Exoile, XX
.*î. lëîiïe, XLiY, 24.
4. Il ne peut pas y avoir de reJaiion plua étroite que celle qui existe entre les entants et les parents : ce conimandement est donc le type de la rdattou. Le manuscrit porte ^^q^Lû^ au lieu de ^L^^i et de même
les traductions C. SlS^H» H. SlSCH» 1* SlEin*
5. Genèse, ix, 6. Ce verset est dit à propos de la défense du meurtre faite aux Noachides.
(i. Le raisonnement de Saadya est celui-ci : Tout ce qui existe au monde; rentre dans les catégories, les dix commandementa correspondent aux catégories, donc ils comprennent tout ce qui existe; et comme les
et à les rattacher à chaque comniandemeiit qui leur est analogue, j'ai trouvé qu'il faut réunir au premier commandement 80 préceptes, au deuxième GO, au troisième 48, au quatrième 75, au cinquième 77, au sixième 50, au septième 58, au huitième 59, au neuvième 52, au dixième 54, ce qui fait G13 *. Et j'ai trouvé aussi, en supputant le nombre de lettres du décalogue, (520 lettres dont G13 répondent aux 613 préceptes, et il reste (les deux derniers mots) 'af^ckèr ler&ak'a (ce qui est à ton prochain), qui ont sept lettres, mais tu reconnais que lorsqu'il est dit : Son hœuf^ son âne et tmtt, cela comprend toute chose*. — Qu'il soit donc béni, le Sage qui fait entrer tant (de choses) en si peu (de mots) !
L'expression : Il a créé son monde dans trois livides veut dire que toutes choses peuvent être enregistrées de trois façons. Or, nous trouvons que les savants en comptent quatre, puisqu'ils ont dit que les choses se trouvent sous quatre aspects, soit dans leur substance, comme lorsque nous voyons un homme; soit en paroles, comme lorsque nous disons : homme; soit dans l'écriture, conmie lorsque nous écrivons les lettres h, o, m, //?, e; soit dans la pensée, comme lorsque nous nous représentons un homme; comment donc l'auteur de ce livre ne compte-t-il que trois (aspects)? Nous répondrons qu'il a laissé de côté la mention de l'existence de la chose en elle-même, p<arce que c'est la notion la plus claire; il s'en est donc dispensé et s'est mis à parler de ce qui sert à l'enregistrer et à l'exprimer, tout en étant en dehors d'elle ; il trouve qu'il y a trois façons de le faire et c'est ce qu'il appelle trois livres^ trois divans, et ce sont l'écriture, le nombre et la parole, qui se joignent à l'essence, ce qui fait en tout quatre. De ces quatre modes deux ne varient pas, ce sont la substance et la pensée, car ce qui existe sous l'une et l'autre (forme) fait sur tous les hommes la même impression. Et deux d'entre eux varient : ce sont l'écriture et la parole, car nous voyons que les langues et les écritures diffèrent. Mais bien qu'elles diffèrent, les idées ne diffèrent pas.
six cent treize préceptes ne s^appliquent qu'à des choses existantes, forcément ils doivent rentrer dans les dix commandements.
1. Ces chiffres se retrouvent dans les Âzharot de Saadya imprimées dans le Qobe^ Maasé yedé Jiayyeonim, p. 39.
2. Donc les mots 'r*J^h 1Ï?N sont inutiles et ne doivent pas entrer en ligne de compte.
Ce sont ces quatre (modes) que TEcriture a en vue en (lisant que la sagesse peut être atteinte sous ces différents mo<les, selon le texte : Alors II Va vue, il Va décrite^ il Va q(}'erviiej il Va apjjrofondie*. Par le mot il Va vite, elle désifi^ne les substances visibles; par le mot // Va décrite, les paroles articulées-, parle mot // Va affermie, l'écriture qui est stable, et par le mot ^/ Va approfondie la pensée qui discerne et qui scrute. (L'Ecriture) y a fait allusion à un autre endroit et en a tiré la preuve que (Dieu) est le Créateur de Tunivers, en disant : Ajin quils voient, qu'ils sachent, qu'ils fassent attention et qu'ils réfléchissent ensemble que la main de VÉternel Va fait et que le Saint d'Israël Va créé^. Le mot qu'ils voient désig-ne rexp(*rience visible; qu'ils sachent désii:ne récriture, comme il est dit : Connaissant Vécriture^\ qu'ils mettent [leur attention) dési^^ne la parole, comme il est dit : // mit son nom Abimélech *, et qu'ils réfléchissent indique l'esprit, au sens littéral du mot. Puis nous demanderons : Pourquoi l'auteur du livre n'a-t-il pas dit : L'écriture, la pensée et la parole et pourquoi a-t-il mis le nombre qui est une des espèces de la pensée au lieu de la pensée entière? Nous répondrons qu'il ne l'a fait que pour donner trois noms semblables sous le rapport du son et des lettres séfer urfnr vesipj)ur et les savants ont toujours fait ainsi. Déjà un premier exemple se trouve dans les écrits des prophètes: Terreur, fosse, pie(/e (paljad, ufaijat, ufalj) sont contre toi, habitant du patjs^, (Isaïe) a choisi trois mots qui ont un même son. Puis dans les paroles des docteurs : On reconnaît Vhomme à trois choses : h son verre, a sa bourse, ci sa colère^ (bekôsô, bekîsô, ubka'asô). Ensuite dans les paroles des poètes, Eléazar a dit : Pour m' abriter, jjour me protéger, pour me faire dominer par la domination du Saint (lesôkeki lemoskl lehasslkî binslkat kad(hchy. Et nous, nous écrivons toujours dans nos lettres :