‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 277 sur 509 · Goff. Vind. ep., IV · texte numérisé non relu

Goff. Vind. ep., IV

d'Angers, complète cette attaque contre une moitié du genre humain et se sert des mêmes armes. Que les femmes sont cause de tout le mal qui existe au monde, il le démontre en commençant par le souvenir de la tentation dont Adam fut victime et en terminant par celle de saint Pierre \ Geoffroi aussi écrit dans une de ses lettres : « Par ses séductions, ce sexe trompa le premier homme ; par ses questions, il circonvint Tapôtre Pierre. La femme a poussé Adam à la chute et Pierre au reniement*. »

Ces analogies ont d^ailleurs une faible portée. L'éducation cléricale avait partout un même fonds d'idées. Il faut reconnaître aussi combien il est impossible de distinguer entre les opinions que Geoffroi acquit à Técole episcopale, et celles qu'il se fit à la Trinité quand il y fut devenu moine et abbé. De sa jeunesse, ceci seul nous apparaît clairement : que Geoffroi y put trouver des sentiments ecclésiastiques et une estime particulière pour le monastère de la Trinité. L'éducation donnée dans les écoles épiscopales n'enseignait point le mépris de la vie monastique; Marbode, qui a raillé la corruption dés moines et leur ambition, a aussi écrit Téloge de la vocation religieuse \ Quand on peut étudier Geoffroi sur son propre témoignage, il est moine dans Tàme, chrétien pénétré des convictions réformistes selon les préoccupations du temps, et abbé zélé pour la discipline de S. Benoit.

1. Hildeb. opp.,èd. Beaugendre, p. 1353: De perversa muliere,

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