‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 162 sur 509 · Ezéchiel, xlviii · texte numérisé non relu

Ezéchiel, xlviii

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sur cette parole, nous l'avons exposée et laissée, et nous avons passé à ce qui vient après. Quelques-uns de ceux qui admettent cette parole croient qu'elle signifie un monde après un autre, et celui où nous sommes serait le dix-huit millième.

Le troisième système est la théorie de ceux qui ont admis un commencement pour tous les êtres, mais ils ont défendu d'examiner ce qui a précédé ce commencement. C'est la la doctrine de la totalité des docteurs des enfants d'Israël, puisqu'ils disent : Celui qui réfléchit aiuv quatre choses suivantes eut mieux fait de nepa^^ venir au monde : à ce qui 6st en hauty h ce qui est en bas, h ce qui est devant, à ce qui est derrière^ et Eléazar ben Irai* a dit de même : Ne recherche pas ce qui est trop merveilleux pour toi; n'examine pa^ ce qui Vest caché, r^/téchis à ce qu'il fest permis {d'étudier), tu 7i as pas h f occuper des mystères^. C'est là une proposition saine, mais dont le sens n'est pas, comme on l'a supposé, qu'ils ont défendu de rélléchir sur les choses créées (pour savoir) par laquelle (le Créateur) a commencé. Mais je dirai qu'ils ont fait cotte défense pour qu'on ne s'avance pasjusqu'aux choses qui concernentle Créateur — qu'il soit loué et exalté ! — et que ceux qui examinent ne se plonj^amt pas dans (l'étude de) sa nature, de façon à dire : Comment la raison conçoit-elle un être dont l'existence n'a pas eu de commencement? ou ; Comment peut-on se représenter une chose d'une durée infinie? ou : Comment l'esprit admettra-t-il une essence infinie en hauteur et en profondeur? ou : Com-

1. Hagiga, ii. 1. Nos textes portent iim, de même l'Arukh au mo p"^ (2); TArukh donne aussi la lecture ^^^-^ qui se trouve dans Yehuda ben Barzillaï (p. 270). Cf. sur ce passage Âmanat, 21, où Saadya dit que cette défense s'applique seulement à ceux qui veulent faire des spéculations personnelles et rejeter les croyances révélées (voyez aussi Guttmann, p. 77). Comme nous l'avons fait remarquer, dans le commentaire sur le Séfer Yesira S. se place au point de vue philosophique, dans VAmanai au point de vue théologique.

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