Jub, XXII, 15-lG
3. S. donne à )-j"^j< le sens figuré de s,.^-.î>-J-* qui, au sens propre, signifie marclie^ et par extension (tysthne.
1(S LE 8KFRR Y£8IRA
L'Ecriture a nommé le système de ces gens-ià chemin (Véttrnitéj parce qu'ils admettent l'existence du monde sans limite ni mesure, et elle nomme ceux qui l'ont adopté gens (Viniquité^ parce qu'ils y ont attaché des arguments faux, en disant : « Nous jugeons de ce qui est caché d'après ce qui est visible. Or, comme l'expérience nous montre qu'il n'y a pas d'homme qui ne (naisse) d'un autre homme, ni de plante qui ne (vienne) d'une autre plante, nous concluons que, dans le temps antérieur comme dans le temps qui commence, il en sera toujours ainsi ^ » Mais en cela ils ont commis une erreur, parce que s'il n'y avait pas eu d'homme qui ne fût (né) d'un (autre) homme, il ne serait pas possible qu'il y eût d'hommes du tout. Puisque nous trouvons un homme, cela prouve qu'il y a eu un homme avant qu'il n'y en a pas eu, sans quoi nous n'en rencontrerions pas*. C'est comme si quelqu'un me disait : Qu'il soit convenu qu'aucun homme n'entrera dans la maison à moins qu'un autre n'y soit entré avant lui. Il est impossible qu'il s'y trouve quelqu'un, et s'il s'y trouve quelqu'un, il est prouvé qu'un homme y est entré avant que personne n'était entré. C'est comme celui qui juro qu'il no dira ce jour-là aucun mot à moins d'avoir dit auparavant un autre mot, ou comme celui qui jure qu'il ne m;ingera pas de fruits avant d'avoir manfi:é un fruit auparavant. Ce sont là des preuves rationnelles de la fausseté de ce système. Et l'Écriture les a déjà données par la révélai ion (en attestant) que l'existence des choses prouve qu'elles ont eu un commencement, en disant : Bappelez-rous (jkiv) le^ premières choses (Vautre/ois fjiteje sids Dien, qull n'y a jjai (Vautre Diea, tl n'y a personne comme luoP. Nous avons entendu (dire) que les partisans de ce système ont attaqué la comparaison que nous avons établie (d ont dit qu'elle n'a pas de rapport avec l'objet de la comparaison, car
1. Dans Amaimt (l. r.), S. réfute cette théorie en moutniut qu'où ne peut pas arguer de l'état actu(îl du monde pour afHrmer que le monde a toujours été de même. L'argument que S. oppose ici à ce système est dans VAmanat^ p. 3G, appliqué au temps, et il y est un peu plus détaillé.
2. Autrement il faudrait remonter jusqu'à l'infini, car un homme en supposerait toujours un autre avant lui; mais il ne peut pas y avoir eu jusqu'ici une série infinie d'hommes, car cette série ne serait pus encore épuisée ; voyez Amanat^ L c).