‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 299 sur 509 · G. Vind. ep., II · texte numérisé non relu

G. Vind. ep., II

2. D. Martène: Thésaurus Anecdot.y I, 343. — Notitia de satisfactione comitis Vindocinensis facta Gaufrido abbati.

la part de Geoffroi, peut donner quelques doutes sur Timpartialité de cette charte.

Habile ou non dans la direction spirituelle de son monastère, l'abbé a toujours entendu rester seul maître V II a usé de ses privilèges qui Tautorisaient à ne tenir compte d'aucune intervention étrangère, qu'elle fût épiscopale ou laïque. Guillaume d'Aquitaine ayant intercédé en faveur d'un prieur disgracié, Geoffroi répondit au duc : « Ce n'est pas votre affaire de demander, ni la mienne de vous dire pourquoi je garde ce frère auprès de moi, pour l'avantage de son âme et de son corps... Salut, et ne prétendez pas vous mêler du soin des âmes commises à ma charge*. »

1. Tout-puissant à l'égard de ses religieux, Geoffroi avait naturellement encore moins à s'inquiéter de leurs famuli.

2. G. Vind. ep., V, 18. — On peut transcrire ici une lettre placée parmi les écrits de Geoffroi dans le manuscrit de ses œuvres conservé à la bibliothèque du Mans et qui a été adressée à l'abbé par un de ses moines. Quoique rien ne désigne le nom de l'abbé auquel la missive était envoyée, le scribe avait laissé une place en blanc à gauche du premier mot afin d'y mettre l'initiale en couleur. La présence de la lettre du moine dans le recueil ne s'explique que par le fait qu'elle était écrite à Geoffroi : « Honorabilis vitae abbati suo praecordiali amico frater G. salutem a Deo et a se servitutem. Frater Galterius secretarius vester quod mandastîs habuit. Terminum illius rei sicut postulastis nec verbis nec litteris vobis sîgnificavi, quod frater ille ad vos redire festinabat. Nunc autem terminum esse sciatis, festivitatem Luce evangelistae. Si quid araplius vestrae voluntati sive necessitati placuerit quod nostra humilitas valeat adimplere, nullatenus erubescatis quod amicus erga amicum erubescere non débet, nisi tantum cum illum offendit. Et que in necessitate non subvenit nulla est amicitia, sed est quasi animal quod quibus teneatur nec caudam habet nec cornua. Valete et quod vobis placuerit rescribite » (f. 153, v«»).

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