‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 267 sur 509 · V. l'appendice dç la Vita Urhani de Ruinart, p · texte numérisé non relu

V. l'appendice dç la Vita Urhani de Ruinart, p

3. Cf. sur les bâtiments de la Trinité, M. de Rochambeau: Épigraphie et iconographie vendômoises, dans le Bulletin de la Société Archéologique du VendômoiSf t. XXIV, année 1885, p. 43 sqq.

Parmi les dépendances du monastère, il en est une, la maison de TÉvière à Angers, qui doit être classée à part et au-dessus de toutes les autres ; à peine même peut-on dire que ce fut une dépendance de Vendôme*. L*Évière se distinguait de tous les prieurés vendômois par ses privilèges spirituels qui étaient les mêmes que ceux de la maison mère*. Son immunité était complète. Vendôme resta toujours le centre de la congrégation, mais il était entendu qu'au besoin la Trinité d'Angers, investie des mêmes prérogatives spirituelles, pourrait le devenir. On n'aurait aucunement pu attribuer pareil rôle aux autres prieurés.

Vers la fin du xi° siècle, la plupart de ceux-ci se trouvaient disséminés dans trois régions : le Vendômois, l'Anjou, le Poitou et la Saintonge. Le lieu où était fondée la Trinité, la province dont Geoffroi Martel était suzerain, le pays dont Agnès, femme du fondateur, était originaire, expliquaient cette répartition.

Il serait malaisé de prétendre établir avec quelque certitude la source et la proportion des revenus des diverses obédiences vendômoises. Presque partout on pouvait demander des ressources aux vignes et aux prés ; mais les prieurés de la Saintonge valaient probablement moins par la culture que par les salines et les pêcheries. Ce fut sans doute par ces produits divers que les prieurs soumis à l'abbaye de la Trinité acquittaient la meilleure partie de la redevance annuellement due par les obédiences à la maison mère. On verra l'abbé Geoffroi exiger de ses moines de Saintonge une cargaison de poissons^. Tous les prieurés de Vendôme payaient chaque année une certaine quantité de lard à l'abbaye*. D'ailleurs

1. Le cartulaire de TÉvière, Tabularium Aquariae, qu'a connu Launoy, est aujourd'hui perdu (Marchegay : Archives d'AnjoUyt. I, p. 224). Le nom Aquaria est venu à l'église de ce que son emplacement avait jadis été occupé par des bains romains.

2. Inventaire des Chartes delà Trinité, f. v r», n" VI (I (année 1099): « Precipit [Urbanus] ut in predicto monasterio et in ecclesia S. Salvatoris nulli episcopo liceat potestatem exercere, excommunicare vel interdicere,eciamsi Carnotensis et Andegavensis patrie iiiterdicuntur. »

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