‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 343 sur 509 · Opusc. IV · texte numérisé non relu

Opusc. IV

un seul que d'enlever par le schime un grand nombre d'âmes à rÉglise, — que Geoffroi termine un traité où il a eherché à défendre la cause de la conciliation. Il se peut que Tabbé ait composé cet écrit à une époque fort rapprochée de Tannée 1122, date de la signature du concordat de Worms ; l'opuscule quatrième doit certainement être postérieur au traité sur la simonie et l'investiture laïque, adressé à Calixte II *, qui fut probablement écrit au début du pontificat de ce pape, lorsque l'excommunication de l'empereur venait d'être suivie d'une nouvelle condamnation des investitures prononcée en 1119.

Le concordat de Worms imposait à l'empereur l'abandon de la crosse et de l'anneau dans l'investi ture. La théorie de Geoffroi réclamait aussi cet abandon comme condition nécessaire à toute paix avec l'empire, quoique sur ce point même, comme on l'a vu, l'opinion de l'abbé ne paraisse point avoir été invariable. La clause à laquelle Geoffroi attachait une importance beaucoup plus grande, c'est-à-dire l'accord de l'investiture postérieurement à la consécration religieuse, ne fut point accordé au parti réformiste, qui dut concéder au souverain l'investiture préalable à la consécration dans les élections épiscopales et abbatiales, pourvu que toute simonie fut écartée. L'abbé de Vendôme ne saurait donc réclamer une grande part dans la pacification de l'année 1122; c'est au contraire en tant que prélat intransigeant sur la question de l'investiture laïque, aussi longtemps qu'il maintint sa thèse sur le caractère hérétique de cette formalité, que Geoffroi a pu donner à l'expression de ses opinions une place digne de marque dans le débat d'idées qui passionnait le monde à son époque.

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