‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 275 sur 509 · Id · texte numérisé non relu

Id

4. Ilist. litlér., XI, p. 201. — Les citations les plus fréquentes sont celles de Lucain ; on trouve dans le commentaire des vers entiers de ce poète : en voici un exemple : « Hoc dico per similitudinem ut aliquis protegitur protectione domini sui, ut in Lucano habetur : Pompeiana reum clauserunl signa Milonem » (Bibl. Xat., Ms. lat. 12959, f. 82 vo).

5. Cf. I, 15 et IV, 12. Philippicam retraclare, attaquer avec violence. — 111, 11, lex velul inter arma siluit, à propos de Télection de Renaud d'Angers. — IV, 5. Docere Minet^am novi super fluum, lettre à l'abbé de Saint-Jean-d'Angély.

membres de Téglise séculière, Geoffroi n'a conservé de cette éducation que ce qui se conciliait avec les préjugés monastiques du temps. Or depuis longtemps les avis étaient divisés sur les effets de Tétude des anciens ; les uns voyant dans cette occupation une chose utile et bienfaisante; les autres n'en attendant que des résultats néfastes, n'exaltant que la littérature sacrée, et même en matière de grammaire préférant l'autorité de la Bible à celle de Cicéron \ Les écoles épiscopales étaient en général du premier sentiment; renseignement et la littérature monastiques tenaient au contraire l'antiquité païenne en grande suspicion*. Quand Geoffroi s'est rangé du côté des moines, il a conformé sa culture à leurs convictions.

Il n'a pas du user de cette même réserve en ce qui touche l'éducation religieuse et chrétienne qu'il reçut à l'école d'Angers. Par plusieurs côtés même, la discipline de ces établissements épiscopaux était comme une préparation à la vie régulière et monastique'. Il est vrai que si Geoffroi puisa à Angers les inspirations qui déterminèrent sa carrière, il ne s'en montra pas mieux disposé par la suite pour l'église séculière. Néanmoins, dans ses préoccupations postérieures et même dans quelques traits particuliers qu'on relève dans les écrits de l'abbé, il semble qu'on trouve l'effet de son éducation et le souvenir des leçons reçues à Angers. Quand, par exemple, on lit dans le huitième sermon de Geoffroi le récit de la faute et du repentir de Théophile le Sicilien, sauvé par la miséricordieuse intervention de la Vierge Marie après avoir consenti à renier la foi chrétienne, il est permis de se rappeler que cette légende, écrite d'abord en grec par Eutychion, traduite en latin par Paul Diacre, venait d'être mise en vers par Marbode. Geoffroi aurait assurément pu connaître pour d'autres raisons une histoire qui était assez répandue pour mériter d'êtro le sujet de plusieurs représentations artistiques dans les édifices religieux du moyen âge*, mais l'attention que Marbode a donnée

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