Opusc. XIII, XIV, XV
2. Invectio domini Goffridi Vindocinensis abbatis contra se ipsum. — Sirmond y a substitué ce titre : Invectio Dei contra peccatorem, et pcccatoris confessio precantis misericordiam. — V. de Pétigny, Bihl. Ec. des CharteSy III* sér., t. V, p. 24, sqq. Ce manuscrit est orné d'une peinture représentant l'abbé de Vendôme, reproduite dans le Bulletin de la Société archéologique du Vendômois (1884), t. XXIII, p. 147.
CoMPAiN. Geoffroi de VendAme, 6
y sont énoncées se suivent avec ordre, les images sont sobres. Toutefois, l'abbé, dans un de ses sermons sur la naissance de Jésus-Christ, use à ce propos de quelques figures d'un emploi assez étrange devant un auditoire de religieux*. Mais ces discours n'offrent ni digressions intéressantes, ni traits caractéristiques. Le sermon prononcé à l'occasion de la fête de S. Benoît a une portée historique beaucoup plus grande. On a vu la manière dont Geoffroi y exprime son sentiment sur la valeur de la règle bénédictine et sur la nature de l'obéissance monastique*.
Très différente des traités ou écrits qui précèdent est la série des opuscules rédigés sous l'empire des préoccupations que suscitait à Geoffroi de Vendôme sa situation d'abbé, d'immunitaire et de réformiste. Le chef de la congrégation de la Trinité parle d'une matière qui le touche de près lorsqu'il décrit les trois qualités requises pour un pasteur, la justice, la discrétion et la prévoyance, et les deux rôles de la gestion abbatiale se marquent bien dans son souci de montrer comment on peut « le mieux pourvoir au salut des âmes et aux besoins du corps ^ ». Un autre opuscule n'est qu'un règlement touchant la conduite que doivent tenir les moines dans les assemblées capitulaires*. Un écrit d'une portée différente, mais dont il est impossible de préciser les tendances, puisqu'il a disparu, était un livre contre les hérétiques ^ L'abbé exempt paraît dans la critique de la conduite des évêques qui exigent des abbés qu'ils consacrent une promesse de soumis-
1. Par exemple: « Utérus bonae et beatae Virginis Mariae thalamus dicitur quia in eo sociata sunt et divinitas carni, et caro nostra divinitati. Vulva mulieris porta ventris ejus recte dicitur quia per illam exit homo, etc. » (Sermo IV, Migne, CLVII, p. Î50).
2. Les onze sermons de l'abbé sont publiés dans Migne, CLVII, p. 237-282.