‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 326 sur 509 · Cf. Pasquier, Baudry de Bourgueil, p. 109, sqq · texte numérisé non relu

Cf. Pasquier, Baudry de Bourgueil, p. 109, sqq

2. Il est juste d'ajouter que les moines de la Trinité avaient déjà eu un abbé lettré, Odéric, auteur d'un Traité des vices et des vertus, conservé en manuscrit (n» 203) à la bibliothèque de Vendôme.

3. Brevis Librorum Sanctae Trinitatis Vindocinensis factus anno Incarnationis dominice MCXVIIII, jubente donno G. abbate, anno ordinationis sue XXVI. (Bouchet, note dans le Bulletin du comité htsioriquedes monuments écrits de r histoire de France^ IV, 67.) On peut voir dans le Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Vendôme, dressé par M. Omont (Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, Départements, t. II. — Paris, 1885) l'indication d'un grand nombre d'ouvrages transcrits antérieurement à la deuxième moitié du xii« siècle, et dont la plupart appartenaient certainement à l'abbaye de la Trinité du vivant de l'abbé Geofifroi.

pièces de vers, tels sont, avec ses lettres, les titres de Geoffroi comme littérateur *. Sauf sa correspondance, les écrits de Tabbé ont tous immédiatement trait à des matières religieuses. L*abbé y fait un usage fréquent des Écritures, non seulement pour Tinspiration de ses sujets, mais encore par les citations qu'il en extrait directement. Malgré sa très grande admiration pour la règle bénédictine, Geoffroi la subordonne à Tautorité de l'Evangile ^ Parmi les livres saints dont il fait le plus grand usage, on peut remarquer Tévangile de S. Jean, qu'il déclare supérieur aux récits de Mathieu, Marc et Luc ^ et qu'il cite volontiers *. Geoffroi interprète la Bible comme ses contemporains ; il n'y cherche que son édification. Les préoccupations historiques ou critiques ne tiennent aucune place dans ses développements ; c'est par exception qu'on le voit avancer dans sa glose sur le Psautier que David, l'auteur des Psaumes, ne leur a donné ni titre, ni ordre, et que leur arrangement actuel est dû au prophète Esdras^ Le traité: De l'Arche de l'Alliance^, est un des exemples les plus frappants de cette méthode d'explication allégorique et morale du texte biblique '. Le début de ce petit écrit est curieux ; Geoffroi l'adresse à deux de ses moines. « Quoique je sois ordinairement absorbé par des préoccupations assez différentes, à vous que j'aime d'une affection toute particulière, j'ai pensé devoir adresser quelques paroles pour votre consolation religieuse. Et je ne crois pas mieux pou-

1. Mabillon, Muséum italicum, t. II, p. 9, attribue à Geoffroi un manuscrit de l'Ordre romain que possédait l'abbaye de Vendôme.

2. « G. Vind. ep., IV, 13. In régula S. Benedicti secundum quam professi sumus prohibitam dignoscitur et quod est amplius auctoritate Sancti Evangelii. »

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