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5. Ibid,^ 4. Cette explication se retrouve dans le commentaire de S. Hiir TExodc.
G. Ibid.^ XIX, 19.
7. Grcnèsc, m, 8. Nous traduisons dans le sens que donne Saadja, et ((ui est confirmé par la traduction et le commentaire de S. sur la Genèse.
principes, Téclat des nombres et des lettres est comme réclair au commencement, et sans bornes à la fin ; mais ce sont seulement les créatures qui ne peuvent en atteindre les limites; mais pour le Créateur ils sont limités. C'est ainsi qu'il est dit : Il a mis un terme aux térîèhres, il approfondit toute limite j la pierre (V obscurité et cVombre^, Il veut dire par ces mots pierre d'obscurité et d'œnbre : de manière à ramener (toutes choses) au principe* d'où elles ont surgi pour les hommes, à savoir l'inconnu et le caché, qui ressemble au noir et au sombre.
Les deux paroles qui suivent ces trois (premières propositions) sont (les suivantes) ; d'abord : On a dit d'eux quils s'élancent et retournent. (L'auteur) veut dire par là que toutes les fois que les nombres arrivent à dix, ils retournent et recommencent éternellement et sans fin pour nous, de même qu'il est dit des anges : Les hayyot s'élancent et reviennent selon V apparence de réclair ^. Ils retournent, vont et viennent et c'est comme s'ils ne quittaient pas leur place*, comme il est dit : Envoies-tu des éclairs qui partent et qui te disent : Nous voici^? Et cela parce qu'ils ont des visages de tous les côtés, et c'est pourquoi il est dit : Voici que l'ange qui me parlait sortait et un autre ange sortait devant lui^. Il n'est pas dit derrière lui, parce que partout où l'ange se tourne, il est en face. Et ce qui existe pour les nombres existe pour les lettres; elles se répètent toujours, se suivent et se succèdent sans fin pour nous.
La seconde parole est : Et à sa parole ils se précipitent comme un tourbillon; il veut par là nous faire entrer dans l'esprit comment les lettres et les nombres se sont formés dans l'air, et il dit : C'est ainsi que tu vois comme les tourbillons ont des figures et des formes dans l'air, et en outre ils diffèrent, bien que tous soient ronds, et parmi leurs formes matérielles les unes sont plus longues que larges, les autres ont le cercle combiné avec le carré, et d'autres l'ont combiné
1. Job, xxvîii, 3. Saadya applique ces mots à Dieu. II est plus naturel de les rapporter à celui qui creuse une mine.
2. C^est-à-dire que Dieu connaît le principe des phénomènes qui se présentent aux hommes.