Id
3. V. dans le chapitre qui traite de l'appel à Rome Thistoire de ce procès.
4. IV, 11 : « Si vero bonitati vestrae suggesserit quia causam contra vos habemus, noiite sibi parcere propter hoc. »
son droit sur le religieux transfuge V il souhaitait qu'Hamelin ne se brouillât point avec la Trinité pour Tamour de Païen, et ne fît pas renaître une querelle qui n'avait été terminée que par considération pour lui ^ Les traces du dissentiment entre Vendôme et Saint-Aubin, complet jusqu'en 1115, ne s'eflFacèrent donc pas entièrement par la suite. De ce côté encore, Tabbé Geoffroi n'a point connu la pleine concorde.
A Gautier, abbé de Saint-Serge d'Angers, GeoflFroi réclama un homme qui, à ce qu'il avançait, s'était donné auparavant avec tous ses biens à la congrégation de la Trinité. Mais les moines de Saint-Serge ayant pu mettre la main sur celui qui avait fait cette promesse, au moment où une maladie subite l'atteignait, s'étaient hâtés d'en faire un religieux de leur congrégation et s'étaient emparés des biens offerts à Vendôme en premier lieu. « Je vous invite, écrit Geoffroi à Gautier, à me rendre sans retard cet homme et avec l'homme tous ses biens, sans quoi le délai que vous y apporteriez pourrait s'attribuer à la convoitise : et ainsi la charité fraternelle, qui est le lien de la perfection, serait blessée par votre faute ^ ». Telles étaient les pratiques de ces moines ; leur émulation était assez peu désintéressée pour que le partage des dépouilles fût la chose la plus propre à troubler leur concorde.
Le ton des lettres de Geoffroi à Dernier, abbé de Bonneval*, contraste avec celui de la plupart des autres missives adressées à ses confrères en religion, parce qu'on n y trouve ni plaintes, ni récriminations. Dernier, que l'abbé de Vendôme appelle son « ami très chéri, homme vraiment pieux, illustre par la doctrine de sa science et les mérites de sa vie S) était tenu au courant de ce qui touchait Geoffroi et sa congrégation, le
1. Ulger, évêque d'Angers, prouva dans son plaidoyer pour Tabbaye de la Roë, que Païen, fils d'Aubry, avait été légitimement racheté par son père «du joug intolérable» de Vendôme et donné au monastère de Saint-Aubin (Migne, CLXXX, p. 165).
4. IV, 14-19. Il s'agit de Bonneval en Eure-et-Loir, dont Fabbaye datait du ix« siècle.