Op. 1, VIII, IX
4. Y. Watterich, Pontificum romanorum vitae ab aequalibus conscriptaCf t. I, p. 595.
désespéré de ses fautes et en cherchant le pardon \ Le premier, sous forme de dialogue entre Dieu et le pécheur, est intitulé dans le manuscrit de Vendôme d'où il est tiré: Reproches que se fait à lui-même le seigneur Geoffroi abbé de Vendôme^. Il est fort possible que, comme on l'a supposé, ces sortes de confessions, fort vagues d'ailleurs, sans faits précis, et rédigées pour l'édification des religieux conviés à s'approprier les sentiments de l'auteur, aient été écrites par l'abbé à la fin de sa vie. Voici dans quel goût débute l'opuscule treizième :
(( [Dieu) Misérable, je t'ai tiré du limon, et je t*ai élevé jusqu'à mon image et à ma ressemblance. — [Geoffroi) Il est vrai, être bon : je sais que de cette vile matière ta seule grâce m'a fait âme immortelle et éternelle, si je n'avais péché. — (Z>.) Ingrat, malgré cette grâce, tu as méprisé l'obéissance. — (G.) Je l'avoue, Dieu Saint, j'ai cédé à celui qui est cause de ma misère, » etc.
Le dialogue se termine par l'aveu que fait de sa faiblesse Geoffroi, à qui Dieu vient de rappeler qu'il l'a créé abbé malgré son absence de mérite, et par l'expression de sa confiance en la miséricorde divine. Une prière adressée à Jésus- Christ, une oraison versifiée à la Vierge, un hymne en l'honneur de Marie-Madeleine terminent cette série d'écrits d un intérêt littéraire fort restreint, mais qui avaient leur place dans une bibliothèque de moines.
Les sermons de l'abbé forment une série à part plus monacale encore, s'il se peut, par leur origine et leur objet. Quatre sermons de Noël, un pour Pâques, un pour le jour de l'Ascension, un pour la purification de la Vierge, un pour la fête de la Vierge, un pour la fête de sainte Marie-Madeleine, et un sur le bon larron, ne fournissent guère de matière intéressante pour l'historien. Leur forme est claire, les idées qui