Cantiques, vu, 14.) 64 Isaïe, II
LE 8ÉFEB TESIKA 61
traite Tenfant qu'on sèvre, pour qu'il passe peu à peu du lait à la nourriture (solide), et comme on traite celui qui est resté plusieurs jours sans boire d'eau ou qui n'a pas goûté de nourriture, ou qui n'a pas vu la lumière, ou qui n'a pas fait de travail. Pour tous, la règle est d'aller doucement pour qu'ils reprennent leurs sens. C'est pourquoi on a mis (d'abord) les lettres séparées, puis l'épellation, puis la Bible^ puis la MUchna, puis le Talmicd, et enfin ce qui est composé du tout. Et de même dans tous les travaux scientifiques ou dans les ouvrages domestiques, il y a des préparations^, des introductions et des préliminaires par où Ton s'élève d'un objet à l'autre. Il en est de même pour les actes du Sage : Lorsqu'il a voulu montrer sa lumière* à Moïse, il a traité doucement sa vue, en l'élevant peu à peu. Il lui a donc fait apparaître un feu terrestre dons le buisson^ comme il est dit : // vit que le buisson était embrasé par lefeu^; une fois qu'il a supporté cette (lumière), il lui a fait apparaître la lumière de Vange comme il est dit : Un ange de VÉternel lui appainit\ bien que cette (chose) se trouve avant (l'autre) dans le texte-, et quand il l'a supportée, il lui a montré la lumière, appelée schekina (résidence), comme il est dit : Dieu rai)2)ela du milieu du buisson^. Et de môme lorsqu'il a voulu faire entendre aux ancêtres sa voix sur le mont Sinaï^ il a agi doucement avec leur ouïe, et il les a élevés de degré en degré, comme il est dit : Le son de la trompette allait toujours en augmentant d'intensité^. Ety auparavant, il avait déjà employé pour Adam cettte gradation, comme il est dit : Ils entendirent la voix de l'Éternel se répandant dans le jardin, à la façon {de la clarté) du jour {lerualjL hayyom)'. Le sens de lerua/j hayyom est : Avec lenteur, à la manière dont le soleil se meut dans le jour au-dessus de la terre, de façon à ne pas les surprendre. Donc, d'après ces