur, qui mourut en 1 596.

— Déceds de Nicolas de la Ville, avocat en ce siège, étant à Paris, le 27^ may 1584, étant de la nouvelle opinion.

— Déceds de M« Jacques de Bauquemare, premier président à Rouen, qui étoit un grand personnage^ et qui prononçoit un arrêt intelligiblement, et avec une grande autorité, le 12^ juin 1584 ^

— Le mercredy, ii« juillet 1584, fut faite la procession de cette ville à Gaillefontaine, par les habitans de ce lieu étant vêtus en blanc, où il se trouva près de 2.000 personnes.

— Déceds de Thomas Brumen, hostellier de la Tête- Noire de cette ville, ayant été trouvé mort au bois du Mont- Ricard ', où il étoit allé à la chasse ; il fut enterré par la procession en blanc, au retour de Saint- Antoine i, où il se trouva beaucoup de monde, le 22^ juillet 1 584.

— Noces de M« Jean Vassagne dit Barengo^, et de Nicole de la Coudre, fille puînée de feu M^ Robert de la Coudre, avocat, le 17' septembre 1584.

— Déceds de M« Philippe le Roux, s^ de Touffreville 5, lieutenant général au bailliage de Caux, étant en cette ville pour tenir les assises, le 29c novembre 1584, âgé de 55 ans, ou environ.

— En ladite année 1584, conformément à Tédit de création des lieutenants généraux, en chacun siège, M« Pierre de

I II était sieur de Bourdeny, et fut remplacé, Tannée suivante, par le fameux Qaude Groulart. Sonépitaphe, dans Téglise paroissiale dé S.-Lô, à Rouen, portait: «n mourut le 28 Juin i554. » Farin, Hist, de Rouen (1668), II, 83. — M. Floquet dit : « Il mourut en mai 1584. >»

3 Hameau au N.-E. de Neufchâtel, dont il dépend.

i Presque en face du Mont-Ricard, de l'autre côté de la route d'Aumale, autrefois ermitage, aujourd'hui ferme de St-Antoine.

4 « Ailleurs Varengo ou Varengot. » C. — « En i68a, 5 mars, inhumation de Ch. Mitton, sieur de « Varengo », avant, bailly de la Rosière, marié à Catherine Lefebvre. » — G>mmunication de M. Ch. Lefebvrc.

5 En 1 588, Jacob Le Roux, sieur de Touffreville, entrait conseiller au Parlement de Rouen.

Fry, fils aîné de défunt Thomas de Fry », se fit pourvoir à rétat de lieutenant général de cette vicomte du Neufchâtel.

— Possession prise de Pétat de maître particulier des forêts de Caudebec et Neufchâtel, par Claude Avisse, s^ de Niantor (sic) *, suivant l'édit de création dudit office, le 29« octobre 1584.

— Déceds de damoiselle Nicolle de la Mothe, veuve de feu M« Nicolas Grouchy, s' de Mathonville, avocat du Roy, le 20* novembre 1584.

— En ladite année 1584, M* Jean Calique, procureur commun au siège du Neufchâtel, étant en apparence infecté de lèpre, après avoir été visité par les médecins et chirurgiens, ils trouvèrent qu^il étoit lépreux; ainsi ledit Calique, sans attendre ny jugement, ny sentence, se retira à Halicourt ?, d*oîi étoit sa femme, et y mourut quelque tems après.

— i585. Recherche faite des financiers, par le nommé Maillard, maître des requêtes, et Michon, maître des comptes à Paris, pour la Normandie, lesquels ayant fait les informations en la Chambre royale pour les juges ; en quoy il se commit beaucoup d'abus, d'autant que les gros larrons étoient pendus par leurs bourses, et les petits par leurs cols ou ruinés d'amendes 4.

— Déceds de M« Jean J Damours, président au parlement, le i5<^ janvier i585, âgé de 78 ans.

1 Voir plus haut, p. 6, 23, 3 1, 45, d'autres membres de cette femilie.

2 Plus loin la seigneurie devient un sobriquet : « Qaude Avisse, dit Mantor. » P. 69.

i Pour Halecourt, Halescourt, Hallescourt, hameau dépendant de Saint-Michel, canton de Forges, d'où le nom actuel de Saint-Micheld'Hallescourt.

4 « Cet alinéa est conforme au manuscrit. » C.

5 II est appelé a Nicolas » par Farin, qui place sa réception en

- So -

^ Au mois de mars audit ao 1 583, k place devant Téglise de N. D. de ce lieu fut pavée de pierres, prises de la démolition du château, par Jean Berengier, maçon, dit le Groulleur.

^ M« Claude Gnmlart, s' de la Cour, conseiller au grand Conseil, fut pourvu par commission à Tétat de premier président au parlement de Rouen pour trois ans, à la fin desquels fiitisonfirmé audit état % et retably pour sa vie par la fitreur du duc de Jojeuse *» qui impetra du Roy cet état^ et ce le 4« avril 1 585, n'étant âgé pour lors que de 3o ans '.

— Ladite année 1 585 abondante en vin, cidre et grains assez suffisamment.

— Le 8« avril 1 585, je fus nommé par la communauté du Neufchâtel pour commander en la place du château, qui éloit lors dos et iienné de murailles 4, d^'un pont levis, et d^une porte: k s' de Hermanville étoit alors gouverneur de ladite ville f.

— Jubilé solemnisé en la ville du Neufchâtel, contenant remissîoQ pknière de tous pèches, octroyé par le pape Sixte,

Tdls étaît sms doate la toieiir des lettres de provision ; mais les c hi mbres da Puleoient de Normandie, qui avaient reçu Claude Grou- Int, le 6 avril i585, premier président par commission, le recevaient en tztre d'office, le i3 novembre suivant, en vertu de lettres patentes eu iQ octobre pcéoédent. M. Floquet, Hist. dm Pari, de Normandie, iU, iSo et m.

2 n était alors gouverneur de la Normandie, et dut contribuer à faire obtenir cette nouvelle faveur à Groulart qui, en mai t585, avait apaisé une scditfon asseï violente à Rouen. Id., Ibid.^ su.

« Né en i55i. 1 Diqipe, il avait alors 34 ans; mais l'ordonnance de BaoU^ de 1 570, exigeait quarante ans révolus pour être resçu président «iansun Parlement.

<i « La démolition du château •, rappdée plus haut, se bornait donc i une partie des bltiments renfiermés dans son enceinte. Cest plus tard q-je les munùUs de cette dernière seront démolies comme on le verra plus lom, p. 146.

' D l'était depuis 1 579, comme Aliton l'a dit plus haut, p. a8.

à son avènement à la papauté >, et fut ladite solennité, le Dimanche 28' juillet i585.

-r- Suppression de la Chambre royale à Paris, au moyen de 200.000 liv. que les financiers fournirent au Roy^ et 20.000 liv. pour les frais des commissaires de ladite Chambre; ce qui fut publié au mois d'avril i585 >.

— La réformation de la coutume de la Normandie qui ayoit été faite par les s*^ de Beauquemare, premier, de Tibermesnil, second présidents au parlement de Rouen, de Tilly^ et Martinbosc conseillers, et Vauquelin, avocat général en ladite cour de parlement, commissaires députez par le Roy en cette panie ^ assistés d^un grand nombre d^ecclésiastiques> nobles et autres du tiers Estât, eslûs et choisis de chacune vicomte royale, fut vûë par la cour de parlement et vériffiée pour avoir lieu, du 23« juillet i585 4.

I Sixte-Quint avait été élu le 24 avril i585.

> n a été question de cette « chambre royale » plus haut, p. 49*

M 1 583. En ce mois de may, le Roy composa avec tous les Trésoriers et Financiers de France, leur donnant Tabolition de tous les vols qu'ils luy auoient fait, moyennant la somme de deux cent mil ecus pour le principal, et de 40 mil pour les frais de justice, pour lesquelles sommes payer tous ceux qui avoient manié peu ou prou les finances du Roy, tant innocents que coupables, furent par teste cottisez, à la charge de mieux dérober qu'auparavant et donner courage à ceux qui avoient été fidèles au Roy de faire comme les autres, y ayant plus d*acque&t à être larron qu'homme de bien. » Pierre de TEstoile, Mémoires.

i demandée aux premiers états de Blois de 1576, cette réfbrmation avait été promise par des lettres patentes de Henri III, du 22 mars 1 577, qui avait nommé commissaires Jacques de Bauquemare, sieur de Bourdeny; Emery Bigot, sieur de Tibermesnil ; Robert Le Roux, sieur de Tilly ; Marian de Martinbosc, sieur du Buse ; enfin Guillaume Vauquelin, sieur de Sacy. Ils dressèrent un cahier général, par chapitres et articles, qui fiit lu aux Etats de Normandie, réunis à Rouen, en octobre i582. — M. Floquet, Hist. du Parlement de Rouen, III, 199.

4 i583 paraît plus exact que i585 pour le foit relaté. Voir M. Floquet, Ibid.f UI, 2o3-2o5. — Les noms et les faits relatés dans le para-

-— Edit du Roy par lequel Sa Majesté accordoit le délay de six mois > pour ceux qui avoient embrassé la nouvelle opinion, et leur donnoit ce tems pour rentrer en eux-mêmes, afin de rentrer dans Féglise, et d^aller à la messe, comme ils avoient fait cy-devant, sinon de sortir du royaume, lequel tems ayant été diminué et réduit à quinze jours, ceux qui ne voulurent pas revenir de leur erreur, la plupart se retirèrent en Angleterre, ce qui fut publié au mois d^octobre i585 *,

— Audit an i585, au mois de septembre, M« Raoul Bretel, conseiller en la coup du parlement ), fut pourvu à un état de président en ladite cour, vacant par ledéceds d'Emery Bigot, seigneur de Tibremesnil, jà longtems y avoit^, d^autant que lesdits Etats n'avoient esté jusqu'alors exercés que par commissions.

— Noces de Richard Miton, lieutenant générât au comté d'Eu, et de la fille aînée de feu Richard Roussel, vivant

* graphe prouvent que Miton a confondu les dates; mais il a eu raison de dire que « la réformation de la coutume, avait été faite » par le personnes qu*Q a citées. Pour le principal de Tœuvre, le rôle de Groulart, nommé premier président en i585, se borna à l'accomplissement des dernières formalités et à la proclamation de la coutume réformée. Bientôt il contribuera directement à la compléter, comme on le verra plus loin, p. 53.

1 L'édit de Nemours du 7 juillet i585 interdisait, dans le royaume, « sous peine de mort », Texercice de toute autre religion que de la religion catholique, apostolique et romaine.

2 Cest par un édit du 7 octobre t585 que fiit imposée la limite de « quinze jours, pour sortir du royaume ». L'Angleterre profita du départ des protestants, comme la Hollande et l'Allemagne en profiteront, cent ans plus tard, lors de la révocation de l'édit de Nantes.

3 Raoul Bretel, sieur de Grémonville, était conseiller depuis i553. La date de 1 585 se trouve dans la première édition de Farin, Ibid., 1, 2o5, tandis que celle de 173 1, donne 1584, à tort.

4 « Tibremesnil » est pour « Tibermesnil, ou Thibermesnil, » hameau du bourg d'Yerville, arrt d'Yvetot. — Ce président était mort en

contrôleur du magazin à sel d^Eu, et d^ Antoinette Tardieu, le i5« septembre i^85.

— Ladite année i585 fort pluvieuse, et qui empêcha la maturité et récolte des grains, et de la vendange; cela causa une grande chereté.

— Déceds de M« Robert du Crettay, premier eslû d^ Arques, duquel Testât fut donné à son dernier fils, en considération de la fidélité dont son fils aine avoit usé à la conservation du château d'Arqués, au service du Roy, contre la Ligue; ledit déceds arriva le 9« février i585 ».

— Déceds de M« Guillaume le Mercier, dit Poteret, curé de Saint- Pierre du Neufchâtel, le i8« avril i585. M« Nicolas Miton, prêtre, fut son successeur.

— En Tannée 1 585, les grains furent chers, le bled valoit 1 5 liv. la mine; Tavoine 6 liv. et Torge lo liv.

— Possession prise de Tétat de lieutenant particulier des forêts de la vicomte du Neufchâtel, par Charles de Biville, suivant la résignation que je luy en avois faite au précédent, le i«r de juillet i585.

— Arrivée en ce lieu du Neufchâtel, des présidens Groulart et de Gremonville *, et de M« Jean Thomas J avocat général, pour mettre fin à ce qui restoit à réformer en la coutume pour le bailliage de Caux, pour le regard des puînez qui n'avoient auparavant que le tiers aux héritages scitués hors de Bourgaige, et pour la coutume localle, oti il fut arrêté que lesdits puînez auroient le tiers desdits héritages en propre, sauf le droit du préciput attribué à Taîné, avec les deux autres tiers, qui fut le 1 5« septembre 1 586 4.

1 11 n'en est pas question dans V Histoire du château à' Arques, par M. Deville.

2 Raoul Bretel, président, cité plus haut, p. Sa.

î Premier avocat général, depuis iSyS. — Farin dit : « Nicolas Thomas, sieur de Verdun. » 4 Des commissaires, nommés par lettres patentes du 14 octobre

— Trépas de M« Christofle Erigren grenetîer, mon beaufrere à Paris, le 7^ novembre 1 586, après que l'eus assisté et sollicité > en sa maladie 2 1 jours, il fut enterré vis-à«-vis le portail du Temple des Innocens, âgé de 38 ans.

— Audit an i586, sur la fin de novembre, M« Noël Boivin ^ au précédent général des finances à RoQen, et par après secoifd président en la chambre des comptes dudit Rouen, décéda âgé de 60 ans, et grandement riche; ayant auparavant fait trafic de vins et de laines.

— Au même mois et an, mourut M« Guillaume de Mussy s' d'Aulage ^ secrétaire du Roy à Rouen, âgé de 60 ans, étant fort riche et pécunieux, ayant cy-devant fait marchandises de pots de terre et de beurre.

— Déceds de Jean le Heurteur de Saint-Vincent 4, âgé de 65 ans, le i5« décembre i586.

— Mort de damoiselle Barbe Carpentin ), d^une plurésie, âgée de 38 ans, femme de M< Percheval de Grouchy, avocat du Roy> S' de Mathonville, le 25« décembre i586.

— Simone du Val^ 2^ femme du lieutenant Bodin, âgée de 5o ans, décéda le 29^ décembre, d'une plurésie.

1 585 et envoyés dans letf bailliages et les vicomtes, avec mission de faire rédiger les « usages locaux », avaient délégué les baillis pour préparer la besogne. C'est à la fin d'août i586 qu'ils se mirent en route, de leur personne, pour procéder, sur les lieux, à la rédaction finale de ces « usages locaux i», destinés à être joints à la « coutume générale. »

I « Solliciter, se dit des soins qu'on prend des personnes; les assister, les secourir, et leur fournir tout ce qui leur est nécessaire, des médecins et même de l'argent. » Dict. de Trévoux.

a « Messire Noël de Boyvin, Ecuyer, Seigneur de Tourville, Saint- Ouen, Claville et du Boisguillebert, qui étoit de plus Trésorier General des Finances. » Farin, Ibid,, édit. de lySi, I, 2^ partie, 87.

1 II en a été question plus haut, p. 34 et 47.

4 Paroisse voisine de Neufchâtel, au N.-O. — Une partie de kf ville de Neufchâtel dépendait de son territoire, avant la Révolution.

5 Voir plus haut, p. 19.

— Rétablissement des élections nouvelles, qui avoient été supriméesen i58o, et érigées par édit de 1572; et la vérification dudit édit en la cour des aydes à Rouen, au mois de juillet^ audit an i586, suivant lequel M^ Isaac Vassagne fut pourvu à l'état d'eslû, M« Léon de Fry à Pétat de receveur, le Valois de Saint-Martin, et le Blanc contrôleurs ', et Jean Baillard greffier pour Pélection de ce lieu du Neufchâtel.

— Edit de création d^un lieutenant général en longue robbe, en chacune élection, publiée en la cour des aydes de Rouen, au mois de janvier 1587.

— Noces de M* Jacques Fresnoy, et de Marie Héritier, de Gournay, le i«f février audit an 1587.

— Levée excessive de deniers en Normandie, durant les mois de novembre et décembre i586, qui étoit faite par force et contrainte, sur toutes personnes de quelque qualité qu'ils fussent, et leur étoit rendu intérêt au denier dix, des deniers qu'ils étoient contraints de payer, par le moyen de laquelle fut levé jusqu'à cinquante mille écus de rente, dont M^ Robert Dambray ', receveur général des finances de Rotien, faisoit la recette, pour en faire tenir les deniers au duc de Joyeuse qui étoit gouverneur de la province, et de nouveau amiral, laquelle levée incommanda fort le peuple à cause de la chereté des grains; la mine de bled valoit 25 liv., Torge i5 liv., et les riches s^affranchissoient de ladite charge par le moyen de leurs amis.

I Ce passage nous inspire des doutes, parce que nous ne savons pas s*il y avait plusieurs contrôleurs, et que, plus loin, p. 5o, vient un « Lebon, contrôleur. » Est-ce « Saint-Martin-le-Blanc, » paroisse au sud de Neufchâtel ?

3 Ailleurs on trouve, comme receveur général des finances, à Rouen, « Henry » Dambr^f, sieur de Montigny. — Les registres du Parlement de Rouen sont remplis des refus qu'il fait de tous les édits fiscaux inventés par Henri lU, pendant les années i585, i586 et iSSy. En juin i586 et en août iSSy, Qaude Groulart protesta contre eux, en face même de la.cour, à laquelle il fit connaître le triste état de la Norman* die. — Voir M. Floquet, Jbid., ID, a3o-a38.

— Exécution fistite à Neufchâtel de 28 soldats appeliez aventuriers, le i2« avril, veille de Pâques fleury, en Tan i52i % qui voloient dans la forest de Hellet ', et aux villages des environs, par jugement du Prévost des mareschaux ^

— Le s^ de la Pierre 4 ayant envoyé à Aubin le Borgne, Cossard de cette ville pour reconnaître la compagnie qu'a voit le s^ Duc, qui y estoit, et ce qu'il faisoit, et dont avis en estant donné audit s^ Duc, envoya quelques uns des siens le trouver, entre lesquels le s' Disaucourt fsicj s en estoit, qui l'ayant trouvé et assailly finalement le tuèrent, près du village d^Illois 6 où il fut enterré en un champ près du chemin et depuis déterré par ses parens et inhumé au village de Restonval, par Tabbé de Sary^ son oncle?, le 19^ de mars 1587, et étoit ledit s' de la Pierre huguenot.

I Le millésime de i52i est évidemment faux; ce doit être i585. — Cette année, Pâques tombait le 21 avril. Il faudrait aussi changer le quantième de ta en 1 3 avril, pour la date du samedi des Rameaux. — « Les gens de guerre (disait Groulart à Henri III, en 1 587), continuent de pis en pis à ravager ce qui reste encore pour payer les charges de V. M. » —M. Floquet, Ibid., III, 2 39.

a La forêt du Hellet existe encore, au N.-O. et aux portes de Neufchâtel, s'étendant de l'Ermitage de St-Antoine jusqu'à Croixdalle.

i Ce juge d*épée connaissait, entre autres, des crimes ou délits commis par les gens de guerre ; des vols sur les grands chemins, des désertions et assemblées illicites avec port d'annes. Ses sentences étaient en dernier ressort et sans appel.

4 11 y a un hameau de ce nom, dépendant de Grandcourt, canton de Londinières, autrefois La Pierre-sur-Yères, paroisse et seigneurie, au xiiie siècle.

5 Est-ce « laucourt » ou « Yaucourt » ? Q y a une « Marie d'Yaucourt, femme de Charles I*' Martel », qui est dite, dans le contrat de sa fille Charlotte, « Marie Diaucourt. » Les Martel de Basqueville, 164.

6 Canton d'Aumale, sur la route de Neufchâtel à Aumale.

7 Jean VII de Fautereau, abbé commendataire de Scty, monastère du diocèse d'Amiens. II était situé dans une portion de terrain appelée autrefois « Sery i», dépt de la Somme, arrt d'Abbeville, canton de Gamaches, sur la rive droite de la Bresle, près de Bouttencourt. Q ne

— Environ le mois de may 1 586, les monnoyes étant altérées et rognées, le peuple murmura, parce que toutes les pièces d^or et d^argent étoient toutes rognées et plusieurs s'en trouvèrent chargés. Le Roy qui avoit fait édit pour interdire lesdites pièces fut contraint de faire publier et permettre Texposition d'icelles, ayant égard à la cheretédu tems ■, jusqu'à la Sainte- Remy ensuivant, après lequel tems elles furent décriées totalement, ce qui causa bien des pertes, et fit renchérir les vivres.

— Le 28« avril 1687, furent batus de verges neuf pauvres coquins, par les carfours de cette ville, qui avoieilt'volé et enfondré la nuit des maisons pour vivre, à cause de la chereté des vivres, et furent marqués de la fleur-de-lys.

— Déceds de M^ Jacques Dumesnil, en sa maison de la Goullere*, le 9e juin 1587.

— Déceds de M« Pierre Martin, prêtre curé de Quieuracourt (sic) ), le 2i« may 1587, âgé de 58 ans.

reste rien du monastère, que le nom de Sery, sur la carte de TEtat- Major. Le Dict. des Communes donne encore Bouillancourt-en- « Série ». — « Jean de Fautreau était prêtre, d'une fomille noble du comté d*Eu, portait le titre d'écuyer et avait pour armes : IXa^ur à trois croissants montants d'or. Il faisait sa résidence habituelle à Rétonyal (village du canton de Blangy), lieu de sa naissance, et était connu sous le nom de Mr de St Cypriant. » Notice historique sur Vahhaye de Sery-y par M. Darsy, 5, 7, 97.

> « i586. En ce mois de May leseptier de froment fut vendu sept et huit ecus aux halles de Paris, où il y eut une si grande affluence de pauvres mandians par les rues, même des pays étrangers, qu'on fiit contraint de lever des bourgeois une aumosne pour leur subvenir : deux députés de chaque paroisse alloient quester par les maisons où chacun donnoit ce que bon luy sembloit. » Journal de P. de VEstoile,

3 Ou plutôt « La Goullée », que Cassini appelle : « La Goulai », et la carte de l*Etat-Major : « La Coulée. » Hameau dépendant de Lucy, au N. et à peu de disunce de Neufchfttel.

) Qiiièvrecourt.

— Déceds de M^ Nicolas Roussel, prêtre curé de Saint- Vincent •; âgé de 78 ans, le io« juin 1 587.

— Déceds de Pierre de Nouilles, marchand de draps, de 80 ans, le 10' juin iSSy.

— Déceds de Péronne, femme de M« Christofle Bodin« enquesteur, le 21' may 1587, âgée de 22 ans.

— Audit an 1 587, le 16' juin, Jacqueline Baudoin, femme de Charles Bodin s^ de Blargies décéda, âgée de 40 ans.

— Audit an 1587, le i5« juillet, mourut Anteaume Charles ', tripotier, âgé de 38 ans.

— A,udit an 1587, le 24* juillet, mourut M^ Pierre Grumel, prêtre curé de Saint-Jacques du Neufchâtel, âgé de 72 ans, homme docte, et qui avoit été marié avant de se faire prêtre.

— Audit an 1887, le 12^ aoust, mon cousin de Claville, faisant sa résidence au village de Roquemont^ fut tué par un nommé Dumesnil, capitaine de cent arquebusiers à cheval, au village de Bosorogier 4 étant de la maison de Hocourt, ledit Claville âgé de 5o ans.

— Continuation de la chereté des grains en ladite année 1 587, la mine de bled ayant valu jusqu^à 3o liv. ; et sans des bleds qui vinrent du Dannemarc et de la Pologne, il y auroit eu en France une Ëaimine générale (.

( Paroisse tout près de Neufchfttel, au N.-O., dont il a été déjà question.

2 On pourrait lire : « Anteaume Charlet Tripotier. » C.

? Sur la route de Rouen à Neufchfttel, canton de St-Saens. — Il a été question de lui, plus haut, p. 47.

4 « Le nom est ainsi écrit au msc. Probablement pour « Boscrogier. » C. — Bosc-Roger, canton de Buchy, sur l'ancienne route de Rouen à Amiens.

( A Rouen, la disette de blé et la crainte de la fieunine avaient fait prendre des mesures extraordinaires pendant toute Tannée 1 587. — Voir N. Pénaux, Histoire de la ville de Rouen^ SSg. — t 1587. LeMercredy 3 juin, le bled se vendit à Paris 3o 1. et aux villes drconvoisines jusqu'à 40 et 45 1. » Journal de P. de VEstoile,

— Déceds de Jeanne Paillas fsicj, femme de Nicolas Bouchard, avocat, le iS^ aoust 1687, âgée de 45 ans.

— Déceds de M« Louis de Varenne, lieutenant particulier en la forest Deauny ', âgé de 5o ans, le 24* aoust 1 587.

— Trépas de la femme de Pierre Herleuc^, chaussetier, âgée de 5o ans, étant de la religion. Tan i S87.

— Après la chereté des grains pendant deux ans entiers, il y eut beaucoup de maladies en ladite année 1587, et en moins de 10 mois il mourut, au Neufcbâtel, plus de 5oo personnes, tant riches que pauvres.

— Le 5* octobre 1 587, ma femme accoucha d^un fils qui fut tenu sur les fonds de baptême par M^ Jean Droûet avocat, Nicolas le Bon, mesureur, Michelle de la Boe, femme de Jacques Engren, mon beaupere, et par la femme du contrôleur le Bon, et nommé par ledit Droûet, Jean.

— Le 20^ décembre audit an 1587, je pris possession de Testât de président en cette élection.

— Déceds de M« Nicolas de Hasteville, enquesteur, âgé de 45 ans, le dernier jour d'octobre 1587.

— Secondes noces de M« Vincent de Fry, grenetier, avec la fille d'un nommé Guillats de Dieppe, le i6« novembre

— Noces de M« Vincent Carpentier, avocat, fils puîné de m« Gieffroy, avec la fille unique de Jean Mensire, brasseur, le j6« novembre audit an 1587.

— Mort de Laurence Bourgeoise, femme de M« Gieffroy de la Place^ avocat, delà contagion, âgée de 55 ans, le 3« décembre 1587.

I Pour « Deauuy », ou plutôt t d'Eauuy », mis pour «Eawy », forêt située le long de la vallée de la Varenne, à partir de Saint-Saens et se prolongeant vers Dieppe.

» Plutôt Herlens ou Herlent.

— Le duc d'Espernon nommé et étably gouverneur pour le Roy en Normandie, vacant par la mort du duc de

* Joyeuses et en la dignité d'amiral de France, en ladite année iSSj*.

— Grande mortalité en plusieurs endroits de la France, à cause de la contagion, qui càiusa la mort de presque la moitié du monde, et au mois de décembre iSSy, on découvrit que cela provenoit de la peste.

— Noces secondes de Pierre Herleuc ^ chaussetier, avec Nicole Félix, veuve de feu Jean Trente, le iS* janvier 1 588.

— Noces de Jacques le Blond, âls puîné de Nicolas le Blond, drapier, avec la fille puînée de feu Thomas de Fry, le } 2« janvier audit an 1 588. "

— Le dimanche 17* janvier i588, M« Panthaléon le Heurteur, fils puîné de feu Jean le Heurteur, chanta sa première messe, au temple de Saint-Vincent 4.

— Déceds d'Isabeau Cocherel, femme de M^ Isaac Vassagne, eslû en ce lieu, étant accouchée d'un fils, le 1 5^ février i588.

— M« Pierre Bougler, avocat, pourvu de Testât de bailly d^Aumalle, dont il prit possession audit lieu, au mois de janvier i588.

— Jubilé célébré en ce lieu du Neufchâtel, le dimanche

1 Tué le 20 octobre 1 587 , à la batai\le de Coutras, où l'armée catholique fut complètement défaite par Henri, roi de Navarre.

2 Jean-Louis de Nogaret et de La Valette, duc d'Epernon, nommé amiral de France, par lettres du 7 novembre z 587, et gouverneur de la Normandie, fit son entrée à Rouen le 3 mai z588, et se démit de cette dernière charge le a 6 mai suivant, en faveur de son frère aîné.

) Herlent ou Herlens.

4 Paroisse voisine de Neufchfttel, dont il a déjà parlé plus haut. — Le Heurteur fut député aux Etats de Normandie en 160 3 et i6o5, pour réglise, par le Bailliage de Cauz.

1 3* mars, audit an 1 588, octroyé parle pape Sixte, pour rendre actions de grâces à Dieu, de la victoire qu^il avoit donnée aux François, contre les Reîtres, et les huguenots du Royaume».

— Déceds de Me Jean le Roy controlleur au magazin à sel de ce lieu, âgé de 8 1 ans, le 1 7* mars 1 588.

— Secondes noces de M« Isaac Vassagne, eslû, avec Nicole Bougler, fille aînée du lieutenant Bougler, le 16^ may audit an i588.

— Déceds de M* Jean de Qery, prêtre, curé de N. D. du Neufchâtel, et doyen dudit lieu, le 2« juin i588; et lors se trouvèrent toutes les trois paroisses de ladite ville en dépôt a. •

— Garnison reçue au Neufchâtel de la compagnie d'ordonnance du s^ Do i, par commandement du duc d^Espernon, gouverneur de Normandie, le i8« may i588.

— Jubilé solemnisé en la ville du Neufchâtel, contenant absolution de tous péchez, pour Pextirpation des hérésies, le jour de la Sainte-Trinité, i2« juin 1 588.

— Noces secondes de M* Nicolas Bouchard, avocat, avec la

1 « Le jeudi 29 (octobre 1 587) à Vimory près Montargis furent deffidts les Reistres par les Ducs de Guyse et du Mayne. » — « Le Mardy 24 novembre, le Duc de Guyse qui toujours talonnoit les Reistres et Lansquenets, les surprit deslogeans du bourg d'Auneau (Eure-et-Loir), en tua grand nombre, print leurs chefs prisonniers et remporta un grand butin ; après cette defifaite signalée, il n'y eut prédicateur à Paris qui ne criast que Saûl en avait tué mil et David dix mil, dont le Roy fut fort mal conteAt. » Pierre de TEstoile, Ibid.

a Mauvaise lecture pour « Déport. *» — « Droit que les archidiacres ou les évêques ont, en plusieurs diocèses, de jouir une année durant d'une cure qui est vacante par mort, en la faisant desservir, et aussi d'en jouir pendant le litige, si elle est contestée. » Dict, de Trévoux.

i François d'O, seigneur de Fresnes et de Maillebois, l'un des mignons de Henri tll, comme Joyeuse et d'Epernon.

fille d^ Antoine Dufils, étant de la nouvelle opinion, le 6« may i588.

— Secondes noces de Pierre Fresnoye, fils de Guillaume, avec Barbe Bodin, fille aînée de Charles Bodin, s^ de Blargies, te i8« juillet i588.

— Secondes noces de M« Christofle Bodin, enquesteur, avec Suzanne Tricotté, fille puînée de M« Jean Tricotté, le i3« juin i588.

— Les états généraux de ce royaume, étans termez tenir à Blois, en ladite année i588, je fus nommé < pour le tiers estât de cette vicomte du Neufchâtel, avec l'abbé de Sery *, pour Téglise, et le s^ de Viermes pour la noblesse, pour nous trouver à Caudebec, et le s^ de la Meilleraye ' ayant fait choses qui étoient au mécontentement de tout le monde aux dits estats, furent nommés pour Téglise, le curé d'Auseboc4 le comte de Brissac 5 pour la noblesse, et le nommé le Vasseur, simple laboureur, pour le tiers estât, ce qui arriva le i3«aoust audit an i588^.

1 C'est là un exemple de l'élection à deux degrés, sous l'ancien régime. — Dès le mois de mai i588, à Chartres, Henri III avait annoncé la réunion des Etats généraux à Blois, pour le i3 septembre suivant; ils s'ouvrirent le i6 octobre.

2 Jean VII de Fautereau. Voir plus haut, p. 56.

1 Jean de Moy, sieur de la Mailleraye, chevalier des ordres, conseiller du roi en son conseil d'État, capitaine de cent hommes d'armes de ses ordonnances et vice-amiral de France.

4 Aux Etats de Normandie de iSgS figure « Me Estienne Vion, prebstre, curé d'Ausebosc, délégué pour l'église du bailliage de Caux. » M. Ch. de Beaurepaire, Cahiers des Etats de Normandie sous Henri IV, I, 23i.

$ Après la mort du duc de Joyeuse, le duc de Guise avait demandé à Henri III, pour le comte de Brissac, en i387, la charge d'amiral

donnée au duc d'Epernon.

6 Les seconds États de Blois s'ouvrirent le i6 octobre i388.

— Déceds de M« Jean de Bedet (, avocat, âgé de 80 ans, étant de la nouvelle opinion, audit an 1 588.

— Noces de Jean de Nouilles, drapier, avec la fille aînée de feu M^ Jean de Bedez, avocat, le 14® novembre i588.

— M« Pierre de Fry pourvu en Testât de lieutenant général en la ville du Neufchâtel, fut reçu conseiller en la cour des aydes à Rotien, le 2i« décembre i588.

— Prodige étrange arrivé audit Neufchâtel, le 4* janvier 1589, de la femme de Christoâe le Qerc, boucher, demeurant sur la paroisse de N. D. dudit lieu, laquelle accoucha de deux enfans mâles jumeaux^ et se tenans ensemble, ayans chacun deux testes, quatre bras, quatre jambes, un ventre et deux natures masculines, dontPun vint sur la terre mon, et Pautre vif, qui vécut environ une heure et demie, ce qui fut vu le même jour 4« janvier 1589.

— Déceds de Charles de Biville, lieutenant des forêts, en sa maison du Mont d^Aulage ', le 23^ janvier audit an 1589, âgé de 55 ans ou environ.

— Révolte de la ville de Rouen causée par les gens d*église dudit lieu, assistés des habitans, contre les services du Roy), prenans les armes, ce qui commença le 5« février audit an

> « Ou Bedel ». Plus loin : « Bedez » C. — Ce sont les « de Bedez », ou « de Bèdes », que Ton retrouve dans VHistoire de Goumay, de M. Potin de la Mairie, 1, 3o6.

2 Hameau de la commune de St-Martin-rOrtier. — Voir plus haut, p. 36, où il avait été parlé de lui.

? Après le meurtre des Guise, à Blois, les 23 et 24 décembre i588, après la formation d'un conseil de la Ligue à Paris, et la déclaration de la Sorbonne, que tous les sujets étaient déliés du serment de fidélité, il y eut, dans toutes les chaires de Rouen, des prédications séditieuses, pour exciter le peuple à ne plus reconnaître Henri III. — Voir M. Floquet, Ibid., m, p. 288.

iSSg S et forcèrent le s^ de Girrouges, gouverneur^ de leur donner les clefs du Château, et du Vieil Palais '.

— La même chose arriva en cette ville, aussi causée par les prêtres et quelques habitans, mais on apaisa cette mutinerie, le i8« février audit an i588.

— Meurtre commis en la personne de M« Charles Moinet, S' Desnoyers, verrier de la forest de Lency ?, par M« Jacques le Roy, prêtre curé de Fiesques 4, le 2i« de février iSSg, ledit Moinet âgé de 45 ans.

— Déceds de M« Jacques M oges (, s' de Buron, conseiller en la cour de parlement de Rouen, subitement du chagrin qu^il prit de la révolte de RoUen, contre le service du Roy, le 4« février ^ audit an 1 589.

— Le dernier jour de mars, jour du Vendredy Saint 1 589, ma femme accoucha d'un fils qui fut tenu sur les fonds de baptême par le s^ de Hermanville, gouverneur de cette ville, M® Isaac Vassagne eslû, et par Nicole de la Coudre, femme

I M. Floquet place « la Journée des Barricades à Rouen, » le 4 février i SSg, III, Ibid., a85, date préférable au 5, comme on le verra plus loin.

a Tanneguy le Veneur, comte de Tillières, sieur de Carrouges, etc., avait vu les ligueurs maîtres de Rouen, le 9 février. — 11 se démit de sa charge de lieutenant du roi, le 10 février, et fut chassé de Rouen peu de temps après. Id., Ibid.f 290-294.

) Lucy, à 6 kilom. N. de Neufchâtel. — Il n*y a plus de forêt de ce nom, et sa verrerie ne figure pas parmi toutes celles que cite M. Vaillant de la FiefFe dans les Verreries de la Normandie et les verriers normands,

4 Fesques, commune qui touche à Lucy.

f Farin rappelle « Pierre Desmoges. »» Ibid. Édit. de lySi, c'est De Moges, et le vrai prénom.

6 Cette date montre que celle du 5, donnée plus haut, n'est pas exacte. — Le Premier président, Claude Groulart, avait quitté Rouen pour se rendre à Caen, la veille, 3 février 1 589.

de M* Jean Vassagne, avocat, dit Varengot, et nommé par ledit s' D^hermanville, Antoine.

— Permission donnée par le conseil de Punion de Rouen, aux paysans, de prendre les armes, dont arriva quMl ne s^osoit présenter gens de guerre pour manger le peuple, ce qui fut ordonné au mois de mars audit an 1 589 >•

— Meurtre commis en la personne de Roger le Blond, mary de Catherine Engren, par Christofle Calletot, le i^' may

— Déceds de M« Pierre Marois, avocat, âgé de 78 ans, le 4' may audit an 1 589.

— Révolte des habitans du Neufchâtel contre le s^ de Hermanville, leur gouverneur, à cause qu'il s*estoit emparé de la place du château, et qu'il prétendoit lever des troupes pour s*Y maintenir contre les réalistes >, de sorte que le vicomte Auisse, suivy de Vincent Bernard, et de plusieurs autres, même ayant attiré à sa cordelle ), ou pour mieux Pentendre, dans son party, trouvèrent moyen de s^emparer dudit château, d'où ils chassèrent les gens dudit gouverneur, de quoy encore non contens s'amassèrent en troupe, la caisse battant, et s^en allèrent au lieu où ledit gouverneur étoit logé, et le siégèrent 4 pour le faire sortir indignement de cette dite ville, ce qui arriva le 29^ may 1 589.

> C'est le 7 février précédent qu'avait eu lieu rétablissement, à Rouen, d'un Conseil de l'Union pour la province, à l'exemple de celui de Paris.

a Le gouverneur était donc pour la Ligue, en faveur de laquelle il voulait lever des troupes contre les Royalistes, non pas de la ville, mais de l'extérieur.

) Ce proverbe « ne se prend qu'en mauvaise part et d'une société vicieuse de gens de sac et de corde. » Dict, de Trévoux.

4 « C'est une faute familière à de certaines provinces, et particulièrement à la Normandie, où l'on use du simple au lieu du composé, comme

— Déceds d^Antoinette Vassagne, femme de M« Jean Tricotté, grenetier, qui s'étoit retiré auparavant à Dieppe <, comme étant huguenot, le i3^ juin iSSg.

— Arrivée en ce lieu du duc d'Aumalle *, accompagné de douze enseignes de gens de pied, et de deux compagnies de cavalerie légère, et de deux d'arquebusiers à cheval, d^oti il sortit le 2^ juin 1 589, pour aller à RoUen ^

— Le 3® juillet iSSp, la ville du Neufchâtel pensa être surprise par le s^ d'Alègre4, suivy de cent chevaux et de cinq cens hommes de pied, d'une pièce de campagne, et d^une

« siéger une ville » pour « assiéger une ville ». Vaugelas, Remarques sur la langue françoise. — Ici la faute est plus grave, puisqu'il se dit d'une personne.

I Dieppe fut, à cette époque, uneltorte de place de sûreté pour les Protestants, au milieu de toutes les villes de la Haute et de la Basse- Normandie, qui s'étaient déclarées pour la ligue. On les tolérait dans cette ville royaliste, dont Aymar de Chastes était alors gouverneur.

a Charles de Lorraine, duc d'Aumale, l'un des chefs les plus ardents de la Ligue, venait sans doute pour soutenir les ligueurs. Il était gouverneur de la Picardie pour la ligue, et le duc de Longueville, pour le roi. C'est de la Picardie qu'il venait.

? En juin zSSg, m un complot avait été tramé entre le duc de Montpensier, gouverneur légitime de la province, et plusieurs habitans de Rouen pour introduire dans la ville ce prince (Henri III) et ses troupes. » M. Floquet, Hist, du Parlement de Rouen, III, 33 z. C'est la conspiration de l'hôtelier des Trois-Sauclers, qui échoua le 7 et le 8 juin.

4 Christophe II d'Alègre, seigneur de Blainville, dont le château était entre Neufchâtel et Rouen, y soutenait vigoureusement la cause royale contre les ligueurs. Le 16 juin zSSg, il donnait une « commission de sergent-major au régiment d'Allègre », parce qu'il lui avait été commandé par Henri III m de mettre sus le plus grand nombre de gents de guerre pour son service qu'il luy seroit possible, tant de cette province et duché de Normandie que aultres. » Etc. Il adressait cette commission M à Jehan de Dampierre, esculer, sieur de Mont Landrin », dont le nom figure dans ce Mémoire, Voir p. 12. — Elle a été publiée par la Soctiiâ DE l'Histoire de Normandie, Bulletin, II, 189-190.

chartée d'eschelles ; mais ce stratagème ayant été découvert, il fut contraint de tourner le dos honteusement, et de dire en s*en alknt : J'ay vu le Neufchâtel».

— M« Antoine Gaignon, prêtre, pourvu à la cure de Saint- Jacques de ce lieu du Neufchâtel, prit posssession ladite, année iSSg.

— Le 8« septembre iSSg, revenant de Rouen, je fus prisonnier par des cavaliers en garnison au château de Blainville *, et mené en iceluy ; j'y restay cinq jours, et ensuite relâché et remené à Rouen, sans payer rançon.

— Prise de la ville du Neufchâtel, par le s' du Hallotî, suivant la composition arrêtée avec les habitans, vie et bagues sauves, après toutefois la défaite de Catillan 4 qui

I Le chftteau de Blainville tomba entre les mains des ligueurs de Rouen, dans les premiers mois de i SSg, et d*Alègre se retira à Dieppe, auprès d'Aymar de Chastes, gouverneur de cette ville, qui lui confia le commandement d'une compagnie. Aussi V^^end-il, dans la commission ci-dessus, le titre de « cappitaine de cinquante hommes des ordonnances du roy. » Ibid,, p. 189. C'est de Dieppe qu'il vint pour surprendre Neufchâtel.

a Henri IV, dans sa marche sur Rouen, ayant repris, en passant, sur les ligueurs, le 22 août zSSg, le château de BlainviUe, dut y rétablir d'Alègre, royaliste et propriétaire du château.

3 François de Montmorency, s' du Hallot, baron de Cbantemerle, assassiné par d'Alègre, en 1 592.

4 « Ou « Catillau ». Quel est ce personnage? A l'une des pages suivantes : « Catillon ». C. — Son vrai nom était : « de Chastillon », ou : M de Châtillon », transformé par la prononciation normande et picarde en : « Catillon », que le premier copiste a lus : « Catillan ». Une note de la Satyre de Ménippée en fait : « Un seigneur picard ; » (édit. de 1696, p. 326) et le P. Daniel en fait : «Un gentilhomme du pays de Caux. » {Histoire deFrance, XI, 534.) ^* d'Estaintot l'appelle : « le sieur de Castillon, » (La Ligue en Normandie , 46) et cite un texte qui montre que les capitaines de la Ligue étaient assez indépendants les uns des autres. « E script aux sieurs de Fontaines-Martel, de Grillon, Bosrozay et de Castillon, pour les inviter de se unyr entre eux et rendre l'obéissance qu'ils doivent au sieur de ViUars, gouverneur. » Registres du Parlement, 21 décembre 1591. Id., /&ii., 288,

étoit venu au secours desdits habitants ', étant suivy de plus de 4000 palsans; ce qui arriva le i2« septembre 1589 >.

— Rendition de la ville et. château du Neufchâtel, par le sr d^Alégre ^ au chevalier d'Aumalle 4, le 20' septembre 1589, vie et bagues sauves.

I C'est bien le rôle qu'il dut jouer contrairement à la note de la Satyre Méttippée. Edit. de Ratisbonne en 16961 326, sur les « Catillonnois ». « L'auteur entend icy ceux d'entre eux qui en 1 589 vinrent au secours d'un seigneur picard, nommé Chfttillon, en patois du pays Catillon « assiégé dans Neufchâtel » par les sieurs de Givry et Hallot, lesquels en défirent sept cens et prirent la place. » Catillon n'était pas alors dans la place qu'il paraît avoir occupée pour la ligue, d'après de Thou.

a Ailleurs, on donne la date du 6 septembre 1589. Elle n'est pas plus exacte que le 1 1, d'après le récit de Desmarquets : « Le lendemain de l'arrivée du Roi (Henri IV, à Dieppe, 26 août x589), M. de Chates lui demanda la permission d'aller prendre la ville de Neufchâtel en Bray, qui tenoit pour la Ligue : c'étoit la seule petite ville des environs que les Dieppois n'avoientpas encore prise. Sa Majesté approuva ce dessein, et permit à Messieurs de Montmorency du Hallot, et de Givry d'être de la partie. M. de Chates se mit à la tête de trois cents cavaliers et de trois compagnies bourgeoises, ainsi que de trois autres soudoyées, avec quatre canons. Le Neufchâtel, vivement pressé, se rendit le second jour, et les vainqueurs revinrent à Dieppe le troisième. » Mémoire pour servir à l'histoire de Dieppe, I, 267. Tout était donc terminé le 3o ou le 3 z août au plus tard.

) En qualité de gouverneur, pour le roi, depuis la prise de Neufchâtel par les troupes du roi, d'Alègre avait frappé la ville d'une contribution de guerre de 5oo écus. Voir nos Recherches sur les sires et le château de Blainvitle, 45.

4 Claude, chevalier d'Aumale, frère du duc d'Aumale, et, comme lui, l'un des plus chauds partisans de la Ligue. — Une mauvaise lecture paraît avoir substitué 20 à 10 septembre pour la reddition de Neufchâtel, que Palma Cayet place immédiatement après la prise de Gournay, qui eut lieu, d'après lui m le septième septembre. »» Il dit, en effet : « Cependant le duc de Mayenne, ayant reprins les lieux de Neuf-chastel et d'Eu, cheminoit avec asseurance d'en faire le semblable d'Arqués, et d'en déloger le Roy et son armée. » Chronologie novenaire. Dans ce dessein, le 16 septembre, il était, avec son armée^ au Pollet et à Martin-

— Secondes noces de Charles Bodin, s^ de Blargies, avec Austroberte de la Coudre, le 9' aoust iSSg, elle étoit veuve du s^ Raolgaland ■ de Blangy.

— Déceds de M« Qaude Auisse, dit Mantor, maître particulier des forêts au Neufchâtel, étant à Dieppe, à cause d'une blessure qu^il avoit reçue d'une pièce de canon qui s'étoit crevée au mois d'octobre 1 589.

— Assassinat du s^ de Forges ^, et de cinq à six personnages, eux étans en Pabbaye de Tresport, par des ligueurs, au mois d^octobre 1589.

— Trépas de M« Georges Langlois, s' de Plainbosc, trésorier général de France' étant à Dieppe, le jour de Noël,

— Déceds d'Adrien Bridou, sf de la Houperie^, en sa maison du Neufchâtel, le 17* février 1590, âgé de 33 ans, étant de la nouvelle opinion.

— Déceds de M« Antoine de Cléry, prêtre, doyen et curé de N. D. du Neufchâtel, au mois de may 1590 {.

Eglise, en face d*Arques. — Ce n^est donc pas le 20, la veille de la bataille d'Arques, qu'il prit Neufchâtel. Dom Bodin donnera une autre date, plus voisine du 10 septembre dans son Histoire de Neufchâtel, à Tannée iSSg.

> « Je crois qu'il faut séparer les deux mots : Raol (ou Raoul) Galand. » C.

a II a donné ce titre à Jacques de Boulainvilliers. Voir, plus haut, p. 3 5.

) Pour la généralité de Rouen. U ^ avait suivi la Cour des Aides, établie à Dieppe, depuis que Rouen était au pouvoir de la ligue. On le trouve parmi les commissaires qui devaient assister aux Etats généraux d'avril. Aussi Groulart dit dans ses notes : « Tous les dis commissaires se trouvèrent à Caen au jour assigné (i5 avril), excepté le sieur de Plaimbos qui était décédé depuis l'expédition de la commission. » Etats de Normandie sous Henri IV, I, ao5. Édit. de M. Ch. de Beaurepaire.

4 Voir plus haut, p. 38.

{ Plus haut, il a signalé, en i588, la mort d'un « Jean » de Cléry, ayant les mêmes titres, p. 61.

— Mort du sieur de Viermez, maître des eaux et forôts en Normandie, étant en la compagnie du sieur duc de Mayenne, sur le chemin du Pondremy > à Abbeville, âgé de 5o ans; cela vint par une dispute qu'il eut avec le sieur de Villars, gouverneur du Havre*, qui le tua d'un coup d'épée, en présence dudit seigneur duc de Mayenne, le 8« novembre

— Mort d'Antoine de Glesquin ^ sieur de la Bruière, qui arriva en la forêt de Hellet, par une dispute entre luy et Claude Turquet^ sergent en ladite forêt, lesquels s'étant batus longtems à coups d'épée, et ledit Turquet sMtant apperçu que ledit de la Bruière étoit couvert et que son intention étoit de le tuer, ledit Turquet luy sauta au collet, et le poignarda et tua sur la place; ce qui arriva le 19^ février

— Le 19C desdits mois et an, un nommé Louis, orfèvre à Rouen, auquel avoit été baillé la garde du château de ladite ville, étant convaincu d'avoir intelligence avec le s^ d'Alegre, réaliste, et luy ayant livré la place, et permis rentrée à 60 soldats, sans que personne en eût connoissance, fut pendu, et ladite place assiégée, et reprise 4 avant que le secours, pré-

I Miton a dû mettre : « Pontdormy », comme on disait au xvi* siècle, c'est-à-dire : « Pont de Remy », aujourd'hui : « Pont-Remy », au S.-E. d*AbbevUle.

a ^ndré de Brancas, sieur de Villars, le futur gouverneur et défenseur de Rouen pour la ligue.

) « Charles de Bonnechose (un aïeul du cardinal) avait épousé Anne de Glesquin, fille et seule héritière de Antoine de Glesquin, vivant sieur de la Brière et de dlle Flourence de Biville. » Excursion dans un arrièrefief (de M. Tabbé Paris), publié dans le Magasih Brayon, i 5 novembre 1866. G>mmunication de M. Ch. Lefebvre.

4 D*Alègre fut assiégé, le mardi 20 février 1 590, par le sergent*major de la ville de Rouen, Bigards de la Londe, puis, le 21 et le 22, par le chevalier d*Aumale, qui se disposait à y entrer par la brèche, quand les assiégés capitulèrent.

tendu, par le gouverneur de Dieppe, fûtarrivé »; les complice dudit Louys furent condamnés comme luy à être pendus et étranglés*, le 23* février iSgo.

— Surprise d'emblée du bourg d'Aumalle, par Palcheul, gouverneur du Neufchâteh, qui fut pillé, le iS^ may, audit an 15904.

1 Ayma!r de Chastes. — D'autres ont dit : «qu'il attendoit dusecoufs du roi de Navarre, qui devoit y venir en personne. » Discours véritable^ etc., sur cette affaire.

2 Les capitaines Jean-Louis, Pierre du Roussel dit Lacave, Godefroy Ury, Jean-Alexandre, et René Le Franc. « Le vendredy vingt troisiesme jour de février, Mgr Le, Chevallier fit pendre et estrangler les quatre autres capitaines avec celuy qui s*étoit pendu en la prison. » Discours véritable de Vexecution faicte de plusieurs traystres et sedicieu\ de la ville de Rouen, etc. — M. Floquet parle d*un sixième condan^né, « un orfèvre aussi nommé Jean-Louis. » Ibid., III, 348. — D*Alègre eut la vie sauve et rentra paisiblement dans son château de Blainville. Le 6 juin 1 590, il y donnait à Pierre Houel, escuyer, sieur du Tremblay, \in certificat attestant « que tenant garnison pour sa maiesté en son château de Blainville, il avait commandé au sr du Tremblay de descouvrir Tennemy et il y fit perte d'un roussin tué d*un coup de pistolet. » Bulletin de la Société de l'Histoire de Normandie, II, 193.

) Neufchâtel pris par les royalistes, le 29 août 1589, avait été repris par le^ ligueurs, vers les 9 ou zo septembre, et Henri IV le reprit peu de temps après la victoire d'Arqués^ qui est du ai septembre 1389. « La ville de Neufchâtel, quy est à sept lieufis de Dieppe tenoit le party de la Ligue. Le Roy s'y achemina au leuer du siège de Dieppe, la remit en son obéissance et y posa pour gouuemeur M. de Pallecheul, gentilhomme de sa religion. » Hist, de la Réformation à Dieppe, I, it^. L'auteur veut parler du semblant de siège que l'armée de Mayenne mit devant Dieppe, après la défaite d'Arqués, et qu'elle leva brusquement le vendredi 6 octobre. Neufchâtel fut repris par le roi, quelques jours plus tard. — Ardent huguenot, il avait ouvert un prêche à Palcheul (Voir plus haut p. 38), et il songea à faire de même à Neufchâtel, quand il en fiit nommé gouverneur, m II pria l'église de Dieppe de luy donner vn pasteur pour faire le presche en son gouuemement, par lettre qu'il leur escriuit, le 22 auril 1590; mais n*ayant alors d'autre pasteur que M. de la Ru6, quy estoit sur son départ, pour retourner en son esglise de Caen, on ne luy peut accorder sa demande, et on luy conseilla d'escrire

— Possession prise de la cure de N.-D. du Neufchâtel, par M^ Antoine Denise, prêtre, le 20<! may i Sgo.

— Mort du sr de Sorquainville >, fils aîné du s' de Neufville-Ferrière, causée par une arquebusade qu'il reçut à la prise du bourg d^Aumalle, le 22^ may i SSg^, âgé de 24 ans.

— Le 25 desdits mois et an, le s>^ de Palcheul étant suivi de 25ochevauXy et de 3oo hommes de pied, avec deux coulevrines, alla assiéger Catillon dedans sa maison ^ lequel après quelques canonades qui luy furent tirées, et qu^il vit

à la Rye pour auoir M. de Vateblé quy y estoit, jusques à ce que Dieppe estant fourny de ses pasteurs, on luy en peut prester quelquefois. » Hist. de la ftéfbrmation, I, 144-145. « M. Anthoine Gueroult, quy de curé deuint proposant, fut enuoyé de l'esglise d'Angleterre à Dieppe, t>ù il proposa, le 17 aoust au dit an (iSgo), et futreceu ministre le 20 du dit mois, et preste à M. de Pallecheul, gouuerneur de Neufchastel, pour s'en seruir jusques à ce que l'esglise de Luneray, à laquelle il auoit esté affecté, en eutafifoire. Il y alla le dernier jour d'aoust iSgo. » Ibid.y I, 146? La note dit : « Il fut donné pour chapelain à M. de Pallecheul que Henry IV avoit donné pour gouverneur à Neufchàtel, après la prise de cette ville. » lbid,y a 56.

4 (de la page précéd.) Ce fait nous paraît avoir causé une confusion, quand M. Semichon dit : « Le sieur Palcheul ardent huguenot, gouverneur de Neufchàtel, avait tenté, au mois de mai iSSg, d'enlever Aumale aux ligueurs. » Hist. d'Aumale, II, 288. La date serait 1590.

I Commune à ao kilom. N.-O. d'Yvetot.

J Cest la mort qui est du a a mai, quatre jours après la prise d'Aumale, mais en 1590 et non en i589, comme on vient de le voir, et comme le prouvent les paragraphes suivants.

i On verra plus loin qu'il demeurait à Arguefl, à a4 kilom. S. de Neufchfttel. « Les habitans de Neufchàtel firent part à ceux de Dieppe des inquiétudes que leur donnoit un gentilhomme nommé du Catillon, qui faisoit journellement des courses aux portes de leur ville. Ce capitaine de la Ligue avoit fortifié sa maison, située dans le pays de Bray, et y aKoit aoo hommes de pied et 100 cavaliers avec lesquels il ravageoit tout le pays. » Desmarquets, Mémoires pour servir à l'histoire de Dieppe^ I, agi. Chez lui le chef de l'expédition est M. de Chastes.

ses granges et estables en feu, se rendit par composition, vie et bagues sauves, avec la liberté de faire la guerre à qui bon luy sembleroit.

— Le mardy 1 2« mai i Sgo, ma femme accoucha d^un fils sur les 7 heures du soir, et fut tenu sur les fonds de baptême par Me Pierre Bougler^ bailly d' A umalle^ M* Leonnet de Fry, receveur des Tailles, damoiselle Judith du Mesnil, fille de feu M^ Jacques Dumesnil, s>^ de la GouUaye, et de Françoise Engren, fille aînée du grenetier Engren, et fut nommé Adrien, par ledit bailly d'Aumalle.

— Le i4<^ juin, audit an iSgo, Catillon ayant eu avis que Palcheul étoit sorti avec sa troupe du Neufchâtel, pour aller trouver le comte de saint Pol ' à Gisors, pour faire la guerre, s^achemina accompagné de 200 soldats, en sa maison, que ledit Palcheul faisoit garder par 25 soldats, laquelle lui fut rendue par lesdits soldats, de quoy encore non content, ledit Catillon donna assaut au fort de la Ferté-en-Bray >, qui étoit aussi gardé au party du Roi, qui lui fut de même rendu faute de secours; delà il alla attaquer la majson de Betencourt î, forte et environnée d^eau, qui avoit été cy devant surprise par le capitaine la Trape^ qui se rendit de même.

I François d^Orléans, comte de Saint-Paul. Henri IV en parlait à la fin d*une lettre à M. de la Vérune pour lui faire part de la victoire d'ivry. « Je suis toujours à la poursuite de la victoire avec mes cousins les princes du sang, duc de Montpensier, comte de Saint-Paul, maréchal d* Aumont, grand prieur de France, la Trémouille, les sieurs de la Guiche et de Givry, et plusieurs autres seigneurs et capitaines. » Du camp de Rosny, ce 14 mars iSgo.

a La Ferté (Firmitas, château-fort) située à quelques kilomètres au Nord d'Argueil. Il ne reste plus que l'emplacement du fort, d'où l'on a une vue admirable sur tout le pays de Bray.

) Nom d'une famille et d'une paroisse sur TAndelle, aujourd'hui hameau réuni à la commune de Sigy, au sud et à peu de distance de la Ferté.

4 Le 6 juin iSgi, il accompagnera Sully, avec cinq ou six autres

— Retraite du duc d'Aumalle de la ville de Rouen, où il gouvernoit, en la viUe d'Amiens, pour commander pour la ligue de Picardie; et en sa place fut envoyé audit Rouen, pour commander le vicomte de Tancennes' , ce qui se fit dès le commencement de mars i Sgo '.

— Rencontre de Catillon sur le chemin de Rouen, par Ravillet î, gouverneur du Pont-de-P Arche, qui le défit et prit prisonnier, le menant audit Pont de F Arche, le-S^ juillet iSgo.

— Noces de Gieffroy le Heurteur, fils puiné de Jean le Heuneur, de Saint-Vincent, et de Madelaine Vassagne, fille de M« Pierre Vassagne» le 26^ juillet iSgo.

— Rencontre d'un surnommé Gosselin, qui étoit sergent-maire 4 en cette ville, et de la garnison de Goumay qui tenoit le par^ de la ligue, fut tué près le village de Ronchoyf avec neuf soldats de sa troupe, et le reste mis a vauderoute, étant rapporté ledit Gosselin mort en cette ville, le 28^ juillet 1590.

— En ladite année i Sgo, Pesté fut si chaud et aride, que

capitaines, pour la surprise de Louviers, où il eut sa part du butin. Celle de Sully fut de « quelques mille écus. » Economies royales.

r « Ce nom paraît altéré; probablement Tavannes, bien écrit plus bas. » C. — Jean de Saulx, vicomte de Tavannes.

3 « Tavannes avait été accrédité comme gouverneur de Rouen, par lettres du duc de Mayenne, datées de Pontoise, 17 mars. U avait le titre de « mareschal des camps et armées catholiques, commandant en Normandie assisté du sieur de la Lx>nde (Anthoine de Bigars). » M. d'Estaintot, laLigue en Normandie^ note de la page 107.

I Encore un nom propre mal lu. Le ms. devait porter : « Raollet », c'est-à-dire Le Blanc, sieur « du Ràullet », gouverneur du Pont-de-l' Arche, qui en avait remis les clefs à Henri IV, le aa août iSSg.

4 « Probablement sergent-major. » C. — Ce dernier titre était donné aussi, à Rouen, à Bigars de la Londe. Ses fonctions étaient fort importantes.

5 Ronchois, commune à 10 kilom. ^ l'est de Neufchâtel.

tous les menus grains périrent presque, qui affligea infiniment le peuple, avec ce qu^il étoit fort peu de bled, parce qu'on n^avoit pu semer ny labourer, pour les volleries qui se faisoient par l'un et par l'autre parti des chevaux, bœufs, vaches, moutons et autres bestiaux, et que les laboureurs étoient tous fugitifs et retirés de leurs maisons, pour éviter la capture et saisie de leurs personnes, et aussi que la justice n'avoit de lieu, et n'étoit administrée avec autorité aucune, ny respect, et le pire étoit qu'il n'y avoit de fidélité aucune, voire du père au fils, du frère au frère, et que chacun conjuroit la ruine des uns et des autres.

— Assassinat commis en la personne de la dame de Saint- Sevré ', en sa maison dudit lieu, par sept hommes masqués et inconnus, sur les 7 à 8 heures du soir, étant nouvellement arrivée de Paris, par la faveur d'un passepon'; cela arriva le

I Pour : « Saint-Serre », et mieux : « Saint-Saire » (Sanctus Salvius)t à 4 kilom. S.-E. de Neufchfttel. On trouve souvent aussi : « Saint-Cere m, et même : « Saint-Ceré ». Cette dame de Saint-Saire était Marie de Presteval, ou Pretteval, ou Prélevai, femme de Samuel de Boulainvilliers, seigneur de Saint-Saire, de Nesle, de Beaubec-la- Ville et du Mesnil-Mauger, gentilhomme delà chambre de Henri IV, et qui était de la religion réformée, comme son père, François de Boulainvilliers, mort en 1 58a. — Voir plus haut, p. 36. Voir aussi : Appendices 1-2, p. 218-219.

3 Mayenne était entré dans Paris, le 18 septembre iSgo, quand, réuni à Farnèse, il avait contraint Henri IV à en lever le siège. Ce dernier dissémina alors une partie de ses troupes en Normandie. Les faits de ce paragraphe, dénaturés par la tradition, peuvent expliquer la légende que voici : « La chronique locale, appuyée nous ne savons sur

quel fondement, rapporte le foit suivant On prétend que, dans le

moment que le preux et joyeux Henri bataillait à Arques, il s'avisa, un beau matin, d'adresser à M. de Boulainvilliers cette trop piquante plaisanterie, en présence de ses officiers : « Ta noble dame est en joie et santé. » — Le comte comprit et garda le silence ; mais, dans la journée même, il accourut au chftteau de Saint-Saire et poignarda la vertueuse châtelaine. « Essai sur le canton de Neufchâtel, par M. l'abbé Decorde,

jour de Saint-Michel, penultiesme de septembre iSgo.

— Déceds du s' de Pierrecourt, lieutenant pour le roy au bailliage de Caux, étant à Paris, au mois de septembre iSgo, lequel étoit partisan de la ligue '.

— Déceds de Marie du Flo, seconde femme de M« Nicolas Bouchard, avocat, étant de la nouvelle opinion, le 9^ octobre 1 590, âgée de 3o ans.

— Déceds de frère Pierre de Bedez, prêtre^ religieux de rhôpital de ce lieu, étant curé d'Angerville, près Fescamp ^, au mois de novembre 1 589, âgé de 88 ans.

— Déceds de frère Nicolas L'Escuyer, prêtre, religieux de l'hôpital du Neufchâtel, après pourvu à la cure de Bully ^ par la mort dudit frère Pierre de Bedez^ un an auparavant, le 24 novembre 1590, âgé de 3o ans, et est enterré audit Bully 5.

— Puisque mon dessein a été de faire mémoire de ce qui est venu à ma connoissance, de ce qui s'est passé en la ville du Neufchâtel, ces derniers jours, je n'ai pas voulu laisser passer sous silence ce que j^ay appris de la reine Marguerite, laquelle vint au château de Nicourt (sic), de ladite ville, faire sa résidence, et demeure pendant très-longtemps 4.

225. — C'est le 29 septembre iSgo, plus d'un an après la campagne d'Arqués, qu'eut lieu cette sanglante tragédie.

Mais si Samuel de Boulainvillers ne vint pas lui-même à Saint-Saire, il put bien envoyer ces « sept hommes masqués », pour venger son honneur outragé par la conduite de sa femme.

1 Dès 1 589, il s'était rallié à de Brissac, qui commandait l'armée de la Ligue. Il s'était donc renfermé dans Paris avec elle, lors du siège par Henri IV.

2 Angerville-la-Martel, arrondt d'Yvetot, canton de Valmont. La place occupée par ce fait, dans le Mémoire, donne à penser qu'il faut lire 1 590 au lieu de 1 589.

) A 6 kilom. O. de Neufchfttel.

4 Rentrée en France en 1475, elle mourut à Dam pierre, près de Saumur, le 25 août 148a. Ce serait tout au plus 7 années.

Cette princesse fut fille de René duc d^ Anjou, de Calabre, de Bar, comte de Provence, roy de Sicile, de Naples et de Jérusalem, et de madame Élizabeth, fille de Charles, duc de Lorraine, laquelle fut mariée à Henry VI, roy d'Angleterre», fils de Henry V, aussi Roy, et de madame Elisabeth de France, lequel Henry^ et ladite Marguerite furent faits prisonniers par Edouard ', qui fit étouffer ledit Henry en la tour de Londres i, et par ce moyen s'empara de la couronne Angloise, et ladite princesse demeura captive en la dévotion dudit roy Edouard. René, père de ladite princesse, la retira moyennant So^ooo écus qu'il paya audit Edouard; enfin, étant en liberté, elle s'en revint en France 4. Le roy Louis XI, alors régnant, luy donna sa demeure audit château de Nicourt, avec 2,000 liv. de pension à prendre sur le comté .de Provence, dont le prince René Tavoit chargé, par la vente qu'il en avoit faite audit seigneur roy ; ce qui se fit en Tan 1476.

Ce château étoit très-logeable; il y avoit une chapelle dédiée en Thonneur de saint Louis, où Ton disoit la messe tous les jours; il y avoit un donjon fort haut, des murailles très-épaisses, et des fossez tout autour assez larges, avec des pont-levis(, et faute d'avoir été bien entretenu, il estoit tout en ruine; et les matériaux, comme Ton verra cy après, furent vendus très-peu de chose.

— Noces d'Anne Lasnier, avec un soldat logé chez elle, nommé la Pierre, et lut le mariage promis au temple de

< A Nanqr, en 1444. Elle était née le a 3 mars 1429.

a Edouard IV, de la maison d'York, à la bataille de Tewkesbury, 14 avril 147 1.

) Le ai mai suivant.

4 Avant le 7 mars 1475.

$ Miton décrit l'état intérieur du château, au temps où la reine d'An gleterre, Marguerite l'habitait, et cet intérieur, de son temps, « estoit tout en ruines. >• Voir plus haut, p. 5o.

Quieuvecourt', le mardy 27 novembre i Sgo; laquelle Lasnier étoit veuve de RogiSr du Chesne, hoste du Lièvre de ce lieu, qui estoit décédé le premier may précédent.

— Déceds de frère Jean Mauger, prieur de l'Hostel-Dieu de ce lieu du Neufchâtel, le 4^ octobre 1 590, âgé de 85 ans, et avoir joui dudit prieuré, vacant par la mort du frère Anteaume > Mansel, prieur depuis Tan 1 587 jusqu'alors.

— Déceds de M« Jean Patte, prêtre, le 20^ décembre iSgo, âgé de 26 ans.

— Déceds de Nicolas le Blond, dit G)ru, drapier, le 9^ janvier 1 590, âgé de 68 ans.

— Déceds de M« Antoine Picard, avocat, le 12* janvier 1591, âgé de 68 ans.

— Frère Noël Gaulle, religieux de Thôpital du Neufchâtel, pourvu à la cure de Bully, vacante par la mort de frère Nicolas L'Escuyer, le 3« décembre 1 590.

— Exécution d^un soldat des gardes du s^ de Tavennes ), par jugement de Palcheul, lequel soldat étoit venu pour livrer la place du château, avec un nommé le Chesne, soldat en la garnison dudit Neufchâtel, avoit vendu audit s^ de Tavennes4 ; ce que toutefois ledit le Chesne n^accomplit point ; au contraire ayant découvert audit Palcheul cette entreprise, fit pendre ledit soldat, en ce lieu du Neufchâtel, le 6 avril 1 591, veille de Pâques fleury.

— Déceds de M« Louis Collet, avocat, le 2 1 « juin 1 59 1 , âgé de 60 ans.

— Arrivée de Henry IV, roy de France et de Navarre, au

' Quièvrecourt. — « Hoste du Lièvre >», c'est-à-dire : « Le maître de rhôtellerie du Lièvre. »

2 Plus haut, p. 14, il est question d*un Antoine Mansel, prieur de rhôpital.

^ Le comte de Tavannes, gouverneur de Rouen pour la Ligue.

4 « La phrase est conforme au manuscrit; elle est fort irrégulière. »

Neufchâtel^ le 21 juin iSgi. Il prit son logement en la maison du vicomte Anisse > ; tous les habitans armés furent au devant de luy sur le chemin de Saint-Vincent ' ; le clergé avec la croix et la bannière, et M« Antoine Gaignon i luy fit une harangue au nom dudit clergé, qui alla aussi au-devant de luy. M« Antoine Marois, procureur du roy, en fit une autre pour tout le corps de la ville; il n^y coucha qu'une nuit, et s'en retourna le lendemain vers France 4.

~ Déceds de Jean Saonnier, étant détenu captif es prisons de Dieppe, avec M* Vincent de Fry, grenetier, comme pleige et caution dudit de Fry, étant demeuré redevable de grande somme de deniers envers les marchands et adjudicataires du grenier à sel de cette ville, le i3« juillet iSgi, ayant été prisonnier un an et demy, âgé de 43 ans.

— Exécution audit Neufchâtel, le 17^ aoust iSgi, d^un nommé Ferret, par jugement de Palcheul, gouverneur dudit lieu , pour avoir violé une fille, ledit Ferret étant soldat de la compagnie dudit Palcheul, et ce nonobstant son appel.

— Excommunication faite par le Pape ( des François qui

I Le mscr. porte bien « Anisse ». C. — Cest pour « Auisse », c'est-àdire : « A visse », comme on le voit ailleurs. Une famille de ce nom habitait Dieppe, il y a quelques années.

a Paroisse, aux portes de Neufchâtel, N.-O. — Il en a été souven t question. Cétait le chemin de Dieppe, d*où il venait, à cause des munitions de guerre, et des troupes qu'il attendait de l'Angleterre, de l'Allemagne et delà Hollande. «Le 1 5 juin de cette année (iSgi) les citoyens eurent la satisfaction de recevoir le Roi dans leur ville. Sa Majesté, au grand regret des habitans, ne put y séjourner que jusqu'au a a. » Desmarquets. Mémoires pour servir à Vhistoire de Dieppe, I, 293.

} Curé de Saint-Jacques, de Neufchâtel. » Voir plus haut, p. 67.

4 L'Ile-de-France. On dit encore, dans le pays de Caux, quand le vent soufHe de l'Est, qu'il vient « de France. »

{ A l'imitation de Sixte V, qui avait excommunié Henri III, le 9 septembre i585, son successeur, Grégoire XIV, excommunia Henri IV, et SCS adhérents en mars 1591. Cest le 3o mal que les brefs d'excommunication avaient été apposés à Paris.

reconnoitroient Henry IV pour roy de France, en ladite année iSgi, dont le Parlement de Rouen, transféré à Caën pour le roy, en ayant reçu avis, par son arrêt du 3 de septembre s audit an iSgi, fut fait deffenses de ne plus reconnoître le Pape, à peine de crime de Leze-Majesté, et que la bulle dudit Pape seroit brûlée par Pexécuteur de la haute justice publiquement.

— Exécution en ce lieu du nommé Eustache de Vérité, natif de Borrocourt en Picardie, étant soldat de la garnison de Liomes >, accusé d^avoir tué un laboureur à sa charrue, et pris ses chevaux, fut condamné par Palcheul, gouverneur, à être rompu sur une roue, le 7« septembre iSgi ; lequel Vérité étant sur Teschaffaut, prêt d'être rompu, demeura constant, et dit qu'il mourroit injustement, et qu'il n'avoit point commis ce fait, et mourut en cette opinion, moy étant présent.

— Déceds de M^ Jean de Moy, seigneur de la Meilleraye, étant à Rouen, et avoit été lieutenant pour le roy aux bailliages de Caux et de Gisors; mais il s'étoit rendu partisan de la ligue, âgé d'environ 63 ans, le 22« septembre i Sgi ^

— Exécution du nommé Brossin, jacobin à Gournay, par commandement du maréchal de Biron, après avoir réduit ladite ville en l'obéissance du Roy 4, lequel trouvé avec les

I L'arrêt de la Cour de Caen est du i3 août iSgi. — La date du 3 septembre est peut-être ceUe de l'expédition aux Bailliages de la Normandie.

3 Liomer, départemt de la Somme, canton d'Hornoy. — Borrocourt est peut-être pour Brocourt, même canton.

9 « Messire Jean de Mouy (ou Moy), chevalier de Tordre du Roy, vice amiral de France et lieutenant de sa Majesté au bailliage de Caux et de Gisors, sous compromission du ai aoust i563. » La Réformation à Dieppe, I, 58.

4 Le maréchal de Biron fit investir la place, dans la nuit du a 8 septembre iSgi ; les travaux se poursuivirent jusqu'au 6, jour où la batterie ouvrit la brèche, et Gournay capitula le 7 octobre. M. d'Estaintot, la Ligue en Normandie, 199-303.

soldats au sortir de la ville en habit déguisé, fut reconnu et amené audit s^ Maréchal, qui le fit condamner à être pendu et étranglé, pour avoir dit en ses sermons que le roy étoit bâtard et illégitime, et incapable de tenir la couronne de France, et ce le 7* octobre i Sçi '.

La même chose fut faite à Lizieux, par M^de Montpensier, dit saint Picot, d'un cordelier *, pour avoir dit en public que le Seigneur Roy étoit excommunié, et tous ceux qui tenoient son party, et pour ce sujet fut condamné à être pendu et étranglé au mois de may de ladite année.

— Exécution d^Antoine le Tellier, dit la Chesnaye, en ce lieu du Neufchâtel, ayant été en prison 4 mois auparavant, au bourg de Cayeu, près d^Eu, où il faisoit sa demeure par la garnison de cette ville du Neufchâtel, pour Phomicide par luy commis à une vieille femme de Criquieres ', six à sept ans auparavant dont il avoit été condamné par contumace au siège de Gaillefontaine, à être pendu et étranglé, dont ne s^étant pu ensuivre aucun effet à cause des troubles; les s^" de Pontrencart et de Montigny 4, ses ennemis, et luy voulant du mal, et se ressentant des offenses qu^il leur avoit faites durant Itc troubles, avoient obtenu une Commission du Parlement, ttnu à Caën, adressante à M« Adrien le Soyer, lieutenant-général au bailliage de Caux, pour lui faire et parfaire son procès, lequel ayant ouy ledit de la Chesnaye, et fait apporter ledit procès dudit Gaillefontaine, fut con-

I Le même fait est rapporté par Valdory. « Charles Brossin, prédicateur de l'ordre des Iacol:in8, par le commandement du Mareschal de Biron et de son Conseil, fut pendu et estranglé, etc. » Discovrs du Siège de Roven, f. 11, ro. Il prenait le titre ae:« Scientifique personne frère Charles Brossin, Docteur en théologie, prédicateur ordinaire de Monseigneur le Duc de Mayenne et abbé de Bellosanne. >•

a Un cordelier, dit saint Picot?

? Cfiquiers, arrondi de Neufchâtel, à 24 kilom. S.-E. de cette ville.

4 Un membre de la famille de Milleville était seigneur de Pont- Trancart et François de La Grange d'Arquien, sr de Montigny, né en 1354, mort en 1617.

damné' à avoir le poing coupé, et pendu et étranglé, et la tâte portée sur le chemin dudit Gaillefontaine ; plus est à noter en cette exécution, est que Texécuteur l'ayant jette et pensé fouUer sur ses épaules, les deux cordes rompirent, et ledit de la Chesnaye tomba sur un pourceau qui étoit au pied de la potence; à Finstant il ouvrit les yeux, parla et demanda grâces, disant quMl avoit accompli sa condamnation; à quoy n'ayant égard, il fut derechef monté à ladite potence, et jette comme cy devant par ledit exécuteur, oti la chantrelle rompit derechef, et peu s^en fallut quMl n'en arrivât de même qu^auparavant et eut grande peine à mourir. Ce qui fut fait audit Neufchâtel, le lundy 8« novembre iSgi.

— La ruine et dégradement de la nef de Téglise de Saint- Jacques du Neufçhâtel, par Palcheul, gouverneur dudit lieu, pour fortifier le château, oti ladite nef et clocher de ladite église commandoient fort; et la ruine totale de ladite église, en Tan iSgi ^.

-— Brûlement de deux belles maisons que j^avois aux environs dudit château, qui fut fait par le commandement dudit Palcheul, après la rendition de ladite ville ^ et néant-

I « La phrase est conforme au manuscrit. Il faudrait aussi ajouter : Il fiit condamné, etc. » C.

» Elle était dans la rue St^acques, à droite, en montant, à la place du pâté de maisons qui sépare aujourd'hui cette rue de la place Marquis, appelée alors : « Le Marché aux Vaches. » Le château était sur la m£me ligne, de l'autre côté de la rue St-Jacques. — On la répara plus tard.

? La reddition de la ville est du 12 février 1692, et Palcheul tenait encore dans le château, quand il brûla les maisons de Mi ton. 11 en avait été question, entre Palcheul et Henri IV, qui lui écrivait, le 26 janvier 1592 : « Je suis bien ayse du bon commencement que vous avez donné à vostre fortification, et vous prie la continuer en toute diligence, vous asseurant que vous n'aurez pas faulte de secours de tout ce qui vous sera besoin pour vous conserver ; et partant ne démolissez

moins ayant perdu le courage sans ittéhdrè le secours du Roy qui le Tenoit trouver se rendit vie et bagues sauves. Au même jour fut aussi mon autre maison brûlée qui étoit sitr le chemin qui menoit audit château^ en 1 592 *.

— Le s^ de Villars, gouverneur du Havre, étably gouverneur de Rouen, au lieu du vicomte de Tavannes, au mois de juin iSgi '.

— Le 5< novembre, audit an iSgi, deux soldats de Catillon ayant été surpris voUans aux champs ^ furent pendus et étranglés audit lieu du Neu&hâtel, devant les halles, et un autre nommé le Clerc, natif de G)painville, fils d^un riche païsan, ayant été pris avec eux, fut condamné à être présent à Texécution, la corde au col.

— Déceds de M* GiefFroy Carpentier, avocat, âgé de 70 ans, le io« novembre iSgi.

point encore les maisons desqueUes vous me servez, jusqu'à rextrémitéi car j'espère vous en donner le loisir. » Lettres missives, édit. de M. Berger de Xivrey, VIII, 441. — On voit que Palcheul s'était conformé aux ordres du roi, puisque, pour la sécurité du château, il brûU Ut maisons, quand l'ennemi était déjà maître de la ville.

I Ce chemin s'appelait alors « Rue du Château », comme aujourd'hui. Ce paragraphe se trouve ici par anticipation et forme une répétition avec ce qui sera dit plus loin, p. 86.

a André de Brancas, seigneur de Villars. Dès le 8 juin iSgi, il était question, à Rouen, de son changement.

? On les appelait les « Catillonnais », et la Satyre Ménippée ne les a pas oubliés. Dans la description intitulée : « Les pièces de Tapisserie dont la sale des Estats (de la Ligue) fut tendod », on lit : « La neufiesme faisoit voir au naturel une grande Géante, gisante contre terre, qui avortoit d'une infinité de vipères et monstres divers, les uns intitulez Gaultiers, les autres Catillonnois, Lipans, Ligueurs, Catholiques zelez, et Chateauverds. » Abrégé des Etats de la Ligue, au début. — JJtie note, peu exacte dans ses détails, dit qu'il s'agit « d'un seigneur picard nommé Châtillon ou en patois du Pals Catillon. » Elle parle aussi du siège de Neufchâtel par « les sieurs de Givry et du Halot. » Pages 29 et 326 de l'édition de Ratisbonne, 1696.

-* Déceds de M< Nicolas Bouchard, avocat, le 19^ novembre, audit an, âgé de 53 ans, étant de la nouvelle opinion.

— Arrivée du Roy en cette villes accompagné du prince d'Anhalt, Allemand^, conducteur de 6,000 retires et de 1 2,000 lansquenets i, s^acheminant devant la ville de Roûen4, que le maréchal de Biron avoit investie le 2i« novembre 1592 S'y lequel siège fut peu après renforcé de 3,ooo Anglais conduits par le comte d'Esses^, et 1 5,ooo Flamans conduits par le comte Philippe, frère du comte Maurice 7.

— M« Jean Vassagne, dît Varengo, avocat, pourvu à TEstat de lieutenant du Neufchâtel; il en prit possession le 20* janvier 1592.

< Le 21 novembre iSgi, Henri IV était avec les Allemands à Oisemont (Somme). Chronologie novenaire de Palma Cayet. Cest donc le a 3, au plus tard, qu'il passait par Neufchâtel ; car ses marches étaient des plus rapides, parce qu'il avait beaucoup de cavalerie dans son armée.

3 Christian I, prince d'Anhalt-Bembourg.

9 Palma Cayet, qui donne le détail de ces troupes allemandes, les fait monter à 5,5oo reîtres, et l'infanterie à 10,000 hommes. Ibid.

4 « Le Roy arriva le 34 du dit mois (novembre) à Demétal, grand bourg qui estoit de quinze cents feux, à demie lieué de Rouen. » Id., Ibid. — Il ne devait pas avoir été suivi par toutes ses troupes.

$ Ces deux dates ont été mal lues par le premier copiste.

« Le Lundy iour de la feste Sainct Martin vnziesme de Nouembre, mil dnq cens quatre vingts et vnze, sur les sept à huict heures de matin, les ennemis se présentèrent sur le mont de la lustice regardant la porte Beauuoysine. » Dtscovrs dvSiege de Rouen (par Valdory), f» I2, recto.

6 Robert Devereux, comte d'Essex. Cest avant l'investissement que le maréchal de Biron avait « pourmené les Anglois et leur Millord, conte d'Essex », dans quelques petites expéditions autour de Rouen. Id., Ibid,^ fo 9, recto. Ils étaient logés au Mont-aux-Malades.

7 Philippe de Nassau était « cousin » et non « frère » de Maurice. « Le premier jour du mois de mars> arrivèrent à Dieppe deiix mille hommes, que le comte Maurice envoyoit de renfort au Roy par son cousin Philippe de Nassau. » Mémoires de Groulart,

—f Secours donné au duc du Maine.chef de la ligue, parle duc de Parme, Espagnol» pour faire lever le siège mis par le Roy devant Rouen, lequel duc de Parme s^avançant avec son arm^e composée de 18,000 hommes/ tant de cheval que de pied s de nations italiennes, espagnoles et françoises, et étant assisté dudit duc du Maine, du duc de Guise, daduc d^ Aumalle, du duc de Palmerie (sic), du marquis de Pônt- Lorrain, et autres, et étans rencontrés parle Roy, près d*Aumaile, assisté seulement de mille chevaux, il se donna une charge, oîi le Roy fut blessé aux reins d^une arquebusade, et contraint de rebrousser chemin, faisant sa retraite en ce dit lieu », où il estoit arrivé le jour précédent) ; cecy arriva le 5« février 1 592 4.

— Siège delà ville du Neufchâtel par le duc de Parme, le mardy gras 1 2< février 1 592 (, oti commandoit, dans la ville

I Pal ma Cayet dit : « Lesquels tous ainsi assemblez faisoient un corps d*armée de cinq mille chevaux et dfac*huict mille hommes de pied. » Ibid.

3 Quand il eut descendu les pentes de la côte rôtie, blessé dans la vallée et près de la rivière de la Bresle, Henri IV se replia sur Aumale, en repassant la rivière et en s'engageant dans x l'étroite chaussée qui conduisait à la porte de la Longue-Rue. — Voir M. Semichon, Histoire d'Aumale, 11$ 304. ~- Voir aussi la gravure du combat d'Aumale dans l'ouvrage du P. Dondin, jésuite : De rébus in Gallia gestisab Alexandre Famesio, etc., in-4, Romey 1675.

) Davila dit que « le roi vint à Aumale le 4 février, » comme Miton. Mais le Journal militaire de Henri IV, par le comte de Valori, dit que : « Sa majesté arriva enfin à Aumale le premier jour de ce mois (février) et y séjourna jusqu'à l'arrivée de Tannée ennemie à Poi](, qui n'«n est qu'à quatie lieues. » P. 209.

4 « Le mercredi, cinquième jour de ce mois, elle fut avertie par les batteurs d'estrade, que la dite armée avoit touché à Poix ; à deux heures devant le jour elle avoit battu aux champs résolue à ce qu'on a vu depuis de venir loger au dit Aumale. » Id., Jbid., a 10.

{En iSga, le mardi gras tombait le 1 1 février et non le la qui était le mercredi des Cendres. Aussi Palma Cayet dit : « Le 1 1 février qui

le r de Givry, et Palcheul dans le château; la batterie âohde lo pièces de canon si forte et si violetite> qti^après avoir enduré 800 coups de eanon, et la brèche assez grande près la porte des fontaines, sur le point de Passant, fut la composition arrêtée audit r de Givry par ledit duc de ' Parme, vie et bagues sauves, de ses gens de guerre et des habitans^ par le moyen du s' de la Chartre' qui étoit beaupère dudit Givry, et près du s^ Dufmaine ' (Du Maine).

Le lendemain de ladite rendition4, on assiégea le château oii Palcheul commandoit, lequel perdant courage et les siens, sans attendre un seul coup de canon, quoyque le Roy qui étoit au bourg d^Auffay luy eût mandé quMl luy envoyeroit du secours, etquUl eût brûlé mes deux maisons,

estoit le jour de mardy gras ou caresme-prenant, il (le duc de Parme) y fit acheminer (à Neufchâtel) en un instant toute l'armée et son artillerie. » Chronologie novenaire.

I Anne d'Anglure de Givry. « Or le Roy avoit mis dans la ville de Neufchastel M. de Givry avec la cavalerie légère, qui pouvoient estre trois cents bons chevaux. » Id., Ibid. U avait aussi des Reîtres et deux régiments d'infanterie.

a « De la Chastre », un des capitaine» de la Ligue. — « M. de Givry commit cest affiiire au sieur de la Motte, et le duc de Mayenne à M. de LaGhastre, beau père du dit sieur de Givry. » id.,'Ihid. Palma Cayet •joute : « Pour ce jour (i i février), à cause de la proximité de la nuict, cette composition ne peut venir à exécution. Le lendemain dez le matin, ils observèrent les uns et les autres ce iqu'ils avoient promis. «C'est donc le mercredi, la février 1592,1e jour des Cendres, que la ville seule de Neufchfttel (et non Je chftteau) fut rendue au duc de Parme. — Pendant ce temps, Henri IV resta, du samedi 8 au lundi 10 février, à Saint- Aubin-le-Cauf; le mardi 1 1 , il était à Aufiieiy, et le mercredi 12, à Buchy, comme on le voit par ses Lettres missives.

I Voir plus loin, Appèïidices, 1-3, p. 219-225.

4 La reddition de la ville ayant eu lieu le 12, le mercredi des Cendres, le siège du chftteau, distinct du siège de la ville, serait donc du jeudi, i3 février 159a. Mais un autre récit dit que la résistance se prolongea pendant quatre jours, c'est-à-dire jusqu'au 16. — Voir Appendices, i-3, pièces 2 et 3, p. 220-225.

et autres qui étoient aux environs dudit château, rendit la place qui étoit bonne, à l'Espagnol, vie et bagues sauves > ; quinze jours après étant allé à Dieppe, fut saisi et arrêté prisonnier, et auroit été exécuté, sans la prière que le duc de Botiillon en fit au Roy, à la poursuite des ministres et huguenots qui étoient à Dieppe', pendant lequel temps ledit duc de Parme resta au Neufchâtelet aux environs 17 jours',

I Palma Cayet dit au contraire que : « Le duc de Parme fâché de ceste résistance, qu'il appelloit témérité, fit travailler incontinent à la mine et à la sappe, fit dresser ses batteries et tirer si furieusement que la bresche estant faicte il vouloit donner l'assaut. » Chronologie novenaire. — Ces détails nous paraissent faux. Il y a bien, dans les Lettres missives de Henri IV y une lettre datée : « Offy (comme on prononce encore quelquefois le nom de « Aufiay ») 1 1 febvrier iSga. » Mais elle est adressée au duc de Nivernais, sans aucune mention de Neufchâtel. Cest à celle du 26 janvier précédent qu*tl est peut-être fait allusion ici. — Voir, plus Jia^t, une citation de cette lettre, p. 8a.

a « Ce même jour (5 mars 1 592), Mr de Cusson conduisit au chftteau de Dieppe le sieur de Pallecheul suivant l'ordre du Roy, parce qu'il avoit rendu lâchement le Neufchâtel, dont il estoit gouverneur. » Les Antiquité:^ de Dieppe par Asseline, 1874, t. II, p. 95. — Qaude Groulart, premier président du Paiiement royaliste, séant à Caen, dif: « Nous voulusmes faire le procès à Palleseuil poiu- sa lâcheté; mais M. de Bouillon, qui a esté fait maréchal de France, y résista, d'autant qu'il étoit huguenot, et qu'ils se sçavent parer les uns les autres à point nommé. » Mémoires, Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, duc 4^ Bouillon, fut fait maréchal de France le 9 mars 1 592. — Palma Cayet a donc eu tort de dire, d'après l'historien Campant : « L'accord de la reddition lut arrêté à condition que ledit gouverneiu* seroit conduit en lieu de sûreté ; mais il fut« ce dit l'historien Campana : « tué après « avoir été conduit sous bonne escorte en lieu convenu. >» Chronologie novenaire, année 1592.

I Le duc de Parme serait donc resté à Neufchâtel jusqu'à la fin de février, et peut-être le commencement de mars 1592, si ces 17 jours sont comptés à partir des deux sièges ou de la reddition de la ville et du château. — Ailleurs, on trouve « dix jours seulement », chiffre plus vraisemblable. Appbnbxcbs, 1-3, p. 222* Une mauvaise lecture du premier copiste est présumable.

ruina tout le pais, brûlant tous les arbres fruitiers et maisons, pour chauffer toute sa gendarmerie.

— Après le départ du duc de Parme, la ligue établit un nommé la Pineliere', gouverneur dudit Neufchâtel, avec un régiment de gens de pied, que les habitans furent contraints de nourrir bien longtems.

— Déceds de sœur Anne de Bergny, dite la Moyenne ^ Mère des sœurs grisesde ce lieu, le i8<^ mars audit an 1 592, âgée de 88 ans. C'était une femme qui disoit ce qu'elle vouloit avec un grand cœur.

— Mort de Gieffroy Carpentier, fils de M« Gie£Groy Carpentier, avocat, d^une arquebusade qu^il reçut à la tête, durant le siège du Neufchâtel, le i2« février 1592 ', âgé de 3o ans.

— Déceds de M« Antoine Gaignon, curé de Saint-Jacques de ce lieu, le i8« avril 1 592, âgé de 44 ans.

— Déceds de M« Georges le Maître, avocat le 25« mars 1592, âgé de 68 ans.

— Déceds de M< Jean Cognain4 Taîné, apoticaire, le 2^ may 1592, âgé de 65 ans.

;— Durant le mois de may 1592, moururent Nicolas Caron, s' du Lion, les femmes de M« Jean Bit, avocat, de M^ Adrien le BouUengier, procureur, et Marguerite Hiesse, veuve de M^ Robert de la Coudre, avocat, et autres, etc.

— Déceds de Richard Miton, receveur du comté d'Eu, âgé de 68 ans, le 27^ juin 1 592.

— Déceds de M« Jean Lasnier, audit an 1 592.

I Un auteur de ce nom, né à Angers, donnera une tragédie (ÏHippolyte, en i635. Corneille fera un sonnet en son honneur.

a Voir plus haut, p. 7.

I Plutôt le II, comme on l'a vu ci-dessus, p. 85, note 3.

4 « C'est Cognain » c'est-à-dire : « Congnain ». On trouve « Connain m. — V. Guibert : « le sr Nicolas Connain, sieur d^ RadioUes. » Communication de M. Lefebvre.

— Grande cheretée de cidre, en ladite année 1592, en la ville du Neufchâtel et aux environs^ à cause des dégâts causés par rarmée, Tannée précédente; le poinçon valoit. 60 1. et le pot 1 2 s., et la viande y étoit aussi fort chère.

— Déceds d'Antoinette le Grand , femme de M^ Jean de Hasteville, le 24^ juillet 1 592, âgée de 88 ans.

— Déceds de Marie Vassagne, fille de M« Pierre Vassagne et femme de Vincent Bernard, le 16^ aoust j 592.

— Arrivée au Neufchâtel de la maréchale de Joyeuse', accompagnée du s^ de Villars, gouverneur de Rouen. On leur refusa la porte, par l'ordre de la Pineliere , commandant pour la ligue audit lieu ', et furent contraints de se retirer et d'aller prendre refuge au château de Meinieres, où j'étois alors. Cela arriva le 17^ aoust 1592.

— Vente, faite par la Pineliere, à Fontaine-Martel ^ du gouvernement du Neufchâtel, moyennant huit mille livres, duquel il prit possession, le 22^ août 1592.

— Le sf de Villars, gouverneur de Rotien, pourvu à Testât d'amiral de France, par le duc de Mayenne, iiit reçu

' Marie de Batarnay, que Guillaume, Ii« du nom, vicomte de Joyeuse et maréchal de France, avait épousée vers i56i. —De Brancas, seigneur de Villars, tenait cependant, comme lui, pour la ligue, à Rouen, où il soutenait vaillamment un siège contre Henri IV. — Voir plus haut, page 83.

a « Jacques Hervyeiu', dit le capitaine Lion, fut, sous les ordres de M. de la Penelière, commandant pour la ligue, au château de Neufchfttel, en août 1 5gi. » (Arch. de la Seine-Inf.). Cité par M. Lèsent, Hist, de la Réformation à Dieppe, I, 141.

i François I Martel, seigneur de Fontaine, aujourd'hui hameau de Bolbec, avait été gouverneur de Louviers. — Voir Essai historique sur les Martel de Basqueville, 139-344 et passim. Ce fameux ligueur y est appelé, comme ici, « Fontaine-Martel. »

et prêta le serment au Parlement, le 1 2< aoust, audit an 1592 '.

— Déceds de Pierre Trousse », et de Jean Moknd, les 2o« mars, et 2 juillet 1 592.

— Peste véhémente à Dieppe, en 1592, qui fut aportée au Neufchâtel peu de tems après par des draps qubn y avoit achetés.

— Déceds de Guillaume Fresnoye, le 27^ aoust 1592.

— Déceds de s^ de Bully, réfugié au Neufchâtel^ le 14 may audit an'.

. — Déceds de Nicolas le Vacher, syndic de cette ville, le 7« septembre 1592.

— Déceds de M^ Jean Cognain le jeune, apoticaire^ causé par la contagbn, le 9^ novembre audit an.

— Déceds de Michel de Lormel, drapier, le 14^ desdits mois et an.

— Déceds de Jean de Nouilles, drapier, le 8 desdits mois et an.

— Déceds de M« Jean de Hasteville, le 20^ desdits mois et an.

— Déceds de M< Jérôme de Bedez, greffier du vicomte, huguenot, s'estant réfugié à Dieppe, à cause des troubles, le i8« septembre 1592.

— Déceds de Laurent le Fèvre, dit Guion, tanneur, le 26^ septembre audit an 1 592.

— Secondes noces de Jacques de Pimont, tabellion de Saint-Saen, et de Nicole le Heurteur, veuve du grenetier Engren, le 19^ octobre.

I La dignité accordée par Mayenne à de Villars, et ratifiée par le parlement ligueur, de Villars Texigera bientôt impérieusement de Henri IV, pour prix de sa soumission.

t Cest « Troussé. » Un n Michel Troussé » figure dans un contrat de vente du 18 janvier 16 10. Recueil sur la commune de Bully , par M. Foncin, p. 182.

I Loiys de Lestendart, Id., Ibid, , p. 549.

— Déceds de Charles Bellet^ causé par la peste, le 24 octobre 1592.

— Déceds de Jean le Heuneur de Saint-Vincent, le 2^ novembre 1592.

— Déceds de M^ Jean Morot, prêtre, le 5^ avril 1592.

— Déceds de Jeanne Herlent; veuve de M< Jean Cognain, eti Colette Bremen, toutes deux de la peste, les 1 3 et 14 novembre 1592.

— Exécution de deux soldats, nommés la Barrière et la Vigne, lesquels, pour plusieurs volleries et meurtres, furent condamnés à être pendus et étranglés le 19^ novembre 1 592.

— Déceds de Diane de ServiaS dame d'Hermanville, le i8< juin 1592.

— Noces de Vincent Cossard, apoticaire, et de Nicole Cognain, le 7« janvier iSgS.

— Lesdits jour et an, Nicolas le Bon, mesureur, épousa en secondes noces Jeanne Bernard, veuve de Pierre Trousse ^

— Déceds de M« Bertrand Bodin, lieutenant du vicomte de ce lieu, le i3« dudit mois de janvier 1593.

— États généraux de ce royaume, termes à tenir à Paris, pour la ligue, par le commandement de M' de Mayenne, et publiés au commencement du mois de février 1 693 4.

> « Il faudrait ajouter « de ». La copie est conforme au ms. » C.

a Antoine de Masquerel, II* du nom, baron de Boscgeffroy, seigneur de Bailleul, avait épousé, en secondes noces, en 1547, une Diane de Serviat. — M. Dergny, les Cloches du pays de Bray, I, 107.

) « Troussé », comme plus haut, p. 90.

4 « Le Mardi 26 janvier (i593) l'ouverture des Etats fut fidte». Mémoires de P, de VEstoile» — La Menippée dit « qu'ils furent convoquez à Paris, au dixième février, iSgS. » Ce doit être une erreur, comme ici.

— Déceds de Révérend Père en Dieu, Guillaume de Fautreau, abbé de Sery >^ étant réfugié à Amiens^ le 3« septembre

— Déceds de Jean Saonnier, étant prisonnier à Dieppe^ au mois de septembre \iy3*.

— Le 27« mars iSgS, se trouvèrent deux soldats de Fontaine-Martel, lesquels ayant dénié l'obéissance à Morgny ', sergent-maire en cette ville, furent par luy condamnés à être pendus et étranglés; il y en eut un qui le fut, l'autre étant sur le point d^étre attaché à la potence, fut redonné aux soldats par ledit de Fontaine, et eut la vie sauve.

— Le lundy penultiesme de mars iSgS, un nommé Cressanville, soldat dudit de Fontaine-Martel, ayant épousé Françoise le Roy, veuve de M< Louis Collet, avocat, accusé de volleries et larcins, fut pendu et étranglé en cette ville.

— Saisie et emprisonnement, fait par le commandement de Fontaine-Martel, de Vincent Bernard, Nicolas le Bon, mesureur, Simon Lasnier, etc., qui furent menez au château pour être oûys sur une lettre missive, que M« Jean Bouchard, étant à Dieppe, avoit envoyée audit Bernard, le 26^ mars, audit an iSgS.

— Le premier jour d^avril iSgS, le nommé la Coudre, qui avoit épousé la fille de GiefTroy le Blond, et un autre

I Miton paraît Vétre mépris sur sa qualité; car « Vabbé *» était alors Jean Fautereau, comme il le dira plus loip, en parlant de sa mort, à une autre date que celle-d. — Voir p. 98.

> « Le mscr. porte bien i573, probablement pour iSgS. » C. — Les motifs de sa détention ont été donnés plus haut, p. 79.

) Parmi les gentilshommes qui s'étaient reiffiermés dans Rouen, avec de Villars, en novembre iSgi, était « le sieur de Morgny auec quinze cheuaux legiers, et quelques harquebouziers à cheual. » Discovrs dv siège de Rouen, par Valdory (éd. de iSça), page 14, verso, n paraît avoir été détaché de Rouen, pour remplir cette fonction à Neufchâtel.

qui étoit maréchal ferrant, accusés de volleries, furent pendus et étranglés en cette ville.

— Siège du château de Bacqueville, par Fontaine-Martel et le commandeur Grillon*, dans* lequel s^étoient réfugiés grand nombre de huguenots, très riches, qui étaient sortis de Dieppe, lesquels ayant avis que secours venoit dudit Dieppe, à la dame dudit Bacqueville ', les avoient devancez pour les surprendre, comme de fait, lesdits de Dieppe ne se trouvans pas assez pour combattre lesdits de Fontaine, et Grillon, s'étoient retranchés au village d'Offrainville^ et les assiégez pour éviter le péril où ils se voyoient, avoient capitulé en promettant de payer 100,000 liv.4 dans trois ou quatre jours, et avant que ces jours fussent expirés, arriva de la cour le s^ de Chatte ( avec 1 5o chevaux fort fatigués, à Tayde desquels, et de ce qu*il pût avoir d'ailleurs, alla attaquer devant le jour Grillon et de Fontaine qui estoient à Offrainville, et lesdits Grillon et de Fontaine, sans reconnoître quelles étoient les forces de leur ennemy, s^enfuirent, croyant que le baron de

1 Berton des Balbes, seigneur de Grillon, dit Le chevalier de Grillon ou Grillon, champion de la Ligue. On trouve indifféremment les deux noms dans les Mémoires de cette époque.

2 Jehanne de Segrestain, veuve de Nicolas II, Martel. Les Martel de Basqueville, i8a, 200.

? Offranville, bourg à 6 kilomètres S.-O. de Dieppe. — L'afifoire se passa dans un de ces clos, sorte de redoute fermée de tous côtés par une levée de terre, improprement appelée fossé et plantée d'arbres.

4 « L*ennemi demandait 40,000 écus ; on lui en ofi^it 3,ooo. » Guibert, Mémoires sur la ville de Dieppe ^ II, 198.

{ Aymar de Chastes, gouverneur de Dieppe. « Mr de Cusson, qui avoit pensé aux moyens de tirer les Dieppois à meilleur marché hors du danger dont ils estoient menacez, en donna avis à Monsr de Chaste, lequel estoit alors à Mantes auprès du Roy. » Asseline, Ibid,, II, 99.

Biron étoit de la troupe; cecy arriva au mois de May

— Continuation de la cheretée du cidre en ces quartiers, en l'année iSgS, le poinçon 55 liv. le pot lo s.

— Exécution de Caucîiois, de Sainte Beuve en Rivière », et d'un appelé Mireville, en ce lieu par commandement de Fontaine-Martel, à cause que lesdits Cauchois et Mireville, étoient soldats, tenant le partydu Roy, et qu'ils détroussoient ceux quMls rencontroient apporter des vivres en cette dite ville du Neufchâtel ; cette exécution fut faite le 1 3« aoust

— Le lendemain, 14 desdits mois et an, furent pendus deux autres soldats, Pun nommé la Forest, et Pautre Chevalier, étans d'Alihermont et Foucarmont, pouravoir voilé des munitions qui se portoient après la trêve expirée.

— Déceds de R. Père en Dieu, M« Guillaume Martel, abbé commandataire des Abbayes de Saint-Josse et de Brembet ^ le 2i« octobre 1 593, âgé de 65 ans.

— Possession prise par M« César du Mesnil de Pestât de maître particulier des forests du Neufchâtel et de Caudebec,

I Armand de Gontaut, baron de Biron. — Vers le milieu du mois de mai.

a A huit kilomètres N.-E. de Neufchâtel, dans la vallée d*Eaulne.

i « Ou Brembd ou Brember. » C. — On jugera combien la lecture du premier copiste a été défectueuse, quand on saura qu*il 8*agit de : « Guillaume Martel, abbé et comte de Saint-Josse-sur-Mer et abbé de Beaubec. » Les Martel de Basqueville, 164. Comment deviner l'abbaye, située entre Neufchfttel et Forges, sous un pareil travestissement de nom ? Ami des arts, il y fit faire, vers i58o, le logis abbatial et « représenter sur la boiserie de son cabinet Venus et Adonis, Psiché, l'enlèvement de Proserpine^ etc. » Toussaint Duplessis, Descript. de la Haute^Normandie, 1, i53. Son neveu, Charles Martel, prit sa succession sous bénéfice d'inventaire. M. Hellot, Ibid,^ p. 101. — Saint-Josse, Pasde-Calais.

par la résignation à luy faite par M « François Auisse '^ le 20^ octobre iSgB.

— Le dimanche 14^ novembre 1593, le s^ de Bemapré *, abbé claustral de Foucarmont, chanta sa première messe audit lieu.

— Le i8« décembre iSgS, furent pendus en cette ville deux soldats, Pun Suisse, et l'autre appelle la Serpe ; ledit Suisse, pour avoir déserté de sa garnison, et avoir reçu sa paye, et ledit la Serpe, pour avoir violé et voilé.

— Déceds de Jacques Engren , mon beau père, ayant été auparavant attaqué d^apoplexie, âgé de 75 ans, le 29^ décembre 1593.

— Noces de M« Ildemest) de Malheue4, de Gournay, avocat, et d^Anne Dromet 5, fille aînée de M« Jean Dromet, avocat, le 7* février 1594.

— Le i4« février, audit an, ma femme accoucha d^un fils qui fut tenu sur les fonds de baptême, par Georges de Fautreau, fils puiné du s' baron de Cretot ^, et du fils aîné du

1 « Ou Avisse. m C. — C7 est pour v. <— Comme oki Ta déjà vu.

2 « Antoine de la Rue de Bemapré succéda à son oncle (Pierre de la Rue, doyen de Gerberoy) ; avec lui, l'abbaye revint à des abbés réguliers, n résigna à son neveu et s*en repentit bien et longtemps. Il mourut au mois de mars i636. » Gallia Christiana,

? « Ou ndemert. »€.<—« Ddevert » ou « Hildevert », nom de baptême assez commun dans le pays de Bray, à cause de St Hildevert, en grand honneur à Gournay-en-Bray, où se trouve une église fort remarquable dédiée à ce saint dont elle possède les reliques.

4 Le nom de « Malheue >» revient souvent dans V Histoire de Gournay^ par M. Potin de la Mairie. « Toussaint Malheue, sieur d'Abancourt, fut avocat fiscal, à Gournay, en i Syo. » II, 3oo. Ibid.^ 89.

5 V. Ou Dromel. » C— « Drouet », dont il est question plus bas, p. 97.

6 « Noble homme André de Fautereau, baron de Crestot », avait été désigné, comme député de la noblesse, pour assister aux Etats généraux de la Ligue, par délibération du 7 février 1593. Archives municip. de Rouen. La Ligue en Normandie y 276, — Crétot est aujourd'hui un hameau de Goderville.

S' de Boitillan >, et par la femme du capitaine Ricarville, auquel on donna le nom de Georges.

— Secondes noces du s^ de Saint Serre' et de la fille unique du s^ de Troqueville ' qui furent solemnisées à la

• Prêche de Dieppe, le 8« février 1 594.

— Noces du s' de Godarville4, avec damoiselle Madelaine de la Mothe, fille unique du s^ de Vimont^ en l'église catholique, le 20' février audit an 1 594.

— Noces de Jean Langlois, soldat^ et de Catherine Engren, veuve de feu Roger le Blond, le 4 février audit an.

— Procès extraordinaire fait par M^ Jean Vassagne, dit Varengo, par commandement de Fontaine-Martel, allencontre de Vincent Bernard, sur la lettre de M<^ Jean Bouchard, étant à Dieppe, adressée audit Bernard, par laquelle il luy mandoit qu^il eût à s'assurer de ses amis, et se trouver au quartier duquel il lui faisoit mention par icelle, au jour et heure, afin de sa part de luy faciliter l'entrée de ladite ville avec les gens de guerre qu'il y meneroit, ce qui donna la

I « Le 8' de Botillan » représentait la noblesse, aux États de Normandie, en novembre iSgS. Cahiers des Etats de Normandie sous Henri /K, 1, 223. — Aux mots : « et ^m fils aîné, » etc., il faut substituer : « et le fils aîné. >• L'usage de deux parrains n*était donc pas encore aboli.

a Samuel de Boulainvilliers, seigneur de Saint-Saire, de Mesle, de Beaubec-la- Ville et du Mesnil-Mauger, dont la première femme eut une fin tragique. — Voir plus haut, p^ yS. Plus loin il dira : « Sieur de Tocqueville^n-Caux, p. 149. >•

? Tocqueville-«n-Caux, arrt de Dieppe. — a Les sieurs de Tocquevilleen-Caux étaient des Levasseur. » (M. Lefebvre) Tel serait le nom de la seconde femme de de Boulainvilliers.

4 Aujourd'hui Goderville, Seine-Inf., arr* du Havre, mais anciennement on disait Godarville plus voisin de Tétymologie du mot. « Originairement les « Godard », seigneurs de Goderville, portaient le nom de De Vaux (De Vallibus) ; mais ils avaient fini par prendre le nom de leur fief principal, comme celui-ci le leur à Torigine. » Les Martel de Basqueville, 106 et 107.

peur audit Fontaine d^être surpris, comme il avoit été à Ronaires', où il avoit été pris; et prétendant être éclaircy de la sinistre entreprise^ et que ladite lettre étoit suffisante pour convaincre ledit Bernard, fit yenir le bourreau de Rouen, fit planter une potence au Pilory, et mettre le procès en délibération en son château, où ayant appelé M« Percheval de Grouchy, avocat du Roy, maîtres Jean Droûet, Robert Hullin, Jean Bit, Antoine Collet et autres avocats, fut trouvé, par leurs avis, que vu qu'il n'y avoit preuve, conjecture, ny apparence aucune, pour condamner, ledit Bernard fut délivré sans condamner ny absoudre, contre la volonté et au grand regret dudit Fontaine, lequel néantmoins composa ' ledit Bernard, et fut contraint luy payer cent écus, pour sortir d'un trou où il était mis au fond de la cave de son dit château, et si fut ladite potence en son être i audit Pilory depuis plus de deux ans, étant vulgairement appelée la potence de Bernard ; ce qui fut fait au mois de juillet iSgB.

— En Tan 1594, le 25« février, ledit Fontaine-Martel alla attaquer Catillon qui iaisoit sa demeure au bourg d'Orgnies4, au manoir seigneurial, où ayant fait jeter une

1 Au lieu de « Louviers >». — Fontaine Martel en était gouverneur, lorsque du Raulet, gouverneur du Pont-de-I* Arche, prit la ville, le 6 juin 1591, ses hommes entrant par une porte, pendant que Fontaine Martel sortait par une autre pour aller à la chasse. « Fontaine Martel rentra et demeura prisonnier du Roy, avec M. de Sainctes, évesque d'Evreux. » Palma Cayet, Chronologie novenaire, année 1591.

2 « Rançonna ». — Cétait son habitude. On en cite un curieux exemple au sujet deshabitans de la ville d'Eu, en 1594. — Voir Cahiers des Etats de Normandie sous Henri IV, I, 219.

? « De fait et réellement. »

4 « Orgnies », lecture doublement fautive pour « Orguiel », ou plutôt « Orgueil », nom donné encore aujourd'hui, dans le pays de Bray, à « Argueil », chef-lieu de canton de Tarrt de Neufchfttel, à 24 kilom. saJ c'.e cette ville.

ti

saucisse et un pétart dedans la salle dudit manoir^ TefiTet s'en suivit tellement, et avec un si grand tintamarre, qu^il fit trébucher les poutres et planchers', sous lesquels ledit Catillon fut attrapé et matrassé', et parce moyen une infinité de voleurs quMl avoit maintenus durant les troubles de la ligue, et ruiné le pays de dix lieues en la ronde, furent éparts et contraints de faire retraite, n'ayant ledit Catillon, durant lesdits troubles, fait aucun acte de guerre digne d'être récité.

— Déceds de R. Père en Dieu, M« Jean de Fauter eau, abbédeSery, étant en la ville d'Amiens, le jour du Vendredy saint, 8< d'Avril, 1594, âgé de 78 ans k

— Déceds de Michelle de la Boe, veuve de Jacques Engren, laquelle étoit ma belle-mére, le 8« juillet 1594.

— Cruauté grande exercée par un nommé Horcholle, accompagné d'un surnommé Lancien, du Mesnil Mauger, à l'endroit de sa belle-mère ; étant à la Balloterie 4, lieu de sa demeure, laquelle il tua à coups de couteau, dont étant convaincu par conjectures, furent l'un et Tautre condamnés

I « Le château, construit en très grande partie en pierre blanche, est un carré long avec tourelles rondes aux angles, absolument comme au xuie siècle; mais le style qui apparaît le plus est celui du xvie. Les fenêtres de pierre et les tourelles en encorbellement indiquent cette époque : le zviie siècle a fait à cet édifice des retouches malheureuses. » M. Tabbé Cochet, Répertoire archéologique de la Seine-Inférieure, 1 57. — La destruction partielle de 1 594 en a été la cause.

a ■ Assommé de coups ». Le matras, ancien dard, meurtrissait et ne perçait pas.

î L'auteur de la Notice historique sur P Abbaye de Sery, M. Darcy, dit : « 3 !• (abbé) Jean VII de Fautreau (i 569-1593 (), » P. 95. La date exacte serait i5g4. La guerre Tavait forcé de se réfugier à Amiens, comme Guillaume de Fautereau, mort une année auparavant, mais qui n'était point abbé de Sery. — Voir plus haut, p. 92.

4 La Hallotière, arrt de Neufchâtel, canton d*Argueil. — Le Mcsnil- Mauger, même arrt, canton de Forges.

à être rompus sur la roue en ce lieu, dont apel étant interjette au Parlement par ces méchans, fut la sentence confirmée et exécutée à RoQen^ où ils confessèrent la vérité.

— Réduction de Fontaine-Manel, et la ville du Neufcbâtel au service du Roy, le 2« octobre 1594».

— Noces de Fontaine-Martel, et de la fille unique du s^ de Mons, le i5' décembre 1594.

— Déceds de Madelaine Duval, abesse de Bival ^, sœur du s^ de Fontenay, prévôt de l'Hôtel du Roy, le io« décembre 1594.

— Le 25e Janvier iSgS, M« Jacques le Carpentier, de la ville d'Eu, prit possession de Testât de second eslû de Pélection du Neufcbâtel.

— Déceds de M« Jean la Vache, Président de l'élection d'Arqués, le iS'juin iSgS.

— Déceds de M« Nicolas Bignon, lieutenant-tgénéral civil et criminel de la vicomte d^ Arques, étant en Flandres, en

— Secondes noces de Vincent [Bernard, et de la fille du s^ Pesant, bailly de Longueville, veuve du nommé Buhotte, lieutenant particulier du vicomte' de Rouen, en 1595.

1 Moyennant finances, comme tant d*autre8 gouverneurs. Dans l'Etat des sommes que Henri IV dut payer pour acheter leur soumission, on lit : « Au sieur de Fontaine-Martel, pour le Neufchastel 16,000 cscus. » Mémoires de Groulart. Il avait acheté ce gouvernement 8,000 livres.

— Voir plus haut, p. 89. Son avidité lui suggéra une réclamation lors de la tenue des Etats de Normandie, en 161 7, et Louis XIII la repoussera. — Voir Cahiers des Etats de Normandie sous Louis XIII, etc., t. I, 149. — Cette date exacte ne se trouve pas dans la Ligue en Normandie ni ailleurs.

2 Est d*accord avec la Gallia Christiana qui dit : « Magdalena III Duval Obiit IV. id. Dec. anno 1 594, ex commentariis domesticis. •

— « Ces mémoires particuliers » peuvent bien être le Mémoire de Miton,

? « Il y a un accent sur Te dana. \e mscr. » C.

— Prise de possession de TEstat de tiers Eslû, en Télection du Neufchâtel, par M^ Louis du Plis, en iSpS.

— Noces de M« Nicolas le Bon^ avocat, fils de M« Archambaut le Bon, contrôleur, avec une fille de Beauvais, en iSgS.

— Le 4« novembre, audit an, le nommé Guerraut, soldat, convaincu d'avoir tué le frère du s^ de Belleville-sur-Mer, sur le chemin d'Aumalle, fut rompu sur la roue, par jugement du prévôt Morel '.

— En ladite année, par jugement dudit prévôt, furent pendus trois soldats, en cette ville du Neufchâtel, de la compagnie du capitaine la Boucherie pour le service du Roy, pour avoir volé un marchand de porcs, et composé * leurs hôtes.

— Déceds de Catherine Bougler, femme de M^ Antoine Marois,^ procureur du Roy, en cette ville du Neufchâtel, en 1592.

— Déceds de M« Vincent Carpentier, avocat, en iSgS.

— Audit an, par jugement du prévôt Morel, furent Raclnet, et le cadet Brinville, soldats de la ligue, insignes voleurs, condamnés à être pendus et étranglés en une roUe, et leurs langues coupées pour avoir proféré d^horribles blasphèmes.

— Vœu de religion prêté par Nicolas Miton, Tun de mes enfans, au prieuré de Longueville, en iSpS, âgé de 18 ans'.

I « Louis Morel de la Tour, v de Gaulle, dit ordinairement La Tour Morel, prévôt provincial.... C'était un homme d'un caractère violent et plus propre au métier de la guerre qu'aux fonctions judiciaires. » — Voir les Cahiers des Etats de Normandie sous Henri /V, II, 36a-

> « Rançonné », comme on l'a vu plus haut, p. 97.

3 Ce fils était né le 24 juin i582. —Voir plus haut, p. 36. Miton anticipe un peu sur l'ordre chronologique, et il faudrait 16 ans pour arriver à 1598. •

— lOI —

— Exécution de Robert de Bremaulieu , du Boscgieffroy ', au Neufchâtel, par jugement du prévôt Morel, lequel prévenu de vollerie et assassinats fut rompu, en iSgS.

— Autre exécution par jugement dudit Morel , du nommé Pachou, de Bottelles^, lequel, pour voleries et enfondremens de maisons, fut pendu et étranglé audit Neufchâtel, en iSgô.

— Autre exécution du s^ Douville, escuyer, capitaine de gens de pied, audit Neufchâtel, par jugement dudit prevost Morel, lequel prévenu de volleries, assassinats et violements de filles, fut décapité, et son corps mis en quatre quartiers; ce qui fut exécuté, en iSgô.

— Audit an, Simon et Jacques Dites, pour voleries et meurtres, furent rompus, par jugement dudit Morel.

— Audit an, autre exécution, par jugement dudit Morel, du nommé Lamandier, lequel convaincu d^avoir venu 3 aux Catillonnois4 plusieurs laboureurs, et montré comme il les falloit tourmenter, fut pendu et étranglé.

— Déceds de M« François de Bourbin î, chevalier de l'ordre du Roy, seigneur de Rubempré, en i SgS.

— En 1596, Nicolas Pennier, soldat de Fontaine-Martel, de sainte Beuve Aux Champs ^ prévenu d'avoir volé et

I Bosc-Geoffroy, commune de Tarrt de Neufchâtel, à 14 kilom. au N. de cette ville.

3 Bouelle, même arrt, à 4 kilom. S.-E. de Neufchâtel.

? « Le mscr. porte bien venu. Il faudrait un autre mot, peut-être vendu. » C.

4 Les partisans du fameux ligueur Catillon, dont Miton a souvent parlé. Ce nom figure dans la Satyre Ménippée, Voir, plus haut, p. 83.

î K Bourbon. » — Ce doit être « Charles de Bourbon- Vendôme, seigneur de Rubempré (Somme), gouverneur de Rue» mort sans alliance, en 1 595. » — Voir le P. Anselme, I, 379. Il était ûls d*André de Bourbon, dont il a été question plus haut, lequel n*eut pas de fils du nom de « François », au moins d'après le P. Anselme et de Limiers.

^ Réuni au Caule-Sainte-Beuve , canton de Blangy, arrond. de Neufchâtel.

affligé, durant les troubles, les laboureurs, fut par jugement dudit Morel, pendu et étranglé en cedit lieu, et est icy à noter qu^ayant dérobé par trois ou quatre fois, à Sainte-Beuve en Rivière, une truye d^un meunier, qui la rachetoit dudit Pennier, fut ladite truie appellée du commun la Truie Pennier.

.^ Autre exécution faite audit Neufchâtel, en iSqS, du nommé Jean Marinte ', convaincu d^avoir volé un marchand, sur le chemin de Rouen, fut rompu par jugement de M ^ Cristofle Bougler, lieutenant.

— Exécution faite de trois soldats de la ligue audit lieu, en 1 596. Il y en eut deux pendus et l'autre rompu^ accusés de meurtres et vols, par jugement du prevost Morel.

— Autre exécution faite audit Neufchâtel, audit an, de deux soldats pour meurtres et vols, Tun pendu et Pautre rompu, et un petit goujat' fotietté, par jugement dudit Morel.

— En ladite année, le s^ de Montpensier, gouverneur de Normandie, arriva en cette ville, en allant vers Calais, que les Espagnols a voient prise '.

— Exécution d^un soldat, audit lieu du Neufchâtel, condamné à être pendu et étranglé, par jugement dudit prevost Morel, en ladite année 1596.

— En l'année 1596, décéda M« Jacques Carpentier4, esleu en Pélection du Neufchâtel.

Secondes noces de M« Antoine Marois, procureur du Roy, avec Anne de Casaux fille d^Antoine Casaux ^ s^ de Saint- Germain, en ladite année.

I « Ou Mavinte. » C.

s Nom donné aux valets d'armée.

) L*archiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas, s*étant jeté, par surprise, sur Calais, l'avait forcé de capituler, le 17 avril 1696.

4 Plus haut, Le Carpentier, 99.

i « En 1578, janvier, Anthoine de Casault, ecr, s' de St-Germain, épouse (à St-Germain) dlie Anthoynette le Senechal, demoiselle de Crou-

— Exécution faite de trois soldats/ en ce lieu^ audit an 1 596, pour vols, par jugement du prevost Morel.

— Autre exécution, en ladite année, d'un soldat nommé Blangremont, convaincu de plusieurs vols, condamné d^étre rompu.

— Autre exécution, audit an, de Pierre le Tellier, berger à Saint-Vincent, pour vols de nuit, condamné à être pendu et étranglé par le prevost Morel.

— Déceds de M« Christofle Bougler, lieutenant de M. le bailly de Caux, audit Neufcbâtel, étant en la ville de RoQen, en Tan iSgô.

— Noces de Jacques Engren avec Marie Bougler, fille du bailly d^Aumalle, en ladite année iSgô.

— Exécution du nommé Hazard^ soldat, natif de cette ville, en ladite année, accusé de vols, par jugement dudit Morel.

— Noces de Guillaume le Fèvre, fils de Jean le Fèvre,. marchand, et d'Antoinette Carpentier, fille de feu M« Pierre drpentier, avocat du Roy, en 1597.

— Exécution du nommé Grenier, pour vols et meurtres, par jugement dudit prevost Morel, audit an 1597.

— Exécution d'une femme qui avoit périr ' son enfant, laquelle fut condamnée à être pendue et étranglée, et après sa mort t>rûlée et ses cendres jettées au vent, par jugement dudit Morel, en 1597.

— Autre exécution de trois voleurs qui furent pendus, pour avoir volé des chevaux à un gentilhomme de Saint- Pierre de Senicourt', en Picardie, par jugement dudit Morel, audit an 1597.

telles (Cauchy ?). » Communication de M. Lefebvre. — Vraisemblablement Saint-Germain-sur-EUtulne.

> « Telle est la leçon du mscr. Il faut lire probablement « avait péri » pour M avait fait périr. » C.

a Sclincourt? départemt de la Somme, arrondt d'Amiens; canton d*tiornoy.

» Déceds de M^ Jacques de la G)udre, avcxrat, attaqué par la peste, en iSgS.

— Exécution faite de deux voleurs, dont Tun avoit volé près de Fromérye ^ au lieu dit la Marre aux joncs, et Pautre dans la forest d^Eu, furent pendus par jugement dudit Morel, en iSgS.

— Autre exécution de Pierre le Grand, natif de Jets *(rfc), accusé d^avoir voulu tuer son père, violé des filles, et volé en plusieurs endroits, par jugement dudit Morel, en iSqS.

— Déceds dTsabeau le Pesant', deuxième femme de Vincent Bernard, en couches, âgée de 38 ans, en iSgS.

— Déceds de Françoise le Carpentier^ femme de M« Jean DroQet, avocat, en ladite année.

— Exécution de Jean Langlois, de cette ville, à Caudebec, prévenu d'avoir falsifié de la monnoye, condamné d'être pendu et étranglé.

— Estienne L'Escuier, dit la Chapelle, pendu et étranglé, à Paris, à la Grève, pour avoir violé une demoiselle, en

— Noces de Baptiste Godefroy, sergent royal en ce lieu, avec Catherine Denise, en iSgS.

— Ladite année 1 598 fort chère; la mine de bled valoit 1 2 liv. et Porge 8 liv.

— 1598. — Foudre, tonnerre, tempeste et pluye, sur la fin de juillet de ladite année, beaucoup d'édifices renversés, et bien des arbres déracinez, brisés et tors, la grêle qui

t Pour « Formerie », par une interversion de lettres encore assez ft^quente, commune du dép. de TOise, arr. de Beauvais, sur la limite de la Normandie.

> Nous ne savons quel est ce nom défiguré.

3 En iSgg, im Louis Le Pesant était curé du Tliil, près Gaillefontaine, et la mère dd G)meil1e avait nom, Marthe Le Pesant, tout court, et non Le Pesant « de Boisguilbert », comme on l*a imprimé à satiété.

tomba en quelques endroits ; il s'en trouva des grains qui pesoient une livre, elle endommagea les bleds, et tua beaucoup de gibier.

— Exécution au Neufchâtel, en ladite année, du nommé Lapostole, lieutenant du bailly de Lignieres, en Picardie», pour vols et meurtres, par jugement dudit prevost Morel, et fut pendu et étranglé.

— Ladite année fort infertile de cidres et de vins.

— Audit an, décéda Louise le Grand, femme de M^ Jacques Besoche, contrôleur général des finances à Rouen, de la peste, et son mary s^en trouvant infecté en mourut aussi, la même année.

— Déceds de M« Pierre Cognain^ apoticaire, en ce lieu, audit an.

— La même année, la femme de mon fils aîné accoucha d^un fils qui mourut peu de temps après.

— Déceds de Nicole Commère, femme de M« Nicolas Bernard, procureur, audit an iSqS.

— Déceds de M« Jean de la Ville, en ladite année.

— Déceds de M« Pierre de Fry, prêtre, en ladite année iSgS.

— Noces de Nicolas de Fautreau * et de Qémence de Hedin, de laquelle ayant abusé près de i8 ans eteud^elle cinqenfans^ tant mâles que femelles, Tépousa en Téglise catholique, le 1 5« février 1 599, et par ce moyen furent légitimez, comme de fait les enfants sortis de luy ont succédé à la baronnie de Meinieres, de Villers et autres provenansde la succession de leur père î.

1 Départ, de la Somme, arr. et canton de Montdidîer.

2 « Ou Fautereau? » C. — On trouve ce nom écrit des deux manières. «

i Fils de François de Fautereau et de Françoise de Gouvis, chevalier, baron de Villers et marquis de Mesnières. Il fut le père de Nicolas de Fautereau qui forma la branche des barons de Mesnières, et d'Anne de Fautereau, baron de NoUcval.

— io6 —

— Troisièmes noces de Catherine Engren, veuve de feu Roger le Blond, avec Nicolas le Blond^ laboureur, demeurant à Semis >, en ladite année.

-* Recherche faite en ce lieu par les s^ de Memicourt,

. trésorier de France *, et Dautrelaise, avocat général en la

cour des aydes s des abus commis par les eslus et grenetiers,

et de ceux qui faussement prenoient la qualité de nobles pour

s^exemter de la taille, en 1 599.

— Troisièmes noces de Vincent Bernard, avec Jeanne du Pliet4, en 1599.

— En ladite année, les loups étoient furieux, ils mangeoient les enfants quHls rencontroient, ils en mangeoient qui avoient i5 à 16 ans, les paysans portoiént des bâtons ferrés pour se defTendre de ces bêtes féroces et avides, cette année, de sang humain.

— Noces de M^ Léonnet de Fry, receveur des tailles avec Marie de Bormès, de Rouen, en ladite année.

— Déceds de M^ Robert Denise, âgé de 71 ans, en 1 599.

— Déceds de damoiselle Madelaine de Mussy, veuve du feu sr de Buran, conseiller à Rouen s, damoiselle d'Aulage, audit an 1599.

— Fertilité de bled et d Vu très grains; la mine ne valoit

I « Ou Semi ». C. — C'est « Sévis » ou « Sévis >, commune de Tarr. de Dieppe, à 2 kilom. O. de Bellencombre.

> « Guillaume le Prêtre, chevalier, seigneur de Memicourt, créé par édit du mois de juin i586. » Farin, Histoire de Rouen ^ édit. de lySi, Ile partie, 99. Il était attaché au Bureau des Finances de la ville de Rouen.

3 « Gaspard Le Marchand, s' d'Outrelaise, avocat général, en 1572, à la cour des Aides de Rouen. » Farin, /6ûi.. 92.

4 Ou Du Pleiz? hameau de la commune oe Thérines, cant. de Songeons, arrt de Beauvais. On prononçait Duplis ?

5 P ierre de Moges, sieur de Buron, conseiller au Parlement de Rouen en x572. — Voir Farin, /Wrf., 62.

que cent sols, le vin et le cidre étoient chers, le vin valoit 1 2 sols le pot, et le cidre 6 sols en ladite année 1 599.

— Le i2« septembre, audit an, il parut au ciel plusieurs signes comme des lances de feu, qui sembloient s^entrebattre, cela dura environ 3 heures; ces signes avoient déjà paru, les années précédentes, et sûrement cela présageoit tous les malheurs qui sont arrivés depuis; c^estce qui fait que j^en ai dit un mot en passant.

— Exécution du nommé Billet, de Lignieres, en ce lieu, en 1599, pour avoir brûlé une maison appartenant au baron de Creseques» (sic)^ par jugement du prevost Morel, et étranglé.

— Noces célébrées en ce lieu de M« Jean Denise, avocat, avec Anne Miton, ma fille puînée, le jour de Sainte-Cécile, audit an 1 599.

— Possession prise de Testât de vicomte de ce lieu du Neufchâtel, par M« Jean Bodin, par la résignation à luy faite par M« François Avisse, le i8« octobre 1599.

— Célébration du grand jubilé, à Rome, en 1600, où le pape Clément VIII présidoit, auquel lieu M* Nicolas le Clerc, avocat, M« Vincent Métau, et Pierre le Monnier, prêtre de cette ville, se transportèrent, le 14e octobre 1599, et revinrent le 5« mars ensuivant.

— Décéds de Percheval de Biville, au mont d'Aulage, en

Le i5e may 1600, le père Ange de Joyeuse*, capucin,

1 Est-ce « Criquiers », arrt de Neufchâtel, canton d'Aumaler On écrivait autrefois : « Crequieers, Crequiers, Criquehers ». — C'est la dernière exécution du prévôt Morel, dont l'état fut supprimé ou réuni à celui du prévôt général. Sa violence fut cause de sa mort, comme on le verra plus loin, p. 127.

2 Henri de Joyeuse, comte du Bouchage, puis duc de Joyeuse, s'était fait capucin, le 1 5 de septembre 1 587, vingt-six jours après la mort de sa femme, Catherine de la Valette. Il demeura dans cet ordre jusqu'en

— io8 —

auparavant duc, passant par cette ville du Neufchâtel pour aller à Amiens, après avoir célébré une messe en ce lieu, prêcha impromptu, à la prière que lui en firent les habitans, et commença son thème, Sequere deum, etc ' .

— Exécution à Rouen, de Charles Bellet, joueur de Luth de Monseigneur de Montpenisier , le 9^ juin 1600; lequel Bellet pour Tassassinat par luy commis en la personne du s^ Langlet gentilhomme près de Caën, étant à Rouen ; ledit Bellet a été couvert d'un jaque de maille, et fut décapité, et le poing coupé auparavant, par arrest du Parlement.

— Voyage par moy fait à Saint-Mathurin de L'archant ^ en Gastinois, oti je restay huit jours.

— Le i8« juin, audit an 1600, la femme de mon fils aîné accoucha d^un fils qui fut tenu par Louis Engren, drapier de Rouen, et par M« Jacques Baillard, premier huissier, de la Cour des Aydes dudit Rouen, et par Madelaine Baillard, et fut nommé Adrien.

— Déceds de Catherine Bourgoise, ma mère, étant absent, âgée de 78 ans, en 1600.

-* Exécution en cette ville, en ladite année, d^un voleur

1592. C'est alors qu'avec des dispenses il se mit à la tête des ligueurs. En 1 596, il fit sa paix avec Henri IV, qui lui donna le bâton de maréchal de France, et, touché par les larmes de sa mère, il rentra aux capucins de Paris, en 1 699. Dict. de Moréri.

On pourrait lui appliquer ces deux vers de Boileau pour marquer l'inconstance de l'homme :

n tourne ta moindre vent, il tombe au moindre choc. Aujourd'hui dans un casque, et demain dans un firoc.

Satire Vm, vers $3-54.

1 C'est la confirmation de ce que dit Moréri : « On le vit quelques jours après prêcher avec un zèle, qui le fit plus considérer que sa naissance et ces dignitez. »

2 Larchant, Seine-et-Marne, arrt de Fontainebleau, canton de la Chapelle-la-Reine.

qui guettoit les chemins^ vers les bois d'Aumale, par sentence de M^ Jacques de Fry, lieutenant^ fut pendu le 22^ juin.

— Déceds de M« Louis Bretel, Président en la cour de Parlement de Rouen, audit an 160P.

— Audit an, M^ Nicolas > Maignard, s' de Bemieres, prit possession de Testât de président audit Parlement par la résignation que luy en avoit faite le s^de Lainquetot ).

— En ladite année, M^ Simon Varnier, peintre^ fils de Marin, peignit ma salle et mon estude, moyennant 1 3 liv. que je luy payay.

— Secondes noces de M« Nicolas le Qerc, avocat, avec Anne de la Coudre, fille de M^ François de la Coudre, aussi avocat, sans solemnité aucune^ en 1600.

— Le i3« octobre de ladite année, M« Charles Bodin, prieur de Ste Radegonde4^ chanta sa première messe, aux Capucins de Paris.

— Ma fille Anne( accoucha d'un fils, qui fut tenu sur les fonds de baptême, par M« Jacques de Fry, lieutenant, Germain Baillard, Greffier, et par Catherine Baillard femme de mon fils aîné, et nommé par ledit de Fry, Jacques.

— En ladite année 1600, le s^ de Baignoles prit possession de Pestât de receveur des tailles alternatif de cette élection.

— Déceds de Catherine Guillats, deuxième femme de Me Vincent de Fry, grenetier, en ladite année.

— Trépas de Catherine Denise, audit an, femme de Godefroy, sergent.

1 Mort le 29 juin 1600, d'après son épitaphe, en réglise de Saint- Cande-le-Jeune, à Rouen. Farin. Hist. de Rouen.

2 « Charles », d'après Farin.

) « 11 y a bien « Lainquetot », probablement pour « Lanquetot ». C. — C'est le même que Louis Bretel, dont il vient de parler, et qui était sieur de « Lanquetot, » arrt du Havre.

4 Hameau de Neufchfttel, au S.-O.

i Epouse de Jean Denise. V. p. 107.

— Déceds de Jérôme Trente, étant de la nouvelle opinion, en 1601.

— Noces de GiefiFroy Horcbolle, avec Françoise le Blond, audit an 1601.

— Noces de Vincent Cauchon *, fils aîné et héritier de feu Jean Cancbon, dit C^nchonnet, tanneur, et de Charlotte Vassagne, fille aînée de M^ Isaac Vassagne, eslû, audit an

— Grande seicheresse en ladite année, à raison de quoy les habitans de cette ville, mus de dévotion, s'acheminèrent avec le clergé, en procession, au bourg de Saint-Saen >, au mois de may.

— Le g^ may audit an 1601, Nicole de la Coudre, veuve de feu M<^ Jean Vassagne, dit Varengo, accoucha d^un fils secrettement, du fait de M^ Nicolas-Jean Maillard, prêtre chapelain à Saint-Jacques.

— Le grand jubilé ) étably pour la Normandie à Pontoise, pour être célébré es mois d'avril, may et juin, en ladite année i6oi. Pour Tlsle de France, â Orléans. Pour la Picardie, à Amiens.

— Déceds de Jean Bernard, drapier, en 1601.

— L'hyver de l'année 1 599, très-rigoureux, dura depuis

1 C'est « Canchon » et non « Cauchon. » H y a encore des « Canchon » dans le pays de Bray.

2 A 12 kilomètres S.-O. de Neufchâtel. Le pèlerinage au Bienheureux Saint Saens, pour les biens de la terre, existe encore. On y visite une fontaine située au Catelier, au pied d*un petit oratoire, où se trouve aujourd'hui une statue qui n'est point celle du saint.— D'autres paroisses y viennent encore. Bully y venait dès l'an 1400. « Dans les grandes et longues sécheresses, les habitans de ce bourg se rendent en procession à une tnare située près de l'ancien donjon du Catelier, à Saint-Saens, et ils ne reviennent jamais sans pluie. » M. Potin de la Mairie, Recherches sur le Bray normand, etc., 1, 35o.

i Celui qui, depuis le pape Paul II (i 464-1 471), revenait tous les vingt-cinq ans.

— lit —

le T2« décembre jusqu^au 25 may; la vigne et les fruits furent fort endommmagés'.

— Uannée i6or, abondante en grains; la mine de bled ne valoit que 5o sols, et sur la fin de ladite année 32 sols; mais il n'y avoit presque pas de vin ny cidre.

— Déceds de M<^ Antoine Marois, procureur du Roy en ce lieu, en ladite année, âgé de 88 ans.

— M« Jacques de la Boc * pourvu à Testât de grenetier de cette ville, par la résignation de M« de Fry, et en prît possession, en ladite année i6ot.

— Processions générales, en cette ville, du clergé et des habitans, en ladite année i6oi, en actions de grâces de la naissance de Monseigneur le dauphin à Fontainebleau ^

— Noces de M« Jacques de Fry, lieutenant, et d'Anne de Casaux , veuve de M« Antoine Marois, procureur du Roy, en i6oi.

— Mort, en duel, du fils du s' d'Imbleville, près le village de Somermesnil4, avec le s** de Duanville^, lesquels s'estans battus à pied avec Tépée, ledit s** d'Imbleville demeura sur la place, audit an i6oi. Ce qui arriva à cause d'une querelle qui étoit entre le s^ Baron de Boscgieffroy ^ oncle dudit Imbleville, et ledit Dranville.

1 On voit par là que la vigne était encore cultivée en Normandie.

2 Partout ailleurs on lit « de la Boe. » C. Tel est le vrai nom. ? Le futur Louis XIII, né le 27 septembre 1601.

4 Aujourd'hui « Smermesnil », et autrefois : «< Semermesnil », d'après la carte de Cassini. — Le fils de Me Antoine Le Camus, sieur d'Imbleville et président à Paris ?

s « Ce nom est surchargé et difficile à lire : « Duanville », « Dranville »? Plus bas « Dranville. » C. — Peut-être « Drauville ». Le nom d'un marquis de Sarcus, « baron de Drauville », en 1680, figure sur la cloche de Sainte-Beuve-aux -Champs. Cloches du pays de Bray, I, io5, par M. Dergny.

6 François de Masquerel avait formé la tige des barons de Bosc- Gcffroi. Un de ses ancêtres était seigneur d'Hermanville et d'Imbleville.

— Possession prise de Testât de procureur du Roy, par M^ Christofle Bougler, qui luy avoit été résigné par M« Antoine Marois, Fan 1601.

— Autre possession de lieutenant d'eslû par M^ Jacques Engren, audit an 1601.

— Déceds de M^ Jean Rossignol, procureur commun en ce lieu, en Tannée 1602.

— Trépas de M« Nicolas Boulengier, greffier de Londenières (sic) >, audit an 1602.

— Noces de M« Louis Brumen, greffier du vicomte, et de Marie Bernard, fille unique de Vincent Bernard, audit an.

— Déceds de M« Pierre Vassagne, cy-devant eslû subsidiaire du Neufchâtely audit an 1602.

— Noces de M« Christofle Bougler, procureur du Roy, et de Marie Bigot, fille du s^ Derteville (sic) , bourgeois de Rouen, audit an 1602.

— Noces d'Anne de Lestendart', seigneur et baron de BuUy, et de la fille du feu s^ de Hémont, demeurant en Artois, près la ville d'Arras, audit an 1602.

— Possession prise par M« Guillaume le Fevre de Testât de contrôleur de cette élection, le 7* octobre 1601 .

— Possession prise, par le s^ de Cauquigny 5, de Testât de lieutenant-général civil et criminel du bailliage de Caux en cette ville, en 1602, suivant la résignation qui luy en avoit été faite, par M* Adrian le Soyer de Dieppe.

— Audit an 1602, fut réparée, Tarcade au-dessus du crucifix du Temple de Saint -Jacques de ce lieu, qui avoit été

1 Londinières, arrt de Neufchfitel.

s Le nom primitif des L'Estendart ou Lestendart était de Baynes. — Bully est à 6 kilomètres O. de Neufchfitel.

3 Messire Pierre de Cauquigny, sieur de Cauville, plus tard président à la Cour des Comptes de Rouen, en 1629. Farin, Ibid.

- it3 —

ruinée durant les troubles de la Liguer et coûta plus de 600 liv.

— En Pan 1699 ^, les bancs et sièges de ladite église, qui avoient été rompus et brûlez, durant les troubles de la Ligue, en l'an 1592, que les Espagnols avoient assiégé cette ville, furent refaits comme ils se voyent aux dépens des paroissiens.

— En 1602, la grande porte de ladite église, qui avoit été ruinée pendant les troubles, fut réparée, et les murs de ladite église et de Téglise de N.-D. de ladite ville ).

— Trépas de M« François de la Coudre, avocat, audit an

— Déceds de M^ Jean Droûet, audit an 1602.

— Possession prise par Mf« de Boutereaud 4 fsicj, M«* Nicolas le Roux, et Jean Thomas f , de chacun un estât de Président au Parlement de Rouen, lesquels estats étoient de nouvelle création, audit an 1602^.

— Règlement des monnoyes publié par édit du Roy du 14 octobre 1692 (1602), par lequel Pécu eut cours à 65 s.,

1 Par Fontaine Martel, gouverneur du château de Neufchfttel pour les besoins de la défense. — Voir plus haut, p. 8a.

2 Cette date est évidemment fouise. Ce doit être 1609.

) Le cimetière de SWacques était autour de Féglise, et celui de Notre- Dame, du côté N.-O., sur toute la longueur de relise, d*après le plan du Neufchfttel ancien, dressé par M. Brasseur, conducteur des Ponts et Chaussées. Ce devait être un petit mur, avec chaperon en grès, comme on en voit encore autour des anciens cimetières des ^ises de campagne, surtout dans le pays de Bray.

4 Au lieu de « Bourgtheroulde », que Ton prononçait, « Boutheroude. »

{ La phrase ainsi construite a Pair d'indiquer trois présidents; il n'y en a que deux : « Nicolas Le Roux, baron de Bourgtheroulde, et Nicolas Thomas, sieur de Verdun, du pays de Caux. » Farin, Jbid.

6 Ils en prirent possession, le 29 juillet, d'après Farin. Le Parlement avait fiai^ de vives remontrances au sujet de cette nouvelle création d'offices. M. Floquet, Hist. du Pari, de Normandie^ IV, 172-175.

la

le pistolet' à 63 s., le franc à 21 s. 4 d., le quart d^écu à 16 s., et le teston' à i5 s. 6 den ^

~ R&luction des rentes hypotéquées, qui étoient cydevant au denier dix, au denier 14, par édit et arrest du Parlement, et ce pour cent, si bien que pour 10 liv. de rente, il convenoit fournir 140 liv 4.

— Noces de M« Pierre le Boulenger avec Marguerite le Vacher, fille unique de défunt Nicolas, en 1602.

— i6o3. — Rétablissement delà chambre royale 5, pour la

i « Les écus d'Espagne et d'Italie ayan t été réduits à une plus petite forme que ceux de France ont été appelés pistolets, >» Dictionnaire de Titivouz. Cest-à-dire « petite pistole ».

a Monnaie d'argent fiabriquée sous Louis XII» où se trouvait l'effigie du roi en petit, d'où « teston » (petite tête).

1 L'augmentation du prix des espèces d'or et d'argent (1602), « afin d'arrêter le furieux transport qui s'en faisoit (Sully, Economies royales,

IV, 169) ramenait ces variations de numéraire dont on avait plus

d'une fbis apprécié les dangers. » M. Ghéruel, Hist, de l'Administration monarchique en France, I, 243.

4 L'intérêt, en passant du denier 10 au denier 14, se trouvait réduit de 10 0/0 à 7 <»/o et une fraction. — Il faut remarquer qu'en septembre 1601 avait été présenté l'édit des rentes qui réduisait l'intérêt de l'argent du denier 10 au denier 16 (de 10 0/0 à 6 1/4 0/0) • « Cet édit tencontra dans le parlement (de Parts) une opposition qui ne fut vaincue que par l'intervention personnelle du roi. Sully rendit ainsi au commerce et à l'agriculture des capitaux considérables. Sully en donne la raison. «Cet intérêt empéchoit le trafic et commerce auparavant plus en vogue en France qu'en aucun autre Etat de l'Europe, et faisoit négliger l'agriculture et manufacture, aimant mieux plusieurs sujets du roi, sous la facilité d'un gain à la foia trompeur, vivre de leurs rentes en oisiveté parmi les villes, qu'employer leur industrie avec quelque peine aux arts libéraux et à cultiver leurs héritages. » Economies royales^ t. IV, p. 62. M. Chéruel, Hist. dé l'administration monar- CHIQ.UB EN Franck, I, 242-243.

{ La première chambre royale, établie en 1 60 1 ? chargée de poursuivre ks crimes de péculat, de concussion et toute dilapidation des figuiers de l'Etat, « se termina, dit Sully, par des brigues, menées et abondance

— lis -

recherche des financiers, suivant Tédit du Roy, pour l'exécution duquel arriva en ce lieb le s' Sauzelle', M^ des Requêtes et un appelle Mercier de Paris, lesquels ayans été informés par les mémoires que leur bailla M« Jacques de Hasteville, lieutenant du vicomte de ce lieu, informèrent contre moy, le receveur de Fry, Vassagne eslû et autres, et firent oûyr plus de 200 témoins, et ne trouvèrent que redire que contre ledit de Fry, receveur, et quelques autres qui furent condamnés au Pont-au-Demer' [sic] en vii« liv. d'amende, ledit de Fry, receveur, rendu fugitif.

— Le 2o« février, audit an, le s^ du Viquet fut reçu avocat général au Parlement de Rouen, par la résignation du sr de Verdun ».

de présents des plus riches aux courtisans et faroris, tant hommes que femmes ». Econ. royales^ IV, 6a.

I Me René Le Beau, sr de Sauzelles. « Ce commissaire avait charge de rechercher les abus et malversations commises aux finances. 11 avait même mission de poursuivie le^ villes, communautés^, maires, échevins, pour raison des deniers communs et d'octroi. Son pouvoir fut réduit en ce qui concernait les villes par arrêt du Conseil du Roi du dernier décembre 1601 et lettres patentes sur icelui, et notification en fut faite aux baillis de la province et par le Bureau des Finances au sr de Sauzelles, pour lors à Rouea, i3 janvier 1602. » (Axch. de la S.-Inf., C. liai.)

Tout le monde s'occupa de lui. Le 8 août i6oa, le procureur général se plaignait au parlement de ce qu'il exerçait sa commission, sans Tavoir présentée à la cour. Aux Etats de Normandie, «4 octobre 1602, on demande qu'il soit défendu « aux déléguez de la chambre royalle de rechercher aucunement certains pauvres taillables » pour des cas particuliers. Enfin l'Hôtel-de-VilIe de Rouen comprend, parmi ses propositions à faire aux Etats, celle de : « Révoquer toutes commissions extraordinaires qui sont à la foulle du peuple, et, entre autres celle du

sieur de Sauzelle » Cahiers des Etats de Normandie sous le règne

de Henri IV, II, pages 16, an et 227.

a Robert du Viquet, premier avocat général, en 1 6o3, successeur de Nicolas Thomas, sieur du Verdun, qui Tétait depuis 1578, et nommé président en 1602. — Voir plus haut, p. 11 3.

- ii6 -

— Grande seicheresse en 1602. On fit une procession en cette ville à Saint-Saen.

— Erection d'un lieutenant criminel en chacune vicomte royale^ en 1604*.

— Déceds de damoiselle Louise Dumesnil, femme de M« François Avîsse, cy devant Vicomte, en i6o3.

— Apparition manifeste de trois soleils au ciel, le ' 7^ juin i6o3, environ un demy quart d'heure après midy, , jsque sur les 4 à 5 heures du soir.

— Noces de M« Jean Bodin, vicomte du Neufchâtel et de damoiselle Suzanne de Remy, fille du s^ de Montigny, en i6o3.

— Noces de M« Baptiste Godefroy, receveur des tailles, et de Catherine Vassagne, fille puînée de M^ Isaac Vassagne, eslû, Tan i6o3.

— Noces de M« Pierre de la Coudre, avocat, et de Perrette Mouflet, nièce deM« François Avisse, audit an i6o3.

— En ladite année je fis faire, à mes dépens, les bancs de réglise de Saint-Jacques, oti les prêtres s^asseyent pour chanter le service, il m'en coûta 18 liv. 10 s.

— Noces de M^ Charles Baillard, avec Ysabeau de Fry, fille aînée de M« Pierre de Fry, conseiller en la cour des Aydes, le jour de Saint-Michel, audit an i6o3.

— Noces de Pierre le Qerc et de Nicole de la Coudre, audit an i6o3.

— Trespas de M^ Vincent Cossard, apoticaire, audit an i6o3.

— Exécution à Paris, à la croix du Tiroir *, de M* Jérôme

I Le parlement dut voir d*uii mauvais œil ces nouvelles créations d'offices, vendus à beaux deniers comptants, lui qui avait si vivement protesté contre la création des deux présidents, rappelée plus haut, p. II 3.

a On trouve aussi « Trahoir ». Sur cette place, située rue Si- Honoré, avait lieu Tezécution principalement des faux-monnayeurs.

Le Roy, conseiller notaire et secrétaire du Roy, et procureur de la Connestablie de France, âgé de 53 ans, convaincu d^avoir falsifié le sceau du Roy, fut pendu et étranglé, le i3« décembre i6o3.

— Frère Guillaume Boulenger, moine à Thôpital de ce lieu, célébra sa première messe, en 1604.

— Déceds de dame Catherine de Blument ', femme du seigneur de Neufville, en 1604.

— Ladite année fort fertile en vin, cidre, orge, avoine, poix, fèves, foins, glands, etc. Il y avoit plus de 5o ans que le peuple n'avoit été si à son aise.

— En i6o5, décéda Nicolas le Fèvre, avocat, âgé de 74 ans.

— Grêle de la grosseur d^un esteuf ^ sur la fin de juin de ladite anoée, dont les grains furent fort endommagés.

— Audit an i6o5, mourut M* Charles de la Mothe, seigneur de Vimont, âgé de 65 ans.

— En ladite année i6o5, la voûte du chœur du Temple de N.-D. du Neufchâtel fut refaite avec grande habileté par Philippe Grumel, charpentier, moyennant 800 liv. payées par les chartreux de Gaillon) . •

— Déceds de Marie Bigot, femme de M* Christofle Bougler, procureur du Roy, âgé (sic) de 3o ans.

— Homicide commis en la personne de Nicolas Caron, jeune homme àmarier, étant en ce lieu, âgé de 22 ans, qui

I Catherine de Bavent, mariée à Antoine Doullé, seigneur de NeufviUe-Ferrières.

a « Eteuf », balle dure dont on se servait pour jouer à la longue paume.

? Le payement eut lieu, parce que « les Chartreux de Gaillon présentoient à la cure de Notre-Dame au droit de l'ancienne abbale de Saint' Catherine de Rouen ». Toussaint Duplessis, Descript, de la Haute- Normandie f I, 61 3.

- ii8 —

fut tué d'un coup dMpée par Pierre Denise, en ladite année i6o5.

— Jubilé solemnisé au Neufchâtel, en ladite année i6o5, contenant pleine remission, octroyé par le Pape Paul V '.

— Trépas de M^ Claude Cossart, apoticaire, en ladite année.

— Noces de M« Antoine Piart, avocat, et de damoiselle Marguerite de Grouchy, fille de M« Parcheval de Grouchy, avocat, en 1606.

— En 1606, il fit un vent impétueux, qui dura depuis le matin jusqu^à 4 heures du soir, de sorte que personne n*étoit assuré dans sa maison.

— Trépas d^Antoine DouUe, chevalier de l'ordre du Roy, s' de Neufville Perrière, en 1606^.

— Déceds de Michel Caquelard, prêtre, chapelain de N.-D. du Neufchâtel, en ladite année 1606.

— Noces de Jacques Piart et de damoiselle Nicole de Hemont, nièce de Tavocat du Roy Mathonville, audit an 1606.

— Par sentence du s^ Baillard ), lieutenant criminel au Neufchâtel, deux bergers, accusés de sortilèges, furent pendus et étranglé^ et ensuite leur corps brûlez, en ladite année 1606.

I A cause de son avènement à la papauté.

> « DouUé ». Le 21 novembre 1606, il désignait, à Rouen, les députés qui devaient porter au Roi le cahier des Etats de Normandie et procéder à l'audition des comptes. Il est qualifié : « Noble seigneur Anthoine DouUe, chevalier, sr de Neufville-Ferrières, député pour la noblesse du Bailliage de Caux. » Cahiers des Etats de Normandie sous Henri IV, II, 278. — Voir plus haut, p. 29.

1 « Par lettres-patentes du roi Henri IV, du dernier jour de juillet i6o3, Charles Baillard, sieur de Flamets» lieutenant criminel du Bailli de Caux, à Neufchâtel, fils de Germain Baillard, élu en l'élection de Neufchfltd et de Madeleine Garin, avait été maintenu dans sa noblesse, comme membre de la fiimille 4c Jeanne Darc. » De la noblesse de Jeanne Darc et de sa famille, par M. Le Vaillant de la Fieffé, Revue DB LA NoRMANDis, année 1862, 56o. — Voir plus haut, p. 116.

— Possession prise de lieutenant particulier des eaux et forêts de Neufchâtel, par M« Louis Tricotte», en 1606.

— Exécution d'un nommé Morisse, âgé de 16 ans, en la ville du Neufchâtel, en 1606, pour s'être couplé indiscrètement avec une vache, au bourg de Saint-Saen, fut par sentence de M^ Charles Baillard^ lieutenant ciminel, pendu et étranglé, et ensuite brûlé ; la vache fut assommée et brûlée par l'exécuteur.

— En ladite année 1606, un berger, convaincu d'avoir épousé trois femmes, condamné par le lieutenant criminel du Neufchâtel à être pendu; il en appela au Parlement, qui ne le condamna qu'à faire amende honorable, nud en chemise, tenant une torche ardente entre ses mains, et ensuite aux galères pour le reste de ses jours.

— Noces de M« Christofle Bougler, procureur du Roy en ce lieu, avec Marie Febvrier de la ville de Rouen, en 1606.

— Assassinat commis en la personne de Charles du Quesnel > par le s' de Maubuisson, par une querelle qu'ils eurent ensemble à la fin des troubles de la Ligue, audit an

— Noces d'Alexis Rivière et de Françoise de Hasteville, en ladite année 1606.

— Déceds de M« Thomas Vincent, commis au greffe du bailliage de ce lieu, en 1607.

— Exécution du nommé Gueule de Raye, natif du Neufchâtel, par sentence du lieutenant criminel, fut pendu et

' C'est « Tricott»?, » comme plus haut.

2 « Messire Charles de Quenel, chevalier, s' du lieu, député pour ia noblesse audit bailliage de Caux », aux Etats de Normandie, en 1603. Le 29 octobre, il y fut nommé commissaire des comptes. Cahiers des • Etats de Normandie sous Henri IV, II, aoS, so3, 207, 208. — Il y avait (( un fief du Qiiesiiel, sis en la paroisse de Sommery. » M. Foncin, Recueil sur Bully, note de la page 3 5 7.

étranglé, pour avoir assassiné à coups de couteau la femme de Jean Gascoin, en ladite année 1607.

— Audit an^ le nommé Roger, meunier de cette ville, fit amende honorable, et conduit ensuite au pilory > par Texécuteur de la haute justice, pour s'être servi de fausses mesures, lesquels furent brûlées aussi par Texécuteur.

— Noces de François du Quef de la ville », sergent-royal, et d'Antoinette Boullengier, le 22« janvier 1607.

— Possession de Testât de commissaire-examinateur du Neufchâtel prise par M* Thomas Bodin, en 1607.

— Exécution de Thomas le Prévost, sergent-royal audit Neufchâtel, en ladite année 1607, convaincu devoir fait de faux exploits, condamné à être pendu et étranglé.

— Déceds du s' de Corvodon ^ président au Parlement, âgé de 78 ans, auquel le s' de Boisnormand, son fils aîné, avocat général au Parlement 4, succéda à ladite charge, audit an 1607.

— Déceds de M* Léon net de Fry, receveur des tailles de ce lieu, audit an 1607.

I Le pilori de Neufchâtel était en face des Halles, situées devant le grand portail de l'église Notre-Dame.

a Pour « Chef de Ville », comme on disait en patois du pays, « Quief de Caux » pour « Chef de Caux ». Un Jehan de Chefdeville fut plusieurs fois député duTiers-Etat, à cette époque, pour la vicomte de Lyons aux Etats de Normandie. — Voir Cahiers des Etats de Normandie sous Henri IV, Table des noms d'homme, U, 41 1.

i « i58i. François Anzeray, sieur de Courvaudon, de Caén, conseiller, fut reçu le 17 juillet sur la résignation de Nicolas Damours son beaupère. » Farin, Histoire de Rouen, lySi, I, ae partie, p. 5i. Mort le aa mars 1607 et enterré aux Carmes de Rouen.

4 « 1607. Gilles Anzeray, sieur de Courvaudon, fils de François Anzeray. U avait été conseiller aux Requêtes (iSgS) et ensuite avocat général (1599) ». Farin, Ibid,, 5a. Du vivant de son père, il s'appelait de Boisnormand; car Groulart dit, dans ses Mémoires, lors d'un voyage à Caen, le 29 avril i6oa : « Et vint avec nous M. Gilles Anzerey, sieur de Boisnormand, second avocat général. »

— Déceds d'Adrien du Chesne, huissier en cette élection, âgé de 3o Uns, le 19* avril 1607.

— Débordement de la rivière du Neufchâtel, le 2« may audit an 1607.

— Noces de Nicolas le Bon, avec Nicole Bougler, fille du bailly d'Aumalle, en ladite année 1607.

— Noces de Pierre Denise avec Françoise le Blond, en

— Noces de Simon Lasnier, avec Françoise Engren, le i7« juillet 1607.

— Déceds de M« Jean Bouchard, avocat, étant emprisonné en ce lieu, pour 200 liv. d'amende, en quoy le Parlement Tavoit condamné, pour un crime de faux dont il avoit été prévenu et privé de tous estats publics, ce qui arriva le i6« septembre, audit an 1607.

— Noces de Charles de Fontaine, de Saint-Saen, et d'Adrienne Bougler, le 2^ décembre 1607.

— Trépas de M« Claude Groulart, premier président du Parlement de Rouen, en 1607'. '

— Trépas de Jacqueline Doublet, veuve de feu M« Nicolas le Boullengier, greffier de Londenières C^icJ, âgée de 66 ans en 1608.

— Mortd'Abel Herlent, fils d'un chaussetier huguenot, tué d'un coup de couteau, en cette ville, par Archambaut de Semoullinie ^, boucher, dans une querelle qu'ils eurent entr' eux, le 8« février 1608.

— Possession de l'office de premier président de Rouen par le s^ de Riez ), auparavant président aux Enquestes au Parlement de Paris, en 1608.

' Mort le icr décembre 1607.

2 « Le mot est surchargé. On pourrait lire « Semoullins », ou « SemouUine ». C. — Septmoulins?Sept-Meules?dans Tarrondissement de Dieppe.

) « Il y a bien « Riez », probablement « Ryt » ou « Riz ». C. —

— Grand hyver, en ladite année 1608^ qui commença au mois de décembre 1607, et finit au mois de mars 1608.

— En ladite année, dom Nicolas Miton, religieux au prieuré de Longueville S mon fils puîné, chanta sa première messe, aux enseignes que je fus de la feste à mes dépens ^.

— Déceds d^Anne Carpentier, âgée de 40 ans, n^ayant jamais été mariée, en 1608.

— Noces de M« Thomas Bit, avec Anne du Fresnoy, en

— Possession prise par M* Vincent Canchon de Testât de second président de Télection de ce lieu, en 1609.

— Miracle arrivé à l'abbaye deN.-D. de Soissons, en 1609, le jour de l'Annonciation, à Pendroit de Marie Héricoun, laquelle avoit une jambe et une cuisse mortes, marchoit avec des béquilles; elle eut recours à la sainte Vierge, et ses prières furent exaucées ; elle revint de cet endroit parfaitement guérie.

— Arrivée en cette ville du Neufchâtel de M^ le cardinal de Joyeuse, archevêque de Rouen ^ au mois de juillet 1609. Le lendemain, il donna la confirmation à une infinité de pss^s 4, dont je fus du nombre s, par la grâce de Dieu, à N.-D.

— Déceds de M« Jacques Vincent, prêtre, chapelain de ladite église^ audit an 1609.

« 1608. Messire Alexandre de Faucon, sieur de Rys, parisien. » Farin^ Ibid. — Il fut installé le i5 mars 1608.

( Voir plus haut, pages 36 et 100.

3 C'est généralement le contraire pour des invités : de là sa remarque. ? François I de Joyeuse occupa le siège archiépiscopal de Rouen .de

4 Ou psnes : « Personnes ou paroissiens ». C.

s Né le ai juillet i55i, Miton avait donc 58 ans quand il fut confirmé.

— Noces de Pierre Bougler avec une fille de Blangy, eil

— Déceds de Jacques de Pimont, tabellion^ audit an

— En 16 10, mon fils aîné fut reçu conseiller assesseur certifficateur de décrets de cette vicomte.

— En ladite année M« Antoine Piart fût reçu avocat du Roy, en cette vicomte, par résignation du s' de Grouchy, son beaupere <, et prêta serment devant le lieutenant de Fry.

— Le lundy 6« avril 16 10, la mort et assassinat d'Henry IV, surnommé le Grand', arriva à Paris, rue de la Feronnerie^ par le nommé Ravaillac, et étant besoin de conserver cette place au service du Roy, le maréchal de Fernasques ), gouverneur de Normandie, manda aux principaux de cette ville du Neufchâtel, d'élire un homme d'en tr' eux capable de leur commander, et, du consentement unanime de tous les habitans de cette ville, je fus nommé, moy Miton, président en ladite charge de commandeur, et tous promirent m'obéïr. J'avois été nommé par feu monsieur de Montpensier. Gouverneur de ladite province, lors de la surprise

> Percheval de Grouchy, avocat, dont il avait épousé la fille Marguerite, en Î606. — Voir plus haut, p. 118.

3 Triple erreur : Henri IV fut assassiné le vendredi 14 mai 16 10. Ceci prouve que la rédaction du Mémoire est postérieure à certains faits qui s*y trouvent consignés.

I « Il y a bien « Fernasques » pour « Fervacques ». C. — Guillaume de Hautemer, chevalier de Tordre du roi, sieur de Fervacques (Calvados), nommé lieutenant général au gouvernement de la Normandie le 3 mars 1608. Arrivé de Paris à Rouen, avec le premier président, Faucon de Ris, aussitôt après Tattentat, il disait dans le Parlement, le 17 mai 16 10 : « Je veux concerter mes actions avec celles de la compaignye, et n'avoir avec elle qu'un mesme but et intention, pour s'opposer aux mauvais desseins et remuements contre le service de sa Majesté et le repos public. » Hist. du ParUm, de Norm,, par M. Floquet, IV, 274.

d'Amiens par les Espagnols, 12 ans auparavant'. Le tout passé devant le lieutenant de Fry.

— Audit an 16 10, M^ GiefiFroy Guerout, chapelain de Saint-Jacques, chanta sa première messe.

— Déceds de M« Georges de la Porte ', président au Parlement de Rouen, âgé de 68 ans, audit an 16 10.

— Noces de Jean Ango, mercier, avec Nicole Bodin, audit an 16 10.

— Noces de Jean CœuIlet(^52C^^ fils du procureur fiscal de Gaillefontaine, avec Madelaine Baillard, audit an 16 10.

— Déceds de Marguerite Le Fèvre, âgée de 5o ans^ audit an 1610.

— Audit an 16 10, les bancs du chœur de N.-D. furent refaits de neuf.

— Exécution du s^ de Caqueray, gentilhomme verrier 4, en cette ville. Pan 161 1, convaincu d'avoir volé le nommé Regnard s y abbé de Bellozane, près Gournay, fut décapité par sentence de M^ Charles Baillard^ lieutenant criminel, en cette dite ville, et s'appelloit la Sale Hediart.

— Grande seicheresse, en ladite année; il fut sans pleuvoir depuis la my-mars, jusques à la my-juin, que commença la pluye, et les grains, qui étoient presque secs et brûlés, reprirent une nouvelle vigueur par une pluye abondante qui dura plusieurs jours sans cesser.

— En ladite année 161 1, comme je revenois de Lucy^

t Le II mars iSgy, c'est-à-dire i3 ans et deux mois avant cetts élection.

> Sieur de Montagny.

I Plus loin « Cœûillet », qui est le vrai nom. Voir p. i3i.

4 Est-ce Nicolas de Caqueray, qui bfttit un four à la Saussaye, à la fin du XVI* siècle? Les Verreries de la Normandie et les gentilshommes verriers normands, par M. O. Le Vaillant de La Fieffé.

{ Antoine II Renard, élu abbé en iSgg et mort en 1626.

6 A 6 kilom. N. de Neufchfttel.

une ondée de grêle tomba si subitement et de la grosseur d^un petit éteuf, dont je fus bien blessé^ et Paurois été davantage sans un manteau que je pliay, et mis sur ma tête; jMtois en plein champ, quand cela commença, et à force de marcher je gagnai une cavée, environnée de buissons et de creux au-dessous, où je fus à Tabry.

— Exécution au Neufchâtel de deux soldats natifs de Fromerye, accusés de vols, furent pendus par sentence du s^ Baillard, lieutenant criminel^ en ladite année i6i i.

— Déceds de M« Estienne Poislancs ', procureur commun en ce lieu, et de Marguerite de Fry, sa femme, audit an

— Noces de Pierre Bodin et de Marguerite Bout, fille de Charles Bout^ dit > la Gaillarde, en 161 1.

— Noces de M^ Pierre Cognain, apoticaire, et de Nicole Herlent, fille d'un chaussetier, en 16 12.

— Noces de GiefFroy Mouchard, et de Marguerite Forestier, en Tan 1612.

— Exécution de deux voleurs de Picardie, audit an, Pun nommé d'Esirées, et l'autre, François, convaincus de vols, furent condamnez à être pendus et étranglés, par sentence du S' Baillard, et de Tunes (sic)i, vice bailly de Caux, en ladite année 1612.

— En ladite année 161 2, mon fils chanta sa première messe, à Paris.

— Audit an, prise de possession de Testât de second

' « Plus loin il y a bien « Poisblanc ». C. — Poisblanc. p. 148, C'est le vrai nom, qu*on retrouve encore aujourdliui en Normandie.

2 Di7tf la Gaillarde?

) Hector de Tunes figure comme lieutenant de robe courte, pour le bailliage de Giux, « dans un rôle de la Revue qui fut passée en la place de Bihorel-lès-Rouen, le 18 novembre 1606, de la compagnie du V de RauUet ». Cahiers des Etats de Normandie sous Henri /F, II, 37a,

avocat du Roy en ce siège du Neufchâtel par Nicolas le acre.

— Déceds de M« François Avisse, cy-devant vicomte du Neufchâtel, âgé de 76 ans, en Tan 161 1.

— Exécution d'un Quidam de Fromerye, accusé de plusieurs vols par luy faits en Normandie, condamné par le lieutenant criminel de ce lieu à être pendu et étranglé, en

— Autre voleur condamné à être pendu et étrangléj audit lieu, en ladite année; on le nommoit Jean le Sueur, de Roncherolles >.

— Possession par M^ Guillaume le Fèvre de Festat de président en cette élection, par la résignation que luy en fis, audit an 1612.

— Déceds de M« Jean Bit, avocat, audit an 1612.

— M« Jacques de Hasteville, après avoir été privé de son estât de lieutenant de vicomte, fut remis en place par la faveur de ses amis, entr^ autres par un nommé de la Porte, conseiller au grand G)nseil.

•— Noces de M^ Louis Morel*, âgé de 69 ans, prevost de de la conestablie de France, avec Damoiselle Marie de Fautereati, fille aînée de Nicolas Fautereau, baron de Villers ^ âgée de 22 ans, en Tan 161 2.

— Déceds de Nicolas Fautereau, baron de Meinières 4, âgé de 62 ans, assez subitement, étant en sa maison de Villers.

t Roncherolles-en-Bray, arrt de Neufchfttel, à 18 kilom. S. de cette ville.

a On a yu, à Neufchâtel, un prévôt de ce nom, dont Miton ne donne pas le prénom. Pages 100-107.

) Villers-sous-Foucarmont, arrt de Neufchâtel. « Nicolas I, Tainé des enfants de François de Fautereau et de Françoise de Gouvis, ne fut connu, du vivant de sa mère, que par le nom de baron de Villers. » Notice sur Mesnières, par M. Tabbé Paris, p. a3. Cette fille Marie n'y est pas mentionnée.

4 II était devenu baron de Mesnières par la mort de sa mère, en 1608.

— Déceds de Pierre Bodin, drapier, en 1612.

— Déceds de Madelaine Baillard, audit an 161 2.

— Exécution d^un berger, demeurant à Freminville ' , audit an 161 2, pour avoir tué un autre berger dans les bois de Bailleul *, condamné par sentence du lieutenant criminel à avoir le poing coupé et ensuite pendu, ce qui fut exécuté.

— Ladite année 161 2, abondante en vin, cidre, bled, etc; il n^y eut que les menus grains qui étoient rares, à cause de la seicheresse de Testé.

— L'^hyver de ladite année fort doux, ce qui avança beaucoup les arbres fruitiers, etc.

— En 161 3, pluyes continuelles, foudres, tempêtes et vents impétueux, qui renversèrent plusieurs édifices, et déracinèrent les arbres.

— Noces de M« César Dumesnil, maître particulier des forêts, avec la fille du s^ de Beaufresne, en 161 3.

— Déceds de Simon Lasnier, arrivé à Paris, audit an i6i3.

— Assassinat commis en la personne dus^ Morel,prévost, par un de ses archers nommé le Grand, étant pour lors ledit Morel près le s' connétable ^ au Languedoc. Ce malheur arriva audit s^ Morel, parce qu'il avoit envie de tuer ledit archer, mais celuy-cy le prévint et le tua lui-même; le connétable, ayant appris comme les choses sMtoient passées, donna la grâce audit le Grand.

— En 161 3, Tété fort pluvieux, et la vigne qui étoit belle4

1 FremainvilUe, Seine-et-Oise ?

2 Cinq kilom. S.-E. de Londinières, arrt de Neufchfttel.

î Henri de Montmorency. — On a vu qu*en sa qualité de prévôt, Morel avait prononcé une foule de condamnations à mort, à Neufchâtel.

4 Encore une preuve de la culture de la vigne, à une latitude supérieure à celle de Rouen.

et qui promettoit beaucoup, coula presque entièrement ; il y eut assez de bled, des foins, et des menus grains.

— Audit an i6i3, déceds de Jacques Miton, mon cousin, grenetier, demeurant à la ville d^Eu.

— Déceds du s^ de Lisores ', procureur général du Roy au Parlement, en lôiB^ âgé de 5o ans, auquel succéda le S' de la Bertinière >, lors procureur des Estats de Normandie.

— Déceds de Henry Qausse, grand maître des eaux et forêts de France ), étant à Paris, auquel succéda son fils, et en tous ses biens, le s' Fleury, son fils, juge très sévère 4.

— Déceds de M^ Isaac Vassagne, premier eslû de cette élection, audit an i6i3.

— Audit an i6i3, M« Jacques de Mis j CsicJ, prêtre,

t Nicolas le Jumel, sieur de Lisores (Calvados), reçu le i5 avril

a « Me François de Brétignières, avocat en la cour de Parlement et procureur sindicq des Estats » (de Normandie). Son nom devait se prononcer comme il est écrit ici ; car, Dupont, député des Eschevins de Caen aux Etats de Normandie d'octobre 1607, leur écrivait, le 27 du même mois pour leur annoncer que « Monsieur de la Bertinière aVoit été nommé procureur syndic au grand contentement de tous. » Cahiers des Etats de Normandie sous Henri /F, II, 290 et 296.

t Seigneur de Fleury en Bierre, fut établi grand maître et général réformateur des Eaux et Forêts de France. Henri m le destitua, et il fut rétabli dans sa charge, en 1698, par Henri IV.

4 •< Nicolas Qausse, sr de Fleury, conseiller du roi en son conseil d^Estat, nommé à l'office de grand maître enquêteur et général réformateur des eaux et forêts de France, aux départements de l'Ile-de-France et de Normandie, sur la résignation de son père, 17 octobre 161 1. » — Cette sévérité est cause qu'aux Etats de Normandie de 16 16, fut « arresté qu'il sera employé article au cayer contre le grand maistre des Eaux et forêts. », Il en est question dans l'article XIII du cahier des Etats de 16 16. Cahiers des Etats de Normandie sous Louis XIII, etc., I, 3oo et i33.

5 Peut-être « Demi » ou « Demy », nom qui se trouve encore en Normandie.

chanta sa première messe en Téglise Saint-Jacques de ce lieu.

— Déceds de M« Archambaut le Bon. receveur du domaine du Roy du Neufchâtel, étant prisonnier en la chambre des G)mptes, depuis 17 ans en çà, pour les comptes dudit domaine ^, âgé de 87 ans, en 161 3.

— En 1 6 1 3, Me Pierre Bougler fût reçu en cette élection elû, vacant par la mort du s^ Vassagne.

— Audit an, M« Jean Angissieur' fut reçu contrôleur au magasin de sel de ce lieu. M' Vincent de la Boe luy ayant resigné.

— Audit an, noces de M« Baptiste Gavin ' et de Marie le Normand; le s' Devisc4, prêtre, curé de N.-D., luy donna son mariage.

— Secondes noces de M«JeanCaulletf, avocat, et de Marguerite Bailleul, audit an 161 3.

— Noces de M« Nicolas le Blond, avec Marguerite Pimont, audit an 161 3.

— Noces de François Bernard, et de Marie le Villain, en i6i3.

— Possession de Pétat de receveur alternatif des tailles de cette élection, par M^ Jacques Bradechat, en 161 3.

I Son cas paraît être le fait d'un de ces commissaires royaux, institués par Sully, au début du règne de Henri IV, grands « apureurs de compte » et « régaleurs de taille », envoyés, vers 1596, dans presque toutes les généralités de la France. — Il était suspendu de ses fonctions

a « Ou Augissieur ». C.

? « Ou Garin ». C.

4 Denise, nom qui se retrouve plusieurs fois, plus haut et plus loin, lors de son décès, p. 145.

5 « Cœullet *» pour « Gœuillet », comme plus haut, p. 124.

— Élection faite de M« Vincent Métau^ au bénéfice de Saint-Jean ', par la communauté de cette ville, en 1614,

— Déceds de Martin de Fry, en 16 14.

— En ladite année, Phyver fut sec, et il gela continuellement, depuis la Toussaint jusqu^à Pâques >.

— Déceds de Marguerite Engren, ma femme, âgée de 63 ans, le jour du Vendredi Saint ^ audit an 16 14.

— Déceds de Remy Vocor C^icJ, mercier, audit an 16 14.

— Troisièmes noces de Pierre le Qerc et de Caterine le Vilain, audit an 1614.

— Noces de M« Jacques Bradechat4^ receveur des tailles de cette élection, avec Louise Besoche, fille de Jacques Besoche, contrôleur général des finances de la généralité de Rouen, en 1614.

— En ladite année, M^ Qaude Hannin fut reçu eslû en cette élection, à la place de M« Jean Grandeau qui s^estoit sauvé du royaume et emporté Targent du Roy.

— Élection faite en cette ville, audit an, d'un prêtre, d'un noble, et d'un tiers estât, pour assister aux États Généraux qui dévoient se tenir à Paris, par ordre du Roy 5. M^ de Saint- Serre fut nommé pour la noblesse^.

> La maladrerie de S.-Jean, simple bénéfice, depuis i55o, à la présentation des habitanSy avait été donnée aux Cordelières de Neufchâtel, sur la prière du premier président Claude Groulart. — Voir, plus haut,

* Le 3o mars, c'est-à-dire cinq mois consécutifs.

I Le a8 mars.

4 François de Braîdechal avait été nommé, en 161 3, receveur des tailles à Neufchâtel.

( Les députés du Bailliage de Caux furent : « Clergé. Antoine de Banastre, seigneur et curé d'Harcanville -, Guillaume Hélie, docteur en théologie, profès à Sainte-Catherine-du-Mont, aumônier du Roy, prieur de Cleuville. Noblesse, Samuel de Boulainvilliers, sieur de Saint-Cère. TierS'Etat. Constantin Housset, habitant de Flamanville. » Indiqués d'abord pour le 10 septembre 16 14, à Sens, ces Etats furent remis au

— Noces deuxièmes de moy, Adrien Mîton, s'de Hodent, Gromesnil, avec Qaude Bodin, veuve de M« Jean Bit, avocat, en 1614'.

— En 161 5, un soldat, nommé Lafontaine, fut pendu en cette ville pour vols, par sentence du s' Baillard, lieutenant criminel.

— Audit an, le s' de Bretinieres fut reçu procureur général du Roy, au Parlement de Rouen*.

— Noces de Pierre Boutin, mercier, avec Simonne de Zequembourg ), du bourg de Blangis Gamache8 4y audit an i6i5.

— Noces de M« Jacques de. Hasteville, lieutenant du vicomte, avec Madelaine Vassagne, audit an 161 5.

— Noces de M« Nicolas Bernard, procureur commun au Neufchàtel , avec Jeanne Cœtiillet, fille de Jean Cœuillet, procureur fiscal de Gaillefontaine, en 161 5.

— Noces du s' Dauviller, avec la veuve du feu prévost Morel(, audit an.

10 octobre, à Paris, où ils s'ouvrirent le 27. — Voir Histoire de Nor^ mandiey par de Masseville, 1737, t. VI, p. 78-81.

6 {de la page précéd,). — La noblesse du Bailliage de Caux envoya Messire Samuel de Boulainvilliers, chevalier, sieur de Saint-Saire, qu'elle avait déjà député aux Etats de Normandie de 16 10.

1 « Hodenc » ou « Hodeng ». H y a trois localités de ce nom, près de Neufchfttel. — « Grumesnil, » arrt de Neufchfttel, plutôt que « Grosmesnîl », arrt du Havre f

2 « François de Brétignières fut reçu procureur-général, le a6 novembre 161 5, moins de trois mois après l'arrêt qui, sur sa plaidoirie, avait donné gain de cause à Bassom pierre. » Hist. du Pari, de Normandie, par M. Floquet, IV, 283. Farin a donné, à tort, la date de 16 1 3.

î « Peut-être Hequembourg. » C.

4 « Le ms. est exactement copié. » C— -Blangy-sur-Bresle, aujourd'hui.

î Marie de Fautereau (p. 126), dont le vrai prénom était Charlotte, « Charlotte, Tainé des filles de Nicolas I, de Fautereau, épouse Jacques de Montsures, sieur d'Auvilliers. » M. l'abbé Paris, Mesnières, p. 24. — Ce fut en secondes noces. Voir p. 149.

— L^hyver de ladite année 161 5, très rigoureux.

— Édit du Roy, portant décri de toutes les monnoyes étrangères, excepté le pistolet de Castille', fixation de Técu à 75 s. et le pistolet à 72 s. ', ce qui interrompt le.commerce en ces quartiers, pendant quelque temps ^ cela arriva à la fin de janvier 161 5 4.

— Construction du monastère de Bernesaut s, comme il se voit aujourd'huy^ étably pour une famille de pénitens réformez du tiers ordre de s< François, en 161 5. Lesdits s^^ de t< Saire ^, de Boscgieffroy, xle Bully et de Neufville Ferriere, en posèrent les premières pierres, et y fut étably le père Vincent Mussart?, religieux dudit ordre, et provincial, grand et célèbre prédicateur.

1 Les écu8 d'Italie, d'Espagne, de Savoie, de Bourgogne et de Suisse étaient appelés « pistolets », et toutes ces monnaies étrangères étaient mises hors d'usage, à l'exception du « pistolet » d'Espagne. ^ Aux Etats de Normandie de 161 1, 161 2, 161 3, 161 4, on voit les députés demander un « Règlement sur le fiaict des monnoyes. » Cahiers des Etats sous Louis XIII, I, 37, 53, 80.

2 La valeur de l'ECU était donc augmentée, en treize ans, de 10 sous, et celle du Pistolet, de 9 sous. — Voir plus haut, le Règlement des Monnaies de i6oa, p. 11 3.

? Aux Etats de Normandie, les députés disaient que, au fait des monnaies, « le désordre y est si grand, qu'il n'en court plus que d'estrangères : cela ruine le commerce public » — Voir Cahiers sous Louis XIII, l, 102.

4 « Le Parlement enregistra, le 12 décembre 16 14, la déclaration du roi|qui fixait la valeur des espèces d'or et d'argent. » Histoire sommaire de Rouen, par M. N. Periaux, 401.

( Aux portes de Neufchfttel, au S.-O., appelé aujourd'hui les Pénitents.

6 Samuel de Boulainvilliers. — Voir plus haut, p. 96 et 1 3o.

7 Vincent Mussart, parisien, avait commencé la réforme du Tiers- Ordre de SuFrançois, vers 1 595 ; mais elle ne fut approuvée à Rome qu'en 160 3. — « La maison des Pénitens de Neufchdtel, au diocèse de Rouen, avoit été fondée l'an 1389. Les Reformez du Tiers-Ordre y urent appeliez par les Habitans l'an 16 14. Et ils eurent entre leurs

— La table d'autel, qui se voit à Thôtel-Dieu du Neufchâtel, vient de ce couvent de Bernesaut >, et à la place on y mit deux tableaux, Fun représentant la S<« Vierge, et Tautre s< Louis, audit an i6i5.

— Ladite année, le pignon du temple de s< Jacques' fut construit de pierres et de briques, en ladite ville du Neufchâtel.

— En ladite année i6i5 stérile en tout, à cause d'une grande sécheresse; il n'y eut que très-peu de grains, et encore moins de fruits.

— En ladite année i6i5^ il tomba de la grêle en divers endroits du royaume, grosse comme une bâle (sic) de laine, qui fit bien du dégât.

— Déceds de M^ Bontemps Roussel, prêtre, chapelain de s< Jacques du Neufchâtel, audit an i6i5.

— Déceds d'Antoinette le Roy, femme de M* Pierre Caruette, grenetierau Neufchâtel, audit an i6i5.

— Audit an, M^ Jacques du Pleis ' fut reçu eslû en cette élection, à la place de M« Louis du Pleis, son père.

— Déceds de dam"« Isabeau de Fry, femme de M« Charles Baillard, lient, criminel, en i6i5.

bienfaicteurs, les seigneurs de Launoy« de Fourmery, de Bully, et de Saint-Saire, le sieur de Brinon, conseiller au Parlement et les sieurs de Boscgefroy, de Neuville et de Rauville. » Histoire sommaire de Nor» mandie, par de Masseville, VI, 338 et 35a. — Voir Appendices II-4. François- Vincent Mussart est l'auteur de l'ouvrage intitulé : Le Fovet des ivrevrs et blasphematevrs dv nom de Diev, par vn des Pères de la congrégation des pénitens régvliers dv troisième ordre de Saint- François, Lyon, 161 5, i vol. in-i6.

I Le premier couvent, construit en 1389, et détruit pendant les guerres de religion, fut remplacé par celui de 161 5. Ils seront l'objet du poème latin de Percheval de Grouchy, publié plus loin : Salibema.

3 On a vu que cette église avait été détruite par Palcheul, peur les nécessités de la défense du château, en iSgi. Le « pignon » était en face du chftteau et complétait la restauration antérieure de l'église.

) Ou « Du Plis », comme plus haut, p. 106.

» Noces de Nicolas Mouchard et de Catherine le Blond, en i6i5.

— Audit an i6i5, Fontaine-Martel, s'étant rétably à Neufchâtel > par la faveur de ses amis, fit rebâtir une maison à la place du château ancien qui avoit été démoly, par le commandement du Roy, en Tan 1 545 '. Il avoit envie d^environner de murailles ce nouveau bâtiment, comme l'ancien, pour avoir la même liberté qu'il avoit auparavant; ce que voyant, lesdits habitans s^opposérent à ses desseins, et s^estant pourvus au conseil du Roy, lesdits bâtimens et murailles furent rasez, et les matériaux donnés aux pères pénitens dudit Bernesaut K

— Déceds de frère Noël Caule, prêtre, curé de BuUy, âgé de 56 ans, en 1618.

— Serment prêté par George Miton, avocat, en 161 8.

— Noces deuxièmes de M« Charles Baillard, lient, criminel du Neufchâtel, avec la nièce du baron de Bully, en

— Déceds de M« Estienne Besuel, procureur, en 161 8. ~ Adjudication faite pour la démolition des murailles

I Comme gouverneur.

> 1545 pour 1 595, peu de temps après que Fontaine Martel eut rendu le château à Henri IV. — Voir plus haut, p. 9g. Il n'oubliait pas non plus l'argent, qu'il parvint à obtenir, au grand mécontentement de tous. Aussi, aux Etats de Normandie, en novembre 1617, « Du lundy, 20e jour dud. moys et an, a esté mis en desliberation s'il sera pas employé, dans le Cayer des remonstrances, article touchant la levée de ia,ooo 1. pour le Sr de Fontaines Martel, mentionnée dans les patentes de S. M. affin d*en demander la revocation. » Tous les Bailliages ont été de cet avis. Cahiers des Etats de Normandie sous Louis XIII, etc.,

I Cest donc avec les matériaux des constructions élevées sur l'emplacement du chftteau par Fontaine Martel, que les Pénitents purent bfttir une partie de leur couvent, en i6x5.

du chasteau ', remplage des fossés, et vuidange d'un autre fossé, et réédification d'une autre muraille qui environne la ville, par commission du Roy, pardevant les trésoriers généraux de France, moyennant 22200 livres, qui furent levées sur les élections de Caux, audit an 16 16.

— Déceds de Vincent B^nard, drapier, âgé de 63 ans, en 1616.

— Noces d^ Adrien de Bailleul avec Gillon le Qerc, fille de M^ Nicolas le Qerc, avocat du Roy, en 1617.

— Déceds de Mathieu Bourgeois >, s^ de Pommereval, âgé de 70 ans, en 1617.

— Déceds de M« Adrien Boullenger, procureur commun, en 161 7.

— Garnison ordonnée de deux compagnies de chacune cent hommes de pied, commandées par les capitaines Colincourt et de Morlancourt, Picards, en 'cette ville du Neufchâtel, par ordonnance du marquis d'Ancre ', lieutenant au gouvernement de Normandie, lesquelles y séjournèrent depuis le iS^ mars 161 7 jusqu*au io« avril ensuivant 4.

— Noces de George Miton, avocat, Tun de mes puînez, et de Anne Bodin, fille de Charles Bodin, s' de Blargies, le i3« avril 16 17.

— Publication de la paix arrêtée par le Roy, avec les princes de Nevers, de Vendôme, de Mayenne, le maréchal

> Celles que Fontaine-Martel venait d'élever (p. 134), puisque l'ancien château avait été démoli, en iSgS. Le périmètre est encore bien visible aujourd'hui, ainsi que les fossés.

2 « Bourgoise ? », nom de fieunille de la mère de Tauteur.

? Miton ne l'appelle pas « maréchal d'Ancre », bien qu'il le fût depuis 16 14. Nommé en 16 16, lieutenant-général en Normandie, il avait fait son entrée à Rouen, en 16 16.

4 Ces^deux compagnies partirent 14 jours avant l'assassinat du maréchal d'Ancre par de Vitry.

de Bouillon, et autres, et publiée audit Neufchâtel, le I2« may 1617 '.

— Déceds de M« François Carpentier, procureur commun audit Neufchâtel, en ladite année 1617, comme aussi du 8' de Dorlencourt (sic)y demeurant à Gravai >, d'excès de boisson, selon le bruit commun.

— Par arrêt du Parlement de Rouen, du 3« juillet 16 17, par lequel avoit été ordonné que six des parens, du côté paternel et maternel, de la fille de feu François Horcholle et de Antoine G)mmere^ prétendoient eux marier, soient oûys sur la pertinence dudit mariage, je fus, audit Rouen, le neuf dudit mois de juillet, audit an, avec Jacques et Jacquet, dit le Blond, père et fils, M« Louis le Blond, prêtre, curé de S<e Beuve^ M« Jacques le Blond, avocat à Rouen, M« Jacques Engren, lient, des Eslûs en cedit lieu, où nous fûmes tous oûys pardevant le s' de Bollebec4, et de Brendent (, conseillers, et fûmes tous d*avis que ledit mariage n'étoit convenable, à cause que ledit Commère avoit engrossi (sic), et eu la compagnie charnelle avec Charlotte Engren, cousine germaine de ladite Horcholle.

I Le traité de Loudun, du 6 mai 161 6, entre les princes et la cour. « En moins de dix ans on donna à Condé, Longueville, Mayenne, Vendôme, Epernon, Bouillon, etc., plus de douze millions, sans les appointeiQents de leurs charges ». Mémoires de Richelieu, I.

a 6 kilom. est de Neufchfttel.

I « Le mot qui paraît omis; n n'est pas dans le mscr. » C.

4 En 161 7, c'était un bien vieux conseiller, d'après la date de sa réception. « iSyo. Adrian Martel, sieur de BoUebec, conseiller-derc ». Farin, Hist, de Rouen,

$ « Le nom est bien écrit » « Brendent », probablement pour « Brevedent ». Ç. — Il y avait, dans le ms. : « Breudent », pour « Brevdent», nom abrégé de Marc-Antoine de « jBrèvedent », reçu conseiller en

— Décès de Guillaume Bit, tavernier du Plat d'estain' en 1617.

— Déceds de M« Jacques François Bougler, bailly d'Aumalle, âgé de 29 ans, en 161 7.

» Déceds de M« Jacques de Hasteville, lieutenant du vicomte ^rfc^ du Neufcbâtel, en 16 17.

— Noces de Germain Huesse' et d'Anne G>ssard, fille de deffuntVincentCossardyapoticaire, et de Nicole Cognain, en 1617.

— Noces de M^ Pierre de Lormel ', médecin, avec la fille du nommé Dorlens, marchand à Gamaches, audit an 161 7.

— Noces du nommé Crucifix4, de la ville de Dieppe, avec Marie de Fry, audit an 16 17.

— Ladite année 16 17 auroit été très fertile en grains^ sans une grande quantité de mulots, que produisit la terre qui rougeoient les germes. Ton fut contraint, en plusieurs endroitSf de semer une seconde fois les terres ; cela vint de ce que rhyver avoit été très doux.

— Déceds de M« Abel G)gnain, excellent médecin, âgé de 34 ans, en ladite année 161 7.

— Constructions et bastiment des palis et volière de la deuxième court de ma maison 5, et de la vuidange des terres, faisans la séparation de mon jardin, oti j^employay cent écus,

1 Plus loin, viendra : « Pierre Bit hostellier du Plat d*Estain. » On disait « Pot » et Plat d'Etain ». Une rue de Neufchfttel porte encore le premier nom.

2 Ailleurs « Hiesse », p. 88 «

} En 1620, un Vincent de Lormel sera député aux Etats de Normandie pour le tierfr-état de la vicomte de Neufchâtel. Cahiers des Etats de Normandie sous Louis XIII, I, 35 a.

4 Un Guillaume Crucifix figure dans VHistoire de la Réformation à Dieppe. — Voir l'édition de M. Lesens, I, 141, 154.

que je payay pour cet effet à Qaude Morin, charpentier, qui fournit tous les matériaux et peine dbuvriers, réservé le bois que je baillai, provenant de mon herbage de Quieurecourt >, en ladite année 1617.

— Noces de Jean Patris, huissier en l'élection, et de Margueritte Bout, en ladite année.

— Noces de M^ Jean Dimare, apoticaire^ et de Nicole le Bon, fille d^un mesureur de grains, en 1618.

— Déceds d'Antoine Bourgeoise ^, s' du Mesnil Pommereval, audit an 16 18.

— Déceds de M^ Pierre de la Coudre, bailly de Londeniers fsioj i, audit an 16 18.

— Déceds de M^ Jean CœQillet4, procureur fiscal de Gaillefontaine, étant à Paris, audit an 161 8, âgé de 60 ans.

— Arrivée du s' de Chamalon (sic) (, archevêque de Rouen, en cette ville du Neufchâtel, au mois de may 16 18, lequel confirma le lendemain une infinité de personnes, en Téglise de N.-D. dudit lieu.

— Exécution d'un quidam de Mortemer 6, en cette ville du Neufchâtel, audit an 1618, pour assassinat par luy commis à un porte-bannette7, dans la haye et buisson de Mor-

I « Quieurecourt » pour « Quîévrecourt, » u pour y, à un kilom. O. de Neufchâtel. On l'appelle quelquefois : « Quieuvrecourt », encore aujoiu'd*hui.

> « Plus haut, Boiu'geois ». C. — C'est « Bourgoise », comme on Ta déjà vu, p. i35.

? Londinières.

4 C'est d'après ce nom qu'ont été faites les rectifications ci-dessus.

( Miton a dû écrire : « Chanuallon, », pour indiquer François I de Hîirlay, fils de Jacques de Harlay, marquis de Chanvallon, et archevêque de Rouen depuis 161 5.

6 Sur E«%u1ne, à 6 kilom. E. de Neufchâtel.

7 Le « Porte-Balle », aujourd'hui.

temer>, fut par jugement du lieut. criminel rompi) sur la roue, devant les halles dudit lieu.

— Audit an 1618, fut dorée la table d^autel de Thôpital par Jean Bertrand peintre, laquelle table étoit de pierre blanche taillée comme elle se voit par un religieux de Bernesaut, plus de 80 ans auparavant ; ladite dorure faite moyennant 80 livres, qui furent payées et données par frère Pierre Noël, sous-prieur dudit hôpital.

— Audit an 161 8, fut peint, par ledit Bertrand, le chœur du temple dudit hôpital, aux dépens communs de tous les religieux dudit hôpital, qui donnèrent chacun un portrait des images qui s'y voyent de présent ^.

— Déceds de M« Vincent de la Boe, contrôleur du magazin à sel du Neufchâtel, âgé de 76 ans, en 16 18.

— Grande fertilité et abondance de vin, cidre et autres biens, en ladite année 16 18, et Tautomne fort commode pour Fapprofitement 1 des grains.

— Déceds de M« Nicolas Bernard, procureur commun, âgé de 68 ans^ en ladite année, lequel avoit perdu la vûë, 4 ans auparavant.

— Déceds de Gieffroy Mouchard, en ladite année.

— En ladite année, on vit une comète chevelue, au ciel, pendant les mois de novembre et décembre, et elle paroissoit, tous les jours, depuis 5 heures du matin jusqu^au jour.

— Me George du Val chanta sa première messe, à N.-D. du Neufchâtel, en 16 19.

1 En io55, dans la surprise de Mortemer-sur-Eaulne, « les Normands tuèrent et prirent beaucoup de Français par haies et par buissons. » Historiens de la Gaule et de la France, par les Bénédictins.

2 Ce membre de phrase a été ajouté par Tauteur au texte primitif, qui paraît avoir été rédigé, le plus ordinairement, à Tépoque môme des événements.

} Formé du verbe « approfiter, tirer parti de ». Dict. de Littré, Ici, « la facilité de bien récolter les grains » ?

— Déceds de damoiselle Madelaine de la Motte, fille du s' de Vimont, et femme du s' de Godarville », âgée de 46 ans, audit an 16 19.

— Noces de M« Nicolas le Boulangier, avocat au Parlement, et de Françoise Hercholle ^, audit an 16 19.

— Déceds de M^ Nicolas de Bétencourt, bailly de Gaillefontaine, en ladite année 161 9. Son fib luy succéda ).

— Déceds de M^ Jean Cœûillet, audit an 1619.

— Déceds de Claude de la Coudre, âgé de yS ans.

— Noces d^Antoine Miton, Tun de mes enfans puisnez, et de Françoise Roussel, audit an.

— Déceds de Pierre Herleue 4, enterré avec son père, au haut de son jardin^ il étoit chaussetier, audit an.

— Déceds de Michel le Chevalier, de la contagion, audit an.

— Déceds de* Jacques Pardieu, seigneur de Bailly en Rivière, Sémeulles, Grattepanche et Maucoble fsicj s audit an.

— Audit an, la maison du bailly de Bures fut surprise de la peste, dont son fils et sa fille, et sa chambrière 6, et voyant cela le reste sortit, crainte de danger.

— Noces d'Isaac le Heurteur, procureur commun en ce lieu, avec la fille aînée du procureur Vincent, audit an.

( Voir plus haut, son mariage en 1594, p. 96.

a Ailleurs « Horcholle ». C. — Cest le vrai nom.

) « François de Bethencourt, sieur de Toupré, juge en la vicomte de Gaillefontaîne, était fils de Nicolas, sieur de Saint-Samson, issu de la famille de Jean de Bethencourt, roi des Canaries. » M. Dergny , les Cloches du Pays de Bray, I, 56.

4 « Herlent >. — Voir plus haut, p. 60.

$ Jacques de Pardieu, I*' du nom, chfttelain de Baill}[-en-Rivière, seigneur de Mau comble, Grattepanche, Sain t- Aignan, Sept-Meules, etc. Arrondissement de Dieppe et de Neufchâtel.

6 t Moururent, mot passé au mscr. > C.

— Résignation faite par M« Jacques de Fry, lieut<. de M. le bailly de Caux, de son office en cette ville du Neufchâtel, à Me Louis le Brumen, cy-devant greffier du vicomte dudit lieu, en 1620, à la réception duquel fut couchée opposition en la cour du Parlement par le nommé Falaise, qui bailla anicles contre luy, et fut dite à bonne cause ladite opposition, et enjoint audit le Brumen, qui avoit été privé de Texercice dudit état, de s^en défaire dedans six mois, et condamné en 3 00 livres d'amende avec dépens.

» Déceds de M^ Jacques Fresnoye, avocat, âgé de 66 ans, en 1620.

— Grêle, foudre et tonnerre, qui endommagèrent les grains en divers cantons, en ladite année 1620.

— Jubilé célébré en cette ville du Neufchâtel, en 1620.

— Noces de Gabriel Roinard, fils de Jean Roinard, sergent en cène élection, avec la fille du s' Godefroy, receveur des tailles en ladite élection, en Tan 1620.

— Mort subite de Jean Carmelle ', grenetier du magasin de cette ville, audit an 1620.

— Seralcy remarqué qu'audit an 1620, le Roy étant à Rouen >, Fontaine-Martel poursuivoit pour se rétablir au gouvernement de cette ville, dont il avoit été, trois ans auparavant, privé par arrêt du conseil d^Estat ), furent députés

' Caruette? qui vient plus loin, p. 143.

3 Louis XIU arriva à Rouen, le vendredi 10 juillet. Il y tint un lit de justice, le 11, et en repartit, le 12. Il était à la tête d*une armée pour déjouer les intrigues de la reine*mère et du duc de Longueville, gouverneur de la province.

3 Les députés des Etats de Normandie, en novembre 161 7, avaient

protesté contre « une surcharge de vingt-quatre mil livres pour le sieur de Fontaines-Martel, pour la récompense de ce qu'il a rendu le Neufchastel, dont desjà, par arrestdu Conseil, il a reçu trois mil livres, outre quarante huict mil livres, qu'il en avoit des-jà eubz, encore qu'il n'eust achapté le gouvernement que cinq cens escus, et pour lequel il n'a jamais eub que vingt livres de gages. » Le roi décida qu'il se contenterait

par la communauté de cette ville du Neufchfttel, M« Louis leBrumen, l'enquêteur Bodin^ et M« Nicolas le Blond, avocat, vers Sa Majesté, lesquels otiys, présence dudit Fontaine, fut privé de sa demande, et au même instant, le s' Baron de BuUy > pourvu audit gouvernement et envoyé audit Neufchâtel pour en prendre possession, qu'il a gardé contre la ville de Dieppe, où il y avoit pour lors plus de 3,5oo hommes de pied et 600 clievaux, contraires et ennemis dudit Neufchâtel >.

-^ Déceds de François Maq uerel ', baron du Bosc^effroy, d'une hydropisie, audit an 1620.

— Noces de David de Guierceau, s^ de Coupigny, fils du feu capitaine Behen, avec Isabeau Baillart 4 lient, criminel, en 1620.

— Déceds de M« César Dumesnil, maître particulier des forêts de Caudebec, au Neufchâtel^ en 1620.

— En ladite année 1620, est icy à noter que moy, Adrien Miton, Pierre Caruette, et Nicolas le Bon, ayant été nommés et élus pour eschevins de cette ville du Neufchâtel, avec Alexandre de Lamarre pour procureur syndic et receveur des deniers communs de ladite ville,, pour Pinvalidité et

de douze raille livres en tout. Cahiers des Etats sous Louis XIII, l, 149. — C'est pour cela qu'il voulait « se rétablir au gouvernement de Neufchâtel ».

I Jean de TEstendart. A partir de i6ao, cette charge de gouverneur de Neufchâtel restera comme héréditaire dans sa famille jusqu'au milieu du xvxne siècle.

a Le duc de Longueville fuyant de Rouen, à l'approche de Louis XIII et de l'armée royale, avait fait de Dieppe sa place d'armes, malgré les habitants.

) De Masquarel ou Masquerel : il forma la tige des barons de Boscgieffroy. — Voir plus haut, p. 11 1.

4 « Fille du : ces mots sont omis dans le mscr. » C. — « De Guierceau » est-Q pour « De Guerreau », ou « de Guerreaux », nom d'une £amUle du Pays de Bray?

carence > de biens d'iceluy, furent (fûmes) contraints de rendre compte, à la chambre des comptes, du revenu des octroys et impôts, dont il avoit eu le maniement, es années 1 6 1 3, 1 6 14 et 1 6 1 5 et depuis les espices desdits comptes par avance, et de tous les frais ; ce qui ne s'étoit jamais vu, en ladite ville, considéré que, lors de Télection desdits eschevins et dudit Delamarre, moy dit Miton, n'y avoit (sicj esté présent, et étois lors absent ; d'ailleurs qu'il ne se trouvoit que j'y eusse ^ ny lesdits Caruette et le Bon, que eussions de rien ordonné, ny eu le maniement desdits octroys, ce qui me coûta en mon particulier de perte de plus de xx** liv. i, d'autant que lesdits le Bon et Caruette n'ayans grands moyens, et 4 s'adressoit-on à moy.

— Déceds de M^ Charles Bodin, prêtre, prieur de &e-Radegonde et curé de Beaulne en Gastinois (, âgé de 48 ans, en 1620.

— Noces d'Antoine Commère, neveu de Giefifroy le Fevre, tavernier du Chapeau rouge du Neufchâtel^, avec Marie Mouchard, en 1621.

— Déceds de Guillaume Auger, mercier audit lieu, en

— Au commencement de mars, audit an 1 62 1 7, fut la pauletie, qui avoit été abolie et supprimée, rétablie *, n'a-

1 Terme de pratique : « Défaut, manque »,

2 A pour complément : « de rien ordonné », qui vient après.

i Vingt mille livres, si nous lisons bien l'abréviation qui sert d'exposant.

4 « Et est au mscr. et semble inutile. » C.

^ Aujourd'hui Beaune-la-Holande, dépt du Loiret, arrt de Pithiviers. ^ 11 y a encore un hôtel de ce nom à Neufchfttel.

7 M. Floquet place son rétablissement en 1620, puisqu'il en est question dans le registre secret du Parlement de Rouen, à la date du i5 juillet 1620. Histoire du Parlent, de Normandie, IV, 364.

8 Grâce à un impôt du soixantième du prix de leur charge, établi en 1 604 par Sully, les magistrats devenaient propriétaires de leurs offices

guèresen l'Assemblée des notables faite par commandement en la ville de Rouen >.

— Déceds de Charles de Mailly, s'^ de Hocourt *, étant à Paris, âgé de 38 ans, audit an 162 1 .

— Audit an 1 621, par arrêt de la chambre des enquestes de Rouen, laquelle 1 par attribution et pouvoir donné par arrêt du conseil d'Estat du Roy, fut Tarrêt donné par la Grand-Chambre, au profit d^un surnommé Falaize 4, par lequel M« Louis Brumen avoit été privé d^exercer Estât Royal, cassé et annullé, et Toposition dudit Falaize mise au néant.

— Déceds de M^ Jacques Cœurderoy, curé de Quieurecourt CsicJ, en revenant de Meinieres, qui se noya près du moulin dudit lieu, audit an i62i,âgéde 55 ans. Nicolas Bougler, prêtre, fils de Jean Bougler du Neufchâtel, luy succéda.

— Jubilé solemnisé en cette ville du Neufchâtel, au mois d'aoust 1621, que le pape Grégoire accorda à son avènement au pontificat s.

— Qaude le Roux, président et lient, général au siège présidial de Rouen, fiit fait président en ce Parlement, par

et en disposaient comme bon leur semblait, eux ou leurs héritiers, au grand mécontement de tout le monde, sauf des magistrats.

I Ouverte à Rouen, le 4 décembre 1617, il y fut question « de la vénalité des offices, qui rendait les charges héréditaires ». Mais, en pré* sence des intérêts engagés, on ne supprima pas immédiatement la paulette. Elle le fut par un édit du 19 janvier 16 19. Assemblée des Notables tenue à Rouen, en 16 17, p. 29. Edit. de M. de Bouis.

^ « François » de Mailly, seigneur d'Haucourt, de Saint-Léger, etc., mourut le 3o mars 1621 ». Dict. de Moréri,

? « Mot omis? Le mscr. est exactement reproduit ». C. — Laquelle « siégeant, agissant, jugeant » ?

4 Voir, plus haut, p. 141.

5 Le 9 février, 1621 Grégoire XV.

la résignation à luy faite par M« Nicolas le Roux, son père, audit an 1621 K

— Déceds de M« Charles Maignard, s' de Bernieres, président en la cour de Parlement de Rouen, âgé de 53 ans, audit an 1621, auquel estât son fils luy succéda >.

— Noces de Denis le Couturier, commis à la recette des deniers de la gabelle d^Eu, avec Anne de Fry, fille du lieutenant du baillyde Caux, en 162 1.

— Déceds de M« Antoine Denise, prêtre, curé de N.-D. du Neufchâtel, âgé de 59 ans, en 1622, auquel Pierre le Blond, prêtre, succéda à ladite cure.

— Noces d^Antoine Petit avec la fille de Guillaume le Fevre, président en cette élection, audit an 1622.

— Déceds de M« Percheval de Grouchy, s' de Mathonville, audit an 1622.

— Noces de M« Robert Denise, avocat, avec la fille de M« Jacques de la Boe, grenetier audit Neufchâtel, audit an

— Déceds de M« Jean Jacques? Thomas, s' de Verdun, président au Parlement de Rouen, âgé de y S ans, auquel succéda M« Raoul Bretel, s' de Gremonville, con*' audit Parlement 4^

— Déceds de M« Hector le Guerchois, avocat général au Parlement de Rouen, âgé de 60 ans, en 1622.

— Déceds de M* Jean Cauchois, vicomte d'Aumalle, âgé de 60 ans, audit an 1622 s.

1 « Claude le Roux, sieur de Saint-Aubin, succéda à Nicolas le Roux, son père, le 39 juin 1 62 1 ». Farin, Hist. de Rouen,

2 n mourut le 20 juillet 1621. Son fils, Charles Maignard, aurait été reçu à la charge de son père, le même jour, d'après Farin, Ibid.

? Son prénom est « Nicolas ». — Voir Farin, Ibid. 4 II était conseiller au Parlement, lorsqu'il prit la charge de Nicolas Thomas, le 4 avril 1622 ». Farin, Ibid, $ Vicomte d'Aumale et capitaine de la ville, il fut le principal înstru-

— Déceds de M« Vincent de Fry, grenetier, âgé de 78 ans, en 1622.

— Impôt accordé par le Roy aux habitans du Neufchâtel, destiné pour la réparation des murailles de leur ville, et pour le payement des dettes, en quoy ils étoient demeurés redevables, des troubles de la Ligue, à la poursuite et faveur du s'^ Baron de BuUy, leur gouverneur, pour six ans, sçavoir 1 2 d. pour chaque pot de vin vendu en détail, 6 d. pour un pot de cidre, et 3 d. pour un pot de poiré, à commencer à jouir du premier de janvier 162 1, et finissant lesdits six ans révolus et accomplis, et à la charge que lesdits deniers ne seroient destinés à autre effet.

— Réparation des murailles de la ville du Neufchâtel, commencée en 1620, depuis la Porte de Bas jusqu^à la Porte Cauchoise >, et ce des deniers qui provinrent dudit impôt, et de ce que ledit s' dé Bully fit prest auxdits habitans.

— Il est icy à noter que de * la pierre devant auroit esté construits et édiffiés les ediffices et bastiments du monastère de Bernesaut, seroient provenuës de la démolition des murailles, et du donjon du Neufchâtel ), et par les dons et aumônes qui auroient été faites aux pauvres religieux de chênes charpente et autres matériaux, seroittt provenus des libéralités des s**' Baron de Boscgieffroy, de riocourt, du

ment de Henri IV, dans la journée du 5 février iSgs, lorsqu'il fit abaisser le pont-levis de la place devant le roi blessé. Histoire d'Aumale, par M. Scmichon, II, 3o5 et suivantes.

I A peu près le tiers de Tenceinte, dans la partie O.-N.-O. La Porte de Bas, à Touest, était voisine de la Béthune, et la Porte Cauchoise, au nord, donnait sur le chemin de Dieppe.

a « Le mscr. est exactement reproduit ; mais il semble défectueux. De a été ajouté en interligne ». C. — Nous pensons qu'il y avait : « les pierres dont auroient..., » à cause du reste de la phrase : « seroient provenues. >» Le conditionnel passé est là pour le parfait indéfini, comme cela a lieu quelquefois encore dans le style juridique.

} Voir plus haut, la même mention, p. 134.

s' de Bully '^ et autres gens de bien, faites es années i6i S 1616, 1617, 1618, 1619 et 1620, et auroit été quêté le 8« may 1616*.

Comme aussi noter que es années subsecuti ves, les réparations des murailles de ladite ville auroient été continuées, comme elles se voyent de présent, des deniers provenans . dudit impôt K

— Déceds de M« Baptiste Garin, adjoint aux enquestes, et sa femme au même tems, morts de la contagion, le 12 aoust 1622.

— Déceds de M« Charles le Fevre, procureur 4 de la Gaillarde, n^aguères conseiller en la Cour de Parlement,

— Déceds de M^ Guillaume Dumarché, prêtre, chapelain de Saint-Jacques de Neufchâtel, en 1622.

— Déceds de M« Pierre le Monnier, prêtre, chapelain de réglise de Saint-Pierre, audit an 1622.

— Déceds de Pierre Fresnoye, Tun des eschevîns de ladite ville, mort de la contagion^ et sa femme, un jour auparavant, audit an 1622,

— Déceds de M« Jacques Carpentier, prêtre, chapelain de ladite église de Saint- Jacques, aussi de la peste, et plusieurs habitans s'y trouvèrent aussi enveloppés.

— Déceds de M« Jean Angesseur (sic) J , contrôleur du magasin, d'une hydropisie, audit an 1622.

1 Cest-à-dîre : De Masquerel, François de Mailly et Jean de TEstendart.

2 La quête n*eut lieu qu'une seule fois, tandis que les libéralités se répétèrent pour la reconstruction des murailles de Neufchâtel.

i Comme la durée en était fixée à « six ans révolus », Timpôt prit fin ' le ler janvier 1627.

4 II faut « sr », c'est-à-dire : « sieur. » — « Charles Le Febvre, sieur de la Gaillarde ». Farin. 11 avait été nommé en i573; la Gaillarde est une commune de Tarrt dTvetot.

{ Plus haut « Angissieur », p. 1 29.

— Déceds de M« Estienne Poisblanc, contrôleur eslu des tailles en cette élection du Neufchâtel, en 1623.

— Ladite année 1623 très-fâcheuse aux pauvres, à cause de la cherté de ce qui est le plus nécessaire à la vie.

— Déceds de Michel Acard, tavernier du Neufchâtel, à renseigne du Lièvre, audit an 1623.

— Possession prise, audit an, par M« Adrien de Bailleul, fils de feu Adrien Bailleul, lequel fut reçu à Tétat de lieutenant général du Vicomte par la faveur du sieur président de Cornodon s Testât étant vacant par la mort de M« Jacques de Hasteville.

— Noces de Jean Canchon, avec Madelaine Bernard, audit an 1623.

— L'hyver de ladite année fut très rude, et commença le lo^ décembre et dura jusqu^au 10^ février ensuivant.

— Jecommençay à faire une cave sous le foyer de ma maison, audit an 1623. Cela fut fait en onze jours, ce que je fus contraint de faire, à raison que ma cave ancienne fut percée de Peau de la pluye, nonobstant le ciment, et ce que j'y pus faire me coûta, tant en façon, vuidange de terres et matériaux, bien 120 1., sans comprendre les poutres et soUiveaux.

^ Noces de M« Charles de Saint-Oûen, avocat à Gournay, et d^Anne le Clerc, fille du sieur le Qerc, avocat du Roy, audit an 1623.

— Noces de Marc-Antoine Piart et de Marie de Grouchy, fille de feu M^ Percheval de Grouchy, sieur de Mathonville, en 1623.

— Noces de Jean Miton, mercier de la ville d'Eu, et de Nicole Bodin, en 1623.

I Gilles Anzeray, sieur de Courvaudon, président en 1607. Il en a été question plus haut, p. 1 20.

— Noces de M« Nicolas Bernard, avocat, et de Marie Maleheme >, en ladite année i623.

— Je n'ay ici fait mention des noces cy devant solemnisées, à diverses fois, à sçavoiir du sieur de Saint-Saire avec la fille du feu sieur de Tocqueville en Caux'; du sieur de Neuville- Perrière avec la fille du sieur deClere; du sieur de Bully avec la fille du feu sieur de Hemont, en Artois '; du sieur de Villers avec la fille du sieur de Prestreval fsicji; du sieur d'Auvillers avec la fille du sieur de Villers, veuve du feu prevost Morel J ; du sieur de Gravai avec la fille et héritière dudit sieur de Gravai ; et du sieur de Quieuvrecourt avec la fille du sieur de Gausseville^; ny du temps qu^elles avoient été consommées^ à raison que cela se seroit fait hors de la ville de Neufchâtel, et que la visée oti j^avois tendu n^étoit que pour faire mention de ce qui se seroit passé en ladite ville, et pour ceux qui habitent en icelle.

— Le mercredy, 8 mars 1623, environ sur les 9 a 10 heures du soir, M« François Bréart, avocat au Parlement de Rouen, faisant sa résidence, depuis deux ans, au village de BoUelles, s^en allant mettre au lit pour y prendre son repos, fut tiré d'une arquebusade par aucuns inconnus, étans hors de sa maison qui le guettoient, de laquelle il fut atteint à la mamelle et tué en la place. Cestuy Bréart étoit diffamé, et

' Maleheue ou MalheOe ? comme plus haut, p. gS.

2 II enafoit mention, en 1594, p. 96. Il y avait aussi Tocquevillesur-Eu.

) Voir aussi, en 1602, p. 112.

4 N Nicolas II de Fautereiu épousa en 16 17 Jacqueline de Presteval, marquise de Vatan en Berry. » Notice sur Mesi{ières (1884), P^r M. Tabbé Paris, p. 24.

{ 11 en a fait mention, en 161 5, p. i3i.

6 Gansseville, aujourd'hui, Ganzeville, arrt du Havre. Il est souvent question de cette terre et de cette famille dans hs Martel de Basqueville. ^ Voir rindex des noms de personne et de lieu.

tenu receler un sien frère bâtard qui voloit les chevaux, vaches et pourceaux de ses voisins.

— Exécution faite audit Neufchâtel de deux soldats mandians, lesquels ayant apperçû (faisant leur quête au temple de Saint- Jacques) que la fille qui faisoit la cueillette du plat de la Vierge >, avoit mis ledit plat (qui étoit de bon argent) dedans un coffre dans ladite église, étoient venus la nuit ensuivant et avoient rompu et passé par une vitre, et rompu ledit coffre, et pris ledit plat; ce qu^ayant été découvert, furent lesdits soldats poursuivis et trouvés à Gisors, d'où ils furent amenés à Neufchâtel et condamnés à être pendus, et étranglés en la place publique, par jugement donné par M« Charles Baillard, lieutenant criminel et par le vice-bailly de Caux par concurrence ', en 1623.

— Possession prise d^un estât de controlleur du magazin à sel de ce lieu, par Jacques le Blond, vacant par le déceds de Jean Angesseur, en ladite année 162 3.

— Autre, possession prise de Testât alternatif de controlleur dudit magazin, par Germain Hiesse, audit an.

— Audit an, la compagnie des chevaux légers du Roy, conduite par le sieur de Contenant, rentra en garnison en cette ville du Neufchâtel K

— Déceds de M« Jean Tricotté, grenetieren ce lieu, en son lieu (sic) de la Houperie 4, proche de Neufville-Ferrieres,

I « Cueillette du plat » est encore le nom donné, dans certaines églises du Pays de Bray, à la quête pour un saint ou pour une confrérie quelconque. Un cofifre, déposé dans l'église, en reçoit le produit, s Avec « Passistance >». Ils siégeaient ensemble.

) « Le baron de Contenant fut gouverneur de Goumay en 1 594. » M. Potin de la Mairie^ Hist, de Goumay, II, 148. — Sa compagnie tenait garnison à Neufchâtel depuis 1610, sauf quelques interruptions, comme on le verra plus loin, p. 154.

4 Plus loin Samuel Tricotté sera qualifié : « sieur de la Hcuperie », hameau de Neuville-Ferrières, a kilom. S.-E. de Neufchâtel. Voir p. 166.

étant de la religion prétendue, âgé de plus de ix^'^vj ans >, lequel avoit été contraint de resigner sondit esut, dès Pan mvclxxij a, et fut enterré à Dieppe, dans le cimetière des huguenots. '

— Il faut icy noter que je n'aurois fait icy mention des trépas cy devant arrivés aux sieurs de Senarpont, de Besencourt î, de Forges, de Neuville, d'Auviller, de la Salle, de Bully, de Villers, de la Bequerie 4, de Saint-Germain, de Hocourt, de Belleville, de Saint-Marin, de la Belliere, de Rigny, de Vimont, de Canchy, de l'Estendart, de RoncheroUes, de Pommereval, de Ricarville, de Gratepanche, de Maucomble, de Dompierre, de Pimont, de Moulandrin, de Montieraullier,deHemie 5, de Hasteville, Mesnil-Bourdet^ de Pontrencart, de Milleville, de Sainte-Agate 7, de Dampierre, de Villy, de Nellette », de Drainville, de Q.uesnel, Hagranville, de la Fosse, Hastevillette, de Héron, de Viteaux, de la Forest, d'Ambreville, et de plusieurs autres, encore qu^ils soient tous décédés, de mon tems, attendu que les uns sont morts en lieux hors de ma connoissance, étant de la nouuelle opinion, et les autres hors des environs de

' « Tel est bien le texte; il paraît altéré. Cet fige de neuf vingt et six ans (i86 ans) est inadmissible. 11 faudrait, je crois, lire: IV«V (86). n C.

2 MVcLXXII ou MDLXXIL

? « Sic pour Betencourt. » C. — 11 y a deux hameaux de ce nom dans l'arrt de Neufchfitel, communes de Sigy et de Dancourt.

4 « De la Berquerie ». Famille dont un membre sera député aux Etats de' Normandie de 1629. Cahiers des Etats sous Louis XIIL il, 379.

5 Montlandin, Montérollier et Hesmy, arrt de Neufchâtel.

6 Nous supprimons la virgule du texte, entre Mesnil et Bourdet Mesnil-Bourdet est un hameau de la commune de Sommery, canton de S.-Saens, arrt de Neufchfitel.

7 Ste-Agathe-d'Aliermont, arrt de Neufchâtel.

8 Neslettc, sur la Bresle, confins de la Normandie, dans la (Somme arrt d'Amiens, canton d*Oisemont?

cette ville, et ainsi que mon dessein n^estoit que de faire mémoire de ce qui se seroit passé dedans cette dite ville du Ncufchâtel, et es environs ».

— Possession prise de Testât de controlleur eslû par Guillaume Boschier^ laboureur, demeurant à Mesnouval ^ dont il avoit été pourvu par vacation de feu M^ Estienne Poisblanc, en 1623.

— Audit an 1623, M« Louis Brumen fut reçu en Tétat de lieutenant de M. le Bailly de Caux, et en prit possession, en ce lieu du Neufchâtel, nonobstant les oppositions des sieurs de Rosay ', de Falaise, et le sieur curé de Bremotier (sic) 4, lesquels accusoient ledit le Brumen de crimes de faux et de concussions; enfin par differens arrêts quMl obtint, il se purgea de ces fausses accusations.

— Audit an 1623, par sentence du lieutenant criminelde ladite ville du Neufchâtel, un Quidam, natif du village de Beaussaut, fut pendu et étranglé, pour avoir volé un pauvre homme sur le chemin de Buchy et pour Tavoir voulu assassiner et tuer avec un pistolet.

— Déceds de M^ Nicolas le Bon, mesureur de grains, audit an 1623.

^ Exécution faite du nommé Cyprien le Roy, demeurant au Boscourdet s, âgé de 23 ans, par sentence du lieutenant

I Comme pour les noces, Miton a cité plusieurs de ces décès.

3 Ménouval, 4 kilom. N.-E. de Neufchfitel.

) « Le mscr. n*a pas de virgule ». C. — Il en faut une. Rosay est une commune de l'arrt de Dieppe, voisine de Bellencombre, et Falaise est le nom d*un homme, qui a déjà paru plus haut, p. 141 et 144.

4 « Brai-Montier-sur-Neufchâtel », Toussaint-Duplessis, Description de la Haute'Normandie, ou « Brémontier ». Hameau de la commune de Massy, au S.-O. et tout près de Neufchâtel.

5 Bosc-Bourdet, nom qui reviendra plus loin. Nous n'avons retrouvé que le « Clos-Bourdet », hameau de la commune d'Haudricourt, arrt de Neufchâtel. Peut-être « Bosc-Bourdel' » pour « Bosc-Bordel », près Buchy, arrt de Rouen.

criminel du Neufchâtel, assisté du vice bailly de Caux ^, pour vols de vaches et moutons, lequel fut pendu et étranglé, devant les halles, audit an 1623.

— Noces de Thomas Vincent, drapier, avec Anne Petit, fille d^un mercier, audit an 1623.

— Audit an 1623, la peste fut en ceue ville, laquelle fut apportée de Rouen par un nommé Videbout, tanneur, par des cuirs qu'il avoit achetés, et par un autre pauvre homme, surnommé Bault, qui avoit apporté de vieux drapeaux > de Saint-Saen, où ladite peste étoit fort véhémente, et de ce mal, la femme et quelques enfants de M^ Nicolas Bernard, avocat, en moururent, et plusieurs autres.

— Noces de Me Estienne Besuel, avocat, et d^Anne le Bon, fille de Nicolas le Bon, avocat^ audit an 1623.

— Noces du sieur de la Moissonnies fsicj^ et de damoiselle Marie de Mouchy ^ sœur du sieur de Mouchy Campeneuseville, 1623.

— Noces de damoiselle Qaude de Mouchy, veuve du sieur du Tournoy, Anglois, avec le sieur de Basdou, Tundes chevaux légers de la compagnie du Roy, en 1624 4.

— Déceds de la femme de Pierre Denise, sergent royal, audit an 1624.

— Déceds de Pierre Goust, prêtre, chapelain de Téglise de Notre-Dame du Neufchâtel, en 1624.

— Noces d'Adrien Forestier, veuf, avec Françoise Mouchard, audit an 1624.

1 Voir plus haut, p. i'5o, le mot « concurrence ».

2 Vieux linges.

) Moréri donne « Monchy » . « Marie de Mouchy épousa Socrate Aubert, seigneur de la Moissonnière en Normandie. » Elle était sœur d'Isambart de Mouchy, seigneur de Campeneuseville. — Le P. Anselme, Histoire des' Grands Officiers de la Couronne,

4 « Claude de Mouchy, femme 10 de Guillaume du Tournoy, Anglois, gentilhomme de la chambre du Roi ; 20 de Simon de Badou, seigneur de Prunay, près Ably. » Le P. Anselme, Ibid,

— Noces de Thomas Fresnoye avec Charlotte Ri viere , en 1624.

— Déceds de la dame de Boscgieffroy, en 1624.

^ Déceds de M^ Jean Diel, conseiller du Roy en ses Conseils d^Estat et privé, et premier président en sa Cour des Aydes en Normandie, auquel son fils a!né. Maître des requêtes ordinaires de Thôteldu Roy, succéda et prit possession, en 1624'.

— Déceds de M^ Jean Huideron (sic) % prêtre, chapelain de l'église de Saint- Jacques du Neufchâtel, en 1624.

— Déceds de François de Fry^ dit le Gaugeux (sic), le samedy de Pâques fieury, en 1624 '.

— La compagnie des Chevaux légers du Roy, composée de cent Maîtres, fut réduite à quarante-cinq, et sortit de garnison de cette ville^ oti elle étoit, dès Pan 1 601, et étoit sortie et rentrée, à diverses fois, et s^en alla en garnison à Caudebec en 1624, ladite compagnie conduite par le baron de Contenant ^

^ Déceds d^Alexis Rivière, sergent royal, en cette ville du Neufchâtel, en 1624.

— Déceds de Madelaine le Soyer, femme de Samuel Tricotté, sieur de la Houperie, en 1624.

— Déceds de dame Catherine de Hémont, femme de M. le baron de Bully, gouverneur du Neufchâtel, âgée de 40 ans, le jeudi absolu 4, le quatrième jour de mars xvi^ xxiiij (1624.)

I Heuderon, Heudron ?

> Reçu à sa charge, le 28 février 1624 (Farin), il en prit ]x>88e8sion le 3i mars suivant.

? Voir plus haut, p. 1 5o. Sur le « Roolle de la compagnie des Gens d'armes de Monseigneur le duc de Longueville entré à Neuf-chastel 1 e quatriesme septembre MDCXXl », on compte 74 noms. — Voir Bulletin de la Société de l'Histoire de Normandie, II, 186-188.

4 Le Jeudi Saint.

— Secondes noces de Jean Bourse^ tavernier, avec Anne Boutin, audit an r 624.

— Audit an 1624, le malheur étoit si grand par toute la France que, néanmoins la rigueur de TEdit fait par le Roy > portant deffenses de se battre en duel, à peine de la vie, et d^étre prévenu de crime de leze Majesté, si est-il que il ne se parloit que de combats et massacres qui se faisoient de deux à deux, ou de plus grand nombre ', de sorte que les Parlements où tels duels arrivoient, conformément audit Edit, condamnoient tous ceux qui échapoient de tels combats à être décapités, et les corps morts portés au gibet, comme criminels de leze Majesté, avec confiscation de corps et de biens ^

— En ladite année 1624, les fruits des arbres, pommes et poires, périrent en Normandie, presque partout, si bien que le poinçon de cidre, valut 24 liv., et fut la saison si seiche et aride qu'il ne plût que fort peu, depuis les Rogations 4 jusqu'à la my-aoust, et fut la seicheresse si grande que les mars demeurèrent arrêtez, et avec fort peu de fruits, si bien que les orges, avoines, pois et autres menus grains, furent fort chers, le beurre étoit aussi très-cher, mais en récompense Dieu envoya quantité de bled et de vin.

— Le lundy, 22^ juillet 1624, Adrien de Malgrange épousa une fille de la ville d'Eu, nommée Louison.

1 Sous Louis XIII, des édits contre les duels furent faits en 161 1, 161 3, i6a3 et 1624, le dernier dont il est ici question. Cette mesure annonçait l'entrée de Richelieu au Conseil, le 19 avril 1624.

2 Un journal inédit du temps cite cinq duels, du 7 janvier 1614 au i3 février suivant. « Chaque page en annonce d'autres entre personnages de marque, et presque toujours l'issue en est sanglante. » Histoire de l'Administration en France, par M. Chéruel, I, 272.

) Le supplice de Montmorency-Bouteville et Des Chapelles, décapités le 21 juin 1627, par Tordre de Richelieu, parviendra seul à calmer un peu la fureur des duels.

4 i3, 14 et i5 mai.

— Audit an, Pierre Bodin, âls de Jean Bcxlin dit de la Bastille^ épousa la fille de ^ean Miton, de la ville d'Eu.

— En ladite année 1624, Pabbesse de Bival > et ses religieuses furent grillées, et privées de la communication du peuple, étant recluses et enfermées comme celles du Clair- Ruisset, de Saint-Saën, de Montiviller ', et autres lieux^ qui se réformèrent d'elles-mêmes, et se trouva que le peuple s'adonna fort à la piété et à une réformation de mœurs, comme de fait; auparavant la dissolution étoit si grande à Tendroit des religieux et de la justice, que tout étoit déréglé et désordonné et sembloit que il se dût ensuivre une telle dissolution qu*on ne vouloit plus tenir aucune forme ny règle ancienne, ce qui occasionna que il s'établit, au lieu des Cordelliers ^ des Capucins, des Pénitens réformez, et des Récollets, comme de même au lieu des Jacobins furent institués autres religieux de cet ordre qui étoient sans chemises, sans draps et déchaussés, et des Carmes de même 4. Pour les filles de même ordre, des Capucines, des Ursulines, et des

1 Cette réforme eut lieu sous Louise Martin, religieuse du monastère de St-Amand de Rouen. Après avoir obtenu des bulles, le 5 octobre 1601, elle fut consacrée, le 22 juillet 1608, par François Péricard, évéque d'Avranches, et résigna son abbaye en i658. Gallia christiana.

2 Qair-Ruissel, Saint-Saens et Montivilliers. — Le Clair-Ruissel, hameau de Gaillefontaine, cant. de Forges, arrt de Neufchfttel, avait un prieuré pour des religieuses de Fontevrault, ordre de St- Bernard. Il subsiste dans ses parties principales.

I L'établissement des religieux de l'ordre de St-François, connus sous le nom de « Cordeliers », remonte au xiii* siècle, au règne de S. Louis. Les religieux cités ensuite s'établirent en France, à une date postérieure : les Capucins^ en iSjS ; les Pénitents réformés, en iSgS ; les Récollets, en 1592.

4 Les Dominicains ou Frères prêcheurs, établis en France, en 12 16, eurent pour réformateur de la congrégation de France, le P. Michaelis, en 161 5, et les Carmes déchaussés entrèrent en France, en i6o5.

Hiéronimites ', bref, tout le débordement qui sMtoit vu aux maisons faisant profession delà religion, se réformèrent sans y être contraints, et reprirent les austérités et règles de leur ancienne institution, ce qui arriva des dérèglements et abus qui se commettoient par toutes les maisons faisans profession, des vœux de religion, et du murmure que le peuple en faisoit avec ce que les prétendus réformés n^avoient pour leurre et appuy de leur religion que le dérèglement des prêtres et religieux des monastères >.

— Déceds de Jean Denise, fils aîné de Robert Denise, fils d'un marchand, en 1624.

— Déceds de M« Nicolas le Bon, avocat en ce lieu, en 1624.

— Noces d*Ântoine Quinton, sieur de Lobez, lyonnais^ et de Marie Bougler, fille de M^ Christofle Bougler, procureur du Roy en ce lieu, audit an 1624.

— La seicheresse continuant de plus en plus en cette ville et aux environs, les villages scituez sur les hauteurs étoient obligez d*aller plus de deux lieues pour avoir de Teau pour eux et pour leurs bestiaux; on fit des processions de tous cotez pour avoir de la pluye, et il en vint.

— Aux assises du Neufchâtel, tenues par M. de Cauquigny ?, lieutenant général du bailliage de Caux, en 1624, les sieurs Louis Brumen, fils du lieutenant particulier, et Louis Bodin, fils de M« Jean Bodin, vicomte, prêtèrent le serment d'avocats.

> Les Capucines s'établirent à Paris, en x6o6; lesUrsulines en 1604; Il réforme des religieux Hiéronymites, que les religieuses durent suivre, est antérieure.

a Ce fut là, en effet, Tun des motifs que Luther fit valoir dans sa lutte et dans sa rupture avec Rome, en xSiy.

) « Messire Pierre de Cauquigny, sieur de Cauville, président de la chambre des comptes en 1629. » Farin, Jbid.

— Environ le 1 5 septembre », audit an, le feu prit à l'Hôtel-Dieu de la Madelaine de Rouen, dont une partie fut brûlée, avec neuf à dix maisons près dudit Hôtel-Dieu, et sans l'ordre donné par le sieur de Longueville, gouverneur de Normandie, qui y étoit pour lors, et la présence du Parlement, une bonne partie de la ville se fût trouvée en combustion.

— Déceds de M« Pierre Bougler, bailly du duché d'Aumalle, en 1624. Son fils luy succéda audit estât >.

— Comme Thyver de ladite année 1624 fut fort rude, l'esté fut trè-sec et aride; il n'y eut presque pas de foin, beaucoup de bœufs, vaches, moutons moururent, ce qui fut cause que la viande étoit extrêmement chère, la vollaille et le beurre à proportion.

— Déceds d'Anne Lasnier, femme de M« Robert HuUin, avocat, âgée de 66 ans, en i623.

— Déceds de Thomas Poupart, drapier, en 1624.

— Déceds de M« Guillaume Sadet, receveur du Domaine au Neufchâtel, auparavant cordonnier, en 1624.

— Noces du sieur de Nesle ^ fils aîné du sieur de Saint- Saire, avec la fille du sieur de Maucomble, de Gratepanche4, en 1624.

i La date exacte est le i3 septembre 1624. « L'incendie dura près de dix jours, et il consuma pour plus de neuf cens mille francs de maisons et marchandises ». De Masseville, Hist. de Normandie, VI, 1 1 2,

a Les noms de ces deux baillis ne se trouvent pas dans VHistoire d'Aumale, de M. Semichon. — Le père avait écrit sur le droit. H existe une Explication des articles et chefs du crime de lèiçe majesté, par maistre P. Bougler, bailly d'Aumalle. Paris, 1622, in-8. Livre curieux où Ton trouve : Arrest de la cour du parlement contre le trés-mechant parricide François Ravaillac,

) Jean de Boulainvilliers, fils de Samuel. — Voir plus haut, p. 96.

4 11 failt une virgule entre le nom de ces deux fiefs. — Voir plus haut, pour le dernier, p. 140.

— Prise de possession de Testât de Préeslû, de nouveau errigé en eslection, par M« Eustache Vetier, natif de la ville deRoOen,en 1624.

— Noces de Jacques de la Fresnoye, fils de. feu Pierre de la Fresnoye, et de Nicole Hucher, fille de Hubert Hucher, de Fromerye, en 1624.

— Déceds de Martin Laboure, demeurant à Lucy, en

— Déceds de M« Qaude de Lestre, vicomte de Gournay, en 1624, auquel office son fils succéda >, et à Testât de lieutenant de Laferté ^.

— Déceds de M« Cyprien Malgrange, cy devant commis au greffe du bailliage de cette ville, en 1624.

— Déceds de Vincent HorchoUe, tanneur^ en 162 5.

— Déceds de Vincent Mouchard, dit des Mallettes, en

— Noces de Pierre de la Boe, fils de Jacques de la Boe, grenetier, avec Catherine Canchon, fille de M« Vincent Canchon, président en cette éleaion, en 162 5.

— Noces de Nicolas Sadet, fils de feu M^ Guillaume Sadet, receveur du Domaine du Roy, au Neufchâtel, avec la fille du sieur Godefroy, receveur des Tailles duditlieu, en 162 5.

— Au mois d'avril 1625, M^ Robert Hullin, fils puîné de M^ Robert HuUin, avocat, chanta sa première messe au Temple de Notre-Dame de ce lieu.

I «< Claude de Lestre, écuyer, sieur de Hodanger, fut lieutenant-général de Gournay, en 1609.

« Claude de Lestre, son fils, fut lieutenant-général en 1624 ». M. Potin de la Mairie, Hist. de Gournay, II, 283. — Miton en fait le « vicomte de Gournay ».

3 A 25 kil. S.-E. de Neufchâtel, canton de Forges, La Ferté avait alors une haute-justice. On l'appelle aujourd'hui : « La Ferté-Saint- Samson », par la réunion de ces deux paroisses, comme cela a eu lieu pour bien des communes actuelles du département.

^ Audit an i625, grande seicheresse qui fut la cause que le vin, le cidre, le poiré furent chers; le bled ne valoit que cent sols la mine.

— Prise de possession de Pétatd^assesseur', par M^ Pierre Bodin, par résignation quiluy en avoitété faite par M« Vincent Canchon, en 1625.

— Exécution faite à RoUen d'un surnommé Martel, natif de Dieppe, prêtre, curé de Etren *, qui avoit voulu établir Tordre des Hiéronimites en ce pays, et bâty un monastère près le bois de Maubuisson, lequel convaincu d^avoir voulu attenter sur la personne du Koy et du pécbé de sodomie avec un sien serviteur fut rompu sur la roue et puis jette dedans le feu vif, et ledit serviteur pendu et étranglé, ce qui fut exécuté audit an 1625 K

— Lesamedy, 17* may, audit an 1625, la pluye tomba en telle abondance qu'elle emporta jusqu^à trente maisons au village de Mesnil, aux Moines près Aumoy 4, et si parmy ce

i Les Assesseurs étaient vus d'un mauvais œil par les Etats de Normandie qui les jugeaient ainsi : « De tous les offices supernuméraires nouvellement érigez, il n*y en a point dont la conséquence soit tant périlleuse au public comme ceulx d'assesseurs. Les charges de judicature sont, par ce moyen, divisées en tant de parties et si infinies, que cela étouffe la vigueur de la justice, ternist son lustre et ravalle Thonneur et Tauthorité des magistrats. Tel qui n'a jamais faict profession de lettres, qui sçait à grande peine discerner le juste d'avec l'injuste, se faict facilement pourveoir à ces petits offices, le vray reffuge des personnes de telle farine, pour distribuer aveuglement la justice à vos pauvres subjectz. » Cahiers des Etats de Normandie sous Louis XUI, année 1614, I, 107.

a Etran, à 2 kilom. S.-E. de Dieppe, aujourd'hui hameau de la commune de Martin-Eglise.

i L'exécution de François Martel, curé d'Etran, et de son domestique, Nicolas Galeran, eut lieu, à Rouen, le 27 janvier 1625.

4 11 faut lire : « Mesnil-aux-Moines, près Osmoy, » aujourd'hui le Mesnil-Follem prise, cant. de Bellencombre, arrt de Dieppe, dans un pays boisé et voisin de la Béthune. — Osmoy est à présent un hameau de la commune de St-Valery-sous-Bures.

désastre furent trouvées vingt-cinq à trente personnes mortes, qui furent emportées au courant de Peau, de sorte même qu'avec toute difficulté pouvoit-on juger ny remarquer, par les propiétaires desdites maisons^ les lieux où elles avoient été assises et bâties, et le débordement fiit si grand au village de Mortemer s et la pluye si abondante qu'elle submergea entièrement des pièces de grains, et noya des moutons, vaches, et autres bestiaux, de sorte qu'il y eut des personnes qui perdirent la valeur de plus de i ,000 liv.

— Au commencement du mois de may 1625, arriva à Calais un malheur insigne au monastère des Capucins, auxquels ayant été donné une bouteille de vin en la queste, avoit été au retour de ceux qui faisoient la queste, versée avec ce qui en avoit été apporté et donné par les autres habitants^ dont en ayant été servi à la table du réfectoire pour le souper de cette compagnie, se trouva que ladite bouteille de vin étoit empoisonnée, qui occasionna la mort de quatorze d'iceux, la nuit ensuivant, même l'apothicaire et le chirurgien, dontils se servoient^ les étans venus voir le soir même, et goûté dudit vin, moururent pareillement, la même nuit; de sorte que le lendemain deux de cette famille qui étoient aux champs, arrivans le matin sur les 8 à 9 heures, voyans qu^on ne leur ouvroit pas la porte de ce monastère, la firent rompre, se doutant bien de ce qui estoit, et étant entrés ils trouvèrent tous ces pauvres Pères sur la terre tous roides morts.

— Possession prise de Testât de M^ particulier des forests de Caudebec et Neufchâtel, par M« Michel Chrestien, en cette ville du Neufchâtel, laquelle possession M^ Charles du Mesnil luy resigna, en 1624.

— La pluye dont on a parlé cy devant fit une infinité de ravages en plusieurs endroits et signamment au bourg de

« Mortemer-sur-Eaulne, à 6 kilom. E. de Neufchfltel.

Pavilly, oîiy par la ravine de Teau, les maisons, moulins et arbres seroient allés à val de Teau, et causé des pertes insignes i.

— Audit an 1625^ Adrien le Clerc, moine à Thôpital de ce lieu, chanta sa première messe.

— Possession prise de Testât d^avocat commun en ce siège du Neufchâtel, par M« Adrien Le Févre, ayant fait le serment au Grand Conseil, audit an 1625, et par Cezar le Boulenger aussi de Testât d^avocat, ladite année, dont il avoit prêté le serment au siège présidial de Caudebec^ le tout pardevant le lie\itenant Bremen >, qui leur bailla scéance au barreau du prétoire.

— Les assises dudit Neufchâtel tenues. M* Jean Conterel ? prêta le serment d'avocat, en 1625.

— Déceds de M« Robert Denise, avocat, en 1625.

— Déceds de honnête femme, Nicole Bougler, veuve de feu Isaac Vassagne, eslû> âgée de 57 ans, laquelle ayant été surprise de la peste, en la maison de Cardin de Lormel, en mourut subitement. Ladite contagion commença par ledit de Lormel, à cause des laines qu^il avoit achetées au pays de Caux, oti ladite maladie étoit, les enfantsdudit Lormel moururent aussi. Ce qui fut cause que cette maladie vint audit Neufchâtel, c'est que Ton ne s^en donnoit pas assez de garde.

— Déceds dudit Cardin de Lormel, de la peste, en 1625.

— Mort du frère Gédéon Darendel, prieur de THôtel- Dieu et hôpital de ce lieu, de la peste, en 1625.

— Frère Adrien le Clerc, moine audit hôpital, prit possession dudit prieuré, la même année 1625.

t U en fut de même dans toutes les vallées des environs de Rouen. Voir Histoire de Rouen, par M. Periaux, 426.

2 « Ailleurs « Brumen w, qui paraît la véritable forme. » C. — Tel est bien le nom souvent répété dans le Mémoire de Miton. Voir p. i32.

) Plus loin, on lit : « Pierre Cointerel », p. i65, qui doit être le vrai nom de famille et peut être aussi le prénom.

^ Déceds de frère Pierre Bit, religieux de Thôpital dudit Neufchâtel, mort de la contagion, en 1625.

— Audit an i625, de Lormel, fils du tabellion, fut reçu au serment d'avocat en ce siège, à la charge de le retirer (sic) ', à rassise prochaine.

— Audit an, mourut François Bougler, fils du procureur du Roy; ledit Bougler, étant novice à Thôpital, fut surpris de la peste et en mourut.

— Trépas de Vincent Retel, sergent royal au Neufchâtel, le i4« septembre 1625.

— Serment prêté, à la Cour de Parlement, d'avocats, par M« Charles Ambrinhet *, et M« Denis de Lormel, pardevant le lieutenant Brumen, en ce lieu, et la prise de possession desdites charges ), assises dudit Neufchâtel tenues le lundy i6« septembre 1625.^

— Déceds de M« Pierre Caruette, cy devant grenetier au magazin à sel de ce lieu, étant demeuré aveugle, audit an 1625.

— Déceds de M« Pierre le Févre, prêtre, chapelain de réglise de Notre-Dame de ce lieu, cy devant curé d'Espinay^ en 1625.

— Déceds de Gieffroy le Heurteur, dit Mantouret, âgé de 65 ans, en 1625.

— Déceds de Jean Acard, tavernier, à renseigne du Lièvre,

— Déceds de Pardillan 4, chevalier de l'Ordre de Saint- Michel, sieur de Launoy près Saint-Riquier, fut inhumé au

1 « Probablement pour réitérer ». C.

2 « Plus loin Ambruchet ». C. — Cestle vrai nom. Voir p. i65.

) « Il semble qu'il faudrait : aujr ou èj assises. Cependant on supprime quelquefois la préposition dans le style juridique. » C.

4 II avait nom N. de Maurin, chevalier de Perdallian. Il était d'une famille normande qui possédait Aulnoy ou Launoy, hameau de St- Riquier-en-Rivière, canton de Blangy, arrt de Neufchfttel.

temple de Bernesaut, le visage découvert, vêtu d'un habit de frère pénitent, vis-à-vis du crucifix, en 1625.

— Déceds de Suzanne Tricotté, femme de Christofle Bodin, enquêteur, en 1625.

— Déceds de M« Toussaint Valetier, prêtre, de la paroisse Saint-Jacques, en 1625.

— Déceds de Marguerite de la Coudre, en 1625.

— Déceds de M^ Noël Julian, prêtre de la paroisse de Notre-Dame, en 1625.

— Déceds de Catherine Baillard, femme de M« Charles Miton, bailly de Bures, en 1625. '

— Déceds de Marguerite Miton, femme de Jean Bodin, drapier, en 1625.

— Déceds de M^ Robert HuUin, avocat, âgé de 78 ans, en 1625.

— Déceds de Roben de Lormel, tabellion du Neufchâtel,

— Déceds de M^ Jacques le Blond, controlleur au magazin du Neufchâtel, en 1625,

— Déceds d'Antoine Bodin, chaussetier, mort de la peste, en 1625.

— Noces de Mathurin de Launoy et d'Adrienne Bodin, en ladite année 1625.

— Déceds de Roben le Heurteur, âgé de 54 ans, en 1625. Il avoit été auparavant condamné à être pendu et étranglé, par arrêt du Parlement de Paris, pour avoir été convaincu d'avoir faussement témoigné contre M« Antoine Picart, d'Aumalle, d'avoir falsifié la monnoye.

— Déceds de M« Vincent Métas ', prêtre, curé de la chapelle delà Léproserie de Saipt-Jean, en 1625.

— Déceds de Catherine de la Ville, veuve de feu Vincent Mouchard, en 1625.

I Plutôt « Métau n qui se trouve plus haut, p. 1 3o.

— Noces de Charles H ucher, de Fromerye, et de Marie Engren, en 1625.

— Déceds de Nicolas Restel, tanneur, âgé de 75 ans, en 1625.

— Déceds de Marguerite de Fry, veuve de feu Jean Sonnier », en 1625.

— Déceds de Pierre Bruhier, tailleur, en 1626.

— En 1626, Nicolas Bodin, fils de François Bodin, marchand de draps, se fit religieux à Thôpital du Neufchâtel.

— Audit an 1626, Jean Bodin, fils de Jean Bodin, dit la Bastille, chanta sa première messe en Téglise de Notre-Dame.

— Noces de Jacques Mouchard avec Jacqueline Denise,

— Audit an, Jean Bougler, âgé de 12 ans, fut reçu moine de Thôpital de ce lieu, et Charles Baillard, fils du lieutenant criminel, y fut reçu, un mois auparavant.

— Noces de M« Pierre Cointerel, avocat, et de Louise de la Boe, fille de M« Jacques de la Boe, grenetier, en 1626.

— Noces de François de Lormel, fils du tabellion, et de Marie Godefroy, fille de Me Jean Godefroy, grenetier, en

— Noces d^Estienne Campaigne, mercier en ce lieu, et d^Anne Canchon, fille puinée de M^ Vincent Canchon, président en l'élection de ce lieu, en 1626.

— Noces de M* Jean Picard^, bailly d'Aumalle, et de Suzanne Brumen, fille du bailly de Caux, 1626.

— Noces de M« Charles Ambruchet, avocat, et de Jacqueline de Lormel, fille de feu Roben de Lormel, tabellion, en 1626.

— Audit an, M« Pierre de la Boe fut reçu à Testât de gre-

1 Pour Saunier ou Saonnier? — Voir, plus haut, ce même nom, p. 72, 92.

2 Noble homme, Jean Le Picard, seigneur de Saint-Ouen et du Montier.

netier au magazin à sel de ce lieu, par résignation à lui faite par M« Jacques de la Boe, son père.

— Décès de Robert Denise, estainier », demeurant avec son fils, curé de Fesques », en son presbytère dudit lieu, en 1626. 11 fut reporté au Neufchâtel et inhumé en l'église de Notre- Dame.

— Déceds de Jean de Cauchy, marchand, âgé de 68 ans,

— Déceds de Jeanne Bernard, veuve de feu Nicolas le Bon, mesureur, en 1626.

— Noces de Marie le Bon avec un nommé Bourgeoise, audit an 1626.

— Déceds de Catherine Bougler ), femme de M« Léger Bloquel, controUeur eslû de ce lieu, en 1626.

— Noces de Louis Morot, orfèvre, avec Anne Hiesse, en ladite année 1626.

— Déceds de Samuel Tricotté, subitement arrivé, étant en la ville de Rouen; ledit sieur Tricotté, sieur de la Houperie, étoitde la religion de Calvin, mort en ladite année 1626.

— Le samedi penultiesme de may, audit an 1626, arriva une si grande tempête, foudre, pluye et grêle, grosse comme un œuf, qui passa par Clays 4, oti mon fermier fit perte de quinze acres de bled et d'une tonsure de pré et d^herbage, même rompit les greffes de plus de 200 entes s, qui furent toutes perdues, lesquels foudre, grêle, pluye et tempête firent

ï « Potier d'étain » ? C. — Vraisemblement ou peut-être « Etamier », celui qui fait des articles en « estame » ?

a A 4 kilom. N. de Neufchfttel.

) « Ordinairement Bouglet ». C. — Cest « Bougler », qu*il fallait lire partout. « •

4 Clais, 8 kilom. N. de Neufchfttel, dans la vallée d*Eaulne.

5 Au sens normand, les jeunes poiriers ou pommiers nouvellement greffés.

beaucoup de dégât à Baillolet, Mainieres * et autres lieux, ce qui occasionna une perte inestimable.

— Noces de M« Denis Lormel, tabellion de ce lieu, et de Jeanne de Dorlens, HUe d'un marchand de Gamaches, en 1626.

— Rencontre du sieur de Nesle, fils unique du sieur de Saint-Saire *, et d'un surnommé Anceaulme, de Saint-Saire, près du village de Nesle, oti après quelques propos de rigueur tenus Tun à Pautre, ledit sieur de Nesle, se sentant offensé par ledit Anceaulme, le tua d'un coup de pistolet, en 1626.

— Prise de possession d'un état d^eslû, de création nouvelle, par Antoine Commère, en 1626.

— Déceds de Roger le Blond, dit Boscbourdet, en 1626.

— Déceds de Madelaine Vassagne, veuve de feu M« Jacques de Gasteville ), en 1626.

— Déceds de Madelaine Garin, femme de M^ Germain Baillard, en 1626.

— Déceds de Jean Mensire, qui avoit été brasseur en sa jeunesse, et mourut subitement, en 1626.

— Déceds d'Alexandre Picart, fils de M« Antoine Picart, avocat du Roy, en 1626.

— Déceds de Pierre Petit, mercier, âgé de Ivj ans, audit an 1626; après avoir soupe avec sa femme et enfans, comme il pensoit sortir de sa maison [>our se promener, tomba par terre mort sans parler à personne, ny avoir été malade.

— Audit an 1626, Pierre Bit, hostellicr du Plat d^estain, au Neufchâtel, épousa, à Saint-Aubin près d'Arqués, une fille, servante de Madame de Torchy.

— En la même année, Alexis Sadet, commis au greffe de

1 Baillolet, au S.-O. de Clais, à peu de distance, et Mesnières, au N.-O. de Neufchâtel, dans la vallée de la Béthune.

2 Jean de Boulainvilliera, fils de Samuel de Boulainvilliers, seigneur de Saint-Saire. — Voir plus haut, p. 1 58.

) Hasteville, lieutenant du vicomte. Voir plus haut, p. i3i.

ce lieu, épousa Catherine Fresnoye, fille de defifunt Pierre Fresnoye de cedit lieu.

— Déceds de Massette » de la Frenoye, veuve de Jean le Fevre, en ladite année 1626.

— Déceds de Nicole Vassagne, fille de feu M« Pierre Vassagne, et veuve de feu Me Pierre Bougler, bailly d'Aumalle, en 1626.

— Le 7« janvier 1627, sur les 8 heures du soir, Louis Vassagne, âgé d^environ 22 ans, fils aîné d'Isaac Vassagne, fut assassiné et tué roide mort sur la place, d^un coup de pistolet, qui luy fut tiré au côté droit par Pierre Bougler, dit la Pie, son cousin germain ; auquel meurtre furent compris comme complices, les nommés Jacques Engren, Hucher, son gendre, Léger Bloquel, eslû, et son fils aîné, et M^ Christofle Bougler, avocat, frère dudit Pierre, tous deux enfans de feu M^ Pierre Bougler^ bailly d'Aumale;tous les dessusdits fugitifs ou absents.

— Marguerite Duplessis, veuve en premières noces de feu Vincent Bernard, et éi>ouse en deuxièmes noces de Nicolas de Saint-Ouen, sieur de Lafené, et mourut au village de Baiilolet^ en 1627.

— Nôçes de M* André Bodin, avocat, et de Denise Petit, en ladite année 1627.

— Déceds de Madame de Neuville, de la maison de Qaire (sic) >, âgée de 58 ans, audit an 1627.

— Déceds de Catherine Vassagne, femme de M« Baptiste Godefroy, receveur des Tailles, audit an.

— Noces de Jacques j Vassagne, fils de défunt M^ Isaac Vassagne, elû, et de Marguerite Miton, fille aînée de

I Macette ?

a Anne de Qères, mariée, vers 1600, à Antoine Doullé, nommait avec lui, en 1608, la cloche de Neuville-Ferrières. M. Dergny, les Cloches du pays de Bray, I, 3 06.

1 « On peut lire « Jacques » ou « Jacquet. » C— ^ Dans cette page, le mot de a été supprimé devant « Vassagne, » ne se trouvant nulle part ailleurs.

Me Charles Miton, conseiller assesseur du Neufchâtel et bailly de Bures, en 1627.

— Noces de Martin Canchon, tanneur, fils de Martin, avec la fille de Jean Bernard, en 1627.

— Déceds de Marguerite le Vacher, femme de M« Pierre le Boulenger, greffier de Pélection du Neufchâtel, en 1627.

— Déceds de Jean Bougler^ dit la Guisoire, audit an 1627, et est inhumé à Notre-Dame de ce lieu.

— Noces d'un surnommé Mouton de Neufbosc, et de Marguerite Piart, en 1627.

— Déceds de Claude le Chevalier, tonnelier, mort de la contagion, en 1627.

— Déceds de Toussaint le Sage, tavernier, à renseigne du Soleil, âgé de yS ans, audit an 1627.

— L'année [627 fut très-chère; la mine de bled valoit 10 liv., Porge 6 liv., le pot de vin 12 s., le pot de cidre 5 s., et surtout la chair à un prix excessif, étant le gigot de mouton vendu 35 s., Tépaule de veau 28 s., et la volaille à Téquipolent, et néantmoins la taille excessive, et impôts outre mesure '.

— Déceds de Jeanne du Val, femme de (Petit?)» Jean Bernard, drapier, en 1627.

— Décès de Daniel de Saresailler, sieur de Brincoste? en 1627; il étoit de la religion nouvelle de Calvin.

— Décès de Charles de Monsures, sieur de Gravai i,

1 Les Etats de Normandie de cette même année se plaindront aussi de la lourdeur des impôts. « Le tiers ordre est le sommier sur lequel tout le fardeau de TEstat se jette, les tailles, les tributz, impositions de toutes sortes; aux vieilles on en ajoute de récentes, et propose- t-on pris et loyer à ceulx qui inventent nouvelles daces, comme nouvelles gcsnes et tortures pour vexer ce pauvre corps auquel il ne reste que la pe.iu. » Cahiers des Etats de Normandie sous Louis XIII, II, 124.

2 Voy. page 1 10, qui ne donne pas le mot « Petit ».

? La plus grosse des cloches de Sainte-Beuve^n-Rivière, consacrée

— lyo —

— M<^ Charles Bodin^ fils de François Bodin, dit Varlouis, chanta sa première messe à Bernesaut, en 1627.

— Déceds d'Antoinette Commère, femme de Gieffroy le Févre, en ladite année 1627.

— L'année 1627 fut fortabondante de tous grains, de vin, de cidres; mais, à cause de Taustérité de la saison de Testé qui fut froide, les vins furent fort verts.

— Décès d'Anne Bodin, femme de M« George Miton, avocat, âgée de 3i ans, en 1627.

— Noces de Vincent Cossard, apoticaire, et de Madelaine Miton, fille du sieur Miton, assesseur au Neufchâtel, et bailly de Bures, en 1627.

— Noces de Me Adrien Miton, fils de M« Charles Miton, conseiller assesseur au Neufchâtel, avec Marie Bernard, fille de feu Vincent Bernard, en 1627.

— Noces de M^ Cézar Boulenger, avocat, fils du greffier de l'élection^ et de Marguerite le Vacher, ses père et mère, avec Catherine Rivière, fille de M^ Alexis Rivière, greffier du vicomte, et de Catherine de Hasteville, ses père et mère, en ladite année 1627.

— Décès de Messire Alexandre Faucon, seigneur de Ris^ premier président de Rouen, qui fut prévenu d'une mort subite causée par une indigestion, en 1628'. C'étoit un fort homme de bien, et un grand dommage pour la Normandie.

— Audit an 1628, lefirere dudit sieur premier président, qui étoit Maître des requestes de l'hôtel du Roy, qui avoit la survivance dudit estât de premier président, en prit possession audit Parlement ^.

en 16 17, porte le nom de Charles de Monsures, sieur de Gravai. M. Dergny, Jbid,, I, 3 18. — Grava! est à 6 kilom. E. de Neufchâtel, et Monsures est dans le canton de Conty, arrt d'Amiens.

I Le 10 février, à Tâge de 64 ans. Il fut enterré aux Carmes de Rouen, a Messire Charles de Faucon, sieur de Frainville, qm avait obtenu

— Siège de la ville de la Rochelle par le Roy Louis XIII, qui commença au mois de septembre 1627 '.

— Audit an, François de la Boe, fils de M^ Isaac de la Boe, procureur, fut reçu au serment d'avocat, par Monsieur de Coquîgny >, les assises séans du Neufchâtel, ledit an.

— Décès de frère François DouUé ', chevalier de Malte et commandeur de Selipcr (sic)^ en Flandres, le vingt unième juin^ audit an 1628, étant en sa maison de Saint-Antoine 4, qu'il avoit acquise^ de son vivant, et fut inhumé en Téglise de Neuville Ferriere J, la veille de Saint-Jean-Baptiste.

— Arrest donné au Parlement de Rouen contre François Martel, escuyer, seigneur de Fontaines et de Bellencombre 6, par lequel il avoit été condamné pour plusieurs actes inhumains commis à plusieurs personnes du pais de Caux, qui appartenoient aux sieurs de Monpinchon et de Dessemalle-

des lettres de survivance, fut reçu immédiatement après la mort de son frère, « sans attendre plus exprès commandement du Roy, qui étoit au siège de la Rochelle ». Farin, Hist, de Rouen.

I « Le duc d'Angoulême commença le siège de la Rochelle le 10 août 1627 »y d*après le président Hénault. Les Anglais s'étaient emparés de rîle de Rhé, dès le a a juillet 1627. Le 9 décembre suivant, Anzeray, sieur de Courvaudon, fera une longue harangue aux Etats de Normclndie sur les affaires de La Rochelle. Cahiers des Etats sous Louis XIII, II, 338-351.

i Voir plus haut, p. 157.

î Frère d'Antoine Doullé, escuyer, seigneur de Neufville-Ferrières, marié à Anne de Clères, vers 1600. François Doullé faisait partie de Tordre de Malte, à titre de « frère servant d'office ».

4 Vraisemblablement au « Manoir de la Montagne », appelé « Hermitage de St-Antoine », ou simplement « Saint-Antoine », à 3 kilom. N.-E. de Neufchâtel.

i Là étaient les tombeaux de la famille Doullé, qui possédait la terre de Neuville-Ferrières, dès la fin du xv* siècle.

6 « François I Martel, dit Fontaine-Martel, Sgr de Fontaines, Bellencombre, Brétigny et Croixmare ». Les Martel de Basquepille-eit' CauXf p. 241. — Voir plus haut, p. 89 tt passim.

ville, ses neveux et cousins ', à avoir la tête tranchée, ses biens acquis et confisqués au Roy, et que sa maison et édifices de ladite seigneurie de Fontaines > seraient rasés, et démolis, les arbres étant aux environs de ladite maison coupés par la moitié, et qu^à faute par ledit sieur de Fontaines d^avoir comparu. Inexécution en seroit faite par effigie; de quoy ledit de Fontaines s^estant pourvu au conseil du Roy, ledit arrêt avoit esté surcis fsicj ; mais lesdits de Monpinchon et Desmalleville en ayant poursuivi la justice, ledit arrest du Parlement,, donné au mois de mars 1628, fut confirmé par un autre arrêt donné audit conseil privé, et ordonné qu^il seroit exécuté suivant sa forme et teneur ^

— Possession prise de Poffice de lieutenant particulier des eslûs en l'élection duditNeufchâtel, par M« Pierre de la Boe, auparavant grenetier dudit lieu, lequel estât il bailla en échange pour ledit état de lieutenant, aux gages de 3oo liv., et au moyen de 1 200 liv. qu'il bailla encore de supplément avec ledit état de grenetier, ladite possession en 1628.

— Solemnité du mariage encommencé d'entre M« Adrien le Févre, avocat, fils de M« Guillaume le Févre, président en l'élection du Neufchâtel, avec Madelaine Bodin^ fille de M« Jean Bodin, vicomte dudit lieu, le jeudy 22^ juillet, au-

I Les descendants de François Martel, Sg* de l*honneur de Montpinçon et du Hanouard, son oncle; et ceux de son frère, René Martel, Sgr d'Esmalleville. M. Hellot, Ibid, — Montpinson est un hameau de la commune d'Heugleville-sur-Scie, arrt de Dieppe; Emalleville, autre hameau de la commune de SuSauveur-d*EmalleviIle, arrt du Havre.

a Fontaine-Martel près Bolbec, et aujourd'hui Fontaine, hameau de cette ville.

I L'arrêt ne fut pas exécuté, mais Fontaine-Martel, dont Miton a souvent parlé (dans son Mémoire), n'en périt pas moins de mort violente, trois ans plus tard. — i63i, 29 juin. Mort de François 1er Martel. « Son nepveu d'Esmalleville, (François, fils de René) estant allé pour luy contester quelques honneurs^ en la paroisse de...... ils y furent tous

deux tués. » M. Hellot, Ibid., 242.

dit an 1628, et la consommation dudit mariage accompli, le lundy ensuivant.

— Noces de Pierre Poupart le jeune avec Suzanne de la Coudre, fille de feu M« Pierre de la Coudre, avocat, en 1628.

— Décès de Pieronne le Heurteur, fille de Gaston, audit an 1628, ledit décès arrivé de deux coups que Pierre le Heurteur, son frère, luy avoit donnés sur la teste, deux ou trois jours auparavant; ladite fille se gouvernoit mal et étoit fort en détestation de ses parents, à cause de la vie lubrique qu'elle avoit menée de long-tems.

— Faut icy noter que le Roy, ayant reçu certains avis, que les Huguenots s^estantcy devant assemblez à la Rochelle et résolus entr'eux de se distraire de Tobéïssance du Roy, et former une république, à Pimitation des Hollandais, qui en avoient bâty une, et s'estoient distraits de Tobéissance du Roy d'Espagne, leur vray et naturel prince, dès l'an 1 567 », Sa Majesté très-chrestienne, par l'avis de son Conseil, pour rompre de tels desseins, avoit assemblé forces, et en premier lieu chassé le marquis de Force CsicJ, gouverneur de Béarn *, et rangé le païs en devoir, et un grand nombre des villes de la Guienne, du Languedoc, du Poitou, du Vivarets, d'Aunis, Dauphiné^ et les pays adjacents, et particulièrement la Rochelle, qui fut contrainte d'implorer la miséricorde et se ranger au devoir, en 1628 ?. Si bien que par ce moyen, s'é-

1 Dès i566, les Pays-Bas s'étaient révoltés contre Philippe II.

2 c Monsieur le Marquis de la Force étoit gouverneur du pays; mais comme il étoit des plus zelez pour le parti huguenot, il abandonna le service du Roy, et travailla à amasser tout le plus de monde qu'il pouvoit ». Mémoires du sieur de Pontis, rédigés par Thomas du Fossé. Louis XIII et le cardinal de Richelieu étaient arrivés au camp de la Rochelle, le 12 octobre 1627.

\ Le siège, commencé le 10 août 1627, se termina par la capitulation de la ville, le 28 octobre 1628.

tant rendue absolue et la puissance en la main, avoit rompu les désirs et desseins séditieux desdits Huguenots ( .

— Décès de Jérôme Denise, dit Bagage^ et de sa femme, audit an 1628.

— Décès de Jean de Beauvais, en 1628.

— Convient icy noter qu'audit an 1628, M^ Louis Brumen, lieutenant de M. le Bailly de Cauxenla vicomte du Neufchâtel, ayant été accusé, par Leonnet de Hobert>,d^avoir commis plusieurs larcins, falcitez 1 et crimes de péculat et reçu à bailler articles; enfin la cause ayant été dévolute, par commission du Roy, en Thôtel des Maîtres des requestes, et sur ce fait plusieurs informations, enfin s'estoit ensuivi arrestdu mois d'octobre audit an, par lequel ledit Brumen avoit été déclaré absous, et ordonné sur la requeste de Brumen qu'il étoit permis d^informer, tant par écrit que par témoins, de ceux qui auroient instigué 4 et incité ledit de Hoben à ladite poursuite, si bien, que par le moyen des censures s, il étoit venu à la çonnoissance dudit Brumen que François Bernard, dit Beausejour, M« Charles Baillard, lieutenant criminel, et Alexis Rivière, tabellion et greffier dudit vicomte dudit Neufchâtel, auroient été prévenus et convaincus d^avoir sollicité ledit de Hobert de faire ladite poursuite, et baillé mémoires et instructions à cet effet, même subvenu de deniers. Au moyen de quoy lesdites informations faites sur ce, et rapportées au siège desdits sieurs les Maîtres des requestes, en leur siège et auditoire à Paris, avoient par leur jugement et arrêt, ordonné, le io« janvier 1629, que lesdits

I C'est la dernière des guerres de religion.

i « Uo est surchargé ; on avait d*abord écrit « Habert ». Plus loin, il y a toujours « Hobert ». C.

) Du latin « Falsitas », dans le sens de « Faux en écriture. » Pièces fausses?

4 Du ItUin « Instigare », exciter, pousser.

( Informations, enquêtes?

Bernard, dit Beauséjour, Alexis Rivière, tabellion, et Me Charles Baillard, lieutenant criminel, demeureroient conjointement condamnés en 3ooo liv. d'amende, 4000 liv. parisis de satisfaction civile, avec interests et dépens; et qu'au regard de Leonnet de Hobert, accusateur, condamné à faire amende honorable, en chepiise, la corde au col, et crier mercy à Dieu^ au Roy et à la Justice; et pout lesdits Bernard, Rivière et lieutenant criminel, privés et suspendus de leurs estais et charges, pendant un an, et privés et bannis de leurs maisons et domicilies, durant Tespace d'un an, de ladite ville et prévôté de Paris, de la ville de Rotien, et de celle du Neufchâtel, condamnés à reconnoistre ledit Brumen, la jurisdiction séante dudit Neufchâtel, à homme de bien, la tête nue, présence de six de ses amis, desquels il voudra faire élection.

— Décès de Messire Gilles Anseray, sieur de Corvodon, et président au Parlement de Rouen, en 1629 ', lequel fut enterré à Notre-Dame du Neufchâtel ^ sans aucune cérémonie, où tous les officiers et principaux habitans dudit Neufchâtel s'y trouvèrent.

— Secondes noces de M^ George Miton, avocat, avec Marguerite Bailleul, veuve de feu M* Jean Cœuillet, en ladite année 1629.

— Noces de Baptiste Godefroy, fils du receveur des Tailles du Neufchâtel, avec la fill^ d'un avocat de Rouen, laquelle étoit pour lors veuve, audit an 1629.

— Audit an, exécution du nommé Louis Huré, accusé de

> Gilles Anzeray, sieur de Courvaudon, mounif^le 26 janvier

a Farin a tort de dire : « 11 fut inhumé aux Carmes (de Rouen). • nist, de Rouen, édiu de 173 1, U* partie, p. 52. C'est à Neufchâtel qu'il fut inhumé, et, comme Farin Ta dit plus loin, Gilles Anzeray doit être cité pour « avoir fait dresser un monument aux Carmes à son père François Anzeray, président au Parlement de Rouen. » VI* partie, 71.

plusieurs vols, condamné par M« Louis Brumen, lieutenant, avec le vice bailly, par concurrence, et fut pendu.

— Second mariage de M« Charles Miton, conseiller assesseur au siège du Neufchâtel, et bailly de Bures >, avec Marie de la Boe, veuve de feu M« Roben Denise, avocat, le vingt deux avril, audit an 1629.

— Exécution, en cette dite ville du Neufchâtel, d^un voleur nommé Castel, demeurant à Bétencourt >, lequel fut pendu et étranglé devant les Halles, par sentence du vicebailly de Caux, en 1629.

— Exécution d'un jeune homme de Caule ), qui fut pendu et étranglé, audit lieu, par sentence et jugement dudit vice-bailly, audit an 1629.

— Autre exécution de deux jeunes hommes accusés de vols, par sentence dudit vice-bailly de Caux, en 1629.

— Noces de Marc Merlier, archer du vice-bailly de Caux, et de Jeanne Bit, fille de M« Thomas Bit, en 1629.

— Audit an, Nicolas Bodin, moine à l'hôpital, y chanta sa première messe.

— Décès de Charlotte Vassagne, femme de M« Vincent Canchon, président des eslus du Neufchâtel, en 1629.

— Par sentence donnée par le bailly vicomtal de Londenieres 4, l'exécution fut faite d'un berger, convaincu de sortilèges, et d'avoir fait mourir le curé de Bailleul ); lequel

> Sa première femme avait nom Catherine Baillard, et deux de ses enfants furent baptisés à l'église Notre-Dame de Neufchâtel, en 16 12 et 16 14. Communication de M. Lefebvre.

a Bethencourt, hameau de la commune de Dancourt, à 20 kilom. N.-E. de Neufchâtel.

) 11 faudrait : « du Caule. » — Le Caule est une paroisse voisine de Sainte-Beuve-aux-Champs, à 1 2 kilom. E.-N.-E. de Neufchâtel, connu aujourd'hui sous le nom de « Caul&-Sainte-Beuve ».

4 Londinières, chef-lieu de canton de l'airt de Neufchâtel.

$ Paroisse au sud de Londinières, aujourd'hui Bailleul-Neuville.

berger fut pendu et étranglé, et par après son corps brûlé et réduit en cendres, audit lieu de Londenieres, en 1629.

— Autre exécution d'un voleur public, au Neufchâtel, audit an, par sentence du vice-bailly de Caux, qui fut pendu et étranglé; il s'appeloit Jean le Tourneur.

— Mort subite de Robert Gressent, après avoir soupe, en bonne santé, avec sa femme et ses enfants, en 1629.

— Autre mort subite de Nicolas Vincent Soufrent \ dit Gros yeux, âgé de 60 ans, après avoir dîné chez un sieur Cousin, en bonne compagnie, étant surpris d''un sommeil, en 1629.

~~ Célébration de la première messe d'un surnommé Valois, neveu de M« Charles Mindorge, en Téglise de Notre- Dame, en i63o.

— Noces de François Caper ', laboureur, demeurant à Hambieres ', paroisse de Clais, avec Cécile de la Boe, fille de M« Jacques de la Boe, grenetier, en i63o.

— Exécution £aite à Londenieres, d'un berger, pour crime de sortilèges, et convaincu d'avoir ensorcelé et &it mourir plusieurs personnes et bestiaux par sort, fiit condamné à être pendu et étranglé^ et par après son corps brûlé, par sentence de M« Nicolas le Clerc, bailly dudit lieu, en i63o.

— Décès du sieur duc d'Aumale, étant en la ville de Bruxelles, en Flandres, en i63o4.

I Un jésuite, le P. Suffren, confesseur de Louis XIII, était appelé, à la cour, « le Père Souffrant ».

a « Le nom est surchargé. On peut lire « Capes t ou « Caper ». Plus loin « Capes » est bien écrit. > C.

9 « Hambures, w hameau de Qais, commune à 8 kilom. N. de Neufchâtel.

4 Charles de Lorraine, duc d*Aumale, l'un des chefs les plus ardents de la Ligue, né en i554. Pour avoir livré plusieurs places de Picardie aux Espagnols, après la conversion de Henri IV, il fut déclaré criminel de lèse-majesté et écartelé en effigie, le 25 juillet iSgS. H mourut, en i63i, à Bruxelles, à l'âge de 77 ans.

— Le jeudy, 4« avril i63o, les. enfans revenans de la Houperie >, à eux appartenants, à la compagnie du fils de M« Alexis Rivière, qui tous avoient pris leur contentement à boire du cidre, passant pour eux revenir sur les sept heures du soir par le moulin à tan ', ledit Rivière tomba dedans la rivière, lequel pensant être secouru par le dernier fils dudit la Houperie, se noya de même avec l'autre.

— Prise de possession dfs Testât de procureur du Roy en la vicomte du Neufchâtel, par M« Adrien le Févre, fils de M« Guillaume le Févre, président des eslus en Pélection dudit Neufchâtel, par résignation à lui faite dudit estât, par M« Christoile Bougler es assises dudit Neufchâtel, tenues par M« Charles Miton, conseiller assesseur, pour l'absence des lieutenants civil et criminel de M. le Bailly de Caux audit lieu, en i63o.

— Exécution faite à Londenieres d^un berger accusé de sortilèges, par sentence de M« Nicolas le Clerc, bailly vicomtal dudit lieu, et confirmée par arrêt de la Cour, ladite exé* cution faite au mois de juin i63o. Ledit berger fut pendu et étranglé, et son corps ensuite brûlé. On ne parloit alors que de sortilèges et de sorciers, même en ces quartiers ).

I « Le RiBcr. est exactement reproduit; il semble altéré. » C. — Après « les Enfans », il paraît nécessaire d*ajouter : « du sieur de la Houperie. »

a La Houperie ou la Houpperie, aujourd'hui hameau de Neuville- Ferrières, à a kilom. S.-E. de Neufchâtel. Pour rentrer en ville, ils durent passer sur la Béthune.

i « Les paroisses avoisinant Neufchâtel, Aumale, Londinières, paraissent Tavoir emporté sur les autres, (pour le nombre des sorciers), au moins durant le xviie siède. En 1618, la haute justice de Londinières envoyait à la potence huit sorciers; en i638, à Neufchâtel, on exécuta de la même manière quinze de ces malheureux. » M. Gosselin, les Petits Sorciers du XVII^ siècle. Revue de la Normandie, 186 5, pages 80-104. — > Les sorciers, et surtout les possédées, jouèrent, plus

— Décès de M« Richard Miton, ancien bailly vicomtal du comté d'Eu, âgé de 66 ans, d^une rétention d^urine, s'estant fait couper, mourut six jours après.

— Noces de Jacques Nicolas Doullet s sieur de Sorqualnville, fils aîné du sieur de Neufvill» Ferrieres, avec une demoiselle, près d^Orléans, au mois de juin i63o.

— Noces du sieur de Tagny *, natif de Picardie, avec demoiselle de L^Estendart, fille unique d'Anne de L'Estendart?, seigneur et baron de Bully, gouverneur du Neufchâtel, en i63o4.

— Prise de possession de Pestât de grenetier dudit Neuchâtel par M« Jacques François Capes, au mois d^avrîl i63o.

— Exécution de Jean le Bourgeois, natif de Gamaches, au mois de juillet audit an i63o, pour vols par luy faits, lequel fut condamné à être pendu et étranglé en la grande place de cette ville du Neufchâtel, par sentence et jugement du bailly de Caux, et exécuté le même jour.

— Audit an, M« Thomas Bodin, commissaire, âgé de 52 ans, mourut subitement d^une hémorragie de sang qui le suffoqua dans son lit.

— Noces de Marie de Hasteville, fille unique de feu M« Jacques de Hasteville, avec le surnommé Trenet, qui

urd, un grand rôle à Bully. A cette occasion, M. Fourcin cite ce dicton conservé parmi les populations voisines.

Bally, Slgy, le Fossé et Sdnt-Saire SoBt les quatre piliers d*enfier.

Voir aussi les Mémoires de du Fossé, IV, 142-153.

1 Jacques DouUé, fils d'Antoine DouUé et d*Anne de Qères, épousa Claude Bondelot. — Sorquainville est une commune de Tarrt d*Yvetot, à 20 kilom. N.-O. de cette ville.

2 Cagny, dépt de la Somme, arrt et canton d'Amiens.

? n eut de Catherine de Créqui six enfants, quatre fils, et deux filles, dont la demoiselle Anne de TEstendart. — M. Fourcin, Ibid,, p. 363- 364. Miton dit unique, parce que l'autre fille était morte ?

4 A partir de 1620. Voir p. 142.

étûit au service de M. le Premier président de Rotien >, audit an i63o, ladite Marie sortie dûdit M« Jacques et de Madelaine Vassagne, sa mère.

— Secondes noces de M^ Vincent Cancbon, président en cette ville du Neufchâtel en l'Election, avec une jeune veuve de 25 ans, fille du nommé Poisblanc de Dieppe, en i63o.

— Décès de la femme de M« Pierre de Fry, cy devant conseiller en la Cour des Aydes de Normandie ', en i63o, et enterrée en Péglisede Bernesaut ^

— Exécution faite à Londenieres, du nommé Grongnet, berger demeurant à Parfondeval 4, accusé de sortilèges et convaincu; fut par sentence de M^ Nicolas le Qerc, bailly vicomtal dudit lieu, confirmée par arrêt du Parlement, pendu et étranglé, et après son corps brûlé et réduit en cendres, le 2i« septembre i63o.

— Décès de Gieffroy HorcboUe s, brasseur en ce lieu du Neufchâtel, audit an i63o.

— Noces de Jean Vincent Bernard avec Cécile Godefroy, fille de Me Baptiste Godefroy, receveur des Tailles de ce lieu, en i63o.

— Noces de M« Nicolas le Clerc, avocat, fils du second

I Charles de Faucon, sieur de Ris et de Frainville.

a Nommé en i588, il avait «édé sa charge, en 1616, à son fils Jacques de Fry, s' de Boisrobert. — Voir ia Cour des Aides de Normandie, par M. d'Estaintot, p. 34.

? Le nom de Berncsault a fait place à celui des Pénitents. Cest aujourd'hui la propriété et l'habitation particulière de Thonorable M. Raoul de Fry, dont la famille figure souvent dans le Mémoire de Miton,

4 Hameau de la commune de Smermesnil, à 10 kilom. N. de Neufchâtel.

5 En i65o, Péglise N.-D. eut un curé de ce nom, avec lequel saint Vincent de Paul fiit en correspondance. En 1634, la congrégation de la Mission, dont « Monsieur Vincent » était directeur, fonda une confrérie à Neufchâtel.

avocat du Roy, avec Louise Brumen, fille du lieutenant de M. le Bailly de Caux, en i63o.

— Noces d'un nommé de la Court, demeurant à Forges en Bray, messager de Paris », avec la fille de feu M« Nicolas le Bon, avocat en ce lieu, en i63o.

— Prise de possession d^un état d^eslû en cette élection, par M« Antoine Picart d' Aumale, en i63i.

— Prise de possession de Testât de vicomte du Neufcbâtel, par M^ Louis Bodin, par la résignation que faite luy en auroit été par M« Jean Bodin, son père, ladite possession, au mois de février 1 6 3 1 .

— Décès de Jean Pinguet, mercier, audit an i63i.

-— Noces de Gédéon Vincent, avec Marie HorchoUe, audit an i63i.

— Décès de Nicole Vassagne, fille de feu M« Isaac Vassagnc, eslû, étant à RoQen pour plaider contre Jacques Vassagne, son frère, pour leur partage, laquelle est enterrée en réglise de Saint-Godart «, en i63i.

— Trépas de Charles Bodin, sieur de Blargies^ âgé de 90 ans, en i63i.

— Le i3« juillet i63i, par sentence du sieur vice-bailly de Caux, Nicolas Fieusselin fut condamné à être pendu et ensuite brûlé ^

— Le i2« janvier i632, Pierre Sarntiel fut condamné, par ledit vice-bailly, à estre pendu et étranglé.

— Le 27« janvier, audit an, Jean Sarvenier fut condamné à être pendu, par sentence dudit vice bailly.

1 Les eaux de Forges, en raison de leur célébrité croissante, avaient donc déjà un service régulier de messageries avec la capitale, — En 1697, le Nouveau Traité des Eaux minérales de Forges, par M. B. Linand, « se vendait, à Forges, chez le sieur de la Cour ».

2 Sa sépulture n'est pas mentionnée par Farin.

) Probablement comme sorcier ; car le supplice du feu leur était infligé, comme on Ta vu plus haut.

— Le i2< janvier, audit an, sentence dudit vice-bailly, Daniel le Prévost fut condamné à être pendu.

— Le 27« janvier, audit an, Hubert Lhoquet » (sic) fut condamné à estre pendu, par sentence dtidk.

— Audit an i632, Pierre Denise, sergent royal, décéda, le i3« janvier.

— M« Jérôme Digron *, drapier, est décédé en ladite année, âgé de 58 ans. Il visitoit et assistoit les malades, et leur donnoit des remèdes gratis, quoyqueles médecins, apoticaires et chirurgiens de cette ville ayent obtenu plusieurs arrests contre luy, cependant tout le monde alloit àluy, persuadé qu^on étoit que ses remèdes étoient bons.

— Décès de Gieffroy le Févre, maître du logis où pend pour enseigne le Chapeau Rouge ) en cette ville du Neufcbâtel, en i632, âgé de 84 ans.

— Décès de M« Jacques Engren, lieutenant général en Téleaion du Neufchâtel, en i638.

— Audit an i638, M« Christofle Bougler, procureur du Roy en l'élection et magazin à sel du Neufchâtel, décéda, et fut inhumé en la sépulture de ses prédécesseurs, en Téglise de Notre-Dame de ce lieu, en la chapelle de Saint-Nicolasdu-Temple 4.

— Le dimanche 3o« septembre 1640, M« Charles Baillard, âgé de 61 ans, lieutenant particulier, assesseur criminel en cette ville, mourut, et fut enterré au temple de Notre-Dame, enta chapelle Saint-Nicolas.

I Choquet?

a Digeon ou Digean? On trouve ce dernier nom dans Farin.

) Un hôtel de Neufchfttel porte encore aujourd'hui le nom de « Chapeau rouge ».

4 II faut entendre : « Le temple de Notre-Dame », comme on le voit aux deux paragraphes suivants. — Cette chapelle Saint-Nicolas, qui existait encore en 1 748, n'existe plus.

— Le jeudy onzième octobre 1640, M« François Lenard, avocat, âgé de Ixvij ans, sur les trois heures de relevée, rendit son esprit à Dieu, et fut inhumé le 12^ dudit mois^ au temple de Notre- Datne de cette ville.

BERNESAULT

OU DESCRIPTION DE l'ORIGINE, DES PROGRÈS ET DU RÉTABLISSEMENT

Page 1