‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 196 sur 509 · Le mot 'Ly>> ne se trouve pas dans les dictionnaire · texte numérisé non relu

Le mot 'Ly>> ne se trouve pas dans les dictionnaire

3. Nous avons ajouté ces mots qui sont absolument indispensables. Cf. Ibn Djanach Ousoul s. v, ^n^» ^^i se sert k peu près des mêmes termes

que Saadya. Sans cette addition, les mots ^[jî:j s.tXl3 Ji^« qui viennent

un peu plus loin seraient incompréhensibles. Nous avons suppléé là

^^t avec d'autant plus de raison que le manuscrit porte fâi, au duel;

à part cela, ni le manuscrit ni les traductions (H. et C, p. 109) n'en ont gardé trace.

4. Saadya écrit ;^j *J! sjX^j mais ces mots désignent d'ordinaire le

zodiaque; or ici il ne peut s*agir du zodiaque, car le zodiaque n'est pas autre chose que l'ensemble des constellations traversées par l'écliptiquc ou orbite du soleil. Il ne peut donc couper l'orbite du soleil. Plus loin

Saadya donne aussi au mot s,.^Jliii/» le sens d' « équinoxe » ; or v ^ItL*

n'est donné par les dictionnaires que dans le sens de « solstice ».

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et sa main blesse le dragon fuyant^. Je reviens à l'explication des idées. La raison pour laquelle (l'auteur) répète les dix noms (divins), en disant : Avec lesquels a crééy etc. y c'est qu'il les a mentionnés d'abord pour le (principe) général^ en disant : Par trente-deux voies. Il les a alors mentionnés aussi pour le détail, en disant : La r^gle dès dix^ trois, sept et douze; il les répétera encore une troisième fois au sujet des compositions et des combinaisons, et il les répétera une quatrième fois dans Texplication des noms, chaque énumération avant une raison. S'il a caractérisé les dérivés des trois par le mot postérité et les dérivés des sept par le mot armées, c'est que tout ce qui dérive des trois ne leur ressemble pas, car (le dérivé) se transforme lorsqu'on les combine et les mélange, mais tout ce qui dérive des sept leur ressemble, car ce qui dérive de la vie, c'est la vie, de la sagesse, c'est la sagesse, et ainsi de suite pour les autres'. Quant aux douze limites des angles nous les expliquerons dans le troisième chapitre où se trouve leur commentaire.

En disant : La preuve de la chose est (fournie par) des témoins dignes de foi, il entend par la chose l'affirmation (de l'existence) du Créateur — qu'il soit loué et exalté ! — Il dit donc : La preuve de son existence^ est donnée par trois témoins : le monde, l'année et la personne; il entend par monde ce bas monde, par année les divisions (du temps)^ et par personne la personne humaine. Chacun des trois témoigne que le Miséricordieux — qu'il soit béni et exalté ! — est le Créateur en vertu de trois ai^uments ayant chacun des corollaires innombrables, et ce sont : la trace de la création, la finitude et les accidents*.

Pour la trace de la création du monde, tu n'as qu'à regarder les astres, tu les vois séparés ; c'est qu'il y a un auteur qui s'est mis à les diviser et en a fait des grands et des petitB ; il en a aussi établi de très brillants et de peu brillants, les

1. Job, XXVI, 13. rpil XSV\1 * lo même sens que pari* Cf. Isaïe, ù, 9.

2. Le mot nilSlD indique ce qui dérive et peut différer de Torigine, mais 7,Tr)*1K13f désigne ce qui accompagne le chef et lui ressemble.

3. L*oxistence de Dieu est prouvée par la création, car s*il y a une création, il y a forcément un créateur.

4. Pour ces différentes preuves,- cf. Amanai, p. 32-35; Quttmann, o. c, p. 35-42.

uns dans un rang élevé, les autres dans des rangs inférieurs*, les uns ayant un mouvement rapide, les autres un mouvement lent. Et les Ecritures aussi disent que (les astres) sont des témoins pour Dieu, par leur séparation, comme il est dit : Lorsque je vois ton ciel, l'œuvre de tes doigts j la lune et les étoiles que tu as établies'^; par leur lumière, selon le texte : Levez les yeux vers la hauteur et voyez : Qui a créé ceux-ci? Qui est celui qui fait sortir leur légion en grandnombre^f par leur élévation, comme il est dit : N'est-ce pas Dieu {qui atteste) la hauteur du ciel? et vois le sommet des astres, comme ils sont élevés*; par leur mouvement, selon le texte : Connais-tu les lois des deux ? Imposes-tu une r^gle (comme Dieu) à la terre ^ ?

Pour la trace de la création dans Tannée, tu vois le soleil s'élever dans Tété, le jour s'augmenter, la nuit diminuer; tu vois (le soleil) s'abaisser en hiver, la nuit s'augmenter et le jour diminuer; c'est ce qui se voit dans ces régions-ci de la terre habitée, au point que le jour devient de seize heures et la nuit de huit heures et inversement. De plus, la raison conçoit et les figures géométriques^ démontrent que ce (phénomène) arrive parfois à ce point, qu'il y a un jour entier où il fait clair en été et respectivement un jour tout entier où il fait nuit en hiver; puis au point qu'il fait jour un mois entier dans l'été et nuit un mois entier en hiver; il arrive même que six mois entiers il fait nuit, de sorte que l'année entière devient un seul jour dont la journée dure six mois et la nuit six mois. A propos des augmentations de la nuit et du jour mentionnées en premier lieu, l'Ecriture dit : Tu as posé les limites de la terre, c'est toi qui as formé V été et l'hiver"^.

1. C'est-à-dire dans les sphères supérieures et inférieures, chaque planète ayant la sienne.

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