I . . . aJUI ^*-éX yàJ^jS
4) Journal des Savants^ 1825, p. 402. Voir MittJicihingcn axs ... Papyrus Rainer, I, 50.124.
Malgré Tétat chiffonné du fragment, on comprend le commencement, lignes 1 — 3, avec assez de sûreté pour ti^aduire : «Au nom de Dieu, le miséricordieux et clément. De la part de ^'Abd al-^Aziz ibn Mohammad al-Amsî et ... . J^ai donné une quittance pour ...... Ligne 5 on reconnaît : «celui qui l'a écrite», et ligne 6
y^jjf ou ssuT. Ligne 7 le premier mot est y^\ «mois», parce que dans la snite le y retourné, comme dans le mot ^^«m^^I de la ligne 2, et combiné avec &a^I, donne la leçon i^^L^t ^ù. Il s'agit donc des mois d'une certaine année. Cette année se trouve et la ligne 8, où on lit sans difficulté le mot &ju, mais le nombre, que j'ai transcrit ^jjuu.»**^ ^UuLâ = 72, présente des difficultés par la forme des lettres du premier mot, car on s'attend h une ligature des lettres Ij, qu'on ne trouve pas, ce qui donne au J h peu près la forme d'un « final. Mais comme aucun des noms de nombre ne convient mieux aux traits de l'écriture, il est impossible de ne pas admettre cette leçon. Pour tous les nombres depuis un jusqu'à, neuf, la seule forme ^^bui est satisfaisante. La forme ordinaire du Duel serait ^Axxmy ^jjjU^ &â^, mais on sait que quelques dialectes arabes employaient au Duel la forme du Nominatif pour tous les cas, et l'emploi de cette forme propre h quelques dialectes, quoiqu'elle ne soit pas conservée en Egypte, ne me semble pas être un argument décisif contre la justesse de la leçon, parce qu'il suffit pour l'expliquer de supposer que l'auteur de cette lettre appartenait à une des tribus arabes qui se servaient de cet idiotisme. C'étaient les tribus des Balharit, des Kbat'am et des Kinftna auxquelles on attribue cette particularité ').
Du reste, l'ordre des nombres me fait supposer que les centaines ne manquent pas, car entre 2U^ et ^Uuâ rien ne manque, et il ne me semble pas vraisemblable que les centaines aient été placées après ^j>jju^. Est ce qu'il manque &§«•?
Le premier mot de la dernière ligne admet plusieurs prononciations, par
i) Voy. sur cette particularîté de quelques dialectes le v-i-jJt JJLi oLàJ o^^a^^ ^j \JUS de^^iXJii' ^à 3, inséré dans les Verhandltinfjen des VIL intcvnalionalcn Orienta Usten-Congresses ^ Vienne, 1888,
Partie sémitique, p. 84, où il est dit: 'xi^ ^t->3 La*ûJ ^y^3 LffJ . s^âJ^U V-*rf J^^ i^ *^t**^' ^L>L> ^ L03 ^k>u ç^, é]^\ ^1 ^yû- Uaixo oJXj ^\j^\ iLiU^3 (pâà^^ vii^
JLs o^ J)5 k^
exemple : ^^fXXà\ , jaXS\ , et d'autres , et par conséquent on ne peut le traduire ; le second mot, dont la première lettre semble être un ^ (y^), est peut-être un A i^ain\ car un ^ d'une forme semblable se trouve ligne 3 dans ^, et dans ce cas le dernier mot avec Tarticle serait un complément . . jJDI ajouté à ^Amr.
Le petit morceau détaché de la lettre, à gauche, montre deux fois j^ta JL^, tandis que les autres traces de lettres ne se prêtent plus à une interprétation certaine.
Le manque absolu de points diacritiques et les traits fermes et hardis des lettres , ressemblant dans leur caractère tout et fait et récriture appelée Neskhî i méritent l'attention des paléographes. Enfin il faut dire qu'il semble difficile de décider si le petit trait sous le ^ de ^^Luâ est seulement une petite tache sur le papyrus, ou si c'est réellement un petit trait pour désigner un kesra. Mais un examen attentif du papyrus fitit à, l'aide d'une lentille prouve que ce n'est rien qu'une tache et pas du tout une voyelle.
Les mots hébraïques qui sont reproduits sur la planche VU et gauche, dans le haut, se trouvent sur le dos du parchemin du quatrième document.
On y lit facilement: TlCDN^N D^^^^^{ HJD n3inD, c'est-à-dire: «Kéthoubha de Bint Ibrahim al-Atoud)>.