Chapitre quatbiême
Premier paragraphe. — Traduction : Ce qui correspond aussi aux dix nombres fermés, c'est d'abord la volonté du Dieu vivant, vie des mondes, dont le trône subsiste depuis le commencement jusqu'à la fin — que son nom soit béni jusqu'àréternité des éternités! — et elle est appelée la volonté de la sainteté.
Commentaire. — L'auteur de ce livre, après avoir placé, dans ces dix nombres, dix choses infinies pour nous, a placé ici, comme leur correspondant, dix principes^, dont le premier est la volonté de Dieu qu'il y ait un monde, et qui est l'origine des choses : l'auteur de ce livre l'a appelé souffle j comme dit l'Ecriture \ Et par son souffle les deux ont été faits, et par le souffle de sa bouche toute leur légion^. Et si les croyants disent qu'il a créé l'univers par une parole ou par un souffle, ou par un désir, ou par une volonté, tous veulent dire par là qu'il a produit toute chose sans contrainte et sans peine, et sans les autres (difficultés) que nous rencontrons, nous, dans le travail de l'action. En disant du Créateur ces trois paroles, vie des mondes y dont le trône est affçrmi de toute origine^ dont le nom est béni, (l'auteur) a en vue un grave mystère, à savoir comment notre imagination conçoit l'existence du Créateur dans le monde, d'après une comparaison aussi approchante que possible, mais non d'une façon matérielle. Il dit donc que nous croyons que (Dieu) occupe dans le monde le rang de la vie dans l'être vivant : nous disons alors par comparaison qu'il est la vie du monde, et c'est pourquoi il l'a appelé d'abord : vie des mondes j comme Daniel a dit de l'ange :
1. Dieu sera un en ce s^ns qu'il ne sera plus que le Dieu bon et non le Dieu vengeur.