Voyez ibid., § XXVII
Item, deve el dicho bavle por fin de su conto de ia dicha baylia de anno \U\^: Vlî" I., XIII s., XI d. ob.
Item deve, que recebio de los tributadores de los péages de Garriz et de Sant-Pelay, per su conto de ayno XLP: XV 1.
Summa de lo que deve: IX** XVII 1., III s., I d.
Que ponuntur super ipsum in compoto suo dicte bayllivie anni XLIIII facto cum receptore.
Et sit hic quitus.
1347, 8 février. — Vincennes.
Philippe de Valois décide d* abandonner à Agnès de Navarre toute justice sur les terres quil doit lui céder à l'occasion du mariage de ladite Agnès i .
{Tiroir 9, n» 106.)
Datum por copia so e! sieyllo de la cort mayor de Navarra. Phelippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons a tous présens et avenir que comme au traitié du mariage
1. L'un des événements les plus importants dont les archives de la Navarre aient gardé le souvenir pour la période à laquelle nous sommes parvenus est sans contredit le mariage d'Agnès de Navarre et de Gaston Phébus. Le jeune comte de Foix devait d'abord épouser la fille du roi de Majorque, Isabelle; on avait même pris date pour la célébration de la cérémonie nuptiale; si les négociations engagées à ce sujet furent rompues, il faut voir probablement dans ce fait le résultat *de la diplomatie du roi de France. L'alliance des maisons voisines et également turbulentes de Foix et de Majorque aurait gravement compromis dans les Pyrénées l'autorité royale. C'est le motif qui engagea vraisemblament Philippe de Valois à venir en aide à la reine de Navarre pour doter sa fille. Comme on le voit par le document suivant, au commencement de 1347, l'union d'Agnès et de Gaston était résolue ; les conditions étaient arrêtées; le mariage fut bénit au Temple à Paris, et le 5 juillet 1349 (Vaissete, Hist. de Languedoc, t. IV, p. 242) Philippe de Valois étant à Poutigny ratifia solennellement le contrat (Tiroir 9, n°* 119-120; ce sont des copies à peu près contemporaines de l'acte). Le 9 décembre, à Orthez, Agnès, du consentement de son mari, renonça à ses droits à la couronne. (Tiroir 9, nol28; cette copie sur papier n'est qu'un brouillon sans autorité; c'est pourquoi je ne l'ai pas transcrite.) Je donne les documents que j'ai trouvés sur cette union, qui promettait d'élre si brillante et qui fut si malheureuse.
pourparlé a faire de nostre amé et féal cousin Gaston, conte de Foix, et de nostre très chière cousine Agnès, fille jadiz de nostre très chier et féal cousin. . Phelippe, jadis roy, et de nostre très chière nièce Jeh[a]nne de France, royne de Navarre, soit contenu entre les autres choses que il a esté accordé entre nostre dicte nièce pour sa dicte fille, d'une part, et nostre très chière cousine Alliénor de Cominges, contesse de Foix par le dit conte son filz, d'autre part, que nostre dicte nièce donrroit a sa dicte fille en mariage et pour cause du mariage a faire aveques le dit Gaston deux mill livres de terre de tournoiz, a asseoir et a assigner en la seneschaucié de Tholose, si comme ou dit tractié est plus a plain contenu, desqueilles dcus mill livres de terre, nous, en faveur du dit mariage et pour la bonne affection que nous avons a la perfection d'icelui pour le grant bien qui en peut venir, en avons donné et octroyé, donnons et octroions de grâce espécial a la dicte Agnès, nostre cousine, pour lui et pour ses hers qui ystront dudit mariage, mil livres a asseoir et assiner souffiesament et plus près que l'en pourra bonnement de la conté de Foix ou du païs de Biarn en lieux convenables et plus profetables pour le dit conte et mains damageux pour nous en la dicte sénéchaucié; et les autres mil livres de terre, pour ce que elles cherront et seront rebatues de la rente a héritage que nostre dicte nièce la royne de Navarre , qui ad ce s'est consentie , prent en nostre trésor, . . nous, pour nostre dicte nièce ferons asseoir et assigner a nostre dicte cousine Agnès, pour lui et pour ses hoirs ou ceuls qui de lui auront cause, en la dicte sénéchaucié en la manière que dit est et au plus près des autres mil livres de terre ; nous, en acroissant et compliant le don que fait avons des mil livres de terre dessus dictes, voulons et octroions de greigneur grâce que icelles soient baillés es lieus ou assignées et assises seront, aveques toute justice, haute, moyenne et basse, icelle justice, si elle ne passe trois cens livres de terre en valeur annuel, non comptée en prisiée de terre ; et en cas ou la dicte justice passeroit les dictes trois cens livres de terre, le surplus sera comptée et tendra lieu en la prisiée des dictes mil livres de terre. Ad de certes nostre entente est que se il advenoit que la dicte Agnès, nostre cousine, trespassast sans hoir de son corps procréé du dit mariage, que les dictes mil livres de terre par nous données retourneront de plain droit a nous et a nos successours. Et que ce soit ferme et estable a tous
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jours mais, nous avons fait mètre nostre seel a ces letres. Ce fut fait au Boys de Vincenes, l'an de grâce mil CGC quarante six, le huîtiesme jour du mois de février.
1347, octobre.
Commission donnée à Sanz de Morat, « savio en dreitos », d'étudier la contestation qui s'est élevée entre V autorité royale et l'autorité épiscopale au sujet du « jus patronato n de l'église de la Bastide Clairence.
Fin 1347
Enquête dudit Sanz de Morat,
(Tiroir 31, n» 56. Rouleau de papier. — Analysé dans Yanguas^ Dicc,
art. Labastida de Clarenza, t. II, p. 153.)
L'enquêteur fait appeler des témoins^ los quoales son hommes antigos et de los primeros pobladores de la dicha
bastida et interrogue a cada uno d*eillos por si sober los
dichos articulos et depusieron en la forma et manera que se signe:
Primerament, Guillem Aremon de Luxa interrogado el logar do es poblada la dicha villa de La Bastida et la glesia d'ese mesmo logar con su cimiterio, si es dentro en el regno de Navarra et cuyo era al tiempo que la dicha bastida se fezo, disso que sen dupda alguna el dicho logar era et es situado dentro en el terretorio et regno de Navarra ; era et es del proprio alodio del rey de Navarra, sen parte d'otro alguno ; et que por esto sabia que el dicho logar era et es (irmado en la tierra de Arberoa, terretorio de Navarra, en la parropia de Sant-Pedro d'Iarra; et que, ante que la dicha bastida se fiziesse, solia ser yermo et grant boscage, bien una legoa
i. Yanguas dit : « Por loque se lleva dicho alprincipio de este articulo se infiere que esta fundacion do fue del todo nueva, porque de otro modo el padre del rey D. Luis Hutin no podia haber concedido privilegios de Labastida, como espresamente se dice, en el afio 1312. > J'ai déjà eu l'occasion de faire remarquer que Yanguas s'est trompé : la charte de 1312 vise les privilèges octroyés par Philippe le Bel à la bastide de Rabastens»
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aderredor et mas ; et solia hy aver un castiello el quoal clams^van la Nau Peciada et es huey en dia, el quoal era et es del reV de Navarra ; et solia hy aver por el dicho rey alcait por goardar e! dicho castiello et el dicho hyermo por el dicho rev de Navarra ; et el alcait del dicho castiello tomava cadaun aynno ciertos gages del Rey por la goarda del dicho castiello et mont, et los alcaytes qui por tiempo fueron en el dicho castiello por nombre de la seynoria de Navarra peindravan a los que trobavan cortando arbores, faziendo leyna sin licencia d'eillos o de la seynoria de Navarra, et tomavan cierta calonia
de los que trobavan. Et disso mas que \ padre de Ar-
nalt Sanz d'Axa, teste de juso scripto, conoscio alcait del dicho castiello por el rei de Navarra algun tiempo ante que la dicha bastida se fîzies ; et que al tiempo que la dicha bastida se dévia fazer el dicho castiello ténia por el rey de Navarra Miguel Gascon , castelan de Sant-Johan ; et que por esto sabia el logar do la dicha bastida, glesia et cimiterio son fundados ser dentro en e! regno et del proprio patrimonio del rev de Navarra.
Item, interrogado quando et por quoal rei de Navarra fue mandado poblar el dicho logar de la dicha bastida, disso que la dicha puebla fue mandada fazer en el dicho logar por el de bona memoria don Loys, primogenito de Francia et rey de Navarra, anno Domini M° CCC° duodecimo, en el mes de julio, a los fueros, libertadas (sic) y franquezas et usos otorgados por el rey de Francia, padre del dicho don Lois, a los pobladores de la bastida de Rabastenx en Bigorra, segunt que todo esto mas clarement podia parecer por una carta sieiliada con un grant siello pendient del dicho don Loys en çera verde, otorgada et dada a los pobladores de la dicha villa de La Bastida.
Item, interrogado si la dicha eglesia de la dicha bastida con su cimiterio es fundada, dotada o fecha por los reyes de Navarra o otro en nompnen d'eillos, disso que al tiempo que los primeros pobladores que a la dicha bastida vinieron per poblar hy fizieron su oratorio primeramcnt en la casa do Pierres de Renas, estantz baille de la dicha villa, morava, et aqui fue acomendado por el dicho seynor Rey que fizies poblar la dicha bastida; et solia hy cantar misa algunasvezes frayre Miguel de la Honca, et otras vezes el capeillan de Bidassen.