‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 205 sur 509 · Zacharie, n · texte numérisé non relu

Zacharie, n

LE 6ÉFER YESIRÂ 63

avec le triangle ; d'autres sont composées de sphères superposées ; d'autres, de sphères rentrant en partie Tune dans l'autre, toutes étant des espèces de tourbillons. Cette analogie donc nous explique comment les lettres et les nombres se sont formés et ont surgi dans Tair, c'est pourquoi il est dit : V Éternel {fraye) sa route dans le tourbillon et la tempête \ et ailleurs : Car voici que VÉternél viendra dans le feu, et ses chars seront comme le tourbillon^. C'est ainsi qu'Ezéchiel a montré, à propos des ofanim et des fiayyotj que les cercles pénètrent dans les cercles comme les tubes dans les tubes. De même a lieu la jonction d'un tourbillon avec un autre tourbillon et d'un ouragan avec un autre ouragan. C'est pourquoi on a vu que (Dieu) — qu'il soit célébré et exalté ! — de même qu'il a révélé aux prophètes la lumière des hayyot et des ojanim^ qui ont des formes circulaires, leur a fait voir de même des vents qui avaient cette forme circulaire,» puisqu'il est dit : U Éternel répondit à Job {du milieu) de Vouragan^y et ailleurs : d'un ouragan^. Et si tu as bien compris la formation des lettres dans le vent et l'air, comme nous l'avons expliqué, ceci ne te paraîtra pas difficile. Quant au mot : Rs se prosternent devant son trône^ il fait seulement allusion par là à ce que (les nombres) lui obéissent et exécutent ses ordres. Et de même, toutes les fois que revient (le mot) prosternation^ il ne faut pas le prendre au sens littéral.

Deuxième paragraphe. — Traduction : Les vingt-deux lettres dont trois principales, sept doubles et douze simples. Les trois principales sont alef mem, schin, et elles cmt un mystère puissant, admirable et sublime. De là se produisent le feu, l'air et l'eau, avec lesquels (Dieu) a créé l'univers. Les sept doubles sont : betj guimely daletj kaf péj resch, tav, qui ont deux prononciations, l'une forte, l'autre douce, ressemblant à la nature du puissant et du faible -, et elles correspondent à ces sept facultés qui se transforment (en leur contraire). Ce qui succède à la vie, c'est la mort; ce qui succède à la paix, c'est le mal ; ce qui succède à la science,

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