‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 316 sur 509 · G. Vind. ep., II · texte numérisé non relu

G. Vind. ep., II

4. Id. : « Hierusalem etenim ire, sicut indictum est laicis, sic interdictum est monachis ab apostolica sede. Quod novi ego ipse, sicut ille, cujus aures erant ad os domini Urbani papae, cum et eundo Hierusa-

de Marmoutiers de déserter le soin de ses frères spirituels par une afifection purement mondaine ; il convenait à un pasteur et gardien du troupeau du Seigneur moins qu'à tout autre d*abandonner ainsi son monastère. « Qu'il vous plaise retenir ce que je vous dis dans une bonne intention », dit-il en terminant. Geofifroi de Vendôme a toujours fort aimé à conseiller autrui.

Les lettres où il est parlé de Henri, abbé de Saint- Jeand'Angély, montrent que les Yendômois s'entendaient aussi peu avec lui qu'avec les moines de Tours. Une grande querelle sur la possession d'une terre près Surgères divisa Geoffroi et Henri; le duc d'Aquitaine*, l'évèque de Saintes* et Hugues, abbé de Cluny^, furent appelés à y intervenir. Elle fut longue à se régler* : dans les négociations qu'il eut à ce propos avec son adversaire, Geoffroi accusa Henri d'user de mauvaise foi et d'avoir l'esprit porté à la chicane*. Au reste l'abbé de Vendôme avait écrit à Hugues de Cluny sur l'abbé de Saint-Jean-d'Angély : « On le dit connu depuis longtemps pour un ami de la discorde, un semeur de troubles, un perturbateur de la paix*». Cela n'empêchait point Geofifroi de s'adresser à lui comme à « son très cher seigneur, père et ami, homme de vie honorable, vénérable abbé de Saint-Jeand'Angély^), et de citer le témoignage de ce prélat « peu délicat sur sa parole* » comme très propre à condamner le légat Girard d'AngoulêmeV

L'abbé de Vendôme, sur la plainte de ses moines, a adressé cet autre reproche à la congrégation de Saint-Jeand'Angély, de ne point y obtenir un accueil convenable.

lem peregrinari praeciperet laicis, et ipsam peregrinationem menachis prohiberet. »

4. Le litige se termina sous l*épiscopat de Ranulf, c'est-à-dire avant

5. IV, 4 : Giadiatorium spiritum II semble que les trois lettres, IV, 3, 4, 5, se rapportent à l'entente touchant la possession de Vinsula Flaici.

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