Ezécbiel, xvi
lé Job, xxxvjii, 9é ' '
ici que pour que héj vav, zayin^ fietj t^t, yod, lamecl, nun samekhj 'ayirij çadé, qof, ne soient pas isolés dans le chapitre de la multiplication qu'il va mentionner; il a donc parlé d'abord de ces sept et de ces trois pour donner le chapitre de la multiplication des vingt-deux lettres.
Quatrihne paragraphe. — Traduction : Les douze lettres simples avec les autres lettres, le Créateur les a tracées, les a découpées, les a multipliées, les a opposées, les a interverties, et quelle est la façon dont elles se multiplient; c'est que de deux lettres dérivent deux mots, de trois lettres six mots, de quatre lettres vingt mots, de cinq lettres cent vingt mots, de six lettres sept cent vingt mots, de sept cinq mille quarante, et après cela tu peux compter jusqu'à ce que tu arrives à ce que la bouche ne peut dire, ni l'oreille entendre.
Commentaire. — Il a répété les lettres ici pour le chapitre de la multiplication, et il a nommé chaque lettre pierre, par comparaison, de même que la terre a été appelée pierre, puisqu'il est dit : Ou qui a été sa pierre angulaire^? De même le peuple, puisqu'il est dit : De là (vient) le pasteur de la pierre d Israël^. De même le roi, ainsi qu'il est dit : Je vais fonder une pierre dans Sion^. De même l'auteur du livre a nommé les lettres pierres.
Il dit donc que le Créateur a donné a ces vingt-deux lettres cinq particularités : Ijaqaqan, Ija^abaUj ^erafan, scheqalan, véhémiran. Le sens de ffaqaqan est : il les a tracées par la voix, ainsi qu'il l'explique ensuite* : {laquqot beqol (tracées par la voix). Ha^aban signifie : il les a taillées dans l'air, c'est-à-dire il les a séparées, comme il Ta expliqué ensuite : lia^nbot berualj (découpées dans l'air). Scheqalan signifie : il les a mises en équilibre, il a donné à chaque lettre un équivalent; en effet, aucun mot n'a moins de deux lettres. C'est pourquoi celui qui a écrit par inadvertance le jour du sabbat une seule lettre, n'est pas tenu d'offrir le sacrifice expiatoire^ et celui qui a écrit avec préméditation n'est pas passible de la lapidation, puisque cela ne forme pas un mot, comme disent les anciens : Celui qui écrit deux lettres, etc.^. Toutefois en disant cela, ils ne prétendent pas qu'écrire une