Baba Batra, 146 a
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extrême, qu'on appelle (en anabe) yarku'^. Sérus c'est la castration^ glddemut c'est l'amputation, et c'est le contraire de Faction, puisque l'action ne se produit que par les doigts, or (ramputation) les fait disparaître.
Pourquoi Venl'èvement de la rate est-il le contraire du rire? Nous répondrons : Le rire s'augmente et se fortifie par la pureté et la finesse du san^, or la propriété de la rate est toujours d'attirer à elle la bile noire du sang et de l'enfouir dans sa profondeur, jusqu'à ce que le sang soit affiné et purifié. Si la rate est faible, elle n'attire plus beaucoup la (bile noire), qui reste mêlée au sang et le noircit; le rire et la joie diminuent; et il vient à la place le chagrin, la tristesse, l'inquiétude qui tourmente l'ame, lorsqu'elle va dans un sang noir, comme s'inquiète celui qui marche dans l'obscurité. Pourquoi le contraire de la pensée est-il Venl'èvement du cœur? C'est qu'il est clair que la réflexion se produit dans le cœur; et si l'auteur du livre n'a pas compté (le cœur) parmi ces douze (organes), c'est parce qu'il Ta cru au-dessus d'eux et les a considérés comme attachés à lui. Pourquoi le contraire du sommeil est-il uii mort qui s'en est allé? C'est que (lauteur) a en vue spécialement la veille continuelle qui tue et non la mort ordinaire; car la mort ordinaire fait partie de ce qui correspond aux sept (faits) qui sont rattachés aux (lettres bgdk/rt). Fuis nous demanderons : Puisque ces douze ont aussi des contraires, comment sont-ils simples? Nous répondrons à cela que pour les sept il faut à toute force que chacun existe ou son contraire, et que leurs contraires sont des choses existantes; mais le contraire de ces douze peut ne pas exister du tout, c'est une simple absence, par exemple, quand on prend l'inverse de la sagesse, la sottise, et de la richesse, la pauvreté; la sottise et la pauvreté sont quelque chose*; mais si Ton prend l'inverse de la vue : la cécité, et de l'ouïe : la surdité, il n'y a là rien du tout.
Les cinq règles générales que (l'auteur) ajoute k la fin du livre ont leur sens : Une partie de ceux-ci se mêlent à ceux-là; cela désigne le mélange d'une partie (d'une qualité) entière, alors la victoire reste à ce qui est plus considérable.
Ceux-ci et ceux-là désigne le mélange d'une partie avec une partie, ou d'un entier avec un entier, et alors une qualité
1. On ne voit guère pourquoi la pauvreté et les autres contraires Fo ir plus positifs que la cécité et la surdité.
ne remporte pas sur l'autre. Ceux-ci remplacent ceux-là désigne les différents accidents dont Tun prend la place de l'autre. Ceux-ci sont cantine ceux-là, désigne l'opposition (des accidents) tant que dure la substance constante. Enfin : Si ceux-ci ne sont pas, ceux-là disparaissent; c'est que, comme nous l'avons mentionné^, celui qui accomplit une action naturelle cesse dès que son œuvre cesse. (En disant :) Tous sont attachés, il ramène (les phénomènes) à leur principe, de sorte (qu'il le) place comme leur commencement et leur fin.
Ensuite (l'auteur) montre à qui (revient) l'ensemble du livre en disant : Et lorsque Abraham notre père eut compris ^ etc. En effet, Abraham notre 2jh^e était parmi les hérétiques, et nos traditions rapportent qu'il s'est présenté devant Nemrod et a discuté avec lui, et Nemrod a dit : J'ai une épreuve facile : j'adore le feu, je t'y jetterai; et si ton maître est plus fort que lui, il saura bien te délivrer. Il l'y a jeté et lo Miséricordieux la sauvé, comme il est dit : Je suis r Éternel gui t'ai fait sortir de Ur Kasdim^. Il est bien vrai que Ur Kasdim est une ville, mais elle a tiré son nom du feu allumé à cause de ce qui s'y est passé de relatif à cet événement. Comme Ma^sah et Meribah ont été nommées à cause de la dispute (rib) des enfants d'Israël et parce quils ont tenté {nassotamy et Tablera parce que {la colh'e divine) s'est enflammée (ba^ara) contre eux*, La ville de Ur Kasdim a donc été appelée ainsi parce qu'on y a allumé une fournaise pour Abraham. Et ce mot se trouve dans V Écriture très souvent : Parole de l'Éternel qui a une flamme (ur) à Sion, et une fournaise à Jérusalem^, et ailleurs : Tantôt il se réchauffe et il dit : Ah! fai chaud, je vois la flamme^; ailleurs : Il ny a pas de charbon pour se réchauffer^ de flamme j^our s'asseoir vis-à-vis'. Allez h lajiamme de votre feu et aux éclairs que vous avez allumés^.