Deutéronome, iv
LE SÉl-^EK YESIEA 51
le toucher, la marche et la réflexion, puisqu'il dit : Ils ont une bouche et ne parlent jxis, des mains et ne touchent pas, des pieds et ne marchent pas, ils ne murmurent pas dans leur porge^. Jérémie en a ajouté deux : la colère et le rire, puisqu'il est dit : Ne les craignez pas, car ils ne font pas de mai, et il ne dépend pas d'eux défaire du bien ^ y et Isaïe en a mentionné deux : le travail et le sommeil, en disant : lis le lèvent et le portent sur Vépaulej etc.^. Et des gens se sont trompés sur la description que fait TÉcriture des idoles (en disant) qu'elles ne possèdent pas ces facultés ; car ils ont supposé que cela implique que ces facultés appartiennent au Créateur — qu'il soit loué et exalté ! — et cette supposition les a amenés à toutes sortes d'erreurs. Mais nous dirons que l'Ecriture n a fait cette énumération que par rapport aux hommes en leur disant : Vous valez mieux que ces idoles, puisque vous, vous avez ces douze facultés et qu'elles n'en ont aucune.
Quatrihne paragraphe. — Traduction : Avec lesquelles l'Eternel, le Maître des armées. Dieu d'Israël, Dieu vivant, puissant, indépendant, noble, sublime, subsistant jusque dans l'éternité, dont le nom est saint, a tracé trois mères et ce qu'elles ont enfanté, sept chefs et leurs armées et douze limites d'angles. La preuve en est (fournie par) des témoins dignes de foi : le monde, l'année et la personne. Pour chacun il y a la règle des dix, trois, sept et douze, auxquels sont préposés la sphère, le dragon et le cœur.
Commentaire, — J'ai traduit abot : mères*, car j'ai dit précédemment que les mots : pères, mères, principes, matière première, éléments, substance initiale, ont tous un même sens. J'ai traduit kobeschim : chefs, parce qu'ils conquièrent les pays, comme il est dit : Et la terre sera soumise {venikbescha) devant l'Éteimel^. Et ailleurs : De toutes les nations qu'il avait soumises^. J*sii traduit gebulê alakson :