‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 163 sur 509 · La traduction porte Eliézer ben Arakh · texte numérisé non relu

La traduction porte Eliézer ben Arakh

3. Ces mots, empruntés à Ikn Sira (iir, 21-22) sont cités Ilagiga, 13 a, au nom même de Ben Sira. Le Yerusalmi Uagiga (ii, 77 c) et le Berésit Babba, section 8, donnent une version un peu différente et por-

Ben Sira {Karmel, nouvelle série, i, p. 66).

ment entrera-t-il dans la pensée une essence qui n a pas de distance aux quatre côtés connus? Nous trouvons, d'ailleurs, que les docteurs ne font cette défense qu'après que TÉcriture la déjà faite, puisqu'il est dit : Peux-tu trouver le fond de Dieu? Atteindras-tu la limite du Tout-Puissant^ i ce qui désigne le commencement et la fin. Il est dit aussi : Les hauteurs du ciely qu'en fais-tuf Et ce qui est plus profond que la tombe, qu'en connais-tu^ f ce qui désifçne le haut et le bas. Enfin il est dit : Sa mesure est plus longue que la terre et plus large que la mer^j ce qui désigne les distances et les mesures.

Toutes ces matières, il est défendu de les étudier, de demander qu'on les décrive, et de tacher de les assimiler (à quoi que ce soit.) Si le maître a besoin de faire connaître à ses élèves l'un des attributs divins, le seul moyen qu'il ait pour cela consiste à ne parler que par des allusions transparentes* et par des indications donnant quelque lueur, et il préviendra les auditeurs de ne pas matérialiser ses expressions, ni de leur donner une réalité. C'est ainsi qu'ont fait les prophètes. Quand ils sont venus auprès des hommes pour leur faire connaître les attributs divins, ils n ont pas trouvé, parmi les mots dont ils disposaient, d'expressions à employer pour les leur faire saisir. Il n'y avait donc que deux partis possibles : Ou bien, créer des noms, ou bien emprunter des noms. Or, s'ils avaient créé des noms pour chaque attribut divin, les hommes n'auraient pas compris ces noms, ils n'auraient donc pas compris les attributs et tout leur serait resté ignoré. (Les prophètes) ont donc cru devoir emprunter les termes nobles qu'Adam et ses descendants ont employés pour les idées nobles chez les créatures, et ils ont interprété par eux les idées concernant le Créateur, afin que le sens des mots fût connu, et ils y ont introduit (cette réserve) que tout ce qu'ils disaient était une interprétation et une sorte d'extrait. Mais s'il s'agit d'exprimer la réalité de Dieu et de donner de lui une idée exacte, (c'est impossible, car) rien ne lui ressemble

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