‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 192 sur 509 · Psaume cxxxix · texte numérisé non relu

Psaume cxxxix

G. C'est l'explication de presque tous les couimentateurs, qui d'ailleurs avaient dans leur texte •^lyon nSïDSI Tl^rSn nSd-

quelqu'un dit : « Un homme m'a rencontré » ou : « J'ai vu un homme. » C'est de ces trois (choses) que l'Ecriture dit : // n'// a pas de phrase^ ni de parole, et Von n'enteml par leur son^. Le son c'est ce qui n'est pjis intelligible, la parole ce sont des mots isolés, et la phrase c'est une composition de deux ou trois mots comme nous en avons donné des exemples. Or les cieux et le firmament, la nuit et le jour prouvent la divinité de l'être Un, sans aucune de ces trois choses qui sont : La phrase, le mot, le son. Mais grâce à ce que l'homme intelligent voit en eux, il le démontre. C'est aussi pour cela qu'on a employé quatre livres pour la logique, outre l'introduction*; trois d'entre eux se rapportent à ces trois objets, l'introduction traite au commencement des sons, le premier (des deux autres) livres traite des mots isolés, et le second traite des phrases composées de deux mots, et détermine le rôle de chacun d'eux dans les affirmations. Et après ces trois livres le troisième a été employé pour les prémisses et les conclusions, et le quatrième pour les preuves.

Dans la seconde signification que l'auteur attache à l'énumération de mot, langue et bouche, il est à supposer qu'il a voulu désigner ces trois choses nobles contenues dans le corps de l'homme : la première est la pensée, qui est le siège de la raison, et qui se trouve au milieu du cerveau, et c'est à elle que le mot mot fait allusion, parce qu'elle est le jugement qui affirme. — Ensuite la parole en quelque dialecte que ce soit et qui a son siège au milieu de la langue et le mot langue y fait allusion. — Enfin la nutrition par laquelle se maintient la complexité de la personne, et qui a son siège dans la bouche et dans les autres organes, a quoi il est fait allusion par le mot bouche. Il reste, il est vrai, deux autres choses nobles qui sont au milieu (du corps humain), et ce sont le nombril et l'organe viril. Mais peut-être ne les a-t-il pas mentionnés parce que de chacun d'eux, il faut nécessairement couper une partie : le nombril, car si l'on n'en coupe pas une partie, l'iiomme ne vit pas de la vie matérielle, et l'organe viril, car si le prépuce n'en est pas coupé, l'homme ne vit pas de la vie religieuse. Si (l'auteur) donne pour équivalent aux

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