Psaumes, civ, G
LE SÉFER YESIRA 67
terre, de façon a connaître l'étendue de chacune à part comine ils connaissent retendue spéciale des sphères et la mesure spéciale de Tair qui est entre nous et la lune, et qu'ils ont seulement donné la mesure de l'eau et de la terre ensemble, cet homme aussi les a réunis à peu près comme la Torah a mis que l'eau et l'air sont rattachés à la terre ^, ainsi que nous l'avons expliqué pour le mot : Et la terre était informe et vide^. En outre, aucun des éléments ne se transforme naturellement (en un autre) et n'est le produit naturel d'une transformation, si ce n'est la terre seule ^ En effet, quand le feu agit sur ses propres forces, de façon à les dédoubler, il se transforme naturellement en terre *, et lorsque le froid augmente dans la profondeur de la terre, elle coule et devient physiquement de l'humidité. Et puisque sa nature, comme nous l'avons exposé, est de se transformer naturellement et d'être le produit naturel d'une transformation^ (l'auteur) s'est dispensé de la mentionner.
Enfin, l'auteur de ce livre se conforme à (certaines) habitudes. En effet, de même qu'il a dit que les choses se trouvent (sous) trois (formes), Vécriturej le nombre et la jjarole, et il a omis de mentionner leur existence en elles-mêmes^*, de même il a mentionné ces trois éléments qui sont portés (par la terre) et a laissé le quatrième qui se tient par lui-même. Et ce que nous avons dit suffit pour (expliquer) cette abréviation*^.
Puis nous passerons aux lettres doubles; nous en séparerons le resch et nous parlerons des six autres, je veux dire het^ guimelj cJalet, kaf, /;e, tav. Nous dirons que chacune d'elles peut être forte ou faible lorsqu'elle se trouve dans le corps des mots pour des raisons dont l'explication serait trop longue ici. Tantôt cela dépend de l'affirmation ou de la négation". (Ex.) : Vehaddam^ (et le sang) avec un daguesch pour