‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 168 sur 509 · Litt. : A être agi · texte numérisé non relu

Litt. : A être agi

4. Saadya veut dire que non seulement on ne peut admettre une troisième chose, mais que cette troisième chose elle-même impliquerait forcément l'existence des deux autres et par conséquent né peut pas être abstraite.

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créé le Créateur — qu'il soit célébré et exalté! — trente-deux choses, dont dix sont les nombres et vingt-deux les lettres. Toutefois, il ne prétend pas qu'ils (aient été) abstraits et isolés, il dit seulement que (Dieu) a créé Tair et il y a déposé ces trente-deux choses. D'après lui, Tair se compose de parties distinctes que le nombre traverse, et lorsqu'il s'avance d'après ces lignes directes et infléchies, il produit des figures. Et quand nous avons examiné cette théorie, nous l'avons trouvée juste sur ces points, mais il faut y ajouter ce que je vais exposer ci-après. Et de même pour les lettres, lorsque leur créateur les a déposées dans Tair, elles l'ont fendu et y ont créé des figures d'apparences diverses et des formes géométriques différentes, selon la faculté de chaque lettre isolée ou de chaque deux lettres (réunies) ou d'un composé de plusieurs lettres.

Remarque que tous nos docteurs* disent quelque chose de semblable à propos du passage relatif à la scène du mont Sinaï, car il est dit : Et tout le peuple voyait les sojis^. Et (les docteurs) demandent comment est-il possible de voir les sons? Ils expliquent alors que le Sage a fait descendre sur la montagne un feu puissant et éclatant^ comme il est dit : Parce que V Éternel était âsscendu s?ir le (Si)iaï) dans le feu^. Puis il la entouré d'un nuage noir comme il est dit : Et la montagne était embrasée par le feu jusquau cœur du ciel : ténèbres ^ nu4eSj brouillard^ Et ces ténèbres sont le nuage noir ainsi qu'il est dit: Il fait des ténèbres son abri et met autour de lui (pour être) sa cabane les eaux sombres et les nuages éjmis^. Il a donc créé dans le feu la voix qui scintillait; la voix sortait (du feu) et sa forme apparaissait dans le nuage selon l'impulsion que lui donnait le mouvement de la prononciation dans l'air; le peuple regardait cette forme, et savait donc qu'elle était projetée par le scintillement du feu^ dans l'air noir qui l'entourait, comme il est dit : L'Éternel vous a parlé du milieu du {feuy et il est dit : Lorsque

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